Amis fluctuatiens, bonjour.
Je me permets aujourd'hui de pénétrer, en effet, dans cet univers impitoyable, chaotique et terriblement dangereux, dans les méandres de la frustration déchirante et des espoirs déçus, dans le vortex infernal et ténébreux d'une mise en commun des solitudes : oui, il faut le dire, c'est bien sur le palier de la tristement célèbre "rubrique des petites annonces" que m'ont conduit mes pas.
Oh, je ne sais que trop ce que les gens disent ! Il est vrai, ce n'est pas tâche aisée que de s'y retrouver, ou même d'exister, dans une atmosphère si chargée de testostérone. Cette densité hormonale aveuglante saurait ruiner les réserves de courage du plus aguerri des hommes. Mais quoi ! il ne sera pas dit que la résignation l'emportera toujours. Après tout, victoire ou non, j'aurai mené bataille jusqu'aux recoins les plus sombres et hasardeux de ce forum... Quête méritoire en vérité ! (Accessoirement, il est aussi possible que quelques vacances au soleil ne sont pas sans effet sur la libido, ceci expliquant ma présence incongrue en ces lieux - je vais noter ça quelque part c'est intéressant.)
Le coeur à l'ouvrage, et l'esprit résolu, voilà qu'à mon tour je prononce, ou plutôt j'égosille ma harangue au public désabusé que vous constituez :
Demoiselles, mesdames, courtisanes, jeunes plantes, charmeuses en herbe et mignonnes en fleur, toutes femmes que vous êtes, je vous intime d'arrêter là votre regard ! Ce jour n'est pas anodin : c'est celui où Occam s'adresse solennellement à la gente féminine. Oui, en cet instant même, Occam, au feu ardent, déclame sa passion érotique en votre honneur ! Non, ce n'est pas un doux rêve, il est bien prêt, pour votre joie à toutes : Occam compte bien s'envoler vers les cieux de sa première expérience chocolatée (comment ? ce n'est pas ça le contraire de vanille ?) ! Qui est-il, quel rôle souhaite-t-il s'attribuer dans la cruelle mais voluptueuse pièce qui s'annonce ? Oubliez toutes ces formalités bonnes pour bureaucrates presbytes : quand Occam s'ouvre, il ne délimite pas, il se déploie littéralement dans toutes les dimensions de l'espace ; Occam dans sa plénitude cultive ce qu'on nomme joliment, dans le jargon des techniciens, l'aspiration érotico-fantasmatique duale (une suave extensivité de l'horizon sexuel que d'aucuns ont bassement - car le terme manque notoirement d'élégance - qualifié de switchique).
Beau sexe, ne manque pas de profiter de la splendeur d'un temps qui offre avec tant d'intensité la palette la plus affirmée et épanouie de plaisirs encore insondés ! (Si j'osais, je dirais même que ce serait une connerie.)
PS : si ma brave témérité ne suffit à me distinguer de mes camarades d'annonce, sachez que, moi, je peux citer Epicure en grec. Eh ouais, quand je vous dis que je prends le désir au sérieux, c'est pour de vrai.
Message édité par Occam le 17-07-2007 à 18:53:50