Je poste ici, tout simplement parce que j'en ai envie.
Je vais ici, vous raconter mon histoire. Mais, je le dis de suite : je ne veux pas de posts, me faisant la morale, genre "tu es folle", ou "oublie là"... etc. Je veux des avis constructifs mais pas ceux qui font chier quand on les lis. Mais d'autant plus que je ne suis pas là pour ça. Mais plutôt pour discuter avec des personnes dans le même cas que moi
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Alors, tout à commencé à la rentrée 2006. J'entrais dans un nouveau lycée, après un déménagement, et une fin d'année scolaire précédente catastrophique due au suicide d'une fille de ma classe en mai (2006).
Lors de la présentation des formateurs devant tous les élèves, je remarquai une prof. Petite, brune mais colorée et mince. C'était une formatrice d'anglais, mais aussi formatrice responsable des BEPA SAP Première année. Donc, l'une de mes formatrices responsables.
J'avais choisi cette année de prendre l'espagnol en LV, mon ancienne prof de collège m'ayant dégoûtée de l'anglais à vie (ce que je croyais du moins). Mais pendant le cours d'espagnol, je ne pouvais m'empêcher de penser, que dans la salle juste à côté Elle faisait son cours à mes amies... Je ne savais pas pourquoi, mais j'avais besoin de la voir tout le temps. Je demandais donc à changer de langue et allait en anglais. Sous prétexte de n'avoir fait qu'un an d'espagnol, et de réaliser que l'anglais me serait plus simple.
En cours, je me surprenais à être attentive comme jamais je ne l'ai été auparavant dans cette matière. Ma moyenne remontait par rapport aux années précédentes. Cette femme avait une façon de faire son cour, que beaucoup peuvent lui envier... Elle sait se faire écouter, et sait captiver.
Petit à petit, je comprenais, que mes sentiments envers elle étaient bien plus forts que je ne l'aurai cru possible, bien plus forts qu'ils n'avaient le droits d'être. J'étais amoureuse d'elle. Je me disais que ce n'était qu'un amour passagé, que ça ne durerai pas. Que je ne pouvais pas aimer une prof. Elle était mariée : elle avait une alliance.
Mais au fur et à mesure des jours, des semaines, des mois, mes sentiments pour elle ne faisaient qu'accroitre. Je ne pouvais m'empêcher de penser à elle. J'avais besoin de la voir et d'entendre le son de sa voix. Je ne me plaisait qu'en son cours, et l'attendais comme le pape attends le Saint Graal.
Je n'osais en parler, mais je finis tant bien que mal par le faire. Je confiais mes sentiments à mes meilleures amies, qui bien que surprises, réagirent mieux que je ne l'aurai cru.
Mais les mois continuaient d'avancer, et ça ne suffisait pas. J'avais besoin de lui dire. Qu'elle le sache. Je pris donc mon courage à deux mains, et lui écrivis une lettre. Dictalographiée et anonyme. Je ne voulais pas qu'elle me recconnaisse. Mais, trois semaines plus tard, je lui envoyais une seconde, que je signais. J'avais peur qu'elle ne se "méfie" de ses élèves et ne prenne de la distance pendant les cours. Bien entendu, elle me convoqua dans son bureau, en présence de sa meilleure amie et collègue. J'eus droit au baratin habituel : je suis mariée, j'ai un petit garçon. J'aime mon mari et ne serai jamais amoureuse de toi." Je savais pertinament qu'elle ne serai jamais amoureuse de moi. Mais l'entendre de la façon dont elle l'a dit me fit vraiment trop mal. Et pourtant, j'essayais de rester impassible. Elle me dit que ça ne la dérangeait pas, et son mari non plus, et que par conséquent, elle ne changerai pas de comportement avec moi. Elle me dit aussi qu'elle avait l'adresse de mon blog, et qu'elle voulait que j'en enlève son prénom. Ce que je fis, mais à la seule idée qu'elle y lise mes sentiments, j'en avais la chair de poule. Je transférais donc le blog. Je n'y mettais plus que son initiale.
Mais petit à petit, elle s'éloigna, elle ne m'interrogeait plus en cours, m'évitait et ne me parlait plus. J'avais déjà des questions qui me trottaient l'esprit, mais d'autres s'y ajoutaient au fur et à mesure. Je lui réecrivis, pour les lui poser. Ce qu'elle n'a sans doute pas apprécié, car je fus convoquée le dernier jour de l'année chez le directeur, pour recevoir un avertissement. Elle me dit que mon comportement la gênait, mon regard. Mais je n'avais pas changé. Alors je ne comprenais pas. Mais fermais ma gueule une fois de plus. Comme d'habitude.
L'été se passa lentement, mais elle me manquait. J'avais vraiment besoin d'elle. Je m'étais même gravée l'initiale de son prénom sur l'intérieur du poignet au compas à mes heures perdues. Je passais l'été à espérer. Espérer que je l'aurai en cours, qu'elle aurait réfléchis...
Mais non. A la rentrée, j'appris non seulement que je ne l'avais pas en cours, mais aussi que pour son bon plaisir de ne pas me supporter, j'étais séparée de toutes mes amies...
