Bonjour à tous,
Je ne suis pas coutumier de ce forum mais me retrouve ici poussé par un besoin urgent de parler. D’amour bien sur.
Je me suis entiché, il y a peu, d’une fille qui m’était relativement proche mais que je n’avais jamais particulièrement aimé jusqu’ici. Fille sérieuse, bosseuse, étudiante en somme, elle ne me semblait pas, eu égard à ce que j’avais pu observer, très encline aux relations sentimentales et sexuelles. La perspective de me rapprocher d’elle m’avais certes plusieurs fois traversé l’esprit, mais de manière diffuse, sans que je puisse me fixer de détermination définitive ; j’étais quelque peu inhibé par l’image que je m’étais faite d’elle et aussi, il est vrai, par l’absence de liens amicaux propices aux développement d’une complicité/intimité plus franche.
En bref, je ne pensais qu’assez peu à elle, ou du moins une relation amoureuse ne m’apparaissait que comme un horizon vague et lointain.
Il y a quelques jours, cependant, elle s’est dévoilée à moi sous un jour que je n’aurais pas soupçonné, à mon grand ébahissement. Lors d’une soirée entre amis, cette fille si timide s’est en effet répandue en pleurs, au motif qu’elle n’avait pas de nouvelles d’un type avec qui elle avait rendez-vous. La façon soudaine, presque brutale, dont elle a montré ses sentiments m’a littéralement stupéfait, et profondément affecté. J’ai découvert qu’elle désirait.
Son affaire avec le type en question étant en passe de se finaliser, me voici maintenant dans une situation un peu délicate. Je suis amoureux, et l’ayant déjà été par le passé je crois ne pas me tromper en l’affirmant. Un sentiment que je n’apprécie pas, puisqu’il porte infailliblement, en ce qui me concerne, à l’excès et au ridicule. Mais enfin il est là : son évidence est difficile à nier autant qu’à combattre.
Je dois avouer qu’à l’heure qu’il est il me serait impossible de soutenir pareil sentiment indéfiniment. J’écris en ce moment à la limite de l’hébétude, ne sachant quoi faire, incapable que je me croyais de retomber dans le filets d’un sentiment si naïf.
Aussi démuni de réponses que n’importe quel gamin face à ses premiers émois, je me tourne donc vers les membres de ce forum. Est-il possible de renoncer ? Quels remèdes, s’il en existe, à un amour promis à la frustration et au néant ? L’objet de ce message est effroyablement banal, je m’en repens déjà, tout en espérant n’avoir pas suscité que de l’ennui et de l’indifférence chez vous, chers lecteurs. N'en modérez pas moins vos avis.