Ca y est c'est passé, la prochaine fois j'y serai encore.
Pour une fois, le son du Zénith était très correct : les Queens sonnaient monstrueusement lourd mais aéré et chaud. Pas de basses "brise-nuque", la batterie bien en avant, le chant de Homme clair et distinct, les guitares bien lourdes mais pas bourrin... Juste un manque de puissance, mais ce devait être la condition nécessaire pour un son correct. Bon boulot des ingés son (c'est assez rare au Zénith).
Côté chanson, la part belle a été faite au dernier album (surtout au début du concert, que j'ai raté d'ailleurs, la faute à un timing pour une fois précis et je dois l'avouer à un apéritif à rallonge). Le concert débute réellement avec un rageur Go With The Flow enchaîné sans temps morts à 3's & 7's : ça ye est le groupe est chaud. In The Fade est admirable en live (bien mieux que le précédent Era Vulgaris). Arrive Burn The Witch, martiale et jouée plus rapidement que sur disque : excellent moment (même si les choeurs de Lanegan ne sont pas là... snif). Quand retentissent les premiers accords de Make It Wit Chu, le zénith s'embrase totalement, les portables s'allument par centaines, le public chante à tue-tête... Un des grands moments grâce au sublime solo de Homme sur la fin de la chanson. Magique. Pas de répit, Little Sister est envoyée à la gueule des spectateurs et, même si elle est jouée un peu scolairement, elle reste une des chansons les plus efficaces, pogos garantis. Tangled Up In Plaid fait légèrement retomber le soufflet mais reste de bonne facture. Vient alors Sick Sick Sick : celle là est un cas à part. Si sur disque elle reste un des singles les plus faibles du groupe, en live elle est transcendée et donne sa pleine mesure. La plus puissante, dans le sens métal, avec un light show épileptique : le Zénith est sur le cul par tant de violence maîtrisée. Le groupe quitte la scène, mais bien évidemment ne va pas en rester là...
No On Knows retentit alors, et à ce moment là, le zénith chavire de bonheur. Applaudissements en rythme sur les breaks de basse, Homme hilare de voir une telle ferveur, attend de reprendre le chant et teste la résistance de son bassiste. Joli moment pour cette version améliorée (solo plus long et délicieusement nonchalant). Avon se passe comme si le public attendait déjà la prochaine, que tout le zénith sait être Song For The Dead, le morceau de bravoure. La guitare démarre, la batterie saccadée rejoint et c'est parti pour plus de neufs minutes de breaks incéssants joués à cent à l'heure. Light show tournoyant, musiciens en transe... Splendide. Les Queens of the Stone Age quitte la scène, sous une ovation méritée, manifestement ravis de leur prestation.
On a adoré le son du zénith, plein à craquer, pour une fois correct, le jeu de Castillo (qui ne doit plus grand chose à Dave Grohl, il faut le dire il m'a impressionné), l'envie du groupe, un public présent mais pas trop, un final génial.
On a moins aimé le service d'ordre (bête à manger du foin), la durée du concert (en même temps quand on rate le début...), un peu trop de titres de Era Vulgaris (quand même pas leur meilleur album, mais bon c'est ça la promo...) au détriment de légendaires scies (Regular John, Mexicola, Everybody Knows That You're Insane, Better Living Through Chemistry...) et la salle non fumeur (le dites pas à la police, mais on a craqué avant à la fin).