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Premier de la série.

 

 

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Premier de la série.

 
n°874
Arbiter
Space Marine
Profil : Flunimateur
Posté le 13-04-2008 à 23:35:12  profilanswer
 

Certains anciens s'en souviendront peut-être.
 
 
LIVRE 1 - LUMIERE SUR LA NUIT.
 
 
CHAPITRE 1 - LE COMMENCEMENT.
 
 
Mes yeux me font mal, j’ai du mal à les ouvrir …
 
Mon épaule saigne, que m’arrive t’il ?  
 
J’arrive enfin à ouvrir les yeux, je les garde plissés, la lueur due à ce soleil perpétuel m’empêche d’apercevoir le lieu où je me trouve …  
 
Je suis dans une plaine, un cheval mort à mes côtés, je ne me souviens pas.  Je pense que c’était le mien. Les armoiries sont bien les miennes, j’en suis désormais sûr.
 
Je suis habillé de mon armure ruisselante de sang, mais de trop grosses quantités, ce n’est pas uniquement le mien. Mon heaume me brûle, la chaleur est étouffante, je l’enlève. Non, ma peau est trop brulée, je dois m’en protéger.  Je peux désormais facilement regarder autour de moi, j’ai ouvert ma visière. Des corps, des chevaux encore, des hommes, beaucoup d’hommes … Mais que s’est t’il passé ici ?
 
Cette contrée m’est inconnue, mais je me souviens de ce gué …. J’y vais, je dois comprendre. J’ai vraiment l’impression d’être déjà venu ici, mais ma mémoire me fait défaut.  J’avance, je retrouve un chemin. J’ai autrefois mangé ici, j’ai en mémoire un repas avec des hommes. Oui, ils étaient même mes hommes. Je suis le seigneur de ces terres. Je suis venu ici pour combattre un fléau, quel est-il ? Je ne me souviens plus.
 
Il y eut également des affrontements ici, beaucoup de morts. Les cadavres ne sont toujours pas en putréfaction avancée, ils sont morts un peu avant les autres seulement … Sur le chemin ? Ouf, le soleil se couche, je me baignerais bien dans ce ruisseau, la chaleur m’est insupportable. Non, je dois savoir. Il fera bientôt nuit, je dois me dépêcher de découvrir ce qu’il s’est passé.
 
J’avance toujours, j’ai bien du marcher ½ lieue … Mes jambes me font mal, mais je ressens de moins en moins la fatigue. Mon épaule ne saigne plus, j’ai le ventre qui se noue. J’ai faim, je ne me souviens que de mon lointain festin, il me semble que c’est de ce jour que tout à commencé.  Je dois trouver à manger, il le faut.
 
J’aperçois un cheval errant, je tire l’épée de son fourreau. Il aurait pu m’amener, mais je ne peux plus attendre … Je n’ai aps de quoi faire un feu, je dois manger. Tant pis, je mange la viande crue. Le goût est répugnant, non, différent … De toutes façons, j’ai trop faim. J’ai mal aux dents, la viande est dure, mais je crois que la vue sanguinolente de cet animal m’empêche de m’arrêter. Il est vrai que ce fut un délice …
 
Je suis repu, je dois me remettre en route au plus vite, la nuit tombe. J’entends des hurlements au loin, des gens qui crient. Je vais suivre cette route encore, elle me mènera à mon point de départ.  
 
Je vois de la lumière au loin, je marche depuis deux heures au moins depuis mon repas. J’entends de mieux en mieux, le moindre craquement m’alerte, j’entends le bruit des feuilles siffler d’une douce mélodie à mes oreilles. Je peux enfin ouvrir les yeux, j’ai l’impression d’un changement, je ne comprends aps.  
 
J’arrive dans un village, non, une ville. C’est ma ville, je me suis baigné dans cet étang dans ma tendre enfance, j’ai joué autour de cet arbre, je suis monté à cheval pour la première fois devant cette masure … Mes souvenirs reviennent, je me rappelle de cette journée, je devais me marier … Ma promise est à mes côtés, j’ai été élu par la grâce de dieu. Je suis devenu le seigneur de ce lieu, mon père est mort.
 
