Disons que c'est une performance (ou plutôt une contre-performance ?) : un livre de sexe pas du tout sexy. A ce niveau-là, on est plus dans de l'art contemporain version cul que dans un vrai roman.
La chose qui moi me dérange, ce n'est pas tant que Catherine M. soit une femme, mais qu'elle soit la dirlotte d'Art Press. Est-ce que le livre aurait été aussi médiatisé si elle avait été une anonyme ? Je n'en suis pas si sûre. On est plutôt, là, dans le trafic d'influence : les journalistes la connaissent, donc ils en parlent... mais nous, simples lecteurs, ne sommes pas vraiment concernés par cette sarabande médiatique. Et encore moins 5 ans après.
Dans le genre merchandising, la dame a d'ailleurs bien assuré en sortant peu après un livre de photos d'elle à poil prises par son mari... l'argent et le pouvoir médiatique restent gardés comme de bons moutons.