Notes de l’auteur :
Il s’agit d’une histoire entre une jeune femme aventureuse et un cadre d’une grande entreprise.
Victoria était standardiste dans une société multinationale. Jeune femme brune, aux formes voluptueuses, une bouche sensuelle, un regard de braise, telle était Victoria. Elle ne laissait pas les hommes indifférents, ni les femmes d’ailleurs. Il se dégageait d’elle une sensualité à fleur de peau, presque palpable lorsqu’on était à ses côtés. Des cheveux ondulés, bruns, tombaient en cascade sur ses épaules. Elle pianotait avec agilité, de ses doigts fins aux ongles délicatement manucurés, sur le clavier de son PC.
Balou pensait à cette femme en descendant l’escalier menant au standard. Il imaginait bien la main de Victoria aller et venir sur son membre dressé. Mais il dû chasser de son esprit cette pensée pour réprimer l’érection qui pointait entre ses jambes, son rendez-vous d’affaire l’attendait dans le petit salon attenant au standard.
- Salut Victoria.
- Bonjour Balou, ton rendez-vous t’attend, dit-elle dans un grand sourire.
« Quel beau mec, je ne comprends pas qu’il n’ait pas de copine, ou alors serait-il gay ? Non tout de même pas », s’interrogea Victoria. Elle n’avait jamais vu Balou en compagnie de femmes, et pourtant ils habitaient dans la même petite ville. Il restait une énigme pour elle.
Victoria avait repris son job après la naissance de son deuxième enfant. Elle adorait son métier de standardiste. De plus, elle aimait reluquer les hommes en costumes cravate. Un jour Balou lui avait dit « tu as une voix sexuelle qui vient du ventre, et j’aime ça ». Elle en fut estomaquée, ne sachant quoi répondre.
Souvent elle repensait à cette anecdote, elle souriait intérieurement. Parfois Balou la raccompagnait en voiture lorsqu’il y avait la grève des trains, ils apprenaient à mieux se connaître ainsi. Victoria avait des horaires fixes, contrairement à Balou qui dirigeait une plate-forme de télévendeuses.
Victoria se sentait redevenir de jour en jour davantage femme. Ses deux grossesses passées, elle avait consacré son temps à élever ses enfants. Son mari dirigeait une entreprise de travaux publics, mais elle ne souhaitait pas travailler avec lui. Dix ans de mariage déjà, mais elle en était toujours follement amoureuse, leur vie de couple était harmonieuse à souhait.
Cependant, une petite voix intérieure la poussait à changer progressivement. D’abord elle avait refait sa garde-robe, ensuite elle s’était intéressée à la sensualité, aux plaisirs des sens, elle naviguait sur des forums érotiques, et ce pour le plus grand bonheur de son mari.
Cette métamorphose enclenchait invariablement des envies de plaire, de se sentir regardée, désirée. Les hommes avaient vite remarqué ces changements, et Balou le premier. Il pensait constamment à Vic. Il se caressait plusieurs fois par jour dans les toilettes du bureau, imaginant la bouche de Victoria sur sa hampe. Il la voyait également prise en levrette, son pubis claquant contre ses splendides fesses. La jouissance le submergeait ensuite par vague entière.
Il n’osait pas déclarer sa flamme à sa bien-aimée. « Comment le prendrait-elle ? Elle se moquerait de moi j‘en suis sûr ». « Je vais l’inviter à déjeuner » se promit-il.
Victoria vit Balou venir vers elle. Habillé d’un superbe costume anthracite d’un célèbre couturier allemand, il s’approcha fébrilement du comptoir. Il n’y avait personne alentour. Victoria planta son regard dans le sien lorsqu’il annonça :
- Puis-je t’inviter à déjeuner ce midi ?
Il rougissait légèrement.
- Oh c’est sympa, oui cela me ferait plaisir, gloussa Victoria.
Balou était captivé par les ses yeux, quasiment hypnotisé. Il ne disait rien, là devant elle.
- Allo, ici la Terre qui parle à la Lune, vous me recevez ?
- Hein, quoi ? Bafouilla Balou.
- Rien gros bêta, on se retrouve à 12h30, ok ?
- Oui, oui, j’en sui ravi, merci Vic d’accepter mon invitation.
- Confidence pour confidence, je suis très heureuse moi aussi, minauda-t-elle en lui lançant une œillade appuyée.
Le repas s’était déroulé de la meilleure manière qui soit. Victoria portait un tailleur bleu foncé, un chemisier blanc, ses escarpins claquaient sur le bitume. Ils revenaient du restaurant en marchant et bavardaient avec entrain. Balou avait perdu sa timidité car Victoria l’avait vite mis à l’aise. Assis en face l’un de l’autre, ils s’étaient regardés, observés. Ils avaient chuchoté, pour ensuite pouffer de rire comme deux chenapans. Plusieurs fois leurs doigts s’étaient effleurés, de délicieux frissons parcouraient alors leur corps, comme de douces décharges électriques.
Balou parla beaucoup de lui, de son job, de sa vie. Vic apprit que son soupirant laissait derrière lui un gros chagrin d’amour, il s’était fait plaquer après 5 ans de vie commune, ce qui expliquait sa timidité envers les femmes et son manque d’assurance. Il y a maintenant deux ans qu’il était seul.
Victoria, elle, raconta sa vie, quelques anecdotes. Elle lui parla de ses deux filles, qu’elle adorait, de son mari accaparé par son entreprise. « Tes filles doivent être aussi belle que toi, j’imagine », glissa Balou.
- Que tu es mignon, c’est gentil de ta part. Mais tu sais, tu n’es pas mal non plus.
- Euh, euh, tu trouves ?
- Mais oui, si tu savais le nombre de filles qui me parlent de toi au standard. Elles te trouvent craquant. Et je peux te dire que même certaines femmes mariées se laisseraient bien tenter par une aventure avec toi.
- Et bien dis donc, tu en sais des choses.
- Mon poste me permet de connaître tout cela, mon cher tu devrais t’en rappeler.
- Oh oui, je m’en rends très bien compte tu sais.
- Allons, allons ne prends pas cet air de chien battu. Je n’aime pas les mecs qui se laissent aller, renchérit Victoria en lui adressant un sourire ravageur.
Elle le regarda bien droit dans les yeux, puis continua :
- T’es vraiment un garçon charmant, merci encore pour ton invitation.
Balou se remémorait ce dialogue en marchant aux côtés de Victoria. Elle était plus petite que lui, il la dépassait de plus d’une tête. Il se demandait comment elle pouvait être au lit, lui qui n’avait connu que des grandes femmes.
« Fichtre, qu’il est grand ! Je n’avais pas remarqué sa taille », pensa Victoria à son tour.
Soudain, elle perçu un frôlement sur sa nuque. Balou la caressait doucement. Tous deux s’arrêtèrent de marcher. Balou continua de laisser sa main chaude dans ses cheveux soyeux plusieurs secondes encore.
Victoria prit la main dans la sienne, elle déposa un doux baiser au creux de la paume de Balou.
