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Sublimation

 
n°606
balounet
Profil : Légende
Posté le 14-05-2007 à 08:19:49  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
………………………………………………………
 
La jeune femme blonde, assise sur le petit banc de bois scrutait le sentier menant vers elle.  
Céline portait une tunique blanche comme les romaines jadis. De fines sandalettes de cuir aux pieds, elle se leva pour venir à la rencontre de l’homme nu. Elle lui apportait un vêtement qui servirait à masquer sa nudité.  
 
Il la reconnut immédiatement, et courut vers elle.  
 
Il s’habilla d’une espèce de bermuda blanc.  
 
La jeune femme lui offrit un pichet de vin, du fromage de brebis, des olives et du pain.  
 
Tous deux assis dans l’herbe grasse, conversaient. Balou mangea avec appétit, et but jusqu’à plus soif.  
 
- Céline, où sommes-nous ? Réponds s’il te plaît, demanda Balou.  
- Nous sommes dans le Merveilleux. Regarde ce ciel bleu, cette herbe verte et douce, ces pommiers, ces petits lacs.  
 
Balou sentait une faible bise lui caresser le cou et les joues. L’air était chaud, mais pas trop.  
 
- Tu veux dire que c’est le paradis ?  
- Cesse de poser des questions, écoute bien ce que je vais te raconter, renchérit Céline de sa petite voix.  
 
« Tu es avec moi ici parce que l’orgasme que tu m’as donné, nous a emportés sur ce continent. Aucune autre amazone à ma connaissance n’y est venue depuis 5 000 ans. Je sais que dans l’ancien temps, plusieurs hommes avaient déjà foulé cette prairie en compagnie de mes ancêtres.  
Balou, tu es un mortel, et moi je suis presque immortelle. J’ai vécu plusieurs vie terriennes. J’ai été la Pythie à Delphes, Cassandre à Troie, Joséphine, Madame Bovary, et bien d’autres femmes, dont je ne me souviens plus. Les hommes m’ont idéalisée, certains m’ont aimée, d’autres sont morts pour moi. J’ai vu tant de souffrance en ce monde, tant de haine. Je sais que l’humain détruira un jour cette planète que vous appelez la Terre.  
Je déteste la souffrance humaine, voir souffrir des enfants me révolte. Je sais que nous, les femmes de mon espèce, sommes pourchassées par une armada de policiers. Eux savent que nous savons.  
 
Notre Mère à toutes se prénomme Margaret. Elle est notre Reine depuis plus de 10 000 ans. J’ignore où elle se trouve, mais je pense qu’elle sait ce que toi et moi faisons actuellement. Si elle n’avait pas accepté mon choix de t’emmener ici, nous aurions tous les deux été désintégrés ».  
 
Epi13docti+aufemlinin+
 
……………………………………………..
 
Balou se réveilla progressivement. Il se rappelait la folle nuit avec Céline, la prairie, son récit millénaire…
Il tâta les draps à la recherche de la jeune fille.  
 
Rien.  
 
Seul, il se retrouvait seul. Elle était partie.  
 
Il resta allongé de longues minutes, se remémorant les évènements de la nuit écoulée.  
« Je n’ai pas rêvé, ça c’est certain, mais c’est dingue, ou alors c’est moi qui perds la boule ».  
Son lit était un champ de bataille. Les draps entremêlés, la lampe de chevet renversée, les oreillers défoncés, tel était l’état de la chambre de Balou.  
Son corps le faisait souffrir. Crampes et bleus l’obligèrent à boiter jusqu’à la salle de bain. Sous la douche, il tenta de remettre de l’ordre dans son esprit. Il se savonna avec vigueur comme pour évacuer la tension qui l’habitait.  
 
Accoudé à la balustrade de sa terrasse, il buvait une tasse de café. En ce mois de mai l’air était déjà chaud.  
 
- Bonjour !
 
Balou se retourna vers la gauche, le balcon voisin.  
 
- Nous sommes vos nouvelles voisines, lança la grande femme brune.  
 
Balou hébété, constata qu’il s’agissait de Magali et de Céline. Il renversa sa tasse de café en remarquant que Céline était enceinte…
 
Toutes les deux lui souriaient.  
 
