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Discussion : Les livres qui vous ont marqué
x-omelette-x C'est un  livre que m'a grand-mère m'a prêté.
Je me souviens du titre, mais pas de l'auteur.
" Les chemins d'étoiles "
 
C'est l'histoire d'un petit garçon juif confié dans une famille à la campagne lors de la guerre. Dans cette famille d'acceuil, il y a une petite fille autiste, muette. Grâce au petit garçon, la petite va évoluer mentalement. Mais le petit s'aperçoit que sa mère ne reviens pas la chercher...

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kelly89 Sinon, "Vol de Nuit", j'aime bien aussi, "Le Tartuffe", de Molière...
Le recueil de Baudelaire "Les Fleurs du Mal" est bon aussi.
Faf. Mon premier livre d'adulte ça devait être "1984" ou "Lolita", lus à 16 ans. Le premier, je l'ai lu en une nuit blanche, et le second enfermé chez moi plusieurs jours.
kelly89 Ce n'est certes pas des livres pour adultes, mais ils m'ont tout de même marqués, je les ai appréciés.
davidkoresh Druide, c'est dégueulasse de faire de l'ironie sur Marie Aude Murail!
 
ça se fait pas!
Yanko Premier livre "adulte" ? Les chroniques martiennes, par Ray Bradbury... Lu une bonne dizaine de fois entre 9 et 12 ans. Après, mon grand choc d'ado, c'était le Voyage de Céline à 15 ans. Je m'en suis toujours pas remis.
parpaing. Druide...
kelly89 J'aime beaucoup les ouvrages de Paulo Cohelo comme, "L'Alchimiste" ou "Le Pèlerin de Compostelle". Ou aussi les Marie-Aude Muraille: "Simple" "Oh Boy" "Maïté-Coiffure" etc.  :love:
invite_anna gavalda et moi alors?
elo. Personellement je dirais que j'ai réellement commencé avec la littérature adulte grâce à un prof au lycée que je remercie avec Nerval, j'ai été transporté par le poème dans lequel il arrive à nous noyé dans des flots déchainés, dans son desespoir.
Après avoir découvert que la lecture pouvait me transporté je me suis mise en quête de mon style de lecture preferé...  :whistle:  Mon premier roman de grande se fera donc dans la littérature indienne grâce à Kenizé MOURAD "Le jardin de Baldapour"...  :D  
Et le plus récent sera "Harem" de Dora MOSSANEN...
zazar. Désolée ma fourche à languer!  :pt1cable:  :p  
Un glissement de conscience avec la trilogie de Werber  :ange:
Birdreamer Des fourmis et des hommes :??:  
 
Jamais entendu parler de Célulée, du moment que ça transporte, que ça nous fait voyager, alors un livre vaut la peine d'être lu et le coup de la transmission de l'utopie me plait bien (même s'il semble que la jeunesse actuelle prone plus le confort et la sécurité que le fantasme de l'état primitif de l'être, de la chair, le vagabondage des clochards célestes :ange: ...)
zazar. En effet! Difficile comme question... Je suis d'accord avec toi sur "  Des fourmis et des hommes" génial!
Mais en y réfléchissant un titre me revient sans cesse lorsque je me pose cette question:
                 "Célubée" roman des temps légendaires d'Isabelle Hausser.
 
Il m'a je crois ouvert à un autre regard sur la mémoire , la poésie, l'amour, la politique et l'utopie et les façons dont elles se perpétuent (c'est volontairement que je fais dans ce cas un accord féminin malgré l'amour de genre masculin dans le dictionnaire)
Birdreamer Choix d'une difficulté insurmontable, mais sans réfléchir, le titre qui m'est venu en premier c'est Des souris et des hommes de Stenbeick, premier livre "d'adulte" lu et donc premier voyage, première angoisse.
Sinon, j'ai eu ma période où je ne lisais qu'Auster et Moon Palace reste mon préféré.
récemment j'ai bien accroché sur Narcisse et Goldmund d'Hesse, superbe!
Pour ce qui est de Dostoievski, je ne connais que le joueur ( plus court!) et je n'ai pas accroché, mais il semblerait que Crime et châtiment soit incapable de décevoir.
bob_sinclar bonjour a tous,
 
c'est vrai qu'il est difficile de faire un choix parmi tous les tres bons livres qui existent;
disons que, classiques mis a part, je parlerais ici de "café zambese", de soren Jensen, un truc completement abracadabrant et loufoque;
"des fleurs pour Algernone", de daniel Keyes, que j'ai lu il y a 10 ans au moins, et qui m'avait beaucoupr marqué;
enfin, un truc que j'ai lu tout recemment, simple et poignant, c'est "inconnu à cette adresse" de kressman Taylor;
 
