Mais revenons au sujet du topic (désolé d'avoir plombé l'ambiance avec ma précédente histoire, mais elle avait sa place ici, et elle a un côté "exemple de jeu qui aurait pu mal tourner" ). Un truc plus marrant dans le plus pur style acte manqué (par couardise sans doute).
Val (on va l'appeler ainsi) était une amie parisienne (je ne sais pas pourquoi, je n'ai jamais eu de chance avec les parisiennes...) de ma cousine, que je côtoyais beaucoup pendant les vacances d'été (la cousine, pas Val! Vous m'suivez?). Et le courant passait bien avec la belle, je crois que je la faisais rire (et comme dit le proverbe :"femme qui rit, à moitié dans ton lit". A moitié seulement, et c'est là toute la différence...). Elle devait avoir 17ans (moi 19-20), elle était sympa, agréable même si elle avait un caractère plus qu'affirmé. Elle avait quelques rondeurs, mais ses formes m'attiraient.
On avait passé toute la journée ensemble à délirer, et le soir nous étions allés en boîte (j'étais le seul à avoir une voiture). Elle n'aimait pas danser, donc il n'y eut pas de rapprochement stratégique lors de la série des slows. De retour de boîte, je déposais ma cousine chez elle en premier, et Val et moi nous retrouvions seuls en tête à tête dans ma voiture sur le chemin qui conduisait chez ses grand-parents (qui l'hébergeaient).
Une route de campagne, la nuit, dans ma caisse. Avec une fille séduisante à mes côtés, qui riait à mes blagues à deux balles (en francs de l'époque...). Du coup, les idées se bousculaient dans mon esprit, forcément. S'arrêter n'importe où, l'enlacer, l'embrasser, caresser son corps, sa poitrine opulente, magnifique, et même plus... Je sentais qu'elle en avait envie mais qu'elle attendait que je fasse le premier pas (était-elle encore vierge à l'époque? Probablement...). Pourquoi c'est toujours au mec de faire le premier pas, hein? Pourquoi doit-il monter en première ligne, au risque de se prendre le râteau du siècle et de devenir en un quart de seconde l'obsédé qui ne pense qu'à ça, hein? C'est vraiment trop injuste! De fait, stupide que j'étais, je n'ai rien tenté et ai réfréné mes ardeurs (bien présentes pourtant). A la fin du périple, elle m'embrassa à la commissure des lèvres et quitta ma voiture... Et là je me suis dit :"quel con!". J'ai pensé à elle (il serait inconvenant de vous dire de quelle manière, je suis pudique... Si,si j'vous assure!) le reste de la nuit dans mon grand lit vide.
Le lendemain, je suis retourné la voir, avant qu'elle ne rentre sur Paris. En m'abandonnant, elle me dit : "Vous les mecs, vous n'comprenez jamais rien aux filles..." J'ai essayé de la retenir, mais il était trop tard... J'étais pourtant prêt à faire n'importe quoi pour faire un bout de route avec elle. J'ai été nul.
Je l'ai revue quelques années plus tard, lors d'une fête de famille. De belles retrouvailles, une complicité intacte , mais à cette période de notre vie, ni elle ni moi n'étions libres. Pourtant, je lisais toujours ce même désir dans ses yeux, elle devait lire la même chose dans les miens. On s'est isolé, en aparté, nous nous sommes pris la main, nos bouches se sont effleurées puis dérobées, un peu gênés de cet élan inopiné. Retour à notre existence respective, à la triste réalité. Une étreinte pour se dire au revoir. Peut-être un jour, dans une autre vie...