Un grand banquet, les convives chantent et dansent. Je me trouve aux côtés de ma femme, elle est superbe, je retrouve le sourire. Mon sourire est différent, je ressens une gêne, je ne comprends pas, mes dents me font mal. Je continue à marcher, je passe devant la maison de ma tante, la maison est vide. La ville est déserte, j’aperçois des cadavres, mais que s’est-il passé ? Je ne comprends aps.
 
J’ai entraperçu une tour, oui, c’est mon manoir. Je vais m’y rendre, je dois me reposer. Non, je ne suis pas fatigué, mais je dois savoir tout de même. La porte est fermée, non, elle est même barricadée. Je dois l’ouvrir. Impossible, j’ai beau taper dessus, elle ne bouge aps, je continue. J’entends du bruit, des pleurs, des cris qui s’étouffent dans la nuit désormais omniprésente.
 
J’entends la porte s’ouvrir. Je me retrouve face à une horde de villageois, survivants sans doute, leurs habits en lambeaux me prennent en pitié. Que s’est-il passé ? Je ne comprends aps. Je rentre, beaucoup de monde. La porte se referme derrière moi, la barricade est placée. Je tente mes premiers mots. Je crois qu’ils m’ont compris, ils me font signe de les suivre … Je suis en présence des derniers survivants de la région, alors commence un récit impressionnant des déboires auxquels ils ont eu à faire face.
 
Après le banquet, des hurlements se rapprochèrent à la nuit tombée. Une cohorte d’hommes tuaient tous les villageois qui se trouvaient sur leur passage, des dizaines de cadavres gisaient derrière eux … Nous prîmes les armes et commencions alors la riposte … Notre nombre joua très vite en notre faveur, ils n’avaient pas d’armes … Nous les poursuivirent dans la ville, nous nous sommes alors enfoncés jusqu’à la lune. L’homme qui me fait ce récit se redresse alors, « voilà tout ce que je peux vous dire ». Et ce fut au tour d’un homme jeune de s’avancer, l’air confus et apeuré à la fois. « Maître, je vous vous conter la suite ».  
 
Nous avons poursuivi cette horde dans les plaines avoisinantes, avons dépassé un ruisseau. La bataille faisait rage, mais nous étions en surnombre. Nous avons vite réussi à les surpasser. Ils sont tous morts cette fois, nous en avons donc profité pour nous reposer et manger. Nous avons mangé des chevaux morts autour d’un bon foyer Nous avons ri, nous le méritions, qui étaient ces hommes sans peur ? Que cherchaient-ils ?
 
La nuit se faisait pesante, certains hommes commençaient à s’endormir, mais j’ai veillé. Puis tout à coup, les cris se rapprochèrent à nouveau, nous avons vu des paysans courir apeurés à notre rencontre … Ils criaient : « ils reviennent !! ». J’ai réveillé ceux qui dormaient, nous avons sorti les armes. Ils étaient beaucoup plus nombreux cette fois. Nous étions une centaine, mais leur arrivée nous fit vite comprendre de notre situation des plus chaotiques.
 
Ce fut un combat mémorable, mais mes hommes tombaient l’un après l’autre, et ces étranges hommes se penchaient sur certains mourants. Je suis un des derniers, l’homme me racontant l’histoire a réussi à s’enfuir, il regarde la scène du haut de la colline, il scrute l’horizon …. Ils arrivent par milliers, il prend peur, il s’enfuit, retourne à la ville.
 
Cette histoire met un coup de froid dans l’assistance, éberluée, n’osant plus un mot, une vaine parole …. Je commence à me rappeler … J’ai continué le combat pendant de longues minutes, je suis un excellent combattant, je suis submergé … Mon épaule me fait très mal, je suis à terre, je souffre énormément …. Je me réveille, j’ai mal aux yeux.
 
Mes souvenirs sont à présent récents, je prends peur. Mes dents me font mal, ma vue s’est améliorée malgré la faible torche …. J’ai faim. J’ai très faim.
 
Depuis ce jour funeste, j’erre aux abords des villages, à l’affût et en quête perpétuelle de nourriture, j’aime les humains, mes dents ne me font plus mal, j’ai faim.