et je ne saurais vous quitter sans dire, puisque le topic est tres marqué par cet auteur, que "crime et chatiment" m'a enormement marqué, mais que je prefere des auteurs comme Boulgakov ou Tourgueniev dans la litterature russe
 
ciao
invite_opale. vous voulez de l'émouvant, du renversant, du déchirant ?
Alors je vous propose de lire William Styron "le choix de Sophie" et plongez vous dans l'après guerre aux états unis : 1947 Sophie jeune juive polonaise raconte à un ami l'horreaur des camps et le choix qu'elle a dû faire malgré elle .... je ne vous en raconte pas plus le livre est éloquent et son récit boulevresant.
Par ailleurs, une plongée dans Belfast, l'histoire de Jake, Chuckie et les autres  héros attachants sur fond d'attentats : très interessant et drôle.
 : "Eureka street" de Robert Mcliam Wilson.
Sinon pour les amoureux de l'histoire et des bâtisseurs de cathédrales : superbe à lire absolument "Les piliers de la terre" de Ken Follett.
Bonne lecture
hasard. :sol: Bonjour,
Le dernier en date qui m'a marqué. Est "le hasard n'existe pas" de Laura Mare aux éditions In Octavo. Bouleversant. Une histoire vraie; Une jeune femme quitte la France par amour pour l'Algérie. Elle pensait y vivre toute la vie. Mais elle revient en France 21 jours plus tard, vivante mais brisée. Séparé de force de son amoureux. Ils se retrouvent 18 ans plus tard. Et ils se rendent comptent qu'ils ont eu des chemins parrallèles sans se revoir, ni se consulter. D'où le titre "le hasard n'existe pas"; Frissons garantis. J'ai adoré. Ce livre fait réfléchir.
invite_zolive. d accord avec jeff et je surrenchère avec un garçon d italie; son frère  ; en l absence des hommes..... que du bon vraiment chez Besson
sinon je conseille fortement 'laissez moi' de Marcelle Sauvageot  très très émouvant
Jeff. En ce qui me concerne je suis tombé sous le charme du livre de Philippe Besson intitulé "L'arrière-saison" où tout commence avec un tableau d'Edward Hopper... L'évocation subtil et mélancolique d'un été et d'un amour qui se meurent dans ce petit café désert... A découvrir de toute urgence...
invite_hanae. Le roman qui m'a beaucoup touché est incontestablement le "Le Pain Nu" de Mohammed Choukri, j'ai jamais vu autant de franchise et  de sincérité dans cette voix d'enfant qui n'est autre que celle de l'auteur lui même.
invite_Estel. Le roman qui m'a le plus marqué : Voyage au bout de la nuit, pour le souffle littéraire et la violence de la langue.
 
Le "livre d'idées" qui m'a le plus marqué :  Les méditations métaphysiques de Descartes, parce que c'est le premier bouquin de philo que j'ai eu entre les mains (au lycée) et parce que quand même... ça remet les choses à leur place !
davia. Dostoïevski a la cote sur ce forum ! Nous partageons les mêmes valeurs... Mais que ceux qui ne l'auraient pas lu ou pas aimé ne se sentent pas exclus !
invite_the dice indépassable dosto en effet moi j'ai gardé les frères karamazov pour la retraite et je me suis enfilé tout le reste (l'idiot, crimes et chatiments les démons)
perso je suis amoureux d etoutes les femmes chez lui, comme natacha philipovna (orthographe free style) dans l'idiot une raison comme une autre pour lire non?
J'en profite pour vous conseiller les traductions d'andré markowicz chez babel; c'est un plus cher mias bien réactualisé, les traductions folio (pas très respectueuses) donnent l'impression de lire du balzac alors que dosto voulait du sang du foutre et une persistante angoisse de fin du monde
Je dois dire que Dostoïevski, c'est vrai que ça déchire sa race. Le souci des détails, la psychologie, le suspense, tout est bon dans ce roman, même s'il est assez hard à lire. Dans le même style, mais plus marrant et absurde, y a les Nouvelles de Pétersbourg de Gogol, que j'ai lu au bac...
On parle de beaucoup de livres ici, mais on en oublie les références : Camus, Le Petit prince, Madame Bovary, Proust... vous avez pas aimé  :(  ???
Mais c'est très dur de dire son bouquin préféré... D'une part parce qu'il en existe tellement, dans le temps et l'espace, que j'ai toujours peur de dire "Cui-là, c'est mon préféré", alors que je risque d'en préférer un autre quelques mois après. Et puis, il m'en vient tellement à l'esprit que je ne préfère pas me prononcer. Tiens, là, je viens juste de penser au livre "Le grand cahier" d'Agotha Krysztof (je suis plus sûr de l'orthographe...), et aussi à "Lolita" de Nabokov.... J'en peux plus !!! :pt1cable:  
fifi. Très golri le passage de High Fidelity, Kazaar ! (^_^)
 