Elle sentait son cœur battre la chamade, lui il lui souriait, elle se rapprocha doucement. Puis elle enserra la poitrine de Balou, elle le serra fort dans ses bras. Il lui caressa à nouveau ses cheveux, il se baissa pour déposer à son tour un baiser dans son coup. Victoria frémit. Elle sentit les mains masculines caresser sa taille, elle redressa son visage vers lui, leurs bouches allaient se toucher, leurs souffles déjà se mêlaient...
Au dernier moment Victoria, détourna son visage. Les lèvres de Balou se posèrent sur sa joue.
- Pardonne-moi, mais c’est trop tôt, je ne peux pas.
Un peu décontenancé, Balou répondit :
- Ce n’est pas grave, je te comprends et je respecte ton choix.
- J’apprécie ta courtoisie, j’aime discuter avec toi Balou, laisse-moi le temps s’il te plait. Tu m’as fait découvrir de nouvelles sensations que je croyais perdues et enfouies au plus profond de moi.
Balou déposa une seconde bise sur la chaude joue de Victoria. Elle le serra à nouveau dans ses bras, sans dire un mot.
……………………………….
La nuit, seule dans son lit puisque son mari était en déplacement, Victoria se remémorait les évènements de la pause de midi. Elle aurait aimé poursuivre, d’ailleurs à la simple évocation de cela, elle sentait son orchidée s’humidifier et s’ouvrir doucement. Elle soupira en plaquant une main contre son entrecuisse imberbe.
Nue sous les draps, elle pensa fortement à Balou. Elle l’imaginait se caressant pour elle, là au même moment ce soir. Il devait certainement se masturber souvent, depuis sa séparation d’il y a deux ans. Elle haletait maintenant. Sans s’en rendre compte elle avait inséré deux doigts en elle, couchée sur le dos, elle rejeta de ses pieds les draps qui la couvraient. Elle écarta ses jambes pour recevoir ce mâle en elle. Elle pouvait sentir le poids de Balou sur son ventre. Victoria caressait la velue poitrine de son amant, pendant qu’il allait et venait en elle.
Dans un appartement de célibataire, un homme se masturbait dans la salle de bain. Nu, il se regardait dans le miroir, en imaginant Victoria qui le regardait. Il la voyait ensuite agenouillé devant lui, sa bouche engloutissait sa verge dressée. Balou gémit. Il jeta la tête en arrière, accéléra les mouvements amples de son poignet.
- Vicky, oui je t’aime, hurla-t-il en éjaculant puissamment à longs jets chauds et gras.
Victoria sentit les vagues de bonheur arriver. Elles déferlèrent en elle à l’instant où elle ressentit les chauds jets de semence sur son ventre…
Elle resta de longues minutes recroquevillée dans ses draps. Mon dieu, mais que lui arrivait-il ? Elle se caressait frénétiquement comme à son adolescence. Cette constatation la fit sourire. « Je revis, je redeviens si femme, si aimante. J’ai envie d’aimer, mais surtout de me faire désirer », elle s’endormit sur ces belles pensées.
La journée du lendemain débuta joyeusement. Victoria se tortillait sur son fauteuil au comptoir du standard. Elle était en train de lire un mail de Balou. Ce message lui enflammait les sens. « Il est accro à moi c’est dingue », se dit-elle. Victoria lui retourna un petit mot doux, qui elle l’espérait tempérerait ses ardeurs. « Je ne peux pas en faire plus pour l’instant, j’ai trop peur du scandale », cette pensée la taraudait depuis hier. Mais en même temps elle désirait ce garçon. Son ventre criait famine, elle se liquéfiait lorsqu’elle se rappelait leur léger flirt après le déjeuner.
Les journées s’écoulèrent ainsi jusqu’à la l’inauguration du nouveau centre logistique de l’entreprise.
La fête battait son plein. Les salariés étaient conviés à une sorte de buffet, qui faisait suite à toute une série d’allocutions de la direction générale. Naturellement Victoria et Balou, s’étaient vite retrouvés dans la cohue générale.
En ce vendredi soir, tous les locaux administratifs étaient forcément vides. Tous deux s’esquivèrent lors du repas. Balou prit la main de Victoria, et lui dit :
- Allons dans mon bureau, nous serons mieux.
- Vite alors, il ne faut pas qu’on remarque notre absence, renchérit-elle
Ils se faufilèrent dans les coursives et escaliers de secours. Mais en grimpant les marches, tous deux se rendirent compte qu’il ne servait à rien de se presser, le bâtiment administratif leur appartenait.
Au premier niveau Balou se retourna vers Victoria, qui le suivait. La lumière verte de la veilleuse les éclairait. Il attira Victoria à lui en lui murmurant au creux de l’oreille « Vicky, j’ai envie de toi, là de suite ».
Elle le regarda intensément, se mit sur la pointe des pieds, puis colla sa bouche à ses lèvres. Leurs langues jouaient, se taquinaient, enfin ils allaient fusionner complètement. Balou laissa immédiatement ses doigts partir à la découverte du corps de sa Déesse. Ses mains soulevèrent sa robe du soir, puis sa bouche embrassa les épaules nues. Ensuite il ôta les fines bretelles, la robe tomba aux pieds de Victoria. En escarpins et en string elle entama une danse lascive devant lui. Il admirait sa ronde poitrine qui tressautait, ses cuisses musclées, ses fesses callipyges.
Ensuite, il s’agenouilla devant elle, sa bouche se colla sur son ventre chaud. Elle appuya la tête de Balou contre son intimité.
- Allonge-toi ma chérie, je vais te boire.
Victoria gémit, elle laissa son bien-aimé arracher le mince tissu avec ses dents.
- Oui mon lion, fais-moi jouir, geignit-elle.
Nue, couchée cuisses écartées sur la moquette des coursives, Victoria se laissait butiner par son amoureux. Elle sentait la langue chaude et longue la fouiller loin, très loin en elle. Les lèvres de son amant suçaient son bourgeon. Son abricot imberbe lui envoyait des frissons de bonheur. Ensuite, deux puis trois doigts coulissèrent dans son ventre. Victoria sentit les prémices d’un orgasme ravageur se déverser dans son antre mielleuse, et remonter dans ses cuisses et ses reins.
Pendant que Balou allait et venait manuellement en elle, il lui suçait sa poitrine. Les bouts des seins durs et pointus étaient comme une provocation pour lui. Sa langue titilla les tétons, ses dents les mordillèrent délicatement, ce qui provoqua un feulement de joie à Victoria. Elle se tordait maintenant sous les doigts et la bouche de Balou.
- Oui, oui mon chéri, oui oh oui, mon Boss oui, cria Victoria sous les assauts aussi caressants de son amant.
La jouissance l’emporta, elle hurla encore. Sa voix résonnait dans les étages, c’était la voix de l’amour.
Balou se débraguetta. Il n’en pouvait plus. Sa hampe raide le faisait souffrir, son gland violet voulait délivrer sa sève.
Il se rapprocha de Victoria en tenant sa verge d’une main.
- Chérie, j’ai envie de ton ventre.
