Citation :
Un bail déjà que DAVID LAFORE promène discrètement sa féroce élégance et son panache triste dans le paysage criard de la chanson française. Lafore serait un digne héritier (de plus) du Gainsbourg blafard, misogyne et ultra-chic de l'ère pré-yéyé, un descendant impec du Dutronc aquoiboniste, persifleur et classieux des 60's rutilantes. On voit pourquoi : Même sens exquis de la distance, cœur cramé, mélange adroit de poésie grave et de trivialité, dandysme punk, influences larges.
Ce nouvel opus, qui devrait être disponible bientôt vient nous rappeler combien Lafore, franc tireur et tête brûlée, est avant tout un auteur d'une infinie singularité . C'est aussi un chanteur âpre et nonchalant, crooner à la voix blanche et sardonique, amoureux, effondré mais tellement digne, bordel, désespéré mais flamboyant toujours.
Musicalement d'une grande cohérence l'album nouveau-né de David Lafore est une collection idéale de titres entêtants, électriques, érudits, humeurs caraïbes ou jamaïquaines côtoyant, comme une évidence, classe british et rock n' roll chaviré.
C'est un disque addictif, d'une maturité cancre cinglante, un bijou pop direct, sexy et ambitieux comme on en entend trop peu sous nos latitudes frigides. Sing Sing le 30 août 2006
|