Le livre de Sportès arrive à point nommé.
Car il faut pouvoir dénoncer tous ceux qui, en 2009, à l’occasion de ce fait-divers, ont cherché à instruire le procès non pas d’une bande de criminels adolescents ou pré-adultes, mais celui de nos banlieues et d’une religion l’Islam, tout en prenant soin d’instrumentaliser un antisémitisme pourtant bien incapable d’expliquer quoi que ce soit de la motivation de ce gang dits « des barbares », pour ne rien dire de tout ce qui, au fil des ans, a bien pu les amener à commettre de tels actes.
A ce sujet, saluons l’ouvrage de Sportès qui remet à l’heure les pendules d’une recherche de compréhension in situ.
A l’occasion de ce fait-divers, on a retrouvé tout ceux qui depuis 20 ans, et aujourd’hui encore, cherchent à diviser notre pays, et qui, à l’occasion de ce procès ont tenté de prendre à témoin – d’aucuns parlerons de prise d’otage -, la société française dans son ensemble, pour mieux stigmatiser en particulier des populations en souffrance, et ne jamais questionner des politiques qui plongent des pans entiers des sociétés occidentales dans la déshérence et l’abandon ; populations pour lesquelles le passé est plus un boulet qu’un tremplin, le présent un échec couronné par une absence d’avenir vécue sur le fil du rasoir de l’indifférence et de la haine, l’amour étant hors jeu, et la compassion aussi.
On ne peut rendre que ce qu’on a reçu (1).
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Cinq ans après les faits, plus de deux ans après le procès, ces stratégies de division-diversion sont toujours à l’oeuvre.
Nul doute… la sortie de l’ouvrage de Sportès permettra à nombre de ses acteurs de se faire à nouveau entendre ; d’où l’utilité de continuer, sans relâche, de les dénoncer.
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1- D’autant plus que… la résignation et la patience ont déserté les pauvres, et l’urgence de posséder « tout, tout de suite ! » a occupé la place, comme partout ailleurs, à ceci près : chez les indigents criminels et déments, le cutter et la torture ont remplacé la carte de crédit.