Ouai mais le récit est soit très moraliste (Dieu), soit autobiographique (Narcis)...
Dans L'école du micro d'argent il y a toute une diversité que tu ne retrouve plus dans les nouveaux :
L'originalité du récit de L'école du micro d'argent c'est que çà ressemble au journal intime d'un samouraï. La présence de la fiction offre un charme certain à ce cd, tu ne retrouve quasiment plus çà dans le rap (à part avec le rap alternatif, expérimental, post-urbain ou ce que tu veux), car il y a aussi L'empire du côté obscure, Quand tu allais on revenait et Un bon son brut pour les truands.
Magnifique chanson qu'est Le tempo, les textes sur l'esclavage sont vraiment profonds, critiques et émouvants.
Il y a aussi le quasi-philosophique "Regarde", au texte qui réfléchisse sur l'humain.
Y'a le grand Demain c'est loin où pendant presque 10 min on te rime sur les banalités du quartier avec violence et désarroi. La platitude assumé des textes (par endroit) fait parfois penser aux dialogues à la con, mais séduisant de part un espèce de maniérisme pop, que tu as dans Pulp Fiction ("Il paraît qu'au pays-bas il mange des frittes avec de la mayonnaise" c'était à peu près çà). Sinon il est évident que c'est une critique des écarts économiques entretenues par la société (aujourd'hui c'est pire, mais IAM ne semble plus concerné). Pour rester dans la critique politique de la société, il y a le très engagé Nés sous la même étoile qui a un discour très acerbe sur les réalités sociales qui n'existe quasiment plus dans les musiques de rap.
N'oublions pas le sinistre Un cri court dans la nuit, aux paroles glauques et touchantes.
La dénonciation de la violence psychologique autant que physique et politique avec Petit frère et L'enfer.
Le délire et la détente avec Bouge ta tête et de Chez le mac.
Y'a pas à dire c'était un album très consistant. Franchement, tu vas me dire que tu retrouves çà dans le nouveau?
Moi j'avoue que je ne le perçois pas.
Message édité par @bstr@it le 08-06-2007 à 16:59:01