Seuil de tolérance.
L'hallucination me guette, ahuri je gratte la page
Les fantômes font la fête, sur le bord de la marge
Se profile à l'horizon, l'aurore libératrice
L'élémentaire alliée de leurs artifices
Parce-qu'ils misent sur les lois du renouveau
La rancoeur grignotera mon cerveau
Tant que la paix sera la fin des rêves
La haine de leur monde planera sans trêve
Vapeur toxique et virtuelle
Sur des lieux d'échanges naturels
Ensorcelés
La trappe du mal est descellée.
Avec ces âmes noires, j'irai combattre
Les illusions d'un avenir perdu
Avec un acharnement opiniâtre
L'Au-delà m'est échu.
Tel ces guerriers du froid
Tutélaires entités pleines d'effrois
De parts et d'autres,
L'avenir est d'or et de cristal
D'acier inaltérable et d'épeautre
De ces essences fondamentales
Aussi adorables que des parfums
Comme le vent, les saisons,
De l'armurerie pour nos desseins
Des flots de haine sous nos capuchons
La source du mal est désignée
Avec les plus cruels de nos effectifs
J'irai lutter, contre les tourments affreux
Nous environnants presques attractifs,
La ténacité, pour nous, les preux
Abnégation, foi, courage, à l'assaut furtif
Ou sauvage, pas de quartier...
Le Paradis nous fait pitié
De ces derniers bastions exsangues
Nous défendrons la suprématie
Arrachants des langues
Avec les incisives
Nous n'avons que faire de la gloire
Seule compte la victoire
Des citadelles de l'espoirs
Des remparts de la justice, de la bienveillance
De la compassion.
Le maléfice nous l'écrasons
La méchanceté nous l'annihilons
Les portes de l'enfer s'ouvrent et s'exaspèrent, l'air de rien.
Ainsi vient le temps maudit, exalté.
L'hospitalité inhérente intervient.
Elle provient des temps anciens, aussi la malice irise l'air rieur,
Une ouverture longanime et magnanime, insidieusement.
L'ensemble cosmique déséquilibré, les gonds grincent.
L'enfer immonde, glauque, sordide, lamentable, aspire les âmes qui s'échappent...
Le dédale tortueux, de malheur, répand le sang des égarés dans le vice,
La haine, le dégoût, le regret, sont irréels, insupportables.
La douleur est horrible. Nous combattons jusqu'à nos propres ombres.
Nous les mettons en détention. Sans nombres nous massacrons.
Le gouffre nous le connaissons. La peur, la tristesse, c'est notre aversion.
Tournoyants nous éliminons le mal, et nous évacuerons la misère.
Cette mortuaire complice des tractations en affaire
Cette putain de chienne qui halète, bavante, l'air pitoyable
Et qui te croque ton dernier biscuit quand tu es insolvable
Tu lui donnes avec amour, par amour, et elle te lacère le visage
Puis exhibe ses griffes abîmées en t'envoyant au gibet, la rage...
Sale bâtarde de misère, à certaines sauces on te préfère
Tandis que le fleuve charrie, les cadavres pourris
Que les plus malins extirpent pour leurs effets de valeurs
Leurs objets onéreux, symbole irréversible de la connerie
Le sujet est crasseux, n'est-ce pas ce qui fait ton bonheur ?
Le stupre et la fornication, calme et volupté...
Quand je me vois dans le miroir, je vois les destins contrecarrés
Les sorts jetés et les maléfices conjurés
Regarde bien tu verras ta propre pureté à travers ces mots éparpillés
Ta pruderie, ton hypocrisie, ta vanité
Ta voie étroite et les espoirs bafoués
En attendant, sur le champs de Mars
Je verrais s'écraser ta face
A l'heure de la concertation et de la conciliation
Ne vois-tu pas ces phénomènes étranges ?
Et ces spécimens qui dérangent ?
Ta prédilection et ta profusion d'éloges et de critiques
Machiaveliques
Le détroit de la frustration, c'est ta terreur de l'intrépidité
L'océan de la sagesse, c'est ta cupidité, ta déloyauté et ta puérilité
Ta félicité.
Au seuil de tes choix auréolés du jugement de tes pairs
Je te chie dessus et je te sourie, puisque tu m'indiffère
Puisque la seule vérité que tu tolères, c'est toi, toi seul
Et ton angoisse
Le mélange des couleurs je l'ai fait avant toi
Je peux te dire que c'est un gribouillon infâme
Autant attendre le walhalla pour son propre combat
Le tien n'en est pas un, c'est une gabegie
Et tes petits complots ont des relents de porc
Je ne te souhaite pas d'arriver à bon port.
Je t'envoie en pâture mes recherches sur la vie
Dont tu n'as que faire je te le rappelle
Réfléchis, c'est un peu de ton escarcelle
Tiens prends et va crier au loup
Gueule un bon coup et ose me traiter de lâche
Prends ces mots et mâche, gâche, crache !
Là où je t'ai respecté pour ce que tu es,
Mais j'oubliai...tu préfères la loi de la meute
Et les piètres émeutes.