Ne trouvez-vous pas que John Perry sous-estime les Only Ones dans l'interview? C'est peut-être tout à son honneur, me direz-vous, mais il ne me paraît pas jouer au modeste, il a l'air de penser ce qu'il dit. Moi je sais que lorque je me suis acheté les trois albums originaux en CD, à l'époque de l'album solo de Perrett (en 1996), j'ai tout de suite été emballé par l'élégance, le charme et la beauté de leur son, de leur style. Ils ne révolutionnaient rien, mais ils semblaient être l'aboutissement d'un idéal rock, comme au carrefour subliminal des influences de Lou Reed, Bob Dylan et Syd Barrett, tout en proposant un parallèle intéressant au mouvement punk. Il y avait d'ailleurs à cette époque plein de parallèles intéressants au mouvement punk (qui se révèleront post-punk ou autre). Mais là où les Only Ones se distinguent, c'est qu'ils semblent surtout être le chant du cygne d'autres temps et d'autres moeurs, comme un sursis qui s'exile, dans des dédales funèbrement parfumés.