Perso, je pense que le roman qui m'a le plus touché récemment (et bien sûr, il n'est pas récent), était "La Promesse de l'Aube" de Romain Gary. Une sorte de récit autobiographique de sa relation avec sa mère, une grande russe excessive et terriblement rusée qui l'a façonné lorsqu'ils étaient seuls. Un grand livre sur la dévotion maternelle, et drôle en plus, sacrément drôle et puis grave, et puis intelligent, et puis magnifiquement rédigé. Ah la la ! Vraiment.
kazaar Je suis un ignare en bouquin, je ne me suis mis à lire vraiment que très récemment (un mois). De mes lecture occasionnelles, j'ai retenu ce top 5 :
_ La confrontation de Louis Guilloux
_ L'écume des jours de Vian (et l'arrache coeur aussi)
_ Huis clos de Sartre
_ La Guerre des mondes de H.G Wells (j'étais jeune)
_ L'ile au trésor de Stevenson (là aussi j'étais jeune, mais super lecture non ? )
 
En ce moment je lis un truc hilarant : High Fidelity de Nick Hornby. Super truc pour bien démarrer la journée en lisant ça pendant le trajet vers le bureau. Ca raconte comment une rupture amoureuse oblige un trentenaire à faire le point sur sa vie d'éternel adolescent pour qui ne compte que la musique pop et qui surtout ne souhaite s'engager en rien. Petit extrait :

Citation :

"Pour commencer -en fait, pour commencer et pour finir- cette histoire de Ian avec qui elle ne couche pas. Comment être sûr qu'elle dit la vérité ? Elle peut très bien coucher avec lui depuis des semaines, des mois -qu'est-ce que j'en sais, moi ? Et de toute façon elle a seulement dit qu'elle n'avais pas encore couché avec lui, et c'était samedi, il y a cinq jours. Cinq jours ! Elle a pu coucher avec lui cinq fois, depuis ! (Elle a pu coucher avec lui vingt fois, depuis, mais vous voyez ce que je veux dire.) Et même si elle ne l'a pas encore fait, elle menace de le faire, c'est clair. "Encore", ça veut dire quoi, sinon ? " J'ai pas encore vu Reservoir Dogs." Ca veut dire quoi ? Ca veut dire qu'on va y aller, non ?
- Barry, si je te disais que j'ai pas encore vu Reservoir Dogs, qu'est-ce que ça voudrait dire ?
Barry me regarde.
- Ecoute... Allez, quoi, qu'est-ce que ça voudrait dire, pour toi ? Cette phrase. "J'ai pas encore vu Reservoir Dogs" ?
- Pour moi, ça voudrait dire que t'es un menteur. Ou que t'as disjoncté. Tu l'as vu deux fois. Une fois avec Laura, une fois avec Dick et moi. On s'est même disputés sur qui avait tué monsieur Rose, là, ou je sais plus quelle couleur c'était.
- Oui, oui, je sais. Mais imagine que je l'aie pas vu et que je te dise "J'ai pas encore vu Reservoir Dogs", tu penserais quoi ?
- Je penserais que t'es un malade. Et tu me ferais pitié.
- Non, mais est-ce que tu penserais, d'après cette phrase, que je vais aller le voir ?
- Je compterais là-dessus, ouais, sinon je te dirais que t'es plus mon ami.
- Non, mais....
- Désolé, Rob, mais je rame. Je comprends pas un mot de cette discussion. Tu me demandes ce que je penserais si tu me disais que t'as pas vu un film que t'as vu. Qu'est-ce que tu veux que je te dise ?
- Ecoute-moi attentivement. Si je te disais...
- "J'ai pas encore vu Reservoir Dogs", O.K., O.K., j'ai pigé...
- Est-ce que tu... est-ce que tu aurais l'impression que j'ai envie de le voir ?
- Ben, t'en aurais pas une envie folle, sinon tu l'aurais déjà fait.
- Bien vu. On y est allé le premier soir, pas vrai ?
- Mais le mot "encore"... Ouais, j'aurais l'impression que t'as envie de le voir. Sinon, t'aurais dit que ça te disait rien.
- Mais, à ton avis, j'irais à coup sûr ?
- Comment veux-tu que je le sache ? Tu pourrais te faire écraser par un bus, devenir aveugle, je sais pas. Tu pourrais changer d'avis. Tu pourrais être fauché. Tu pourrais en avoir marre que les gens te disent qu'il faut absolument y aller.
Cette phrase me donne froid dans le dos. "C'est pas leur affaire".
- Mais c'est un film génial. Il est drôle, violent, y a Harvey Keitel et Tim Roth dedans, et tout. Et la bande-son est craquante.
Peut-être qu'il n'y a aucun rapport entre Reservoir Dogs et les ébats de Ian et Laura, après tout. Ian n'a pas Harvey Keitel et Tim Roth dedans. Et Ian n'est pas drôle. Ni violent. Et il a une bande-son ringarde, si j'en juge d'après ce qu'on entendait à travers le plafond. Je crois que j'ai atteint le bout de ce parallèle."

