| petittigre |
vanilla-cucumber a écrit :
Pour moi la vrai question est : comment avoir une relation, c'est à dire s'ouvrir aux autres, quand on est omnibulé par son handicap ? Comment une personne repliée sur elle même peut avoir une relation émotionnelle développée ?
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Étant moi-même handicapé depuis ma naissance dû par le tristement célèbre médicament Thalidomide, taper dans Google et vous verrez de quoi je parle, il m'apparaît fort approprié de vous partager mon expérience personnelle. Tout d'abord, le premier handicap que chaque personne doit affronter concerne l'image qu'elle se construit sur elle-même et ce, qu'elle soit valide ou invalide. Chose qui est de plus en plus difficile à accomplir dans ce monde où les médias de masse nous offre que des faux modèles de beauté avec des attributs physique, avouons-le hors-normes tels que seins grossis par opérations chirurgicales, visages sans cesse liftés et nombrils refaits etc.... Ensuite, un handicap n'est pas nécessairement une barrière si, et seulement si, nous choisissons des domaines où il est possible de grandir notre estime de soi. Je pense ici à des études de qualité, à des activités où le respect de soi et des autres est de mise. Enfin, au plan sexuel, l'handicap physique peut effectivement constitué une certaine limite à se trouver un ou une partenaire. Mais, répondez-moi : Qui n'a jamais éprouvé une seule fois dans sa vie une certaine gêne à aller vers cet «autre» ? Pour ma part, mes hautes études universitaires, ma volonté de me surpasser et mon estime de moi-même ont été des éléments formidables pour mon épanouissement personnel. Soyez tous et toutes rassurés(es), ma vie sexuelle est formidable. En passant, toutes mes copines et amantes sont des femmes physiquement normales sans oublier que bientôt j'irai passer un weekend dans un camp de naturistes.
N'allez pas croire que mon handicap est léger car je fus atteint assez lourdement. Toutefois, je suis d'une grande autonomie.
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