- Viens mon sweet boss.
Elle se jeta littéralement sur son pubis. Agenouillée devant Balou, elle suçait comme une assoiffée la hampe du bonheur.
- Mais j’ai envie d’être en toi, gémit Balou.
Entre deux succions, Vicky lâcha :
- Pas encore Darling, c’est trop tôt.
Balou rejeta la tête en arrière en gémissant.
Le couloir résonnait de bruits de succion, de halètements. Une jeune femme brune fellationnait une jeune cadre dynamique.
L’intensité lumineuse verte des veilleuses, donnait un air surréaliste à la scène. On voyait le dos nu de Victoria, sa brune chevelure aller et venir vers le bas ventre de Balou. Celui-ci s’agrippait à la rampe pour ne pas chuter sous la divine bouche aspirante de la jeune femme agenouillée devant lui.
Victoria maintenait le suspense. Elle adorait faire monter Balou jusqu’au dernier niveau avant l’éjaculation libératrice. Mais à l’ultime moment, sous les soubresauts annonciateurs, elle stoppait toute caresse. La pression retombait ensuite de plusieurs paliers, et la bouche reprenait sa mission, pour le plus grand bonheur d’un Balou complètement hagard.
Cette verge elle en avait rêvé, ce gland violacé ravissait son palais. Elle le dégustait comme une friandise chaude et douce. Ses doigts caressèrent également les lourdes bourses, pour ensuite masturber le tronc où de grosses veines violettes courraient sous la fine peau. Elle devait s’avouer que ce surprenant quadra avait de beaux restes, sa vigueur l’avait immédiatement émerveillée.
A force de penser à tout cela, elle ne remarqua pas de suite le frémissement de la hampe. Il était trop tard pour reculer. Elle attrapa la base à deux mains, et maintint fermement sa bouche soudée à la verge qui ne tarderait pas à lâcher la chaude et puissante éruption de lave.
Un rugissement de lion.
Balou sentit tout son être exploser dans la bouche de Victoria. Il voyait qu’elle s’accrochait à lui, mais elle ne put se maintenir longtemps à la verge, car le déluge de sève noyait sa bouche. Elle avala goulûment le nectar tout en recevant sur ses joues et son menton le reliquat de laitance chaude et crémeuse.
- Oh Sweet Darling, tu m’as inondé, petit coquin, haleta Victoria.
Balou ne dit rien, il reprenait son souffle, adossé au mur, son pantalon tirebouchonné à ses pieds, sa cravate gisant à terre.
- Nous devrions retrouver les autres, ma Déesse.
Ils se refirent rapidement une beauté aux toilettes, puis descendirent les escaliers vers la sortie.
Balou avait quelques gouttes de sueur qui perlaient à son front. Il tenta vainement d’ouvrir la porte.
Fermée ! Elle avait été verrouillée de l’extérieur !
Un long week-end, s’annonçait…….
Episode 2
Victoria éclata de rire. Balou la regarda estomaqué, elle conservait son calme.
- Tu sais que nous sommes coincés ma chère, dit-il d’un air agacé.
- Arrête, il y a bien un moyen de sortir d’ici, non ? Sinon tu vas devoir subir mes assauts nuit et jour mon cher.
Victoria et Balou parcoururent tous les couloirs possédant une porte de sortie. Au bout d’une demi-heure, ils se rendirent compte que c’était peine perdue. Ils étaient bel et bien enfermés pour le week-end.
Aucun des deux de prononça une parole. La tension était palpable. Les fous rires avaient fait place à une extrême nervosité.
« Bon restons zen. On ne peux pas forcer ou casser une vitre car sinon l’alarme se déclenche. Il va falloir attendre la ronde des gardiens cette nuit ».
Balou réfléchissait à voix haute, il ne souhaitait pas le moins du monde que tous les collègues les retrouvent Victoria et lui, enfermés dans le bâtiment administratif.
- N’oublions pas Darling, que j’ai une petite famille qui m’attend aussi, dit Victoria en se collant à lui. « Mais j’aime que nous soyons tous les deux ici, cela ressemble à une île déserte, ne trouves-tu pas mon boss chéri ? ».
Elle lui caressait les fesses. Il sursauta ;
- Hein ? Mais que fais-tu ?
- Détends-toi, beau brun. La fête continue, nous avons toute la nuit. On trouvera bien une solution. Allez montre-moi ton bureau, je n’y suis jamais allée et t’as forcément un frigo qui regorge de boisson fraîche non ?
- T’es vraiment une femme terrible Vicky.
- Je t’ai déjà dit que je n’aimais pas les mecs qui n’en ont pas.
Elle porta d’autorité sa main à la braguette de Balou.
- Humm, si, si, les tiennes sont à nouveau pleines Darling, continua-t-elle.
Balou se demandait si Victoria n’avait pas abusé de la boisson. Elle ne se rendait absolument pas compte de la situation. Au lieu de ça, elle lui parlait d’île déserte et lui mettait la main au panier. « Je rêve, elle est dingue », se dit-il.
Arrivés au deuxième étage, Balou déverrouilla la porte de l’open-space grâce à ses clefs. La plate-forme téléphonique s’ouvrait devant eux. Les grandes baies vitrées offraient une magnifique vue sur la campagne environnante et sur la petite ville. L’éclairage extérieur des réverbères permettait d’éviter l’obscurité totale dans les bureaux.
- J’ai envie que tu me fasses l’amour, là sur ton bureau, comme cela tu penseras à l’empreinte de mes fesses devant toi chaque matin en t’asseyant.
Vite, vite Darling, viens vite je n’en peux plus, viiiiiite.
- Mais, je…
- Il n’y a pas de mais, allez !
Victoria se jeta au cou de Balou. Elle lui arracha presque sa chemise, puis elle déboutonna son pantalon, qu’elle lança négligemment sur un fauteuil. Agenouillée devant lui, elle entreprit de lui prodiguer une violente fellation. Victoria désirait qu’il la prenne de suite, elle en mourrait d’envie, elle voulait s’offrir à cet homme ici dans son environnement professionnel. Elle fantasmait souvent sur les hommes en costumes et ainsi, elle réaliserait ses envies. Elle fondait littéralement devant Balou.
Balou se lassa faire, assis dans son fauteuil, Victoria à ses pieds le pompait follement. Il ferma les yeux pour savourer cette chaude bouche qui le faisait grossir. Victoria avalait, suçait, léchait ce membre qui dans quelques instant serait en elle.
- Allez, viens maintenant, prends-moi en levrette mon boss !
Victoria offrait ses fesses à Balou, elle écartait les deux globes pour qu’il puisse admirer la fente luisante et nue. Elle se coucha, sur le bureau, ventre collé sur le sous-main. Elle poussa le clavier, se cambra dans une sensuelle invite.
- Oh Vicky, tu es belle, tu es irrésistible.
Balou s’avança vers le merveilleux fessier. Son gland frotta l’abricot, il le fit courir de cette manière plusieurs secondes avant de débuter la pénétration.
- Oh oui, oui, hurla Victoria.