davia. Merci Hyppo pour ce beau moment de partage !
Fluctuouate Le livre qui m'a le plus marqué récemment, c'est "L'invention de la solitude", de Paul Auster. Le roman s'ouvre sur la mort du père et se prolonge par divers récits et digressions enchassés dans la mémoire du narrateur. La vie, le hasard, l'identité, la mort, la paternité, l'engagement, la littérature ... Le roman contient d'ailleurs, en deuxième partie, un essai, "Le livre de la mémoire". C'est vraiment un très beau livre, très émouvant. Démonstration :
 
" A. a observé avec attention le visage de son fils pendant ces lectures de Pinocchio. Il en a conclu que c'est l'image de Pinocchio en train de sauver Geppetto (quand il nage avec le vieil homme sur son dos) qui à ses yeux donne son sens à l'histoire. A trois ans on est un très petit garçon. Petit bout d'homme de rien du tout à côté de la stature de son père, il rêve d'acquérir des pouvoirs démesurés afin de maîtriser sa chétive réalité. Il est encore trop jeune pour comprendre qu'il sera un jour aussi grand que son père, et même si on prend grand soin de le lui expliquer, il reste une large place pour des interprétations fausses : "Et un jour je serai aussi grand que toi, et toi tu seras aussi petit que moi" La fascination pour les super-héros de bandes dessinées peut sans doute se justifier de ce point de vue. Le rêve d'être grand, de devenir adulte. "Que fait Superman ?" "Il sauve les gens." Et c'est bien ainsi en effet qu'agit un père : il protège du mal son petit garçon. Et pour celui-ci, voir Pinocchio, ce pantin étourdi, toujours trébuchant d'une mésaventure a l'autre, déterminé a être "sage" mais incapable de s'empêcher d'être "méchant", ce même petit pantin maladroit, qui n'est même pas un vrai garçon, devenir un personnage salvateur, celui-la même qui arrache son père a l'étreinte de la mort, c'est un instant sublime de révélation. Le fils sauve le père. Il faut bien se représenter ceci du point de vue de l'enfant. Il faut bien se le représenter dans l'esprit du père, qui a jadis été un petit garçon, c'est-à-dire, pour son propre père, un fils. Puer aeternus. Le fils sauve le père."
invite_Pilot. > l'homme-dé
 
Je viens juste de l'acheter !! Je vous en reparle dès que je l'ai lu. Jusque là, le livre qui m'a le plus marqué restera donc 1984 de Orwell. Un chef d'oeuvre indémodable.
invite_the dice

Profil supprimé a écrit :

Moi c'était l'Insoutenable légèreté de l'être. Franchement, déjà, quelqu'un connaît-il un plus beau titre que celui-là ?


plus récemment une oeuvre dechirante d'un genie renversant signé Dave Eggers c'est pas mal non plus non?
un bouquin qui dechire tout c'est l'homme-dé; l'histoire d'un psy déçu par sa discipline qui s'en remet à une paire de cubes pour determiner ses choix
le livre signé luke rhinehart est un hymne libertaire sur l'urgence à récupérer notre existence : s'en remettre aux dés devient finalement le meilleur moyen de retrouver la notion de choix  
aux usa (et notoirement à san francisco le roman a fait naitre une generation de barges qui ont créé des clubs dédiés et ont sérieusement inquiété le Pentagone au milieu des seventies
vous l'avez lu?

