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Auteur Sujet :

Littérature libertine

n°40751
Amant-Cour​tois
Ad libitum, trames libido, usque voluptas
Profil : Légende
Posté le 21-11-2011 à 19:10:31  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Extase mystique...  
 
[img title=http://www.explosant-fixe.com/wp-content/uploads/2011/06/st-theresa-in-ecstasy-cornaro-chapel1-250x240.jpg]http://www.explosant-fixe.com/wp-content/uploads/2011/06/st-theresa-in-ecstasy-cornaro-chapel1-250x240.jpg[/img]
 
[flash=400,300]http://www.youtube.com/v/QbqczZP3tWw?version=3&hl=fr_FR&rel=0[/flash]
 
[img title=http://www.explosant-fixe.com/wp-content/uploads/2011/06/Bernini_L_extase_de_Sainte_Th_r_se-e1318526647877-250x289.jpg]http://www.explosant-fixe.com/wp-content/uploads/2011/06/Bernini_L_extase_de_Sainte_Th_r_se-e1318526647877-250x289.jpg[/img]
 

Peter Hammill - The Lie (Bernini's St. Theresa)
-----------------------------------------
Genuflection, erection in church.
Sacristy cloth, moth-eaten shroud.
Secret silence, sacred secrets
accumulate dust, aggravate the eye.
 
Incautious laughter after confession.
Benediction, fictional fear.
Hidden faces...Grace is a name,
like Chastity, like Lucifer, like mine.
 
You took me through the window-stain,
drowned in image, incense,
choir-refrain and slow ecstasy.
I'd embrace you if I only knew your name.
 
The silent corner haunts my shadow prayers.
ice-cold statue, rapture divine,
unconscious eyes, the open mouth,
the wound of love,
the Lie.
 
You took me, gave me reasons for
saints and missals, vigils,
all the more holy martyrs.
I'd embrace you and walk through
the one-way door.
I'd embrace you, but it would be
just another lie.


 
[img title=http://www.explosant-fixe.com/wp-content/uploads/2011/06/extase-3-250x360.jpg]http://www.explosant-fixe.com/wp-content/uploads/2011/06/extase-3-250x360.jpg[/img]
 
Un extrait de l'autobiographie de Thérèse d'Avila, parue l'année de sa canonisation en 1622 :

« J’apercevais près de moi, du côté gauche, un ange sous une forme corporelle. (...) Il n’était point grand, mais petit et très beau ; à son visage enflammé, on reconnaissait un de ces esprits d’une très haute hiérarchie, qui semblent n’être que flamme et amour. (...) Je voyais dans les mains de cet ange un long dard qui était d’or, et dont la pointe en fer avait à l’extrémité un peu de feu. De temps en temps il le plongeait, me semblait-il, au travers de mon coeur, et l’enfonçait jusqu’aux entrailles ; en le retirant, il paraissait me les emporter avec ce dard, et me laissait tout embrasée d’amour de Dieu. La douleur de cette blessure était si vive qu’elle m’arrachait ces gémissements dont je parlais tout à l’heure : mais si excessive était la suavité que me causait cette extrême douleur, que je ne pouvais ni en désirer la fin, ni trouver de bonheur hors de Dieu. Ce n’est pas une souffrance corporelle, mais toute spirituelle, quoique le corps ne laisse pas d’y participer un peu, et même à un haut degré. Il existe alors entre l’âme et Dieu un commerce d’amour ineffablement suave. Je supplie ce Dieu de bonté de le faire goûter à quiconque refuserait de croire à la vérité de mes paroles. Les jours où je me trouvais dans cet état, j’étais comme hors de moi ; j’aurais voulu ne rien voir, ne point parler, mais m’absorber délicieusement dans ma peine, que je considérais comme une gloire bien supérieure à toutes les gloires créées. »


Message édité par Amant-Courtois le 21-11-2011 à 19:23:00

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La lectrice excitée éteint l'électricité (André Breton)
 
L'amour est aveugle, il faut donc toucher
(Publicité)
n°40754
Amant-Cour​tois
Ad libitum, trames libido, usque voluptas
Profil : Légende
Posté le 21-11-2011 à 22:05:22  profilanswer
 

Puisqu'à mon fauve amour tu voulus te soumettre,
Il faudra désormais le nourrir comme un maître ;
Et tu sais qu'il est plein d'appétits exigeants.
Un féroce mangeur ! Il n'est pas de ces gens
Qu'un morceau de pain sec rassasie et contente.
Ce qu'il demande, lui, c'est ta chair palpitante,
C'est ton corps tout entier, c'est ton être absolu ;
Et tout le nécessaire et tout le superflu
Seront à peine assez pour notre convoitise.
Madame, il faut nourrir le feu, quand on l'attise.
 
