Mon Colonel,
C'est avec émotion et fierté que je reçois votre lettre. Je ne peux malheureusement retrouver la fée télévision pour le moment, car j'écris des livres sur les avions de chasse et des rumeurs disent que je suis proche de mouvements dits d'"extrême droite".
Une fois que ces dossiers auront été dûment traités je me ferai une joie de revenir sur les ondes pour le public nombreux qui, à votre instar, m'envoie jusqu'à 200 grammes de courrier par an, et ce de manière ininterrompue depuis la fin de la 5.
Si vous le souhaitez, je peux avec joie vous faire don d'une photo dédicacée de ma femme Clitoridiane et de moi-même, à La Baule il y a six ans. N'hésitez donc pas à me recontacter.
Veuillez noter que tout ce que je fais, je le fais pour vous; vous amateurs de programmes populaires de qualité, d'occulte et de ligne radicale, vous les téléspectateurs anxieux de revoir un jour une télévision de qualité qui vous fera rire, aimer, vous révolter et qui élèvera vos enfants, vous enfin qui tentez de noyer le chagrin de la perte de la Grande Télévision Française dans le leurre de bouquet satellite sans saveur et sans corps.
Je reviendrai Colonel.
Pour vous.
Pour eux.
Pour tous.
Ondinement,
J.-C. Bourret.