Balou prit un malin plaisir à maintenir son amante dans un tel état d’excitation, elle donnait des coups de fesses pour qu’il la pénètre plus rapidement. Son gland était déjà humide par les sécrétions intimes de Victoria. Jamais il n’avait connu de femme si excitée, elle coulait littéralement pour lui.
Sourire au lèvres il donna un coup de rein puissant.
- Aah,
Victoria l’accueillit par un gémissement de fauve. Elle s’accrocha au meuble comme elle put. Balou la secouait, son ventre cognait contre l’arête du mobilier mais elle n’en avait cure. « Enfin, il est en moi » se dit-elle.
Elle se sentait ramonée dans tout son être. La hampe de son amant coulissait loin en elle, très loin. Elle bavait. Sa bouche se crispait, tant les orgasmes la faisait hurler. Son ventre se tordait comme animé d’une vie propre. Elle se consumait en criant le prénom de l’homme qui la couvrait.
Dans la frénésie du moment, Balou avait déchiré la robe de Victoria, le fin tissu traînait sous le bureau. Il continua de donner de puissants coups de boutoirs. Ses mains malaxaient les fesses callipyges, pendant que deux doigts allaient et venaient dans le pertuis défendu.
Cette double pénétration fit hurler encore plus fort Victoria. Elle transpirait, la sueur de son corps marquait le bureau.
- Oh Darling chéri, vient entre mes fesses viens Ohh oui ! Gémit Victoria.
- Mets-toi à quatre pattes sur la moquette !
Balou ne prononça plus aucune parole. Lui aussi était prit dans le tourbillon de folie qui les enveloppait. Il remonta un peu plus haut que le puits mielleux, se positionna bien en face de l’œilleton et…
Un râle aigu s’échappa de la gorge de Victoria.
Il l’avait pénétré sans aucune autre forme de ménagement. Balou s’agrippait à ses hanches en débutant de très lentes allées et venues. Sa hampe coulissait à merveille entre les deux magnifiques globes. Progressivement les coups de bassin s’intensifièrent. Le rythme lent du début, rendit Victoria folle de désirs. Elle qui voulait tout, tout de suite, là elle devait patienter. Son amant jouait avec son appétit sexuel maintenant démultiplié.
Victoria se sentait remplie entièrement. Balou lui pinçait également les bouts dardés de sa poitrine, tandis qu’elle introduisait deux doigts dans son ventre. Ils étaient complètement imbriqués. Une fine pellicule de sueur nappait leurs corps. Ils ahanaient comme des forcenés à la lueur des réverbères extérieurs.
Victoria griffait la moquette de ses ongles longs, ses genoux la brûlaient, elle tremblait. Des larmes ruisselaient sur ses joues, elle était heureuse comme jamais.
La jouissance déferla en elle d’une manière si intense, qu’elle hurla telle une sauvageonne. Balou quant à lui, tenta de retenir le plus longtemps possible son éjaculation. Il voulait pilonner inlassablement Victoria pour lui offrir d’autres vagues d’orgasmes.
Une violente convulsion interne de sa bien-aimée, l’obligea malgré tous ses efforts, à libérer la chaude lave dans les admirables fesses. Il jouit dans une sauvagerie inouïe. Il se crut être revenu à l’âge de pierre…
Balou s’écroula sur Victoria, toujours enfoncé en elle. Il lui embrassa le cou, le dos. Ses mains caressèrent ses cheveux soyeux. Ensuite sa langue suçota les oreilles de sa maîtresse.
Victoria gémit, elle sentait le poids de Balou peser sur elle, mais elle adorait cette impression de soumission face à cet homme puissant et doux à la fois.
……………………………………..
Victoria se redressa lorsque Balou la quitta pour se soulager aux toilettes. Elle se promenait nue en escarpins et bas résilles noirs, dans tous les bureaux. Elle s’amusait à prendre des poses lascives dans les reflets des baies vitrées, puis elle s’asseyait sur les sous-mains devant les claviers d’ordinateur. »De cette façon les mecs respireront mon odeur lundi matin », pensa-t-elle. Cela l’excitait au plus haut point.
- Bon sang, mais habille-toi. Si les gardiens font une ronde on est bon pour être embarqués chez les flics. En plus tu danses devant les vitres, là on a toutes les chances d’être chopés.
- Oulala quel rabat-joie ! Darling calme-toi, il ne nous arrivera rien. Allez viens danser avec ta Vicky chérie
Toujours nue, Victoria se colla à lui. Son pied frottait le mollet de Balou, comme si elle le masturbait. Il posa ses mains sur les flans de Victoria, elle tressaillit. Leurs bouches se soudèrent, leurs langues dansaient une sarabande endiablée. Ventre contre ventre ils dansaient un slow langoureux, mêlé de baisers, de caresses. Les tétons dressés de Victoria s’écrasaient contre le puissant torse de son amant. Ce frottement contre le tissu de la chemise, provoquait de délicieuses chatouilles à Victoria. Elle se pâmait, elle offrit sa gorge au déluge de baisers que lui donnait Balou. Elle sentait d’ailleurs que son désir régénéré, cognait à nouveau contre son ventre.
« Veux-tu jouir entre mes seins ? « Lui susurra-t-elle dans le creux de l’oreille…
Elle se coucha sur le dos, et colla l’un contre l’autre ses fabuleux seins. Leurs bouts pointaient indécemment.
- Imagine ton sexe enserré entre eux my Darling, l’aguicha Victoria.
Lui, ne dit rien. Il s’agenouilla de côté et embrassa le ventre chaud de Victoria. Sa langue caressa le nombril avant de remonter vers la poitrine offerte. Sa bouche suça alternativement les deux seins. Balou tétait comme un bébé, il aimait cette sensation où la femme devenait maternelle. Victoria le masturbait pendant qu’il léchait sa poitrine gonflée.
- Mon gros bébé, oui suce, suce ta Vicky chérie
- Tu me rends dingue toi, parvint à souffler Balou avant de se perdre à nouveau dans les délices mammaires.
Victoria jouit en silence, plusieurs fois d’affilé, tant sa poitrine était sensible. Son amant ne remarqua rien, trop occupé à la téter. Jamais encore un homme ne l’avait sucée à ce point, cela en devenait presque insupportable maintenant. Les bouts de ses seins étaient devenus si sensibles, si gros, que chaque coup de langue ou chaque succion, provoquaient à Victoria des minis orgasmes, et des ondes de bonheur jusque dans ses jambes.
Balou, agenouillé au-dessus de sa belle, jambes écartées, coulissait sa hampe entre les deux globes. Parfois ses bourses frottaient contre le ventre de Victoria lorsqu’il allait et venait. Elle le serrait fabuleusement bien. Il donnait de petits coups de reins mais sans forcer.
Victoria voyait devant ses yeux, le gland violacé venir et disparaître. Elle attendait ce moment depuis longtemps aussi. Cette friandise rose, fendue sur le chapeau, allait bientôt cracher sa crème chaude. Elle se léchait déjà les lèvres par avance.