Jean Richepin
(Thermidor - 1891)


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La lectrice excitée éteint l'électricité (André Breton)
 
L'amour est aveugle, il faut donc toucher
n°40755
Amant-Cour​tois
Ad libitum, trames libido, usque voluptas
Profil : Légende
Posté le 21-11-2011 à 22:15:10  profilanswer
 

Les profondeurs de la nuit (extrait)
 
Quand j’arrivais dans la rue, les feuilles des arbres tombaient. L’escalier derrière moi n’était plus qu’un firmament semé d’étoiles parmi lesquelles je distinguais nettement l’empreinte des pas de telle femme dont les talons Louis XV avaient, durant longtemps, martelé le macadam des allées où couraient les lézards du désert, frêles animaux apprivoisés par moi, puis recueillis dans mon logis où ils firent cause commune avec mon sommeil. Les talons Louis XV les suivirent. Ce fut, je l’assure, une étonnante période de ma vie que celle où chaque minute nocturne marquait d’une empreinte nouvelle la moquette de ma chambre: marque étrange et qui parfois me faisait frissonner Que de fois, par temps d’orage ou clair de lune, me relevai- je pour les contempler à la lueur d’un feu de bois, à celle d’une allumette ou à celle d’un ver luisant, ces souvenirs de femmes venues jusqu’à mon lit, toutes nues hormis les bas et les souliers à hauts talons conservés en égard à mon désir, et plus insolites qu’ une ombrelle retrouvée en plein Pacifique par un paquebot. Talons merveilleux contre lesquels j’égratignais mes pieds, talons ! sur quelle route sonnez-vous et vous reverrai-je jamais ? Ma porte, alors, était grande ouverte sur le mystère, mais celui-ci est entré en la fermant derrière lui et désormais j’écoute, sans mot dire, un piétinement immense, celui d’une foule de femmes nues assiégeant le trou de ma serrure. La multitude de leurs talons Louis XV fait un bruit comparable au feu de bois dans l’âtre, aux champs de blés mûrs, aux horloges dans les chambres désertes la nuit, à une respiration étrangère à côté du visage sur le même oreiller.
 
Cependant, je m’engageai dans la rue des Pyramides. Le vent apportait des feuilles arrachées aux arbres des Tuileries et ces feuilles tombaient avec un bruit mou. C’étaient des gants ; gants de toutes sortes, gants de peau, gants de Suède, gants de fil longs. C’est devant le bijoutier une femme qui se dégante pour essayer une bague et se faire baiser la main par le Corsaire Sanglot, c’est une chanteuse, au fond d’un théâtre houleux, venant avec des effluves de guillotine et des cris de Révolution, c’est le peu d’une main qu’on peut voir au niveau des boutons. De temps à autre, plus lourdement qu’un météore à fin de course, tombait un gant de boxe. La foule piétinait ces souvenirs de baisers et d’étreintes sans leur prêter la déférente attention qu’ils sollicitaient. Seul j’évitais de les meurtrir. Parfois même je ramassais l’un d’eux D’une étreinte douce il me remerciait. Je le sentais frémir dans la poche de mon pantalon. Ainsi sa maîtresse avait-elle dû frémir à l’instant fugitif de l’amour. Je marchais.
 
Revenu sur mes pas et longeant les arcades de la rue de Rivoli je vis enfin Louise Lame marcher devant moi.
 
Le vent soufflait sur la cité. Les affiches du Bébé Cadum appelaient à elles les émissaires de la tempête et sous leur garde la ville entière se convulsait.
 
Ce furent d’abord deux gants qui s’étreignirent en une poignée d’invisibles mains et dont l’ombre longtemps dansa devant moi.
 
Devant moi ? Non, c’était Louise Lame qui marchait dans la direction de l’Étoile. Singulière randonnée. Jadis, les rois marchèrent dans la direction d’une étoile ni plus ni moins concrète que toi, place de l’Étoile avec ton arc, orbite où le soleil se loge comme l’oeil du ciel, randonnée aventureuse et dont le but mystérieux était peut-être toi que je sollicite, amour fatal, exclusif, et meurtrier. Si j’avais été l’un des rois, o Jésus, tu serais mort au berceau, étranglé, pour avoir interrompu si tôt mon voyage magnifique et brisé ma liberté puis, sans doute, un amour mystique m’eût enchaîné et traîné en prisonnier sur les routes du globe que j’eusse rêvé parcourir libre.
 
Je me complaisais à la contemplation du jeu de son manteau de fourrure contre son cou, des heurts de la bordure contre les bas de soie, au frottement deviné de la doublure soyeuse contre les hanches. Brusquement, je constatai la présence d’une bordure blanche autour des mollets. Celle-ci grandit rapidement, glissa jusqu’à terre, et quand je parvins à cet endroit je ramassai le pantalon de fine batiste. Il tenait tout entier dans la main. Je le dépliai, j’y plongeai la tête avec délices. L’odeur la plus intime de Louise Lame l’imprégnait. Quelle fabuleuse baleine, quel prodigieux cachalot distille une ambre plus odorante. Ô pêcheurs perdus dans les fragments de la banquise et qui vous laisseriez périr d’émotion à tomber dans les vagues glaciales quand, le monstre dépecé, la graisse et l’huile et les fanons à faire des corsets et des parapluies soigneusement recueillis, vous découvrez dans le ventre béant le cylindre de matière précieuse. Le pantalon de Louise Lame ! quel univers ! Quand je revins à la notion des décors, elle avait gagné du terrain. Trébuchant parmi les gants qui maintenant s’accolaient tous, la tête lourde d’ivresse, je la poursuivis, guidé par son manteau de léopard.
 
