J'entrai dans cette salle de boite de nuit, seul, tout en me souvenant ce que ma collègue de bureau m'avait dit concernant cet établissement. "Spécial" était le qualificatif employé. La techno faisait vrombir ses oreilles, les bass et les bits se relayaient, ou une meute d'individus dansaient au milieu. Si ce n'était que danser...
Effectivement, spécial était le nom...une boite de nuit sado-masochiste en fait. Bien que cela m'ait fait un peu peur, voici 10 minutes que je commençais à m'affranchir un peu, à regarder non pas avec délectation, mais peut être avec attention, ces couples qui de-ci de-là se fouettaient, arboraient des tenus en latex, ou étaient enchainée, une pomme dans la bouche pendant 3 individus s'affaisaient sur elle.
Une main sur mon épaule, je me retournai. Véronique était là, arborant elle aussi un habit de latex rouge vif. La honte de ma vie m'avait pris le jour ou elle avait aperçu un courriel échangé avec un ami ou je lui disais que j'étais particulièrement excité par ma collègue de bureau. Sa voix virile, ses cheveux très frisés, sa poitrine importante...quand je la voyais, j'en oubliais que j'avais une femme et des gosses. Je n'oublierai jamais son petit "tu travailles dur dis donc...pas mal tes e-mail professionnels"...Merde, j'avais oublié de vider ma boite mail.
La voici donc devant moi, magnifique. Du maquillage à outrance, une ceinture noire surplombant son ensemble particulièrement attrayant. Elle me fait signe de la suivre dans une petite salle réservée spécialement pour certaines "activités". Surprenant, à quoi sert cette salle en fait? La moitié se fait plaisir sur la piste de danse déjà. Bref, le son se fait un peu amoindrie, et on s'entend parler.
-Pourquoi tu m'as amené ici?
-Tu te souviens il y a 1 mois et demi, quand j'ai vu cet e-mail
-euh...ouais (je deviens aussi rouge que son ensemble)
-J'avais également envie qu'on baise ensemble, mais j'avais peur que tu ne veuilles pas.
-Parce que je suis marié?
-Non...ça je sais que t'aimes plus ta femme. Non pour autre chose.
-Quoi?
Elle me prit ma main et la posa sur son entrejambe. Son sexe...était dur. Véronique était en fait un mec, un membré. Quelle n'était pas ma surprise. Mais bon sang oui! Comment n'avais-je pu le remarquer?
Réfléchissant néanmoins très peu de temps, je m'avance simplement vers lui/elle (je suis tant perturbé que je ne sais comment le/la considérer) en lui disant un simple:
-Pas ici
-Chez moi?
...ouais, chez toi.
30 minutes plus tard, installé dans son canapé, Véronique me fait signe qu'elle revient. Elle va simplement se changer. Dieu que mon costume et mon côté BCBG faisait tache dans une boite SM. A se demander ce que je foutais là-bas. Allongé sur le lit, j'attends, avant de voir apparaitre Véronique de manière simple. Fini les tenues extravagantes moulantes en latex tout ça. Une simple robe noire, un maquillage plus discret. Elle me tend le bras, me levant je le lui prends:
-Je ne savais pas comment te le dire.
-...
Aucune réponse, aucun son voulant sortir de ma voix, je pris sa bouche en l'embrassant langoureusement. Pourquoi pas? Ce serait une expérience tellement spéciale, tellement nouvelle, et surement tellement étrange. Véronique s'assit sur moi, son sexe dur contre le mien. Mon érection répondait à la sienne, nos deux langues tournoyant ensemble, se battant en duel. Elle s'allongea sur moi, ses seins contre mon torse. Depuis combien de temps n'avais-je pas embrassé ma femme de cette manière là. Jamais je ne l'avais trompé, malgré ma lassitude, malgré mon ennui et la routine. Mais ce soir, c'était spécial, c'était Véronique. Et ce soir, c'était pas une femme comme les autres. C'était...une transexuelle.