vivi. Moi c'était l'Insoutenable légèreté de l'être. Franchement, déjà, quelqu'un connaît-il un plus beau titre que celui-là ?
trelkax Moi mes premiers "livres d'adulte" je les ai lu vers 10 ans ce fuent les livres de Pierre Joseph Proudhon et de Jean-Jacques Rousseau.
Mais j'avoue que ce sont plutôt les romans d'Orwell (1984, Ferme des Animaux), de Camus mais aussi de Boris Vian, comme Davia qui m'ont le plus marqués.
invite_Trptyx Bon écoute, je connais deux ou trois librairies hispanophones dans le sixième (Paris). J'y vais et, si je trouve pas le Marquez dont tu me parles, je te fais signe (même si je le trouve d'ailleurs). Merci, à ++...
davia. Evidemment, Les Frères Karamasov, monument de la littérature. Mais je reste plus marquée par Crime et Châtiment. Sinon, Garcia Marquez dans le texte, tu trouveras ça dans ma bibliothèque. Je n'ai plus en tête le nom de l'éditeur (un des éditeurs sans doute) chez qui tu trouve de la littérature espagnole en espagnol à Paris, mais ça doit pas être trop dur à trouver.
invite_Triptyx Oui, merci davia. Mais bon, tant qu'on n'a pas lu les Karamazov, à mon avis, on n'a pas vraiment lu Dosto. Garcia Marquez ? Euh, j'avoue, ça fait partie de mes lacunes. Bon, on va dire que je t'écoute et que je vais le lire ce bouquin. Ca se trouve où, dans le texte ?
invite_Princesse Royale Moi, le premier roman qui m'ait marqué, c'était Le Horla de Maupassant. Le seul truc qu'on m'ait fait lire à l'école et que je trouvais pas scolaire, bizarrement. Après, Vian (oui, c'est vrai, aussi, moi j'avais 15 ans mais je trouvais ça beau, cet amour, tout cet amour) mais surtout Lermontov, Faulkner, De Lillo... et même Soyinka. Il y a peu de romanciers femmes hélas, (Duras n'est que très occasionnellement romancière, Yourcenar un peu trop "littérale" ), je le regrette car le roman reste toujours la forme canonique de la littérature et du coup on en reste encore à une représentation du monde encore assez "masculine". Bon, juste une chose pour conclure : j'ai jamais rien compris à Joyce. Et vous ?
davia. Par exemple, as-tu lu El amor en los tiempos del colera ? ( Garcia Marquez, dans le texte, s'il vous plaît !). Je crois que c'est, pour moi, la plus belle histoire d'amour jamais écrite.
davia. Justement, Dostoïesvki fait clairement partie de ma liste. Crime et Châtiment m'a particulièrement marqué, peut-être parce que c'est celui que j'ai lu en premier. Mais creuse-toi un peu, ou alors, faut que je t'en conseille quelques uns. J'en lis souvent des bons bouquins. Mais ce sont rarement des livres contemporains. Il y a un fond suffisamment important pour passer une vie entière à lire des grands livres, sans jamais en lire qui est paru récemment.
invite_gentiloup. La vie sexuelle de Catherine M., sans conteste, mon préféré depuis 2 ou 3 ans.
invite_Triptyx Ecoute davia, franchement, je suis un peu gêné : pas un roman qui m'ait vraiment marqué depuis mon dernier Dostoïevski il y a dix ans maintenant. Je me souviens bien de quelques bons moments en compagnie d'essayistes (Sloterdijk, Latour, Manceron...), mais pas de roman. La littérature contemporaine est-elle si plate ? En France, oui hélas, je le crains...
davia. Venez donc parler ici des bouquins qui vous ont marqué.
Livres de jeunesse, ou premier roman qui n'appartenait pas à la collection bibliothèque rose, bouquin qui vous a le plus ému, touché, intrigué, interloqué, ou tout simplement celui que vous avez préféré, toutes catégories confondues. (Si vous y arrivez; personnellement, j'aurais du mal à déterminer le livre que j'ai préféré. Mais vous pouvez toujours faire un top 5, 10, 100, établir des catégories...)
Je commence, puisque vous insistez :
Le premier roman d'"adulte" qui m'a marqué, c'est L'Ecume des jours, que j'ai lu quand j'avais 11 ans. Ca commence à dater, mais je m'en souviens toujours aussi bien. Poétique, très poétique.

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