À la Porte Maillot, je relevai la robe de soie noire dont elle s’était débarrassée. Nue, elle était nue maintenant sous son manteau de fourrure fauve. Le vent de la nuit chargé de l’odeur rugueuse des voiles de lin recueillie au large des cotes, chargé de l’odeur du varech échoué sur les plages et en partie desséché, chargé de la fumée des locomotives en route vers Paris, chargé de l’odeur de chaud des rails après le passage des grands express, chargé du parfum fragile et pénétrant des gazons humides des pelouses devant les châteaux endormis, chargé de l’odeur de ciment des églises en construction, le vent lourd de la nuit devait s’engouffrer sous son manteau et caresser ses hanches et la face inférieure de ses seins. Le frottement de l’étoffe sur ses hanches éveillait sans doute en elle des désirs érotiques cependant qu’elle marchait allée des Acacias vers un but inconnu. Des automobiles se croisaient, la lueur des phares balayait les arbres, le sol se hérissait de monticules, Louise Lame se hâtait. Je distinguais très nettement la fourrure du léopard.
 
Ç’avait été un furieux animal.
 
(...)
Robert Desnos
(La Liberté ou l'Amour - 1927)


Message édité par Amant-Courtois le 21-11-2011 à 22:22:44

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La lectrice excitée éteint l'électricité (André Breton)
 
L'amour est aveugle, il faut donc toucher
n°40756
Amant-Cour​tois
Ad libitum, trames libido, usque voluptas
Profil : Légende
Posté le 21-11-2011 à 22:29:37  profilanswer
 

Jean RICHEPIN à nouveau...
 

La salive de tes baisers sent la dragée
Avec je ne sais quoi d'une épice enragée,
Et la double saveur se confond tellement
Que j'y mange à la fois du sucre et du piment.
 
C'est dans le même instant l'eau courante et la braise ;
C'est plus chaud qu'un alcool et plus frais qu'une fraise ;
Et ton souffle s'y mêle et me monte au cerveau
Comme le vent du soir grisé de foin nouveau.


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La lectrice excitée éteint l'électricité (André Breton)
 
L'amour est aveugle, il faut donc toucher
n°40757
Amant-Cour​tois
Ad libitum, trames libido, usque voluptas
Profil : Légende
Posté le 21-11-2011 à 22:41:43  profilanswer
 

Du même Richepin :
 


Mes désirs ne sont point lassés.
Donne-moi tes baisers, maîtresse
Je n'en aurai jamais assez
J'en veux boire jusqu'à l'ivresse.
 
Donne-moi tes baisers ! Encor !
Je veux boire à ta bouche rose.
Tu me dis, et j'en suis d'accord,
Que c'est toujours la même chose ;
 
Mais c'est toujours nouveau pourtant !
Je suis un buveur peu sévère,
De ceux qui boivent tant et tant
Qu'ils se noient au fond de leur verre.
 
Folle, il faut te griser aussi.
Laisse-toi donc faire, et sois ivre !
Donne tes baisers, comme si
Tu n'avais plus qu'un jour a vivre.


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L'amour est aveugle, il faut donc toucher
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n°40758
Amant-Cour​tois
Ad libitum, trames libido, usque voluptas
Profil : Légende
Posté le 21-11-2011 à 22:48:22  profilanswer
 

L'heure de Toi, l'heure de Nous
Ah... Te le dire à tes genoux,
Puis sur ta bouche tendre fondre
Prendre, joindre, geindre et frémir
Et te sentir toute répondre
Jusqu'au même point de gémir...
Quoi de plus fort, quoi de plus doux
L'heure de Toi, l'heure de Nous ?
 
 
Paul Valéry
(Corona et Coronilla - 1939)


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L'amour est aveugle, il faut donc toucher
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Amant-Cour​tois
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Profil : Légende
Posté le 21-11-2011 à 22:56:03  profilanswer
 

Richepin encore...
 

A quoi bon des serments ?
Ma preuve est en moi-même
Pour savoir si je mens
Quand je dis que je t'aime,
 
Fais donc ce que tu dois
Et ce que je mérite !
Ma vie est dans tes doigts
Comme une marguerite ;
 
Pétales, coeur, et tout,
Effeuille-la toi-même ;
Quand tu seras au bout,
Tu verras si je t'aime.
 
Jean Richepin
(Les caresses - 1877)


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L'amour est aveugle, il faut donc toucher
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n°40811
Amant-Cour​tois
Ad libitum, trames libido, usque voluptas
Profil : Légende
Posté le 29-11-2011 à 01:08:19  profilanswer
 

On oublie trop souvent la "littérature" publicitaire...
 
http://www.webinapage.com/wp-content/uploads/2011/06/femme_pipe_pull_All-the-Best-WTF-Advertisements-in-One-Page.jpg


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L'amour est aveugle, il faut donc toucher
n°40814
caroljoyce
Sous les ifs noirs qui les abritent, les hiboux se
Profil : Idole
Posté le 30-11-2011 à 00:10:37  profilanswer
 

mdr !

n°40881
Amant-Cour​tois
Ad libitum, trames libido, usque voluptas
Profil : Légende
Posté le 11-12-2011 à 00:23:50  profilanswer
 

"Une pipe à pépé" Henri Tachan  
 

SWF file


 

Adolescent paumé
Qui saigne les vieillards
Pour d'la menue monnaie,
Quelques pauvres liards,
 
Donne-leur donc, au lieu
D'un coup de yatagan,
Le p'tit coup du Bon Dieu,
Un dernier bon moment...
 
Fais un'e pipe à Pépé, avant qu'il ne la casse,
Un'e p'tit'e langue à Mémé, avant qu'elle ne trépasse
Et ne pouss'e pas des cris d'horreur, d'indignation :
Ils sont comme toi, les vieux,
Ils ont l'cul sous l'chignon !
 