- Vous allez bien monsieur ? On dirait que vous avez vu un fantôme lança Céline.  
- Euh oui, enfin oui je vais bien merci.  
- Dites-moi, si vous avez cinq minutes, pourriez-vous m’aider à monter un petit meuble ? Magali avait prit sa plus belle pose en lui demandant cela. Les deux femmes étaient en bikinis noirs, qui contrastaient avec leur blanche peau.
Balou les fixaient ardemment, de plus, le ventre rond de Céline était si mignon, non ?  
 
Il s’avança dans le couloir sombre de l’appartement des deux femmes….
 
« Dans quelle galère vais-je encore me fourrer, elles ne m’ont pas reconnu ou quoi ? », pensa Balou en s’avançant dans la pénombre.
 
- Venez vite, nous sommes là, dit une voix rauque…..
 
 
 
FIN de la première partie


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Je préfère glisser ma peau sous des draps pour le plaisir des sens que de la risquer sous les drapeaux pour le prix de l'essence.
 
Raymond Devos
 
n°607
Profil sup​primé
Posté le 14-05-2007 à 16:26:40  answer
 

La suite, la suite, la suite... :bounce:

n°610
balounet
Profil : Légende
Posté le 15-05-2007 à 08:06:56  profilanswer
 

Seconde partie  
 
 
Magali servit une bière à Balou. Il l’avait aidé à monter un petit meuble pour la salle de bain. Céline était sagement assise sur le canapé noir. En face de Balou, elle le dévorait du regard.  
Il apprit qu’elle était enceinte de 6 mois, d’un homme qui avait servit de géniteur. Magali et Céline vivaient ensemble, elles étaient amies.
 
Le cerveau de Balou tournait à plein régime. Il ne comprenait plus rien. La réalité se mêlait à la fiction ou aux rêves.  
« La nuit dernière, je suis sûr d’avoir fait l’amour avec la fille assise en face de moi. C’est bien cette petite femme blonde qui m’a fait jouir comme un dingue, cela j’en mets ma main à couper ». Balou était pris dans ses pensées.  
 
Céline avait revêtu un léger chemisier, quant à Magali, elle semblait prête à vouloir faire exploser son étroit maillot de bain. Sa poitrine voluptueuse allait déchirer les coutures à n’en pas douter.  
 
Sous le fin tissu du maillot, Balou voyait les tétons de Magali. Tendus, dardés vers lui, ils attendaient qu’on les délivre de la toile.  
Balou but une bonne rasade de bière pour oublier ses pensées.  
 
Soudain, sa vue se brouilla. Céline rattrapa le verre avant qu’il ne le lâche. Il s’affala sur le canapé et s’endormit.  
 
Rêve ou réalité, il ne savait pas.  
 
Il flottait. Il voyait son corps allongé dans le salon. Magali et lui faisaient l’amour. Il la prenait puissamment en levrette sur la moquette douce et chaude.  
Céline les regardait aussi, elle flottait en compagnie de Balou.  
 
Balou allait flancher, il se sentait partir, il perdait la raison.  
 
- N’aie aucune crainte, tu n’es pas fou.
 
Céline lui parlait dans sa tête.
 
- Regarde-les s’aimer. Magali adore comme tu la prends, elle aussi sera bientôt maman, grâce à toi mon Chéri.  
- Co, co, comment ? Articula péniblement Balou
- Tu nous aimes, nous le savons, tu seras le père de nos enfants.  
 
Il continua de regarder le couple copuler. Une érection pointait dans son corps astral. C’était en effet agréable de jouer au voyeur et de se voir de cette manière.  
 
- Allez, viens mon chéri, suis-moi. Donne-moi ta main, ordonna Céline.  
 
Tous deux s’envolèrent dans l’espace. Loin, très loin, là où aucun humain n’a jamais été.  
Balou voyait défiler le soleil, les étoiles. La terre avait disparu depuis belle lurette. Il s’accrochait à la main de Céline.  
Brusquement, il se rendit compte qu’il était nu. Céline, elle, portait une fine nuisette, celle-ci voltigeait dans le vent.  
 
