top 10 laptop music
(je sais que c'est pas trés pop-rock)
fennesz - endless summer - c'est l'hommage de fennesz à la surf-music des beach boys. c'est plein de spleen, de craquements, de clicks et de guitares trafiquées.
wolfgang voigt - 20 to 2000 - un maxi de 20 minutes issu d'une série de 12 maxis sortis en 99 pour annoncer l'an 2000 (1 par mois). le plus beau amha, avec apparition d'un kick profond au milieu du morceau, qui nous emmène loin dans les limbes d'un dancefloor ténébreux, entre oval et le plastikman de "consumed".
scanner - delivery - peut-être ce que robin rimbaud a fait de plus accessible, avec des morceaux oscillant entre cure, front 242 et savage republic, des plages ambient, des mélodies, un attrait pour les sonorités indus, des percussions martiales...
funkstorung - appetite for disctruction - curieux mélange de r'n'b et d'electronica congelée, de la part de deux fans de guns and roses, avec plein de featuring vocaux dont je ne donnerais pas les noms mais qui en font un album de soul glaciale certes daté mais toujours intéressant.
autechre - garbage - là encore, le disque le plus facile de autechre n'est pas le moins beau. référencé dub à mort, électro mais trés organique, ambient, avec un final grandiose, "vletrmx", phrase de cordes synthétiques filtrées pendant 10 minutes. vrai chef-d'œuvre.
aphex twin - the richard d. james album - est-il utile d'en dire davantage?
ovuca - lactavent - foutoir rigolo-punk improbable tout à la gloire de la 8-bits music, avec des morceaux de 30 secondes à 2 minutes oscillant entre néant total et dance-music parodique, le tout trés salement enregistré et distordu. anecdotique mais représentatif de la lo-tech.
to rococo rot - the amateur view - le contraire. soyeux, romantique, trés influencé par kraftwerk et la kraut-music, avec les sonorités typiques de la charnière 90s-00s. et une pochette hideuse donc sublime.
ryoji ikeda - time/space - quelques ondes pures qui découpent le temps et l'espace. complètement expérimental, abstrait, scientifique, et pourtant, d'une beauté à pleurer par terre. nécéssite toutefois un cerveau sensible à l'antarctique.
pita - get out - ambient noisy avec ses moments épiques, de la friture sonore avec des couches mélodiques bien enfouies sous les grésillements digitaux, les clicks, les superpositions de disto... faut aimer se faire retourner l'oreille, quoi.
sinon, j'ai oublié pansonic, plastikman, unit, BoC, merzbow, dj spooky, pole, third eye foundation et des tas d'autres.
quasi que du trés classique dans le genre, avec des albums qui, pour un novice, se ressembleraient plus ou moins, et pourtant il y a des choses ici trés différentes.