Infirmière dévouée,
Au fond d'ton hôpital,
Au lieu du comprimé,
Du calmant, du bocal,
 
Au lieu du thermomètre,
Cette épée d'Damoclès,
Donne donc à l'ancêtre
Une ultime caresse...
 
Fais un'e pipe à Pépé, avant qu'il ne la casse,
Un'e p'tit'e langue à Mémé avant qu'elle ne trépasse
Et ne pouss'e pas des cris d'horreur, d'indignation :
Ils sont comme toi, les vieux,
Ils ont l'cul sous l'chignon !
 
Adultes répugnants,
Qui clouez au fauteuil
Grand'papa, Grand'maman
Comme dans un cercueil,
 
Au lieu de vous cacher
Pour d'intimes prouesses,
Allez donc les chercher :
Ça leur r'f'ra un'e jeunesse...
 
Fait'es une pipe à Pépé, avant qu'il ne la casse,
Un'e p'tit'e langue à Mémé, avant qu'elle ne trépasse
Et n'poussez pas des cris d'horreur, d'indignation :
Ils sont comme vous, les vieux,
Ils ont l'cul sous l'chignon !
 
Au chevet de nos vieux,
Sont penchés des cornettes,
Les corbeaux du Bon Dieu,
Les curés, les nonnettes.
 
Au lieu de ces oiseaux,
Donnez-leur des marins
Et des putes pour un beau
Dernier petit coup d'rein...
 
Fait'es une pip'e à Pépé, avant qu'il ne la casse,
Un'e p'tit'e langue à Mémé, avant qu'elle ne trépasse
Et n'poussez pas des cris d'horreur, d'indignation :
Ils sont comme vous, les vieux,
Ils ont l'cul sous l'chignon !
 
La vieillesse, mes frères,
C'est pas le paradis.
Ce s'rait plutôt l'enfer
Des plaisirs interdits,
 
Car, à quatre-vingts ans,
- Papa Hugo l'a dit -
On cach'e son sentiment
Dessous ses bigoudis...
 
F'sons un'e pipe à Pépé, avant qu'il ne la casse,
Un'e p'tit'e langue à Mémé, avant qu'elle ne trépasse
Et n'poussons pas des cris d'horreur, d'indignation :
Ils sont comme nous, les vieux,
Ils ont l'cul sous l'chignon !
 
Et n'poussons pas des cris d'horreur, d'indignation :
Ils sont comme nous, les vieux,
Ils ont l'cul sous l'chignon !


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L'amour est aveugle, il faut donc toucher
n°40892
Amant-Cour​tois
Ad libitum, trames libido, usque voluptas
Profil : Légende
Posté le 19-12-2011 à 19:01:12  profilanswer
 

Desproges admire le règne animal
 

Comment ne pas louer la sobriété de la camelle qui peut tenir soixante jours sans fumer le cameau, ou l’admirable pudeur de l’anaconda qui peut se masturber sans bouger les genoux. Non seulement parce qu’il n’a pas de genou, mais parce qu’il lui reste de l’époque où il était quadrupède, deux embryons de papattes enfermés sous la peau à la hauteur des génitoires, ce qui lui permet donc de se chatouiller à l’intérieur à l’abri des gelées matinales.
Fonds de tiroir


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L'amour est aveugle, il faut donc toucher
n°40893
Amant-Cour​tois
Ad libitum, trames libido, usque voluptas
Profil : Légende
Posté le 19-12-2011 à 19:03:22  profilanswer
 

Desproges, encore
 

Ça y est. Ça recommence. Y’a ma libido qui me chatouille. J’arrive plus à bosser. Coucher, baiser, sauter, y a plus que ça qui compte, je n’arrête pas.
Samedi, j’étais tellement obsédé que j’ai sauté deux repas, j’ai baisé le fisc, et j’ai même couché avec allégresse quelques alexandrins sublimes sur le déclin de la rose.
 
Chroniques de la haine ordinaire


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n°40894
Amant-Cour​tois
Ad libitum, trames libido, usque voluptas
Profil : Légende
Posté le 19-12-2011 à 19:04:21  profilanswer
 

On n'change pas d'main :
 

Je suis un peu obsédé. Remarquez, j’ai de qui tenir. Mon père est bisexuel. Ma mère est trisexuelle. J’ai un oncle octosexuel. Et mon chat a neuf queues. C’est énorme. Même ma soeur qui est militante lecanuettiste ne pense qu’au sexe. Cela ne prouve-t-il pas, à l’évidence, que l’on peut être à la fois marginale ET clitoridienne.  
 
Textes de scène


Message édité par Amant-Courtois le 19-12-2011 à 19:04:58

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La lectrice excitée éteint l'électricité (André Breton)
 
L'amour est aveugle, il faut donc toucher
n°40895
nick zobi
ni remords ni regrets....
Profil : Légende
Posté le 19-12-2011 à 19:08:02  profilanswer
 

JPD ... toujours le mot juste et de bon aloi.


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"aujourd'hui; pire qu'hier mais bien moins que demain..."
n°40896
limelights
Rire humanum est
Profil : Légende
Posté le 19-12-2011 à 19:22:53  profilanswer
 

Ah, Desproges....
 
(sic)


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l humour est la politesse du désespoir
n°40904
Aventador2
Conjuguez mon être à l'imparfait du subjectif...
Profil : Tête d'affiche
Posté le 27-12-2011 à 15:34:02  profilanswer
 

Romain Didier. Extrait de dix pieds sous terre.
"Je me gliss'rai au fond d'une larme
De Chanel 5 et j'y attendrai
De caresser les seins d'une femme
Que j'ai aimée."
 
