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Voici l'expérience que j'ai vécu samedi soir, en sautant enfin le pas. Je remercie en tout cas celui qui m'a aidé à trouver des réponses à mes questions. Ce n'est pas romancé et tous les moindres détails sont réels.
« Nous nous sommes retrouvé comme prévu devant ce restaurant, au centre ville. Je regarde ma montre, dix minutes de retard, mais que fait t'il? Je sens mes pulsations cardiaques, elles sont élevées, je stresse, il n'est pas encore là, je peux avoir le temps encore de partir...
-salut, c'est David?
-euh...oui, oui, c'est moi
-enchanté.
Il était à côté de sa voiture, une 206 grise. Son physique ressemblait clairement à celui de la photo qu'il m'avait envoyé. Nous nous mimes d'accord d'aller boire un verre au bistrot d'à côté.
Nous parlions de tout et de rien, de la pluie et du beau temps, et sa voix était douce, m'apaisait, je me sentais bien, mon rythme cardiaque redevenait normal. Une fois le verre fini, nous avons enfin décidé d'y aller. Il me regarde du coin de l'oeil, je sens qu'il va me le demander. Osera t'il? A t'il peur que je refuse? Est ce que je le veux vraiment?
-Tu es partant alors?
-Oui
Ma réponse, aussi brêve qu'inattendue, avait tranché. J'avais répondu sans réfléchir, comme une sorte de...pulsion. Je l'ai regardé, et j'ai deviné une sorte de sourire coquin. Arrivé chez lui, je m'installé sur le canapé, il me servit un verre d'orangina avec un glaçon, quelque chose de frais comme je lui avais demandé. J'ai vu qu'il avait tout prévu, il avait aménagé une petite table avec des préservatifs et du lubrifiant. La vue de ces objets fit instinctivement augmenté mes pulsations cardiaques, je me rappelai alors la raison de ma venue. Je ne me sentais pas bien, étais-je prêt?
Il le sentit, il me demanda si ça allait, je lui répondis que oui, mais il savait que je mentais. Il décida d'allumer la télé, son attention me touchait. Il ne voulait pas me brusquer, si je voulais rien faire du tout, je savais qu'il me comprendrait, et qu'il m dirait qu'il n'y avait pas de soucis.
Il mit un DVD avec un porno gay. L'intention surement de me détendre, il me regarda en me disant "prends ton temps". Je regardai le film, mais aucune réaction, mon sexe restait mou, je transpirais, alors que je n'avais jamais eu cet effet là en regardant un porno autrefois. Comme un état de panique, j'appelais au secours. En fait je ne le regardais même pas. Je le regardais sans le regarder, j'étais aux abois, je savais qu'il fallait qu'il vienne à moi et qu'il me fasse franchir ce premier cap pour pouvoir enfin vivre ce moment là.
J'osai enfin parler:
-Ca va pas
-Tu vas pas bien?
-Je...bloque, rien ne se passe
-Tu veux t'en aller?
-Non, je...je suis pas bien parce que...
-Tu veux que je t'aide à te détendre?
-Oui
Je me levai, avec lui, et enfin le moment était venu. Je fermai les yeux, et je me laissai aller. Ses lèvres vinrent aux miennes, et nous commençâmes nos longues séries de baisers.
C'était donc ce premier pas que je craignais tant, franchir ce fameux cap. J'ouvrai ma bouche pour laisser sa langue entrer, nos deux langues s'affrontaient, et je me détendais enfin...et par la même occasion, mon sexe se réveillait, se braquant enfin.
Ses mains parcourraient progressivement mon corps, mon dos, mes fesses, le bas de mon dos. Nos deux langues tournoyaient toujours, e cette fois-ci, mon excitation était au zénith. Mes mains s’emparaient de ses fesses, voulaient plus, cherchaient plus…
Je retirai ma langue de sa bouche, et nous commencèrent à avoir des caresses de plus en plus poussées. Je le voulais maintenant nu, les habits devenaient de trop. Nous nous déshabillâmes, tout en reprenant nos longs baisers. Et je tenais désormais son sexe dans ma main.
De lents et progressifs va-et-viens, alors que je remarquai un détail : la télé et le porno gay était toujours allumé. Je sentis ses mains me prendre par les fesses et me soulever. Je lui sautai dessus, enroulant mes jambes autour de sa taille. Il me tenait à bout de bras, mon excitation ne cessait de croître. Je sentais ses mains se saisir de mes fesses, et il me coucha sur ce lit. Je réalisai alors qu’il m’avait transporté jusqu’à la chambre, mais je ne l’avais même pas calculé. Je profitais juste de ses baisers.
C’est alors que je posai mes mains sur son torse, l’obligeant à se pousser. Si sur le coup il ne comprit pas pourquoi je le repoussais, il prit vite conscience de ma démarche. Debout devant moi, son chibre se dressait tel un i. Quelques gestes de masturbations, suivis de quelques baisers sur son ventre et son bas-ventre, et j’osai enfin franchir ce pas qui me faisait si peur.
