| therese la salope |
Hasir a écrit :
J'suis bretonne et surprise. C'est bien malheureux d'voir qu'on peut proclamer la mort d'un genre en se basant sur de petites agglomérations de djeuns en crise qui trouvent refuge dans les paroles soit disant torturées d'un groupe à mèches en travers du visage :/
Le Rock n'est pas mort, de même pour le Rap, l'Electro et tout c'que vous voudrez. Le principe de la musique, c'est l'évolution.
Certes il est dans une plutôt mauvaise passe, asphyxié par la vague revival qui nous arrive tout droit de Londres, les Artic Monkeys ou Naast histoire de citer un homologue Français. Ces gens ne comprennent pas grand chose, reprennent ce qui marche et sont incapables de discuter de leur travail, sans doute car travail il n'y a point. Ca sonne creux, c'est dénué de recherche, affligeant.
Malgré tout faut s'accrocher, aller plus loin. Quand PJ Harvey a changé ma vie, je n'avais pas la moindre idée de c'que le Post Rock pouvait donner (Broken Social Scene, Explosions In the Sky, Godspeed You! Black Emperor...) puis j'ai découvert le Noise / Experimental (Liars, Animal Collective, Xiu Xiu, Cocorosie...). En bref, il suffit d's'accrocher. Le Rock se diversifie, lentement mais sûrement.
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bon. Je n'ai pas eu le temps de te lire jusqu'au bout (tu sais ce que c'est, hein, la pause déjeuner pour une quadra au régime: une feuille de salade, mesurer le volume de vinaigrette à déposer dessus, un verre d'Aloxe-Corton; une autre petite feuille, un autre verre, la vinaigrette qu'on verse dans le rouge..), mais je suis persuadée que ce dernier est luxueux.
N'empêche que je persiste: le rock est sous terre, à côté de la tombe d'un Victor Noir qui s'en branle et reste de marbre; et ceux qui disent qu'ils l'ont vu voler devraient manger plus de salade et mettre la goulée douce sur le Corton.
Ai-je des preuves? oui, mam'zelle. Plein mon cabas virtuel, alors j'en tire une au hasard et laisse les autres -toutes aussi fleuries, le vent caressant mon pistil- au chaud. Ca se passe à la jonction RER-métro, à Saint-Michel-Cluny-la-Sorbonne. Juste en queue de la tête du tapis qui roule. Un quinqua en fin de crédit, cheveu long mais terne sur l'occiput en dégarnison, l'anneau taille patron, veste de jean constellée de badges, dossard "Johnny Hallyday" en simili, futal moulant en cuir verdâtre, la santiag Nike dorée signée Julian Casablancas (récemment reconverti).
Braguette ouverte et braquemard en pogne, il se jette douloureusement sur une affiche déchirée, accroche-clients pour le dernier spectacle avec Marthe Villalonga.
Bien sûr, je l'ai flashé, j'ai la preuve de tout cela. C'était le 4 mars à 22h43.
Tu devras pas contre me croire sur parole, lorsque je t'aurais révélé qu'avec un accent pied noir, il hurla, juste après écrasement du vit contre le mur enpublifié: "fallait pas bousiller ma partie de tennis entre copains".
Alors, peut-être que le rock n'est pas mort. Mais en tout cas, il est salement amoché. A minima.
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