Balou vit la langue rose de Vicky lécher les babines. Cette vision décupla davantage ses coups de reins, il ne pu se retenir.
Le plaisir le foudroya. Il cria le prénom de sa bien-aimée tout en éjaculant entre ses seins. Le cou, sa gorge furent aspergés par la laitance de Balou.
Victoria vit la petite fente s’ouvrir encore un peu, immédiatement elle lâcha plusieurs jets. Ensuite, elle sentit la chaleur du sperme recouvrir sa gorge. Elle aimait voir un homme jouir. Admirer la magie de l’éjaculation était pour elle un bonheur grandiose.
Balou se dégagea, mais il continua à se masturber agenouillé devant Victoria. Il la regarda récolter du bout des doigts sa semence, pour ensuite la porter à sa bouche. Elle lui donna également ses doigts à sucer, chose que Balou adorait. Il suçota les doits de sa maîtresse en se caressant pour elle.
Victoria souriait en voyant son amant se masturber ainsi devant elle. Il s’était redressé. Debout au milieu du grand bureau, un cadre nu se caressait pour sa belle agenouillée devant lui. Elle lui câlinait les cuisses velues avec ses doigts aux ongles longs. Des doigts explorateurs se promenèrent entre les fesses masculines. Victoria titilla la rondelle. Balou s’agenouilla immédiatement à quatre pattes devant son amante, tout en continuant à utiliser la « veuve poignet ». Vicky embrassa le dos de son amant en enfonçant deux doigts dans son anus. Les doigts allèrent loin en lui, ils le fouillaient, lui haletait et transpirait.
Il accéléra les mouvements du poignet, ses bourses étaient encore remplies à merveille. Son érection s’était également accrue après cette pénétration anale. Il ne tarderait pas à succomber une nouvelle fois sous les caresses de Victoria.
- Hum my sweet Darling, tu ressembles à un satyre, j’aime ça !
Elle vit son bien-aimé agenouillé, sa main empoignait sa hampe pour une masturbation enflammée. Victoria maintint ses deux doigts en lui qu’elle faisait doucement coulisser. Lui, gémissait sous cet assaut. Elle vit le corps de Balou tressaillir, elle s’accrocha à son dos, puis elle dut lâcher prise.
Balou se redressa mais resta accroupi sur ses genoux. Il éjacula violement en se retournant vers Victoria. Les jets blancs arrosèrent les cuisses et le ventre féminin. Le bureau résonna de râles de plaisir une nouvelle fois.
……………………………………
- T’es sûr que c’est par là ?
La voix de Victoria tremblotait. Il était trois heures du matin. Balou avait dégotté une lampe torche dans une armoire. Ils se déplaçaient prudemment dans la semi obscurité.
- Oui je pense que cette porte ne s’ouvre que de l’intérieur, c’est prévu pour une évacuation d’urgence en cas d’incendie.
L’air frais de la nuit tomba sur leurs épaules comme une chape glaciale.
Libre ! Ils avaient réussi !
Peu importait la température extérieure.
Victoria essayait tant bien que mal de maintenir sa robe de soirée déchirée sur elle. Balou avait déposé sa veste sur ses épaules pour qu’elle ne frissonne pas trop. Cahin-caha, ils avancèrent sur la pelouse et se dirigèrent vers le parking où se trouvaient les voitures. Celui-ci était pratiquement désert à cette heure; seuls les derniers piliers de comptoir feraient la fermeture.
- Où allez-vous comme ça mon cher Balou avec votre dulcinée ?
Il se figea. Cette voix il la reconnaîtrait entre toutes.
Non, pas lui !
Il se retourna, une sueur glaciale ruisselait sur sa nuque…
A suivre
Episode 3
- Et bien dites-moi vous en faites une tête.
- Je suis un peu fatigué Monsieur le président, réussit à articuler Balou.
Le PDG se tenait debout face à eux, une guinees à la main. Ce grand rouquin était un pur produit de la verte Irlande, il avait un visage poupin, maculé d’une nuée de taches de rousseur. Il semblait passablement éméché.
- Je vous ai cherché toute la soirée, je n’avais pas avec moi mon fidèle compagnon pour déguster quelques bières.Où étiez-vous d’abord ? Et qui est cette charmante…
Le PDG faillit renverser sa pinte.
- What’s going on ? Cracha-t-il.
Le PDG avait remarqué la robe déchirée de Victoria. Celle-ci tentait tant bien que mal de cacher un sein sous la veste prêtée par Balou.
Balou la regarda, puis son œil gauche capta, plus qu’il ne vit, un coup de point arriver.
Un choc violent, et le trou noir l’enveloppa.
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Un affreux mal de crâne. On lui enserrait le cerveau dans un étau. Un forgeron cognait sa masse sur l’enclume, c’était assourdissant. Le bruit du métal résonnait dans sa tête, sa mâchoire le faisait également souffrir.
Il ouvrit les yeux, cligna des paupières. Victoria le regardait maternellement.
- Enfin ! , j’ai eu la peur de ma vie Balou. Comment te sens-tu ? L’interrogea-t-elle avec angoisse.
- Que s’est-il passé au juste ?
- Le président t’a foutu un coup de poing.
- Hein ? Merde !
- Son adjoint l’a emmené, il était complètement bourré. En plus il m’a confondue avec une de ses anciennes maîtresses, je ne te raconte pas. Tu as rendez-vous lundi matin dans son bureau.
Elle tremblait. Ses lèvres déposèrent un tendre baiser sur la joue de Balou.
- Y a eu des témoins hormis toi ? Questionna-t-il.
- Non personne, son adjoint est arrivé quelques instants plus tard. Je te rassure, personne ne s’est rendu compte de notre escapade « administrative ».
Balou avait du mal à faire le point. Il était allongé sur un tapis dans la salle des festivités. Il se redressa et remarqua que Vicky portait toujours son veston.
- Allez viens, je te raccompagne chez toi.
-Quelle soirée, hein mon Balounet ?
- Tu l’as dit ma chère
A cinq du matin, Balou se gara dans la rue de Victoria. Ils se firent deux chastes baisers, puis elle regagna rapidement sa maison. Lui, il rentra tranquillement chez lui, sa mâchoire recommençait à le faire souffrir. « Je sens que lundi, on va rire », se dit-il.
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L’adjoint du président accueillit Balou en début de matinée. Grand, maigre, un visage taillé à la serpe, il avait la cinquantaine bien entamée. Les deux hommes ne se donnèrent aucune poignée de main.
- Tenez, c’est pour vous.
- Quoi, qu’est-ce ?
Balou tenait une enveloppe entre ses mains.
- Regardez par vous-même.
Balou décacheta l’enveloppe. Il écarquilla les yeux.
- Je rêve ou quoi, il délire notre patron, non ?
- Vous devez rester discret, notre président est désolé, il s’excuse de s’être ainsi emporté.
- Mais attendez, vous ne pensez tout de même pas que je vais accepter ça ?
- C’est une belle somme Monsieur Balou.
- Euh, certes, mais j’ai la nette sensation de passer pour un con.