Même auteur compositeur interprète. "Femme publique".
"Devant une glace Rhum-vanille
Assise en terrasse, une fille
Se livre au regard de qui ose
Sans même le vouloir, je suppose.
 
Un pull bleu-marine, ras du cou
Sans rien j'imagine en dessous
Caresse ses seins, où qu'elle aille
Moi ça m'irait bien d'être maille (bis).
 
En haut de ses jambes, sous un Dim
Tissé de soie ambre, je devine
L'Etna, le Bengale, l'Amazone
Et l'oeil vertical d'un cyclone
 
Par petites touches anodines,
Elle porte à sa bouche son ice-cream
Je n'connais pas d'homme qui ne rêve
De fondre tout comme sur ses lèvres (bis)
 
A-t-elle un amant dans son lit?
Peut-être un enfant, un mari;
A-t-elle un nounours qui l'attend
Ou prend-elle son pouce chez maman?
 
Elle lève le doigt distrait'ment
Combien elle me doit? 25 francs;
Sans même un regard, elle me donne
Un franc de pourboire en pièces jaunes
Pas même au revoir... Vraiment conne!"


Message édité par Aventador2 le 27-12-2011 à 15:34:49

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La vie est comme la fleur solitaire d'Atacama, folle et pleine de sagesse. Et mon coeur est comme les sommets andins, de neige et de feu, avec des coulées d'or sur ses blessures...
n°40905
Amant-Cour​tois
Ad libitum, trames libido, usque voluptas
Profil : Légende
Posté le 27-12-2011 à 19:12:40  profilanswer
 

Désolé, Avent', mais le texte me semble absolument hors sujet... Ni une lecture interessante, ni même vaguement érotique.


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La lectrice excitée éteint l'électricité (André Breton)
 
L'amour est aveugle, il faut donc toucher
n°40906
Aventador2
Conjuguez mon être à l'imparfait du subjectif...
Profil : Tête d'affiche
Posté le 27-12-2011 à 20:22:37  profilanswer
 

Tout est suggéré, mais bon je comprends qu'il ne soit pas assez affriolant...


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La vie est comme la fleur solitaire d'Atacama, folle et pleine de sagesse. Et mon coeur est comme les sommets andins, de neige et de feu, avec des coulées d'or sur ses blessures...
n°40915
Aventador2
Conjuguez mon être à l'imparfait du subjectif...
Profil : Tête d'affiche
Posté le 30-12-2011 à 13:48:21  profilanswer
 

Pour me rattrapper, un texte perso, "de la singularité de nos amours plurielles..."
 
"Il est là, sans être mon rival,  
 Figé dans l'ombre incandescente, charnel et brutal;  
 Vos corps, sexes et mains, se touchent,  
 Et sans détour se baisent vos bouches...  
   
 Je suis là, je suis son égal  
 Dans la pénombre presque abyssale,  
 Comme ses caresses, clitoris, vaginales...  
 Ses mains, ses lèvres partout;  
 Tes seins, ta sève, tu oses tout...  
   
 Me joindre à vous,  
 Jeu et rendez-vous;  
 Suaves étreintes et baisers dans le cou;  
 Mélange à trois, mélangez nous...  
   
 Que mon fleuret, son glaive,  
 Nos sèves t'apaisent et te baisent!  
 On est parterre, partout,  
 On joue sans règles, c'est fou...  
   
 Désir, plaisir, gémir...  
 C'est tout?  
 Non, décoller, défaillir,  
 Puis jouir, venir, à bout...  
   
 Consumer ton corps, qu'il plie sous nos lames de fond, sans tabous...  
 C'est comme ça que je t'aime, exquise et à genoux,  
 Te prendre, s'aimer à trois, n'importe où...  
 Oh oui! T'aimer comme un fou..."  


---------------
La vie est comme la fleur solitaire d'Atacama, folle et pleine de sagesse. Et mon coeur est comme les sommets andins, de neige et de feu, avec des coulées d'or sur ses blessures...
n°40916
Amant-Cour​tois
Ad libitum, trames libido, usque voluptas
Profil : Légende
Posté le 30-12-2011 à 18:30:06  profilanswer
 

Aventador2 a écrit :

Pour me rattrapper, un texte perso, "de la singularité de nos amours plurielles..."

 

"Il est là, sans être mon rival,  
 Figé dans l'ombre incandescente, charnel et brutal;  
 Vos corps, sexes et mains, se touchent,  
 Et sans détour se baisent vos bouches...  
   
 Je suis là, je suis son égal  
 Dans la pénombre presque abyssale,  
 Comme ses caresses, clitoris, vaginales...  
 Ses mains, ses lèvres partout;  
 Tes seins, ta sève, tu oses tout...  
   
 Me joindre à vous,  
 Jeu et rendez-vous;  
 Suaves étreintes et baisers dans le cou;  
 Mélange à trois, mélangez nous...  
   
 Que mon fleuret, son glaive,  
 Nos sèves t'apaisent et te baisent!  
 On est parterre, partout,  
 On joue sans règles, c'est fou...  
   
 Désir, plaisir, gémir...  
 C'est tout?  
 Non, décoller, défaillir,  
 Puis jouir, venir, à bout...  
   
 Consumer ton corps, qu'il plie sous nos lames de fond, sans tabous...  
 C'est comme ça que je t'aime, exquise et à genoux,  
 Te prendre, s'aimer à trois, n'importe où...  
 Oh oui! T'aimer comme un fou..."  