- Ce n’est pas grave que tu sois nu. D’ailleurs tu ne souffres ni du froid ni de la chaleur non ?  
- Oui, oui, mais où m’emmènes-tu ?  
- C’est une surprise, Margaret veut te rencontrer. Et si tu es nu, elle sera ravie tu verras.  
 
Magali, devait continuer à maintenir Balou en état d’excitation. De cette façon, son esprit continuerait à être avec Céline.  
Elle le sentait bien en elle. Il l’avait déjà fait jouir à plusieurs reprises.  
Soudain, elle sentit un, puis deux doigts inquisiteurs s’introduire dans son œillet. Elle frémit, elle était encore pucelle de ce côté-là.  
 
Balou se retira du ventre chaud. Son gland violet cogna contre le pertuis désiré. Instinctivement Magali se baissa davantage et à deux mains, écarta ses fesses. Balou continua de faire coulisser les doigts entre ses reins. Il l’entendait gémir, elle le réclamait.  
 
Magali se préparait à être sodomisée, elle savait qu’elle adorerait.  
 
« Qu’il est gros », fut sa première pensée. Ensuite elle se sentit remplie comme jamais, elle avait l’impression que la verge allait remonter jusqu’à sa gorge. Immédiatement son anus se dilata comme si elle était une habituée. Elle activa ses muscles internes, et emprisonna la hampe.  
 
Balou hurla de bonheur. L’anus de Magali le gobait jusqu’à la garde. Elle massait le membre grâce à des pressions internes. Balou fondit de bonheur. Il éjacula rapidement sans avoir enclenché un seul va et vient. Il cria le prénom de son amante pendant de longs instants en s’accrochant à ses hanches.  
 
Magali, consciente de la bêtise qu’elle avait commise, se retourna rapidement avant que Balou ne sombre dans l’inconscience. Elle devait maintenir son corps en état d’excitation, sous peine de renvoyer le corps astral dans le corps physique.  
 
Elle se rua sur Balou.  


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Je préfère glisser ma peau sous des draps pour le plaisir des sens que de la risquer sous les drapeaux pour le prix de l'essence.
 
Raymond Devos
 
n°612
Profil sup​primé
Posté le 16-05-2007 à 07:47:01  answer
 

bisous, je n'avais pas eut le temps de te lire, c'est fait....que te dire de plus...c'est envoutant, on est là avec toi. C'est rigolo mais j'ai vraiment l'impression de faire l'amour a ces femmes en te lisant...tu es un magicien.

n°613
jackjones_​leretour
Dyin's too good for 'em_1 Ban
Profil : Padawan
Posté le 17-05-2007 à 01:18:02  profilanswer
 

brusquement ça me donne envie d'essayer la sodomie...
 
Oh et puis merde !

n°614
Profil sup​primé
Posté le 17-05-2007 à 02:32:00  answer
 

Bon ! J'arrête de pousser des hummmmmmmmm... et demain je lis tout de même. :whistle:  :ange:  ;)

n°615
balounet
Profil : Légende
Posté le 21-05-2007 à 17:02:41  profilanswer
 

………………………………………
 
Céline le tenait fermement avec sa petite main, il ne fallait surtout pas rompre le contact durant le voyage.  
Le couple fonçait vers le bout de la galaxie.  
 
« Un trou noir. C’est un trou noir gigantesque », pensa Balou horrifié. Ils fonçaient en son centre.
 
Le noir absolu. Il ne voyait plus Céline.  
 
- je suis là, ne t’inquiète pas, le rassura-t-elle.  
 
Balou serra plus fortement la petite menotte de sa guide.  
 
Ils marchaient maintenant sur un dallage de pierre, du moins est-ce l’impression qu’avait Balou avec ses pieds nus. Au loin, ils virent une sorte de tunnel, au bout duquel une blanche lumière scintillait.  
 
- J’ai l’impression d’être dans un mauvais film de série B, avec pour héros un gars qui « vit après la mort ».  
- Pffft t’es lourd Balou, allez on y va.  
 
Balou distinguait grâce à l’intensité lumineuse, les alentours immédiats du sentier sur lequel ils marchaient.  
 
