le-temoin a écrit :
Dans les années 60, " Lui " et " Union ", ont été parmi les premiers magazines les plus osés à paraître régulièrement vers 1964-66. Sans jamais être interdits. Ce qui était un tour de force, en raison des lois et de la mentalité officielle de l'époque.
Mais il y avait beaucoup mieux. Comme absolument tout était interdit en France, même aux plus de 21 ans, la population s'organisait clandestinement, sous le manteau. Face à une répression épouvantable que 60% des gens trouvait abusive, et qui semblait ne jamais devoir se terminer un jour. Il y avait entre autres et surtout, des journaux et magazines, certains rédigés en français, à l'intention de la France, imprimés dans d'autres pays européens, et introduits clandestinement par les routiers. Beaucoup d'autres pays européens étaient complètement à l'opposé de la France, avec même une majorité sexuelle très différente.
Les routiers qui rentraient en France, n'étaient presque jamais contrôlés aux frontières. La contrefaçon et la drogue, n'existaient pas, et étaient totalement inconnus en France. L'immigration clandestine, on ne savait pas ce que c'était. Il n'y avait pratiquement aucun étrangers en France. Quand par hasard il y en avait un, on le remarquait. Des réseaux clandestins de sexe libre et libertins, non seulement organisaient sous le manteau, une libération sexuelle débridée, y compris les masturbations des ados, pour être sûrs qu'ils restent normaux, mais aussi la distribution des lectures. Grace à la vie très privée des familles. Toute cette organisation clandestine - équivallent à un réseau de " résistance " comme en temps de guerre - était possible grace aux femmes et mères de famille, qui organisaient tout. Beaucoup étaient encore femmes au foyer, et c'était certaines commerçantes qui servaient de dépositaires clandestins. Dans les campagnes, c'était certains commerçants itinérants qui assuraient la distributions dans les villages, hameaux et fermes isolées. Très régulièrement, toutes les semaines, toute l'année, de nouvelles publications arrivaient secrètement partout. Les points de vente, tenus secrets et le plus loin possible de la police, étaient connus de ces dames par le bouche à oreille. Car c'était elles qui assuraient la distribution. 50% de la population, à tous les niveaux, de l'ouvrier au cadre supérieurs, fréquentaient secrètement ce monde de liberté clandestine, et 25% de la population fermait les yeux, reconnaissant que face à la répression trop abusive, une soupape était indispensable. Et quantité de professionnels partout profitaient de leur emploi pour favoriser cette double vie de la société. La plupart du temps ils leur suffisait de laisser faire sans rien dire. L'hypocrisie était générale, l'important pour tout le monde c'était de sauver les apparences et la façade. Et surtout de savoir se taire ! Les éditeurs étrangers, bien informés par des français, étudiaient avec soin tout ce qui se passait en France. Et ils donnaient aux imprimeurs des textes et photos en rapport. Les routiers introduisaient non seulement des magazines vendus chez les marchands de journaux dans les pays étrangers, mais aussi des magazines " spécial France ", imprimés dans ces pays à l'intention de la France, pour venir au secours de la misère de la population française.
Les lois, la mentalité officielle, et Notre-Seigneur Jésus-Christ, nous coupaient littéralement les couilles ! Et celles des ados en particulier ... Quand aux femmes et aux filles, n'en parlons pas, Dieu veillait sur leur corps !
Il y avait entre autres, rédigés en français, des journaux et des magazines très orientés et vicieux. Sur les actualités des faits divers, sport et nudisme compris. Ou de reportages et de voyages sur les pays étrangers. Et beaucoup aussi sur l'information et la vulgarisation médicale. La plupart du temps imprimés en noir et blanc. Les 10 premières années de " Union " ont été très " médicales ", ce qui leur a permis d'éviter l'interdiction. La santé était encore la grande préoccupation de l'époque pour tout le monde. Même si beaucoup moins que au début du siècle. C'était un prétexte tout trouvé.
|