Pas mal du tout ! Il y a vraiment quelque chose qui passe, dans ton texte.

 

Complètement différent :
Pierre de Ronsard, dans "Amours diverses"

 


            Quand en songeant ma folâtre j'acolle,
            Laissant mes flancs sur les siens s'allonger,
            Et que, d'un branle habilement léger,
            En sa moitié ma moitié je recolle !

 

           Amour, adonc si follement m'affole,
            Qu'un tel abus je ne voudroi changer,
            Non au butin d'un rivage étranger,
            Non au sablon qui jaunoie en Pactole.

 

           Mon dieu, quel heur, et quel consentement,
            M'a fait sentir ce faux recollement,
            Changeant ma vie en cent métamorphoses !

 

           Combien de fois, doucement irrité,
            Suis-je ore mort, ore ressuscité,
            Entre cent lis et cent merveilles roses !

 


Message édité par Amant-Courtois le 30-12-2011 à 19:04:46

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La lectrice excitée éteint l'électricité (André Breton)
 
L'amour est aveugle, il faut donc toucher
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Amant-Cour​tois
Ad libitum, trames libido, usque voluptas
Profil : Légende
Posté le 30-12-2011 à 18:58:26  profilanswer
 

Aventador2 a écrit :

Tout est suggéré, mais bon je comprends qu'il ne soit pas assez affriolant...


Il ne s'agit pas de cela...

 

Tiens, rien en soi n'est affriolant dans le texte suivant. Tu pourrais le chanter à ta fille pour l'endormir, même.
Et pourtant, à sa lecture, tu sentiras l'émoi du voyeur et l'émoi de celle qui se sait épiée. Parce que c'est bien écrit, tout simplement.

 

Sara la baigneuse

  

   Sara, belle d'indolence,

 

       Se balance

 

   Dans un hamac, au-dessus
    Du bassin d'une fontaine

 

       Toute pleine

 

   D'eau puisée à l'Ilyssus ;

 


    Et la frêle escarpolette

 

       Se reflète

 

   Dans le transparent miroir,
    Avec la baigneuse blanche

 

       Qui se penche,

 

   Qui se penche pour se voir.

 


    Chaque fois que la nacelle,

 

       Qui chancelle,

 

   Passe à fleur d'eau dans son vol,
    On voit sur l'eau qui s'agite

 

       Sortir vite

 

   Son beau pied et son beau col.

 


    Elle bat d'un pied timide

 

       L'onde humide

 

   Où tremble un mouvant tableau,
    Fait rougir son pied d'albâtre,

 

       Et, folâtre,

 

   Rit de la fraîcheur de l'eau.

 


    Reste ici caché : demeure !

 

       Dans une heure,

 

   D'un oeil ardent tu verras
    Sortir du bain l'ingénue,

 

       Toute nue,

 

   Croisant ses mains sur ses bras.

 


    Car c'est un astre qui brille

 

       Qu'une fille

 

   Qui sort d'un bain au flot clair,
    Cherche s'il ne vient personne,

 

       Et frissonne

 

   Toute mouillée au grand air.

 


    Elle est là, sous la feuillée,

 

       Eveillée

 

   Au moindre bruit de malheur ;
    Et rouge, pour une mouche

 

       Qui la touche,

 

   Comme une grenade en fleur.

 


    On voit tout ce que dérobe

 

       Voile ou robe ;

 

   Dans ses yeux d'azur en feu,
    Son regard que rien ne voile

 

       Et l'étoile

 

   Qui brille au fond d'un ciel bleu.

 


    L'eau sur son corps qu'elle essuie

 

       Roule en pluie,

 

   Comme sur un peuplier ;
    Comme si, gouttes à gouttes,

 

       Tombaient toutes

 

   Les perles de son collier.

 


    Mais Sara la nonchalante

 

       Est bien lente

 

   A finir ses doux ébats ;
    Toujours elle se balance

 

       En silence,

 

   Et va murmurant tout bas :

 


    "Oh ! si j'étais capitane,

 

       Ou sultane,

 

   Je prendrais des bains ambrés,
    Dans un bain de marbre jaune,

 

       Près d'un trône,

 

   Entre deux griffons dorés !

 


    "J'aurais le hamac de soie

 

       Qui se ploie

 

   Sous le corps prêt à pâmer ;
    J'aurais la molle ottomane

 

       Dont émane

 

   Un parfum qui fait aimer.

 


    "Je pourrais folâtrer nue,

 

       Sous la nue,

 

   Dans le ruisseau du jardin,
    Sans craindre de voir dans l'ombre

 

       Du bois sombre

 

   Deux yeux s'allumer soudain.

 


    "Il faudrait risquer sa tête

 

       Inquiète,

 

   Et tout braver pour me voir,
    Le sabre nu de l'heiduque,

 

       Et l'eunuque

 

   Aux dents blanches, au front noir !

 


    "Puis, je pourrais, sans qu'on presse

 

       Ma paresse,

 

   Laisser avec mes habits
    Traîner sur les larges dalles

 

       Mes sandales

 

   De drap brodé de rubis."

 


    Ainsi se parle en princesse,

 

       Et sans cesse

 

   Se balance avec amour,
    La jeune fille rieuse,

 

       Oublieuse

 

   Des promptes ailes du jour.