- Ne baisse pas les yeux, pour tout l’or du Monde, lui intima Céline
 
Balou avala sa salive, il regardait droit devant lui.  
 
Céline gardait son calme, mais elle s’empêcha de penser qu’il était trop dangereux de traîner sur le chemin de pierres.  
 
Tout autour d’eux, seul le néant dominait. Ils marchaient sur un étroit petit pont au-dessus des abîmes. « Si Balou baisse les yeux, on est foutu », se dit Céline.  
 
D’une voix assurée, elle l’encouragea :
 
- Continue mon chéri, continue d’avancer. Regarde la lumière, uniquement la lumière.  
 
Balou transpirait. Malgré sa nudité, il sentait des torrents de sueur couler sur son visage et dans sa nuque. Encore quelques mètres et ils seraient de l’autre côté.  
 
Huit mètres, Céline avait détecté du coin de l’œil un mouvement à sa droite. Cinq mètres, une ombre se levait pour les envahir.
 
 
………………………………………………………………………………….
 
Deux mètres, il ne leur restait plus que quelques centimètres à parcourir.  
 
L’ombre avança encore. Puis, un souffle chaud leur ébouriffa les cheveux. Une odeur de souffre emplit l’air.  
Céline poussa Balou dans un dernier effort. Tous deux arrivèrent sur la berge au moment où le pont s’écroulait. Les pierres furent englouties dans les ténèbres.  
 
- Que s’est-il passé, grogna Balou.  
- Nous avons échappé à notre fin certainement.
Balou frissonnait, Céline dans ses bras, lui embrassa la poitrine.  
Horrifiés, ils voyaient maintenant que le pont avait été pulvérisé par quelque chose. L’ombre s’était retirée…
 
Balou fut le premier à sortir de la torpeur.
 
- Il ne nous reste plus qu’à trouver une autre solution pour traverser, dit-il en lorgnant sur le ventre rond de Céline.  
- Bon l’essentiel est d’être arrivé à bon port. Tu sais que t’es marrant à poils, mais il faudrait maintenir tes bourses en sécurité, car elles doivent encore servir, renchérit-elle en rigolant.  
 
La peur et l’angoisse avaient fait place à la bonne humeur. L’air avait changé. Etait-ce dû à la proximité immédiate du tunnel ?  
Balou scruta le rocher qui leur faisait face. Une large et haute entrée faite de marbre les dominait. Des torches suspendues à la paroi rocheuse permettaient d’avancer sans crainte dans cette espèce de sanctuaire. Au loin, on distinguait la fameuse lumière blanche.  
 
Le sol était plat sans aspérité aucune. Céline et Balou avançaient sereinement vers la clarté.
Une bienfaisante chaleur commençait à les envahir au fur et à mesure de leur progression. Chose étonnante, ils n’étaient nullement éblouis par la luminosité. Balou regarda Céline. Elle souriait, elle brillait, « qu’elle est belle, elle porte la vie » songea-t-il.  
Lui était anxieux. Il savait très bien que sa compagne l’emportait dans une dimension non humaine. Le temps était devenu une notion complètement superflue, il le savait aussi.  
 
Devant eux, se trouvait un petit banc de bois. Deux amples tuniques blanches pliées les attendaient. Ils s’en revêtirent ainsi, ressemblant à deux anges. Une coupe ciselée ainsi qu’une carafe en or remplie de vin était également à leur disposition. Ils burent longuement le breuvage, en se regardant les yeux dans les yeux. Ils respiraient l’amour.
 
Balou était heureux, radieux. Un sentiment de félicité l’habitait. Cette douce euphorie lui provoquait de délicieux frissons, tels des orgasmes psychiques.  
Céline également savourait ces moments de joie et d’allégresse. Lorsqu’elle était petite fille on lui avait narré le Merveilleux, maintenant elle y était et ce, pour la seconde fois. Elle jubilait, elle portait en elle la descendance de son peuple.  
 
Dans le même temps sur terre,  
Magali avait réussi de justesse à maintenir l’enveloppe charnelle de Balou en état d’excitation. Elle était allongée à ses côtés, sa main masturbait doucement la hampe dressée. Il avait les paupières closes, mais Magali savait que son corps réagissait à ses caresses.  
 