Message édité par Arbiter le 17-05-2008 à 22:01:25

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The Imperium in the 41st millennium.
"Si Superman est tellement malin, pourquoi est-ce qu'il met son slip par dessus son pantalon ?" Pierre Legaré*  
                                    - - - - BIENTOT LE TROISIEME - - - -

n°876
gally-99
Formulaire à la con, RAF !
Profil : Flunimatrice
Posté le 14-04-2008 à 00:22:22  profilanswer
 

A quand la suite ? J'aime beaucoup !

n°877
CrimsonPer​manent
Misteur Flu
Profil : Légende
Posté le 14-04-2008 à 18:53:17  profilanswer
 

A la relecture, même envie que la première fois : relire Alan Moore et ses Tales from The Black Freighter, qui court en filigrane dans Watchmen... ;)


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Stultorum Numerus Est Infinitus
 
L'inspiration, ce n'est peut-être que la joie d'écrire : elle ne la précède pas.
n°886
vansfire
Profil : Habitué(e)
Posté le 22-04-2008 à 16:43:46  profilanswer
 

Vivement la suite

n°907
sweet-lily
Lay down beside me
Profil : Flunimatrice
Posté le 14-05-2008 à 10:04:31  profilanswer
 

C'ets quand la suite, Arbiter?


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J'ai plus de signature...
n°910
Arbiter
Space Marine
Profil : Flunimateur
Posté le 17-05-2008 à 22:00:05  profilanswer
 

CHAPITRE 2 – LE BRAS GAUCHE DU DEMON.
 
 
Il fait jour, cette lumière m'aveugle. Je ressens la chaleur de cet astre qui m'est désormais interdit, il me faut le fuir à tout prix. Cette caverne abandonnée me sierra le temps de trouver ce sommeil si cher, car je dois attendre la nuit ...
 
Je ne rêve plus depuis des semaines, depuis cette soirée fatidique. Celle qui m'a changé, celle qui m'a transformé en cette créature mi-humain, mi-démon. Je dois désormais retrouver un sens à ma vie, ou a mon existence tout au moins ... Mon corps a tant changé ...
 
Que devrais-je faire ce soir ? Vais-je continuer mon errance sans fin, cette quête de nourriture qui ne m'apporte que la vie ? Ou dois-je m'accaparer un nouveau but, une nouvelle raison de recommencer ... Je verrais ça plus tard.
 
Le soleil se couche, je n'ai qu'un choix à faire. Irais-je vers le couchant, là où se trouvent les créatures qui me ressemblent, où dois-je continuer ma raison solitaire ... Tiens, j'entends des cris au lointain, vers le couchant.
 
Je vois à nouveau des flammes au loin, des cris agonisants ... j'ai l'impression de revivre cette fameuse soirée .... Ma tête me fait mal. Mes dents également .... Je dois .. je dois ... Ma réflexion n'ira pas plus loin, un cavalier arrive au loin ! Il me faut m'y préparer, guetter l'instant où il va tendre sa lance pour vainement tenter de me pourfendre et ainsi lui sauter dessus et arracher sa jugulaire d'un croc décidé.
 
L'homme n'a pas eu le temps de voir le danger arriver, car il pensait trouver une créature semblable à celles que lui et ses compagnons venaient de massacrer l'instant d'avant dans ce village maudit.
 
Il eut le temps de se souvenir de chaque instant, alors que les crocs du démon invincible dont parlait tant la légende naissante, se refermaient sur sa chair déjà froide de la peur qui s'était emparée de lui.
 
 
 
On m'appelle Rendell, sujet à moquerie depuis mon enfance, notamment à cause de ma démarche non assurée par mon genou boiteux. S'ils savaient qui je suis devenu ... Depuis ma rencontre avec un des chefs de la rébellion macénoise, je suis entré au sein d'un groupe important de mercenaires et parcoure désormais le monde connu à la recherche d'exploits encore plus grands et galvanisants. Ils m'ont même offert mon cheval et ma cuirasse, rendant caduque mon problème de genou.
 
Albe m'a parlé d'un contrat très important faisant le tour de tous les comptoirs. Plusieurs rois seraient à la recherche d'une créature étrange parcourant les vastes plaines et se nourrissant de chair humaine lorsque les chaumières ne divulguent plus de lumières .... La récompense est grande, donc le défi l'est tout autant. Il paraitrait même qu'une division entière de la grande armée de l'Est est disparu aux confins des monts Nocturniens, la grande chaîne de montagnes qui entoure les Terres sauvages de l'Est de l'empire.
 