- Vous seriez un imbécile, oui si vous n’acceptiez pas ce deal. Rappelez-vous, pas de témoins.
- Vous oubliez Victoria, cher ami.
- Vous oubliez votre séance de baise, renchérit l’adjoint.
Un ange voltigea. Flap ! Flap ! Flap !
« Bigre ! Comment est-il au courant ? » Songea Balou.
- Vous savez Balou, les micros caméras sont partout.
Balou se sentait affreusement mal à l’aise. Il triturait le chèque nerveusement. Une nouvelle fois il jeta un œil sur la somme rondelette. Il réfléchissait en vitesse. Il ne voulait causer aucun tort à Victoria, mais la menace vidéo existait. Ils le tenaient d’une certaine façon, mais plusieurs personnes avaient vu le président tituber sous l’excès de boisson, alors ?
- Notre standardiste adorée a déjà accepté son chèque, elle, renchérit l’adjoint.
- Bon ok je prends votre fric, mais qui me garantit que vous ne causerez aucun tort à Vicky ?
- Personne cher ami, personne. Mais faites confiance au président, c’est un gentleman, à jeun il va s’en dire.
Balou, lui s’en foutait qu’on divulgue ses galipettes. Par contre Victoria était autrement plus impliquée, car étant mariée. « Pourvu qu’ils tiennent parole, c’est de ma faute tout ça », se dit-il.
A la pause de midi Victoria rejoignit Balou. Ils discutèrent dans son bureau de la tournure que prenaient les événements. Balou tenta de la rassurer, elle était terriblement angoissée en son for intérieur.
- Si on analyse tout cela, concrètement il ne peut rien nous arriver, alors restons sereins et calmes, d’accord ma Vicky chérie ?
- Toi et ton indécrottable optimisme ! C’est facile à dire à ta place, mais si mon mari apprend que nous avons couché ensemble, je vais me faire étriper.
Balou se leva, contourna son bureau et devant Victoria toujours assise, il s’agenouilla, et tel un preux chevalier, lui dit :
- « Ô Muse de l'amour
Caresser tes cheveux le matin au réveil
Laisser ma bouche courir dans ton cou
Respirer le doux parfum de tes seins
M’enivrer des senteurs marines
de ton orchidée nue
Plonger mon regard,
dans tes brunes prunelles
Me noyer ainsi éternellement
en te chevauchant passionnément
Tels sont mes désirs.
Tu enchantes mes journées, oserais-je dire mes nuits ?
Chaque matin, jouir avec toi est un délice
déverser ma sève chaude sur ton ventre
écouter tes gémissements
te rendre heureuse, tout simplement
Tel est mon désir »
Victoria le regarda médusée. Puis, elle lui caressa les cheveux en l’attirant vers elle. Balou lui baisa la main, tendrement il chuchota :
- Ma Mie, je vous aime.
- Pfffttt arrête tes conneries.
Victoria éclata de rire. Elle rigolait maintenant à gorge déployée. Balou était ravi de la voir ainsi.
- Ah, je te retrouve enfin, j’adore ton rire.
- Oui, oui, n’exagérons pas petit coquin. Tu as raison, il ne peut rien nous arriver. Mais tu avoueras tout de même que c’est stressant pour moi.
Balou se redressa pour déposer un doux baiser sur les lèvres de sa maîtresse.
- Arrête, c’est trop dangereux, sweet boss.
- Il n’y a personne à cette heure-ci.
Victoria avisa une tâche sur la moquette.
- T’as vu là, c’est ta sève qui a séché.
- As-tu soif ?
- Mais t’es bête, arrête.
Balou se tenait debout devant Victoria, assise dans son fauteuil. Elle avait devant ses yeux la braguette masculine.
Victoria regarda Balou dans les yeux en posant sa bouche sur le tissu du pantalon. De la langue, elle le lécha à plusieurs reprises. Elle sentait palpiter l’objet du désir.
- Il va falloir patienter mon chou, minauda-t-elle en se levant.
Balou la regarda intensément. Elle portait une nouvelle jupe noire, légèrement fendue sur le côté, des bottines noirs, et un spencer velours de couleur identique. Il imagina ses mains parcourant les bas sombres, qu’il distinguait entre la fente de la jupe. Lorsqu’elle marchait, Victoria se cambrait. Balou eut envie de poser ses mains dans le creux de ses hanches, mais elle l’en éloigna d’une petite tape.
- Pas touche Darling, il faut être sage.
- Tu es sublime Vicky, comment te résister ?
- Ce soir, tu te masturberas en pensant à moi, n’est-ce pas ?
- Oh Vicky, je n’en peux plus, tu me rends dingue.
- Salut Darling, passe une bonne fin de journée.
Elle quitta la pièce comme si de rien n’était, laissant un Balou frustré. « Satanée jeune femme, je l’adore », pensa-t-il.
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Le soleil brûlait leurs corps déjà hâlés. Ils s’était abrités sous les branches d’un olivier, et dégustaient attablés à une taverne, un verre de retsina bien frais.
Le village de Porto Héli était devenu leur petit nid d’amour. Victoria et Balou s’étaient offerts trois semaines de vacances en Grèce avec la somme rondelette perçue de la part de leur patron. Le mari de Victoria lui laissait une très large latitude de liberté, étant lui-même trop accaparé par son business. Ils avaient donc décidé de s’offrir une escapade hellénique en secret.
- Tu sais que le meilleur retsina se trouve à Nauplie, mais je dois avouer que celui-ci est pas mal non plus ;
- Oh Balou, toujours à penser gastronomie et vin, décidément tu es incorrigible.
Le regard de Balou se colla littéralement à la peau de Victoria. Quelle beauté, brune, ses longs cheveux noirs tombaient en cascade sur ses épaules nues. Elle portait une légère robe d’été couleur crème, qui moulait admirablement sa sensuelle poitrine. Les jambes galbés, les mollets joliment ronds, laissaient place plus bas à de fines chevilles. Elle portait de petites sandalettes. Jambes croisées, elle balançait négligemment son pied droit.
Ses doigts fins aux ongles rouges portèrent un petit verre de vin résiné à ses lèvres.
- Décidément, je ne me ferai jamais aux arômes de ce vin.
- Vicky, c’est rafraîchissant, à moins que tu ne préfères un ouzo, ou un café grec ?
- Va pour le café mon chou.
Balou héla le tavernier, « Ena helleïniko métrio parakalo ».
-Tu peux mettre la VOST ?
- Un café grec moyennement sucré s’il vous plait. Ah Vicky, là faut que tu apprennes le grec, hein ?
- Hum, tu es très fortiche en jeux de langues, susurra Victoria en posant sa main sur le bras de Balou.
Elle repensait à ce matin sur la plage. Ils s’étaient livrés à une débauche sexuelle sans pareil. Etait-ce dû au soleil et à ses bienfaits ? Peu importait, seul leur amour comptait. A l’évocation de cette matinée, une douce moiteur envahit le ventre de Victoria. Elle se revoyait chevauchant son amant, ses mains griffant sa poitrine, alors que lui, il agrippait ses fesses pour venir à la rencontre des coups de bassin qu’elle donnait.