 
………………………………………………………………………
 
 
 
Ensemble, main dans la main, vêtus de leurs nouveaux habits, ils franchirent le seuil pour entrer dans la lumière.  
 
 
.................................


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Raymond Devos
 
n°616
Profil sup​primé
Posté le 21-05-2007 à 20:14:48  answer
 

Ultimate experience...Clap clap clap :jap:

n°617
Profil sup​primé
Posté le 21-05-2007 à 21:29:50  answer
 

bisous mon gros nounours

n°618
balounet
Profil : Légende
Posté le 22-05-2007 à 07:21:24  profilanswer
 

bisous vous 2
 
……………………………………………………………………………..
 
Il tombait encore et toujours, il fusait vite, très vite. Une impression de chuter dans un puits sans fond. Bizarrement, il n’avait pas peur.  
Soudain un choc. Son corps fut secoué de rapides tremblements.  
 
Balou ouvrit les yeux. Il était complètement réveillé. Magali et Céline se tenaient devant lui. La nuit était tombée. Toutes deux portaient une longue tunique orangée à bretelles qui leur dévoilait leurs épaules nues. D’apparence on aurait dit de la soie. En tout cas c’est l’impression qu’eut Balou lorsque Céline se pencha vers lui pour déposer un chaste baiser sur ses lèvres.  
 
Céline et Magali s’allongèrent ensuite à ses côtés. Lui, restait couché, immobile, les yeux fixés au plafond. Elles savaient qu’elles ne devaient pas le brusquer.  
Céline avait raconté à sa compagne ce qu’il leur était arrivé pendant la vingtaine de minutes où Magali avait pris soin du corps terrestre de Balou. Elle-même était impatiente maintenant de voyager ainsi dans le Merveilleux.  
 
La petite main blanche de Céline caressait le front de Balou, « Tu es le père de la petite fille que je porte », lui dit-elle en pensée. « Margaret t’a dit que tu étais l’élu, celui qui nous montrerait la voie, celui qui porte le don de procréation et de sublime semence ». Elle déposa un baiser sur le front luisant de son amant, une pellicule de sueur l’enveloppait encore.  
 
- Je ne suis pas digne, annonça Balou.  
- Que dis-tu mon cœur ? Pas digne ? Après tout ce que tu as vu ? Margaret t’a dit de croire en toi, nous t’aiderons Magali et moi, tu sais que tu peux compter sur nous.  
 
Céline lui avait répondu de sa plus douce voix. Elle lui avait lancé son sourire si charmeur qui le faisait craquer à chaque fois.  
 
Balou pensait à son voyage. La déesse Margaret leur avait parlé. Il ne s’attendait pas du tout à découvrir une femme de ce genre. Elle était très typée. C’était une indienne à la peau caramel, aux yeux noirs, aux longs cheveux sombres qui pendaient jusqu’au bas du dos. Elle portait un sari. L’âge ne voulait certes rien dire, mais elle ressemblait à une femme d’une trentaine d’années.  
 
Elle les avait accueillis dans un jardin aux plantes tropicales. De multiples ruisseaux et jets d’eau agrémentaient la flore ambiante.  
 
« Nous avons toujours existé », commença-t-elle. « Le Monde perdu, comme vous l’appelez, n’est qu’une partie des Mondes féminins. Une multitude de dimensions, et d’espaces-temps fourmillent dans l’univers. Mais je dois vous avouer que dans votre galaxie, vous étiez les seuls êtres vivants à pouvoir nous accueillir. La terre a transformé mon peuple, puisque les rayons du soleil ont décimé une partie importante des amazones ».  
 
Il l’avait écouté attentivement, buvant religieusement ses paroles. Les lèvres de la déesse ne bougeaient pas, seule sa voix résonnait dans la tête de Balou.  
 
« Je suis ravie que Magali et Céline vous aient trouvé. Comme elles vous l’ont expliqué, vous avez le don, celui des temps anciens. Aucun humain ne m’a jamais rencontré, alors vous pouvez mesurer la confiance que je vous porte, jeune homme. «  
 
Margaret se leva. « Reste assise un moment ici sur le banc », dit-elle à Céline. Puis, elle prit Balou par le bras et l’entraîna au fond du jardin.  
 
