A bruno
Après des mois de mots doux, de tendres correspondances enfin l’occasion de se rencontrer se présente à nous ! Pour une fois que le fait d’habiter dans une région sauvage soit un avantage ! Rien d’extraordinaire, juste une halte dans ton trajet. Un train à prendre à 18h et un car qui passe près de chez moi. Banal en quelque sorte sauf que…le matin même nous réalisons que ton trajet se confond avec l’étape du tour de France du jour !
Renseignement pris : pas de car et une gare inaccessible ! Providence…Tu montes dans le précédent et je t’amène en voiture à la gare suivante… 5 heures ensemble…5 heures pour faire connaissance, 5 heures pour se découvrir, 5 heures pour profiter l’un de l’autre ! J’arrive en avance à l’arrêt, me pose à l’ombre et j’attends. Tant de choses me reviennent en mémoire, tes phrases féeriques, la couleur de ta peinture, ton sens du mouvement… je t’ai vu maintes fois a la Cam, je connais ton sourire franc et communicatif, tes yeux pétillants de désir, ta capacité à t’extasier, la joie de vivre qui émane de ton corps. Pourtant ais-je le droit de dire que je te connais ?
Le car arrive, tu bondis vers moi tout sourire conforme à l’image que j’avais de toi. Nous partons par la montagne afin d’éviter la caravane du tour, tu en profites pour m’effleurer, me caresser, tu me dévores des yeux tel un gamin qui vient de découvrir un cadeau de Noël…Je me concentre sur la route, j’essaie de ne pas me laisser aller à ce plaisir qui m’envahis, rire quelle torture ! Quel bonheur ! Certain pourrait prendre ta prose et ta dialectique pour de la mièvrerie alors que ce n’est que poésie, tendresse et délicatesse. Le reflet conforme de ce que tu es : un ange de douceur, un joyeux petit diablotin, la force tranquille.
Sous le poids de la chaleur saisonnière nous nous faisons une halte au bord de l’eau. Un demi-tour, un petit chemin qui descend sous la route, quelques arbres pour nous garer. Quel bain ! Fraîcheur, douceur de nos corps qui se meuvent l’un contre l’autre en apesanteur. Ballet tendre et délicieux du courant de l’eau et de tes caresses. Chaleur des rayons du soleil et de ton regard. Le site était magnifique, falaises, galets et... un pêcheur!
Nous décidons de retrouver la voiture et de se réfugier dans un lit douillet…Petites haltes à la recherche de préservatifs !!! Et nous trouvons une chambre dans un hôtel envahi par la garde nationale motorisée. Je revois le jeune réceptionniste t’expliquer comment faire pour avoir le repas du soir et le petit déjeuné…sourire. Une chambre climatisée, deux grands lits pour nous, une grande table…Plaisirs des sens, douceurs des émois, tendresses de nos ébats, moments magiques au parfum du bonheur. Ce ne fut qu’effleurement, sensualité, volupté, légèreté. Langoureuse étreinte et plaisir au combien partagée. Souffle de douceur, brise d’harmonie… Le temps nous a manqué mais aurons-nous un jour suffisamment de temps pour rassasier nos corps de celui de l’autre ? Nous aimons tout autant l’un que l’autre caresser et être caresser, prendre et donner du plaisir, spirale éternelle des amants romantiques.
L’heure du départ, une douche, un petit encas au chocolat, l’attente du train au milieu de la foule. Nous avons une pensée tendre pour les coureurs de ce tour de France qui nous on réunit !Un dernier baiser et nous nous faisons la promesse de nous retrouver au plus tôt. Dorénavant je sais, je peux dire que je connais le magicien des mots, le magicien des délices…