L'empereur va t-il envoyer ses troupes à l'assaut de la citadelle perdue ? Je dois accepter ce contrat, peut-être que je pourrais m'enrôler aux seins de la garnison du Seigneur de la Guerre ...
 
Nous marchons depuis deux lunes déjà ... Toujours pas âme qui vive, à part quelques créatures de la nuit. Elles se font de plus en plus rares, il paraîtrait que ces créatures disparaissent et se meurent.
 
Puis vint une nuée de démons, nous avons été vite submergés ... Les quelques 400 hommes m'accompagnant ne suffit qu'à stopper temporairement l'avancée de cette armée qui se trouvait devant nous. Il nous faut fuir, et vite !!!! Notre chef vient de se retrouver encerclé de toutes parts et ne respirera plus la lumière du jour.
 
Nous ne sommes désormais plus qu'une centaine, les autres s'étant faits absorber par cette masse difforme composée de ces créatures dont parlent les conteurs. Mais j'ai peur, car il s'agissait également de créatures plus grosses, des géants de pierre et des oiseaux de nuit de la taille d'un cheval.
 
Nous avons réussi à revenir dans la forêt de pierre, celle par laquelle l'armée de l'Est était passée un peu avant de disparaître. Un village au loin, mais pas un village cartographié .. Se pourrait-il que ces créatures aient suffisamment d'intelligence pour former des élites ?
 
Nous les avons massacré, les enfants qui sortaient avec leurs crocs acérés n'opposaient qu'une vaine résistance, ainsi que les femmes-créatures engrossées pour se multiplier.
 
Mais une chose nous inquiétait : où se trouvaient les démons qui nous pourchassaient il y a encore quelques heures ?
 
Nous devons vite retourner au poste de commandement qui se trouve à deux jours de cheval.
 
Un des éclaireurs vient de nous faire signe, il est essoufflé et paraît totalement apeuré .... Qu'y a t-il jeune homme, m'entendis-je dire ? « Je viens d'apercevoir un démon ! Un démon qui mesure au moins seize pieds de haut !! Et des yeux gorgés de sang et de massacres !!! Il arrive ! » Ce fut son dernier mot, il régurgita toutes sa peur et s'endormit d'un doux repos éternel ... La peur qui s'insinue au sein d'un homme, rien de plus mortel ...
 
Quelques hommes à mes côtés, je partis donc en direction de ce démon, sachant que nulle histoire, sauf une légende contée par un érudit, parlait de cet être si grand ... Je dois savoir s'il existe et mettre fin à son errance et son désir perpétuel.
 
Je le vois ! La légende disait vrai, l'éclaireur aussi ! C'est impossible, comment un démon a t-il pu, en si peu de temps, devenir aussi gigantesque ....
 
Je me mets au galop, ne pas lui laisser le temps de me voir venir. Il me faut lui enfoncer ma lance au plus profond de ses chairs calcinées et putréfiées. Je ne dois pas croiser son regard démoniaque, son souffle glacé. Je ne dois pas .... Il m'a vu.
 
Mes souvenirs sont clairs désormais, ma folie a grandi toute ma courte vie, et si pleine de rebondissements .... Pourquoi aujourd'hui ? Mes yeux se ferment, je ne peux pas retenir mon corps qui est parti dans une danse folle, gorgée de spasmes .... Et je le vois une dernière fois, ma nuque me fait mal ...
 
 
 
Ce combat m'a fait du bien, mon esprit n'est plus troublé désormais .... Cet humain était fort, son regard mit beaucoup de temps avant de montrer une once de peur. Son prochain réveil se fera à mes côtés désormais. Il m'a soufflé son nom avant de sombrer : Rendell. Je m'en souviendrais, j'ai besoin d'un compagnon d'infortune. Et il nous faut nous aventurer plus avant, la cavalerie que j'ai aperçu au loin vient d'être décimée par d'autres créatures cachées dans les arbres. Il me faut reconquérir l'honneur perdu de mon vivant. Et renaître plus fort. Beaucoup plus fort. Bientôt la Terre du Milieu entendra mon nom au plus profond de leurs nuits.


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The Imperium in the 41st millennium.
"Si Superman est tellement malin, pourquoi est-ce qu'il met son slip par dessus son pantalon ?" Pierre Legaré*  
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