Ils marchèrent côte à côte sans mot dire. La femme était presque aussi grande que Balou.  
- Un instant, dit-elle.  
 
Balou se tourna vers elle. Margaret plongea son regard sombre dans le sien. Balou sentit qu’elle pénétrait en lui. Il ne pu plus bouger. Figé, immobile, mais conscient, il vit le visage de Margaret se rapprocher du sien.
 
Elle l’embrassa doucement, sur ses joues. Puis, sa langue douce et chaude s’insinua entre les lèvres du garçon. Un parfum de gingembre et de coriandre émanait de la femme. En un tour de main Balou fut nu.
 
« Je suis nu devant une déesse », cria mentalement Balou.  
 
Il explosa de bonheur lorsque les lèvres de Margaret se posèrent sur sa hampe déjà dressée. Agenouillée devant son invité, la déesse suçait le mortel lentement. Sa langue rouge, et longue, s’enroulait autour du tronc.  
Balou dû s’adosser au palmier, sinon il allait flancher. Ses cuisses tremblaient. Il voyait son sexe dans la bouche de la femme. Mais son sexe grossissait aussi à vue d’œil, il atteignait une taille inouïe. Margaret prit entre ses mains les bourses elles aussi devenues grosses comme des tomates.  
 
Elle but longuement à la verge longue et grosse. De belles veines bleues courraient sous la fine peau tendue à l’extrême. La bouche parfaitement ajustée à l’énorme gland violet, suçait Balou avec une grande tendresse. Margaret jetait souvent un regard amusé à l’homme debout au-dessus d’elle, elle l’écoutait hurler sa joie, crier sa jouissance intensément.  
 
Céline, assise sagement sur le petit banc, entendit les hurlements de Balou. Elle savait ce qui se passait, elle souriait. « Il aurait dû s’y attendre, il est encore bien naïf ce petit homme », pensa-t-elle en caressant son ventre de femme enceinte.  
 
………………………………………………………………………….
 
- Merci Balou, ça faisait si longtemps, j’en avais follement envie, merci encore mille fois.  
 
Margaret lui déposa une douce bise sur ses lèvres.  
 
- Je vous avais injecté un sérum dans votre verge, ce qui a permit d’augmenter sa taille et aussi celle des bourses. Ainsi la semence n’en a été que plus importante.  
 
Balou ne dit rien, il était vanné. Il avait par contre terriblement soif. Enfin il lâcha :  
 
- Comment allons-nous retourner sur terre ? Il nous a semblé qu’une force prodigieuse a fait exploser le pont en pierres.  
- N’ayez crainte, ce sont les mauvais esprits qui hantent les faubourgs de mon royaume. Dans votre religion le christianisme, on appelle cela les démons ou les anges déchus, il me semble, non ?  
 
Balou jeta un regard horrifié à la déesse.  
 
- Que voulez-vous mon cher, le bien et le mal ne sont pas que des notions terrestres. Allez courage, vous voyagerez sur la felouque royale.  
Il se rappelait avoir embarqué avec Céline sur un antique rafiot égyptien, puis plus rien, le trou noir, et la folle chute vers son enveloppe charnelle.  
………………………………………………………………………..
 
Les mois avaient passé. Céline, Magali, et Balou représentaient ce qu’on a coutume d’appeler un ménage à trois. La petite Charlotte était née. Magali avait pris les choses en main pendant la grossesse de son amie. Balou avait déménagé et rejoint les deux femmes dans le manoir où déjà elles habitaient. Les trois employés qui géraient la propriété l’avaient accueilli chaleureusement. Enfin ravi de constater et de savoir un homme en compagnie des deux femmes. Le climat était d’autant plus sympathique puisque le bébé rajeunissait et égayait également la vieille demeure.  
 
Charlotte était née au manoir. Magali fut une sage-femme remarquable. La maman allaitait la petite, pour lui transmettre force et savoir.  
 
Chaque nuit, Balou faisait l’amour avec Céline et Magali. Il produisait pour elle la semence nourricière avec amour. Il les aimait toutes les deux, et de surcroît il était père d’une adorable petite fille blonde.  
 