Une fine pellicule de sable les recouvrit lorsqu’ils arrivèrent à l’extase ensemble. Leurs cris se mêlèrent aux sifflements des mouettes. Ensuite, ils avaient couru nus vers la mer Egée, ensemble ils avaient joué comme de chenapans. Puis, Victoria avait gentiment poussé Balou à s’allonger sur la plage à l’endroit ou les vaguelettes venaient s’abattre. D’autorité elle s’était agenouillée entre ses cuisses, et avec ses longs cheveux mouillés, elle avait entamé une lente masturbation. Balou avait gémit sous cette caresse, la sensation de fraîcheur sur son membre érigé, le rendait fou. Une sirène le branlait.
La bouche de Victoria l’avait ensuite avalé, sucé, pompé, longtemps très longtemps. Plusieurs fois elle l’avait emmené au bord de l’abîme du bonheur, mais se retirant à chaque fois avant l’explosion. Elle mêlait sa chaude bouche à l’eau de mer rafraîchie, ce qui lui permettait de retarder indéfiniment l’orgasme de son ami.
- Vicky, je n’en peux plus, avait haleté Balou.
Elle, elle n’avait rien dit. Elle se contentait d’admirer l’oeuvre de son agilité buccale et manuelle. Devant son visage se dressait maintenant un pieu de chair, une colonne pointant vers le ciel azur, un menhir attendant de recevoir les offrandes nécessaires. Les bourses étaient pleines, de grosses veines bleues courraient sous la fine peau du tronc. Le gland violet tendu à l’extrême laissait voir sa petite bouche fendue prête à lâcher la semence. Victoria aimait regarder palpiter le désir de son homme, le sentir à sa merci, retarder encore sa jouissance. Elle savait qu’à la libération, des torrents de lave allaient s’abattre sur son visage. Elle verrait Balou se tendre, se tordre. En gémissant, il se redresserait sur son séant, puis se recoucherait immédiatement en éjaculant bruyamment. Il grifferait le sable de ses mains et crierait tout l’amour qu’il lui vouait.
Victoria se rappelait tout cela en dégustant son café. Elle avait vu des jets de sève fuser vers sa bouche. Yeux fermés, elle fut aspergée abondamment par le bonheur qu’elle avait provoqué. La chaleur de la lave ruisselant sur son menton et ses joues, lui avait prodigué une jouissance intime, elle avait lâché de discrets couinements de souris pendant que son ami criait son plaisir.
Elle repensait également à la langue de Balou qui avait pris la suite. Il l’avait retournée, et entre ses cuisses, sa bouche avait aimé son orchidée nue. Balou avait titillé son bourgeon avec sa langue tout d’abord, puis, deux doigts avaient coulissé en elle. Sa bouche avait aspiré, sucé le nectar de l’abricot. Balou avait dégusté chaque instant avant de laisser sa langue pénétrer plus avant le ventre de Victoria. Le plaisir avait déferlé en elle par vagues gigantesques, elle avait hurlé sa joie à n’en plus finir en se tordant sur le sable mouillé.
- A quoi penses-tu Vicky ?
Elle regarda intensément son amant avant de répondre :
- Je sais que je suis heureuse en ta compagnie, tout simplement.
Tous deux était assis en face du port. Balou baragouinait un peu le grec, ce qui leur permit d’éviter les pièges à touristes. En face d’eux à quelques mètres, une vielle femme « aplatissait » des poulpes en les cognant contre la roche de la jetée, pour ensuite les étendre sur une corde. Ainsi la chair de l’animal serait plus tendre sous les fins palais des gastronomes.
Ils restèrent ainsi de longues minutes à observer la vie des habitants. Le petit port de pêche fourmillait d’une multitude d’artisans et d’échoppes en tout genre, de cireurs de chaussures, d’écrivains publics, de réparateurs de filets de pêche, de vendeurs de poissons à la criée…
La vie nocturne de Porto Héli n’est pas à proprement parler le must de ce qui se fait de mieux. Cependant si le touriste recherche des sensations fortes, il se rapprochera des complexes touristiques où discothèques et bars en tous genres offrent leurs services quatre mois par an.
Victoria et Balou avaient déniché un petit appartement en bord de mer dans une résidence de vacances de bon niveau. Ils avaient décidé que leurs vacances seraient faites de farniente et de luxe(ure). Contrairement à Balou, Victoria honnissait les gîtes de campagne sans confort. Il lui fallait absolument retrouver le même standing que chez elle, Balou lui s’enfoutait car ayant bourlingué en routard aux quatre coins du globe, cela lui était complètement secondaire.
Il avait fait découvrir à son amie, les tavernes grecques authentiques où on dégustait des plats locaux dans une faune locale colorée et bruyante. Les ouzéries ou kaféneon, complétèrent la découverte culinaire de Victoria. Ces estaminets étaient généralement envahis par les hommes le matin pour déguster le café grec, et vers 11h30 l’ouzo coulait à flots et accompagnait les mézzés. Peu de femmes grecques fréquentaient ces établissements, encore moins des touristes. C’est contraire à la tradition, parait-il, mais les visiteurs sont acceptés. « Encore un zest de machisme qui perdure », pensa Victoria.
Ils passaient leurs journées à paresser sur la plage, ou à discuter avec les autochtones autour d’un ouzo. Puis, le soir ils dégustaient les moules farcies, les salades de poulpes, les rougets grillés, les calamars frits, et bien d’autres délicatesses. Plus tard encore, leur appétit apaisé, d’autres envies de chair les emportaient dans des corps à corps torrides le restant de la nuit.
Parfois Victoria réussissait à emmener Balou en discothèque, jusqu’au bout de la nuit. Victoria adorait danser, Balou était complètement à l’opposé puisqu’il détestait se trémousser sur une piste de danse. Cependant il suivait jalousement son amie des yeux lorsqu’elle dansait avec un ou plusieurs grecs, qu’il savait extrêmement chauds et fougueux.
Ce soir-là, après un dîner savoureux fait de poissons et de crustacés, Victoria avait poussé Balou à l’accompagner dans un club branché dont la réputation n’était plus à faire. Des danses authentiques, comme le chachacha, le tango, le rock, la salsa, attiraient des amateurs éclairés.
Négligemment accoudé au bar, en sirotant une bière, Balou admirait Victoria. Elle dansait avec une homme au demeurant charmant, sur un air de musique latino-américaine. Son amie portait en cette occasion une robe du soir lie de vin qui lui moulait admirablement les hanches et les fesses. De fines bretelles retenaient le mince tissu sur sa peau couleur caramel. Ses jambes fuselées étaient mises en valeur par des escarpins, et Balou se demandait comment faisait Victoria pour danser avec des trucs pareil aux pieds. « Question d’habitude sans doute », pensa-t-il.
Il en avait un peu sa dose. Son regard se perdit dans la contemplation des bouteilles derrière le bar. Soudain, dans le miroir d’une marque de whisky, il crut avoir une hallucination.