Son gland, son pénis étaient enfin dans me bouche. Je le suçais, je l’aspirais, je jouais avec ma langue. Mais si ce fantasme que j’avais depuis tant d’années se réalisait enfin, une impression curieuse en ressortait. Ayant vécu pendant trois ans une histoire d’amour avec une fille, je connaissais bien sûr l’impression d’un cunnilingus. Pratique que j’adorais et que je reproduisais pendant des heures pour quasiment jouir à chaque fois avec ma partenaire. Si le cunni m’excitait, force a été de constater que la fellation…m’écoeurait. L’aspect de ce chibre dans ma bouche, l’odeur, le gout, cet énorme « machin » dans ma bouche, je trouvais ça vulgaire, rien à voir avec la telle délicatesse des lèvres vaginales.
A rajouter que j’ai plus que mal pris son geste qui a été de poser sa main derrière ma nuque pour m’imposer un rythme que lui avait décider me donnait cette sale impression de le sucer sous la contrainte et non parce que moi je l’avais décidé.
Vivant ma première expérience homosexuelle, je me suis dit « essaies quand même de la vivre jusqu’au bout », mais rien n’a faire, tout ce que j’avais fantasmé, tous ces jeux de langues que je m’étais répété ou imaginé faire étaient partis, je n’y pensais même plus, je n’avais pas envie de « jouer », juste que ça s’arrête.
Cette fellation n’avait duré que cinq minutes, pourtant elles me parurent si longues. En stoppant, je réalisai que j’étais dégouté et écoeuré, et que mon pénis avait suivi cette impression, étant totalement mou, l’excitation étant redescendu. Il comprit que je ne voulais plus le faire, et se remit à cette folle série de baisers, celle que je désirais. Mon chibre apprécia cette touche, et se remit de nouveau en marche. Une longue série qui dura jusqu’au moment ou il était couché sur moi, et qu’il décida de se baisser peu à peu. Je compris alors ce qu’il avait en tête, ses lèvres s’approchant dangereusement de mon sexe.
Plusieurs baisers sur mon gland, et il le goba, pour me faire à son tour une fellation. Il me suçait se délectait de mon liquide du désir, il caressait mes testicules…mais l’impression laissée était de nouveau assez mitigée. Comment expliquer ce qui était en train de se passer ? C’était bien…et en même temps, il y avait comme une impression de…ça pourrait être mieux. C’est lors que je fermai les yeux et imaginai que c’était une femme qui me suçait. Chaque coup de langue, chaque sucette de plus, tout dans mon esprit était orchestrée par une femme…et c’est comme par enchantement que je jouis.
J’eus honte de moi suite à ce moment. Je n’étais pas honnête avec lui, il avait été si gentil, je devais arrêter cela, car j’étais bien que lorsqu’il m’embrassait, mais pour rien d’autre.
Il m’embrassa de nouveau, mais je me sentais gêné, je n’étais pas à l’aise. Il réalisa d’ailleurs un deuxième geste après la main derrière la nuque qui me dérangea, lorsqu’il me pinça un téton. Je trouvais ce geste de très mauvais gout, et me dérangea particulièrement. Il releva la tête, et me regarda, l’air coquin et le sourire en coin : « -tu veux aller plus loin ? »
Depuis une à deux minutes, je craignais cette phrase, parce que…je n’en avais pas envie. Devais-je me forcer ? Devais-je une nouvelle fois lui mentir ? Pour vivre cette expérience à fonds. J’étais déjà malhonnête en fantasmant sur une femme pendant qu’il me suçait. Et avant même la venue d’un coït, je savais avant même de commencer que je voulais faire l’amour à une femme.
« -je sui désolé, mais non, je ne préfère pas
-ah bon ? T’as pas envie de connaître ?
-Pour être franc…non. Tu m’as demandé de la franchise, et je te la dois, je suis mal à l’aise depuis bientôt dix minutes, et je n’ai pas envie d’aller plus loin ».
Visiblement déçu mais extrêmement compréhensif, il approuva d’un geste de la tête, et se levai pour se rhabiller.
Si j’étais gêné, il me rassura, acceptant d’en discuter. Je lui ai avoué que je n’ai pas toujours été honnête, et que je préfèrais tout stopper là. Il en ressortit que j’étais bissexuel, mais un bisexuel léger. J’éprouvais juste du plaisir juste par les baisers et sa tendresse, rien de plus. »
Voilà, ma première, et surement seule expérience homo. Je ne regrette pas de l’avoir vécu, je me suis dmandé depuis des années ce que j’étais. Cet homme embrassait extrêmement bien, et il m’a procuré du plaisir uniquement à ce niveau là. Le reste du temps, je n’étais pas en phase avec lui. J’ai en tout cas mes réponses. Je désire une femme, car il y a peut être mon émotivité qui a joué. Etant un grand romantique, avoir de l’importance dans les bras de quelqu’un est peut être aussi quelque chose qui a beaucoup fait dans le fait d’être bien pendant la série de baisers. Je pense être bi, mais à 90% pour les femmes. Je tenais à vous faire ce témoignage. Je sais désormais que c’est les femmes que j’aborderai à partir de maintenant. Je ne dis pas que je ne vivrai pas une deuxième expérience un jour, ne jamais dire jamais, mais disons que j’ai compris beaucoup de choses sur moi-même ce fameux soir. Merci encore à lui de m’avoir permis de me connaître, tout en ayant un grand respect. |