La petite famille vivait bien, les fonds accumulés au fil des siècles permettaient un train de vie confortable, ils provenaient d’une origine très ancienne. Balou ne posait pas de question, car il savait qu’il n’était que de passage sur terre, contrairement à ses femmes.  
Il continuait de travailler, pour donner le change, mais il avait perdu tout intérêt pour la Firme. Il était heureux certes, mais bien souvent Annie son assistante, le retrouvait assis devant son écran en train de pleurer. Elle se faisait un sang d’encre, Balou ne lui disait rien, le mutisme complet.  
 
Personne ne savait qu’il était papa, et qu’il vivait avec deux superbes créatures, dans un manoir somptueux, à l’écart de Beaune.  
 
« Est-ce le prix à payer ? « Souvent cette question lui torturait l’esprit.  
Il avait coupé les ponts avec ses amis et sa famille, il vivait presque en ermite. Le soir venu, des cascades d’orgasmes le submergeaient, il hurlait de joie avec ses compagnes.  
 
« Est-ce, le Merveilleux ? «, il ne savait plus.  
 
Balou avait vécu tant d’évènements en l’espace d’une année. Il avait vu, vécu, des choses que nul humain ne verrait jamais. « Le jour où je ne serai plus aussi vigoureux et fertile, elles me remplaceront, ça c’est évident. Elles me plongeront alors dans un bocal de formol en souvenir. Je me retrouverai ainsi au fond d’une cave comme tous les autres ».  
 
Telles étaient ses sombres pensées à l’instant où Annie fit une entrée fracassante dans son bureau.  
 
- Bon maintenant ça suffit ! Tu as une mine de croque-mort ! Sacrebleu faut te bouger !
 
Annie gesticulait, elle sautillait, et trépignait autour de Balou. Lui, restait stoïquement assis dans son fauteuil, l’œil éteint.  
Elle le secoua par les épaules. On aurait dit qu’il était shooté. Il s’écroula.  
 
…………………………………………………………………….
 
Un mal au crâne terrible, une envie de vomir. « Putain je vais gerber » se dit Balou. Il était secoué, ses joues le brûlaient, « Merde, on me gifle », mais c’était si bon de rester dans le noir, de fuir la réalité, dormir, encore et toujours. Il sombra à nouveau dans l’inconscience.  
 
Balou flottait dans un état conscient et inconscient à la fois, l’obscurité était devenue son refuge. Il tentait de se reconstruire mentalement, mais il ne voulait pas encore se réveiller. Il savait qu’il était en sécurité, certainement dans un hôpital ou en clinique. Il entendait des brouhahas, des bribes de conversation de ci delà.  
 
……………………………………………….
 
Le soleil brillait de mille feux. Il étincelait la chambre. Un rayon téméraire se glissa sur le visage du patient endormi. La poitrine de l’homme se soulevait à un rythme régulier. Un drap blanc recouvrait son corps.  
 
Vanessa monta l’escalier menant à la chambre à coucher. Dix heures du matin avaient sonné à la grande horloge comtoise du salon. Zoé le chat gambadait dans le jardin, l’hiver s’était enfin envolé. « Heureusement, qu’elles sont parties aussi », pensa la grande et brune jeune femme. Elle portait un jeans, ainsi qu’une chemise à carreaux de Balou, son mari. Elle marchait pieds nus, la chaleur du parquet lui faisait du bien.  
 
La porte grinça dans ses gonds, « Zut je vais le réveiller », se dit Vanessa.  
Elle entra.
 
Son mari allongé, la regardait de ses brunes prunelles. Une larme coulait sur chaque joue.
 
« Je t’aime », murmura-t-il.  
 
FIN  
 
Epilogue :  
 
Dans sa folie Balou avait complètement occulté Vanessa. Il s’était inventé une vie parallèle pour assouvir ses fantasmes. Son entourage professionnel n’avait rien détecté immédiatement, seule Annie avait continué ses investigations.  
 
Annie avait mené son enquête, elle savait que Balou plongeait dans un abîme sans fond. Sa mission consistait à éradiquer la horde des suceuses, puisqu’elle appartenait aux services secrets…
 
………………………………………………………..
 