Sa main commença à prendre à travers mon pantalon mon entrejambe tout en le caressant. De longues caresses, tendres et douces. Véronique se leva pour me déshabiller. D'abord la chemise, puis le pantalon, le boxer et les chaussettes (ce dernier évènement me fit pouffer dû à l'absence totale de romantisme dont nous avions fait preuve jusqu'ici). J'étais nu, devant son corps.
Puis durant 30 secondes, elle se bloqua, me regarda, droit dans les yeux, la crainte de mon jugement. Je savait ce qu'elle pensait, je savait ce qu'elle avait en tête. Je lui souriai, lui caressant doucement la joue:
"déshabille-toi, je veux voir ça".
Pas rassurée, elle s'exécuta malgré tout, enlevant la robe par le haut, déboutonnant son soutien-gorge, et donc enfin, sa culotte. Son chibre était droit comme la justice. Mais son sourire était revenu, sa peur s'était estompé...car je me jetai sur lui pour le sucer goulument. A t-on réellement cette chance inouie de sucer la bite d'une femme beaucoup de fois? Je ne pouvais pas la laisser passer. Elle était désormais assise, moi allongé sur le ventre, et lui offrant une fellation majestueuse. Je sentais les légères goutelettes de plaisir qu'on homme lache parfois. Moi je suçais sans relâche, je mordillais, je lèchais, son sexe était mien. Je la masturbais en même temps. Ces va-et-viens durèrent une bonne dizaine de minutes, avant de s'interrompre. Elle me regarda
"A ton tour mon salaud!"
Un léger sourire
"Non, en même temps".
Un 69. Une de mes positions préférées...à la différence que je lèchait un minou, alors qu'aujourd'hui, je suçait un pénis. Le plaisir montait, montait, je me sentais vraiment dans un autre monde.
C'est alors que sans que je comprenne, elle se retira, et sans prévenir, se mit derrière moi pour me pénétrer. A peine un peu de salive pour lubrifier son sexe, et voici qu'elle me sodomisait. C'était ma première fois. C'était incroyable. Si au débuit, un peu de douleur dû à l'appréhension se faisait ressentir, elle se propagea rapidement pour ne laisser place qu'à un plaisir intense. Ne dit-on pas que l'anus est le point G de l'homme? Et bien c'est vrai, c'est clairement vrai. Mes gémissements de plaisir, mon souffle court ne lui donnait qu'envie d'accélérer. Jusqu'au dernier coup de rein fatidique, ou ma jouissance fut si grande que je ne pu m'empêche de hurler.
"Oh ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii"
Une délivrance telle que j'étais délivré de tout. En me retirant, je me jetai sur son sexe, le suçant avec avidité et frénésie. Et sa lave sortit enfin. J'avalai tout, sans en perdre une goutte. Je voulais la remercier comme il se devait.
Nous nous échangèrent ensuite les rôles, je la sodomisai durant plusieurs minutes, avant qu'elle n'avale tout à son tour. Lorsque je regardai le réveil, je sautai de surprise. Plus de 2 heures à baiser ensemble. Il était maintenant 5h du matin. Heureusement j'avais prétexter une soirée entre collègues, je n'aurai qu'à dire quon a finit en boite de nuit.
Avant de partir, Véronique pleura dans mes bras, je ne sais pour quelle raison. Je l'enlaçai et lui offrit un dernier french kiss. La seule chose qu'elle su me dire, c'était
"Malgré ma différence, je t'ai toujours aimé. Je viens de passer la soirée la plus belle de toute ma vie". La porte claqua sur le noir du couloir.
Lundi matin, en arrivant au travail, je trouvai le siège de Véronique vide. Lorsque mon chef arriva, il me répondit que Véronique était muté aux Etats-Unis et qu'elle partait pour toujours. Je compris que cette soirée était en fait une offrande...un cadeau d'adieu.
Message édité par Profil supprimé le 04-03-2010 à 17:31:18