 


    L'eau, du pied de la baigneuse

 

       Peu soigneuse,

 

   Rejaillit sur le gazon,
    Sur sa chemise plissée,

 

       Balancée

 

   Aux branches d'un vert buisson.

 


    Et cependant des campagnes

 

       Ses compagnes

 

   Prennent toutes le chemin.
    Voici leur troupe frivole

 

       Qui s'envole

 

   En se tenant par la main.

 


    Chacune, en chantant comme elle,

 

       Passe, et mêle

 

   Ce reproche à sa chanson :
    - Oh ! la paresseuse fille

 

       Qui s'habille

 

   Si tard un jour de moisson !

 


Victor Hugo - Les Orientales


Message édité par Amant-Courtois le 30-12-2011 à 19:02:39

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La lectrice excitée éteint l'électricité (André Breton)
 
L'amour est aveugle, il faut donc toucher
n°40918
Amant-Cour​tois
Ad libitum, trames libido, usque voluptas
Profil : Légende
Posté le 30-12-2011 à 19:07:18  profilanswer
 

Plus... direct et explicite : Verlaine, dans Femmes.

 

Reddition

 


Je suis foutu. Tu m'as vaincu.
Je n'aime plus que ton gros cu
Tant baisé, léché, reniflé
Et que ton cher con tant branlé,
Piné - car je ne suis pas l'homme
Pour Gomorrhe ni pour Sodome,
Mais pour Paphos et pour Lesbos,
(Et tant gamahuché, ton con)
Converti par tes seins si beaux,
Tes seins lourds que mes mains soupèsent
Afin que mes lèvres les baisent
Et, comme l'on hume un flacon,
Sucent leurs bouts raides, puis mou,
Ainsi qu'il nous arrive à nous
Avec nos gaules variables
C'est un plaisir de tous les diables
Que tirer un coup en gamin,
En épicier ou en levrette
Ou à la Marie-Antoinette
Et caetera jusqu'à demain
Avec toi, despote adorée,
Dont la volonté m'est sacrée,
Plaisir infernal qui me tue
Et dans lequel je me tue
A satisfaire ta luxure.
Le foutre s'épand de mon vit
Comme le sang d'une blessure...
N'importe! Tant que mon coeur vit
Et que palpite encore mon être
Je veux remplir en tout ta loi,
N'ayant, dure maîtresse, en toi
Plus de maîtresse, mais un maître.


Message édité par Amant-Courtois le 30-12-2011 à 19:07:36

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La lectrice excitée éteint l'électricité (André Breton)
 
L'amour est aveugle, il faut donc toucher
n°40920
limelights
Rire humanum est
Profil : Légende
Posté le 30-12-2011 à 19:50:09  profilanswer
 

les gaules variables....
 
expression digne du topic de la b....


---------------
l humour est la politesse du désespoir
n°40921
caroljoyce
Sous les ifs noirs qui les abritent, les hiboux se
Profil : Idole
Posté le 31-12-2011 à 13:28:53  profilanswer
 

concernant dernières contributions d'Avent et de Crim' : j'aime beaucoup... Mmmm.... je reviendrai y puiser quelques vers, pour vous en faire un florilège... mille mercis ! ce fut un joli cadeau de Noël... si tant est que je puisse l'envisager comme tel...
 
Je vous souhaite une année 2012 délicieusement érotique.

n°40925
Amant-Cour​tois
Ad libitum, trames libido, usque voluptas
Profil : Légende
Posté le 31-12-2011 à 17:41:45  profilanswer
 

Déjà ivre que tu n'y voie plus clair ? :whistle:

 
caroljoyce a écrit :

 

Je vous souhaite une année 2012 délicieusement érotique.

 

Plein de sensations douces et fortes pour 2012 également !

 

Un petit texte tout en douceur pour finir 2011 :

 

Bain amour etc - Les Frères Jacques


Quand elle est venue se baigner, nue se baigner, nue se baigner
Elle m'a bien plu, m'a bien plu, plus ébloui que gêné
Le long de son cou, l'eau coulait, cou l'eau coulait, cou l'eau coulait
Autour de son nom, de son nom, de son nombril, l'eau brillait
Quand elle m'a vu, elle a dit, vu, elle a dit, vu, elle a dit
Quand elle m'a vu, elle a dit, a dissimulé sa beauté
Derrière un buisson, derrière un, son derrière un, un gros buisson
Parce qu'un buisson, plus c'est vert, plus c'est vert, plus c'est sévère

 

Quand elle est venue se sécher, nue se sécher, nue se sécher
Elle m'a plus plu, m'a plus plu, plus plu sèche que mouillée
Elle m'a si plu, m'a tant plu, m'a tant et tant, m'a tant et plus
Aussi j'ai tenté d'la tenter, et quand elle fut tentée
Le long de son cou, j'ai tiré, cou, j'ai tiré, cou, j'ai tiré
Le pan de son blanc tablier et je m'y suis allongé
Afin d'pouvoir l'apaiser


Message édité par Amant-Courtois le 31-12-2011 à 18:15:37

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La lectrice excitée éteint l'électricité (André Breton)
 
L'amour est aveugle, il faut donc toucher
n°40926
Amant-Cour​tois
Ad libitum, trames libido, usque voluptas
Profil : Légende
Posté le 31-12-2011 à 17:48:28  profilanswer
 

Et, bien sûr, l'essentiel !
 

SWF file


 
Les fesses - Les Frères Jacques
 

Les fesses!
Les fesses! Les fesses! Les fesses! Les fesses!
 