« Mince alors, c’est pas possible, lui ici ? », Balou faillit s’étrangler en buvant une gorgée de bière.
« Il ne m’a pas vu, faut que je prévienne Vicky ».
- Alors sweet boss, tu m’offres un verre ?
Balou se retourna, Victoria se tenait debout derrière lui.
- Tu en fais une tête, t’as vu un fantôme ?
- Euh oui t’es pas tombée loin, j’ai vu Mac Carty ici.
- Hein ? Notre président ?
- Lui-même, ma chère, confirma Balou.
- Mince c’est trop marrant.
- Ah tu trouves toi ? Je l’ai vu aux bras d’une grande brune, mais il ne m’a pas remarqué.
Tous deux conversèrent ainsi en sirotant au bar. Victoria n’avait soudain plus trop envie de danser. « Je te comprends, il faut rester discret », confirma Balou.
- Non ce n’est pas ça, rétorqua Victoria. « J’ai envie de savoir qui est cette femme mystérieuse accompagnant notre patron, t’as pas envie de te venger, dis ?
- Bah, tu sais la vengeance est un plat qui se mange froid. Bon tu me diras avec la chaleur qu’il fait ici, cela peut nous aider.
- On va le filer, et bien trouver où il crèche, allez viens Balou on s’en va.
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Epi4
Le glaçon courait sur la peau ambrée. Il avait parcouru le cou féminin, puis il s’était engouffré dans le sillon des seins, pour remonter à nouveau vers le cou.
Il fondait lentement. De fines gouttelettes ruisselaient et descendaient vers l’extrémité des seins. Les bouts couleur café au lait, déjà érigés, réclamaient une bouche masculine.
Une goutte s’arrêta. La femme se pencha légèrement, ce qui permit à la goutte de continuer son chemin. Enfin elle se figea sur le téton marron. Elle scintilla à la lumière de la chambre quelques instants avant sa fin. Des lèvres charnues et rose, embrassèrent le téton.
- Mm, oui mon chou, continue c’est si bon. Suce-moi les seins, j’aime ça tu le sais, gémit la femme brune.
Esméralda était ce qu’on appelle une bombe latino. Grande, cheveux noirs et longs, un mètre quatre vingt-cinq, des jambes interminablement longues, une poitrine généreuse complétait son tableau. Sa rouge bouche pulpeuse était divinement bien dessinée. Elle accompagnait l’homme, grand rouquin, à la peau blanche qui lui léchait la poitrine.
Tous deux étaient agenouillés nus sur le lit, face à face. Mac Carty suçait la poitrine féminine en gémissant pendant qu’Esméralda le masturbait.
- J’ai envie que tu me suces, soupira-t-elle, puis elle s’allongea dans les draps.
L’homme ne disait toujours rien. Il écarta les longues cuisses, sa bouche se posa sur le ventre, sa langue descendit lentement, tout doucement vers le centre du bonheur d’Esméralda.
Ensuite Mac Carty prit le membre long et brun en bouche…
Il suça, pompa avec ses grosses lèvres roses, sa langue s’enroula autour du tronc caramel. Esméralda gémissait, allongée elle se caressait les seins, les pétrissait et en pinçait les bouts dardés.
- Oh oui bel irlandais, suce ta latino chérie, suce bien bambino, après je vais te prendre par derrière pendant toute la nuit.
L’homme accéléra encore sa fellation, et lâcha :
- Oui, oui, mille fois oui, tu sais que j’adore me faire ramoner par toi.
Esméralda se redressa, elle bouscula Mac Carty doucement, puis elle se positionna tête-bêche au dessus de lui. Leurs bouches se donnèrent une mutuelle caresse.
Imbriqués de la sorte, ils ne virent pas Victoria photographier la scène…
La chambre était en rez-de-jardin, et donnait sur une vaste pelouse ombragée. A l’abri derrière un olivier Victoria mitrailla les ébats des deux hommes. Un coup de chance qu’elle avait fourré dans son sac à main le petit APN dernier cri qui permettait de prendre des photos sans flash.
- Tu les as bien eu ? Chuchota Balou.
- Impeccable mon boss chéri, ils sont dans la boite.
Ensuite, ils virent Esméralda se relever. Elle bavait. Sa bouche dégoulinait du sperme de MacCarty.
Balou admira ses coups de langue qui léchèrent chaque goutte de semence. Son président lui, avait le visage maculé de traînées laiteuses.
La vision de ces deux hommes qui allaient copuler, provoqua une puissante érection entre les cuisses de Balou. Ses yeux se collèrent sur l’énorme verge brune qui tressautait devant les irlandaises fesses blanches. Esméralda embrassa le dos de son amant tout en insérant deux doigts dans la petite rondelle rose.
Soudain, Balou sentit une main se poser sur sa cuisse. Victoria, distraitement laissa ses doigts remonter vers la braguette.
- Tu bandes fort là, chuchota-t-elle. Cela t’excite hein ?
Balou la regarda sans prononcer une parole. Il voyait maintenant sur la couche, Esméralda pénétrer lentement les entrailles de MacCarty. Cette longue tige brune s’enfonçait dans les fesses blanches. L’irlandais grimaçait les yeux fermés, Esméralda l’agrippait aux hanches et donnait de petits coups de reins jusqu’à l’introduction complète de sa verge.
Vicky, déboutonna Balou avec dextérité. Une douce main se posa sur sa hampe. Balou lâcha un gémissement lorsque son amante débuta une lente masturbation.
Lui, il continuait de fixer la scène homosexuelle qui se déroulait devant eux. Il voyait maintenant la longue hampe caramel aller et venir entre les pâles fesses de son patron.
Vicky accéléra ses mouvements du poignet. Elle se tenait légèrement en retrait derrière Balou, et de sa main droite elle lui prodiguait cette masturbation improvisée. Les coups de reins d’Esméralda s’accélérèrent également. Victoria calquait ses mouvements sur ceux de la belle latino.
Balou laissa son regard dévier sur la poitrine volumineuse d’Esméralda. Ses admirables seins se balançaient joliment au-dessus du dos de Mac Carty. Puis, il vit le cou gracile palpiter, la bouche pulpeuse s’entrouvrait, la latino devait approcher le point de non retour, elle aussi.
Un dernier coup de rein, et Esméralda éjacula abondamment en MacCarty. Celui-ci hurla également en jouissant à longs jets sur les draps.
La scène était surréaliste, certes, mais Balou excité se laissait aller sous les doigts agiles de son amie. Il vit Esméralda jouir elle aussi en criant des insanités, sa bouche rouge s’écarta dans un cri d’extase et dévoila une langue rose. Cette vision provoqua la jouissance de Balou, il éjacula dans la main de Victoria, mais il dû se mordre la lèvre inférieure pour ne pas rejoindre les deux autres hommes dans leurs hurlements de bonheur.
- Et bien dis donc, je ne savais pas que ceci de plairait autant.
- Oh Vicky, c’était top, marmonna Balou en s’appuyant au tronc de l’olivier.
……………………………..Fin
Balou, novembre 2005