Plusieurs mois avaient passé. Un dimanche matin dans la campagne bourguignonne, un lézard se légumait au soleil. Le disque solaire chauffait déjà les pierres pour la journée.
Au-dessus du lézard, une fenêtre ouverte laissa échapper des hurlements. Le lézard effrayé déguerpit.  
 
La femme jouissait sous la bouche de l’homme. Il la buvait, allongé entre ses cuisses.
 
Vanessa adorait lorsque son mari agissait ainsi en improvisant une séance de câlins matinaux…Elle savait qu’ensuite il aimerait la sodomiser, puis, ils dégusteraient des sushis et sashimis, en savourant un petit verre de vin blanc.  
 
Ils s’aimaient, et cela était l’essentiel.  
 
Balou, printemps 2006


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Raymond Devos
 
n°619
Profil sup​primé
Posté le 22-05-2007 à 07:47:50  answer
 

c'est rassurant de savoir, que nous pauvres mortelles, avons encore un peu de place dans vos vies...

n°620
balounet
Profil : Légende
Posté le 22-05-2007 à 12:58:10  profilanswer
 

ohh tu sais ma Chère, ce texte m'a aidé à me reconstruire....mentalement surtout...ainsi que celui de "la porte verte"
 
bises tite Fleur !


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Je préfère glisser ma peau sous des draps pour le plaisir des sens que de la risquer sous les drapeaux pour le prix de l'essence.
 
Raymond Devos
 
n°621
Profil sup​primé
Posté le 22-05-2007 à 13:05:02  answer
 

si toute les therapies pouvaient etre aussi délicieuse... ecrire n'est jamais anodin, c'est souvent une délivrance ... si tu as trouvé ton équilibre alors tant mieux. Soit heureux.

n°622
Profil sup​primé
Posté le 22-05-2007 à 19:46:22  answer
 

Balounet tu es un véritable artiste... Tu devrais sincèrement te faire éditer !!! ;)

n°623
balounet
Profil : Légende
Posté le 23-05-2007 à 15:42:56  profilanswer
 

ohh merci les zamours !!
 
me faire éditer ? un jour peut être, mais on verra le moment venu
 
voulez vous une autre histoire ?


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Je préfère glisser ma peau sous des draps pour le plaisir des sens que de la risquer sous les drapeaux pour le prix de l'essence.
 
Raymond Devos
 
n°624
ly-ly
Profil : Habitué(e)
Posté le 23-05-2007 à 16:53:25  profilanswer
 

Perso j'attends que ça....

n°625
Profil sup​primé
Posté le 23-05-2007 à 21:58:20  answer
 

nous n'attendons que ça ...

n°626
ambiance
prenez du recul !!
Profil : Légende
Posté le 23-05-2007 à 23:47:02  profilanswer
 

s'il te plait Balounet ...!!     [:amdeus69:1]  


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"Patience et longueur de temps font plus que force et plus que rage ..."
 
Les rêves sont faits pour rêver ... et non pour être réalisés !
 
n°630
balounet
Profil : Légende
Posté le 24-05-2007 à 07:50:50  profilanswer
 

oh merci à vous !!
 
 
la suite des vendanges est postée
pardonnez moi l'erreur car en partie 1 il y a eu un cafouillage de copié collé
 
 
 


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Je préfère glisser ma peau sous des draps pour le plaisir des sens que de la risquer sous les drapeaux pour le prix de l'essence.
 
Raymond Devos
 
n°631
Profil sup​primé
Posté le 24-05-2007 à 07:54:38  answer
 

on te pardonne tout ce que tu veux

n°632
balounet
Profil : Légende
Posté le 24-05-2007 à 12:21:53  profilanswer
 

ohh merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii fillette !!!!!


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Je préfère glisser ma peau sous des draps pour le plaisir des sens que de la risquer sous les drapeaux pour le prix de l'essence.
 
Raymond Devos
 
n°633
Profil sup​primé
Posté le 24-05-2007 à 20:18:29  answer
 

balounet a écrit :

ohh merci les zamours !!
 
me faire éditer ? un jour peut être, mais on verra le moment venu
 
voulez vous une autre histoire ?


 

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