J’sais pas si vous avez r’marqué
On dirait qu’depuis que’ques années
Tout c’qu’on entend parler c’est...
 
Les fesses! Les fesses! Les fesses!
Les fesses! Les fesses! Les fesses!
Les fesses! Les fesses! Les fesses!
 
Y en a des grosses, y en a des plates,
y en a des fermes y en a des flasques
Les fesses! Les fesses! Les fesses! Les fesses! Les fesses! Les fesses!
Y en a des rondes, des p’tites carrées,
Y en a pour s’asseoir, d’autres pour s’amuser
Les fesses! Les fesses! Les fesses! Les fesses! Les fesses! Les fesses!
Y en a des basses, des déprimées
Y en a des hautes dans société
Les fesses! Les fesses! Les fesses! Les fesses! Les fesses! Les fesses!
Y en a des belles à regarder
Y en a qui sont à éviter
Mais qu’on aime ça qu’on n’aime pas ça
Si y n’avait pas, on serait pas là
Les fesses! Les fesses! Les fesses!
 
Y a tu rien qu’à ça qu’vous pensez
Y a pas d’autres choses que vous aimez
De quoi est-ce qu’on pourrait parler
 
Les fesses! Les fesses! Les fesses!
Les fesses! Les fesses! Les fesses!
Les fesses! Les fesses! Les fesses!
 
Y en a des étroites, y en a des larges
Y en a même des qui sont en marge
Les fesses! Les fesses! Les fesses! Les fesses! Les fesses! Les fesses!
Y en a qu’on aime, y en a qu’on tape
Y en a qui brûlent toutes les étapes
Les fesses! Les fesses! Les fesses! Les fesses! Les fesses! Les fesses!
Y en a qui voudraient n’avoir plus
Y en a qui parlent pas pis c’est juste
Les fesses! Les fesses! Les fesses! Les fesses! Les fesses! Les fesses!
Y en a des belles à regarder
Y en a qui sont à éviter
Mais qu’on aime ça qu’on n’aime pas ça
Si y n’avait pas, on serait pas là
Les fesses! Les fesses! Les fesses!
 
On n’a assez dit, on n’a assez vu
Si c’tait d’moé on en parlerait plus
Là j’commence à n’avoir plein
 
Les fesses! Les fesses! Les fesses!
Les fesses! Les fesses! Les fesses!
Les fesses! Les fesses! Les fesses!
 
Y en a des mauves, y en a des roses
Rien qu’à les voir, ça m’fait que’que chose
Les fesses! Les fesses! Les fesses! Les fesses! Les fesses! Les fesses!
Y en a des dures, y en a des molles
Y en a beaucoup de p’tites fofolles
Les fesses! Les fesses! Les fesses! Les fesses! Les fesses! Les fesses!
Y en a vraiment de toutes les sortes
Y en a même une gang de malpropres
Les fesses! Les fesses! Les fesses! Les fesses! Les fesses! Les fesses!
Y en a des belles à regarder
Y en a qui sont à éviter
Mais qu’on aime ça qu’on n’aime pas ça
Si y n’avait pas, on serait pas là
Les fesses! Les fesses! Les fesses!


Message édité par Amant-Courtois le 31-12-2011 à 18:19:35

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n°40927
Amant-Cour​tois
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Profil : Légende
Posté le 31-12-2011 à 18:12:11  profilanswer
 

Enfin, toujours des Frères Jacques, une paillarde à chanter à la fin du réveillon... ;)
 
Tape Ta Pine - Les Frères Jacques Et Les Quatre Barbus
 

SWF file


Message édité par Amant-Courtois le 31-12-2011 à 18:26:45

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n°41124
Amant-Cour​tois
Ad libitum, trames libido, usque voluptas
Profil : Légende
Posté le 11-03-2012 à 19:14:16  profilanswer
 

Pierre Louÿs, pour relancer ce sujet :
 

La Senteur des reins
 
 
     
    Quand tu dors à plat ventre et tes yeux sur tes mains
    Je relève ta chevelure de sorcière
    Qui voile, comme un bois funèbre les chemins,
    Ton corps de boue obscène et de basse poussière.
     
    Au fond des reins creusés en selle pour Satan
    La rainure de tes vertèbres se prolonge
    C’est là que lasse d’être, et d’avoir souffert tant,
    Ma face, avec une fureur farouche, plonge.
     
    Oh ! quelle odeur de chair et de rut convulsif
    Croupit au creux des reins sous qui ronfle le sperme...
    Ma bouche sur tes os postérieurs se ferme,
     
    Et je froisse à ta peau mon visage lascif
    Qui hume en râlant comme un éphèbe impubère
    Ô femme ! l’âcreté de ton odeur lombaire !
     
   
6 février 91.


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La lectrice excitée éteint l'électricité (André Breton)
 
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n°41125
Amant-Cour​tois
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Profil : Légende
Posté le 11-03-2012 à 19:18:33  profilanswer
 

La première phrase de La Recherche du Temps Perdu est l'une des plus connues...
 
En exclusivité, la VRAIE version de Proust, retouchée par la censure de son éditeur..  :ange:  
 

Longtemps, je me suis touché de bonne heure. Parfois, à peine ma bougie éteinte, mes yeux se fermaient si vite que je n'avais pas le temps de me dire : « Je m'endors. »


 
(Merci Pérec)


Message édité par Amant-Courtois le 11-03-2012 à 19:21:41

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