Ca n'allait vraiment pas. Et, à l'interna, la première semaine, je n'avais pu être dans une chambre à deux. J'étais donc seule. Seule à repenser à cette rentrée de merde, à penser à elle. A pleurer, et à pleurer encore. J'en avais marre, je voulais que ça s'arrête. Que tout s'arrête. Je voulais ne plus l'aimer, je voulais ne plus avoir mal. D'un regard, je vis mon rasoir sur le lavabo et...
[épargnations des détails sanglants et scarificatiques]
Je passais des mois et des mois à ne rien faire d'autre que de pleurer dès que j'étais seule et tranquile, avec mes lames de rasoir toujours dans mon sac.
Cette femme me rendait malade. Je n'avais plus faim. Je n'avais pas envie de manger, c'était plus fort que moi. Et à quoi bon manger si c'était pour après avoir la nausée et tout aller vomir... ???
Elle faisait tout pour ne pas me voir... elle faisait des détour pour ne pas me croirer, les rares fois ou j'aurai pu avoir un rare cour avec elle, on était partagés en deux groupes et j'étais dans l'autre. Et bien entendu, son groupe allait dans une autre salle. A chaque fois, ce n'était pas elle, mais un autre prof qui venait. Elle n'entrait pas dans la classe...
Elle prenait un malin plaisir à me faire du mal... !
En novembre, je fuc soi disant "transférée". Je changeais d'établissement. Pour moi, un transfert = choix. Et on ne m'a pas demandé mon avis. Pour moi, j'étais virée.
J'allais donc dans un nouveau lycée, avec de nouveaux gens insuportables et de nouveaux profs moches et cons.
Et je n'avais toujours aucune envie de manger... elle me manquait. J'avais besoin d'elle... Dans les deux mois qui suivirent mon renvoi, je fis une dizaine de tentatives de suicide. Toutes ratées. Puis encore les mois suivants. Je n'en parlais qu'a mon blog. Personne n'était au courant. Je ne pense pas que mes parents le soient encore d'ailleurs...
Ensuite, je me suis inscrite sur un forum. Pour m'appercevoir peu après qu'elle y était inscrite et y avait parlé de moi. Me traitait de garce, etc...
Je postai, et dis ce que j'avais à dire. Elle me demanda de lui répondre seulement en MP
Je le fis... Mais elle se défila, comme elle l'a toujours fait.
Peu après, une de ses amies ferma mon blog. Et Elle m'envoya un message me disant que son amie l'avait fait indépendamment de sa volonté. On finit (un peu comme à son habitude) de s'expliquer. Et elle accepta de garder un contact avec moi.
Mais je notais qu'au fur et à mesure de ses messages, elle était distante, et d'ailleurs, elle ne m'a demandé comment j'allais qu'une seule et unique fois dans tous nos messages...
J'avais fait des efforts pour elle... j'avais quitté un collier, j'ai supporté les remarques et regards des autres... et j'en passe. Mais jamais un seul de mes efforts n'a été recconu... !
D'ailleurs, avant mon renvoi, le topo était "Tu vas voir un psy, ou on te vire". J'y suis allée me faire chier chez leur foutu psy, mais pour rien apparement...
Maintenant, elle ne me parle plus. Car elle est tellement parano qu'elle s'est mise dans la tête que j'avais piraté le Facebook de son mari... elle à voulu porter plainte, etc. Mais ne l'a finalement pas fait !
Et elle me manque toujours autant. Le 5 septembre, c'était l'anniversaire de son fils ainé, et je n'ai même pas pu lui envoyer de message pour le souhaiter
Mais ce jour là, c'était aussi "notre" anniversaire. L'anniversaire du jour ou je l'ai rencontrée. Ce jour là, je me suis achetée une bague. Bon Ok, pas super chère. Mais une bague quand même. (Pas une qui laisse des trace vertes sur les doigts, une en plaqué or
). J'ai décidé de ne plus la quitter. Jusqu'a ce que je ne sois plus amoureuse d'elle (c'est pas demain la veille
). Cette bague représente pour moi l'amour que j'ai pour elle, ainsi que mon appartenance à elle. Car oui, je lui appartiens... je lui ai tout donné, mon coeur, mon âme.... Mon enfance aussi. J'étais encore une "ptite fille" avant de l'aimer. J'avais aimé "puérilement", et jamais réellement. Jamais comme je l'aime. En définitive, c'est un peu comme une alliance. Je suis sienne, même si elle ne veux pas être mienne. Et ça ne peux être autrement. Qu'elle le veuille ou non, mes sentiments me rattacherons toujours à elle, même si c'est la seule chose qui le puisse... et elle est bien obligée de faire avec. Car mes sentiments ne pourront changer... je pense. Non. Je sais ! Que je l'aimerai toujours. Malgré toutes les larmes, et tout le sang versés...
Ah, j'allais oublier de vous parler de A. C'est mon Doudou
(Ben quoi ?) C'était mon cadeau à son fils. Cadeau qui pour moi lui appartiens toujours puisque je crois pas qu'elle lui ai demandé son avis pour me le renvoyer
. Donc, par conséquent, je lui ai donné le nom de son bébé. Cette p'tite peluche bleue ne me quitte jamais. Si elle n'est pas contre moi, elle est dans mon sac à main. Du levé au coucher, en passant par le repas, le pipi room et les heures de cours
.
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Voilà. 