J'ai d'abord refoulé cete écrivaine (ça se dit, aujourd'hui, non? d'accord, c'est moche^^) belge parce que trop en vogue à mon goût. Oui, je suis à contre-courant et j'aime ça! Hihihi...
Mais, sur le conseil d'un ami, j'ai commencé "Hygiène de l'assassin". Et là, j'ai attrapé ce coup de soleil, rarement ressenti ça pour un livre.
C’est concis, incisif, acerbe, mordant, … On est étonné d’une phrase à l’autre. Pour faire simple : j’ai adoré !
Synopsis (thanks Wikipédia) :
Le célèbre romancier Prétextat Tach est atteint du syndrome d'Elzenveiverplatz, cancer des cartilages, et n'a plus que deux mois à vivre. Aussitôt, nombre de journalistes s'empressent de recueillir auprès de Tach le témoignage qui tiendra lieu de scoop à sensations. Mais après les premières interviews, on s'aperçoit que Tach est un obèse mâtiné d'un misanthrope de la dernière espèce, acerbe, intolérant, provocateur et misogyne, qui ne supporte en rien les questions qui lui sont posées sur sa vie privée et pousse l'audace jusqu'à diriger lui-même les débats et enfoncer ses victimes de la presse dans une mare d'écoeurement. Ainsi, tous les entretiens tournent court, laissant sur leur faim les candidats au scoop, jusqu'à ce qu'une personne inconnue des précédents s'impose à son tour comme l'hôte d'infortune du romancier. Mais là, il s'agit d'une femme. Avant elle, les journalistes n'étaient que des hommes. Dès lors, l'entretien prend la forme d'un affrontement entre la journaliste et le Prix Nobel de littérature, où celle-ci va défier, dans un huis clos imprégné de mystères, la misogynie ordurière de Tach et parvenir à se faire accepter. Peu à peu, au fil des questions et des réponses, Tach va se voir confronté aux démons de sa vie d'autrefois…
Je me suis donc précipitée sur un autre de ses best-seller : « Cosmétique de l’ennemi », l’histoire d’un homme d'affaires qui attend un vol retardé pour Barcelone. Il est dérangé par un importun bavard qui l'oblige à écouter le récit de sa vie. Au fil du dialogue, l’homme se rend compte que cet importun est en réalité son "ennemi intérieur", la part monstrueuse de lui-même, enfouie au fond de lui.
Je suis encore une fois tombée sous le charme de l’écriture, des répliques qui tombent comme une guillotine. Mais il m’en faut plus pour me séduire ! ^^
J’en lis d’autres, qui me plaisent moins, mais qui sont très bons également.
Jusqu’au jour où je prends « Acide sulfurique » dans les mains. Incompréhension de ma part… Mais reprenons du début avant de s’indigner ! Le commencement est très bon : la télé-réalité a tellement repoussé les limites que la dernière trouvaille est une émission où le loft est remplacé par un camp de concentration. On peut voir la dérive de la société moderne, qui s’amuse et vote pour tuer à la fin de chaque semaine un malheureux candidat. C’est tellement stupide que ça fait peur. Et l’idée est merveilleuse. Ensuite, on tombe dans une pseudo-histoire d’amour entre un kapo femme et une des détenues. Et la fin nous laisse justement sur notre faim… Tout s’arrange parce que la détenue amoureuse menace de faire exploser le camp avec de l’acide sulfurique, mais non, en fait, ce n’était qu’une bouteille de je-ne-sais-plus-quoi. Bref, tout est bien qui fini bien, tout le monde est heureux, tirons une morale de cette histoire ! … Mouais, un peu trop guimauve à mon goût…
J’attends le reste.
Quelqu’un a un avis sur Amélie Nothomb ? ^^