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J'ecris un livre...mais je manque d'encouragement

 


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Auteur Sujet :

J'ecris un livre...mais je manque d'encouragement

n°7961
monsieur-j​ackson
Profil : Novice
Posté le 23-02-2011 à 00:20:01  profilanswer
 

j'écris actuellement un livre, en dépit des mes fautes d'ortographes, j'ai 15 ans, je n'ai pas trop envi de dévoiller l'histoire car je souhaite vraiment le publier, c'est du fantastique. Mais je commence petit à petit a perdre éspoir en me disant que c'est ridicule...Mais bon après tout, pourquoi les autres et pas moi ??? :p

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n°7963
Sevoth666
" Quelquefois je me demande ce que nous sommes en
Profil : Habitué(e)
Posté le 23-02-2011 à 04:09:25  profilanswer
 

ben dans la littérature, il y a une spécificité. La volonté ne sert pas. Il faut avoir un talent d'écriture, c'est le principal! Avant de commencer, tu devrais peut-être passer par les concours de nouvelles ou les présentations devant des professionnels, qui te guideront sur tes capacités à écrire quelque chose qui soit digne d'intéresser qui que ce soit.
 
Ensuite, il faut savoir comment on écrit un livre! Les tableaux de résumé, l'organigramme de développement, l'indispensabilité de savoir où l'on va, le travail de style et tout le merdier qui va avec... le plus grand échec de la plupart des écrivains en herbe de nos jours, est le fait d'être incapables de gérer le système de l'amphibologie de la profondeur du thème.
 
En ce qui concerne les motivations, il n'y a qu'une solution: un pied au derrière et des semaines dans une pièce seul(e) à courir après une inspiration que l'on ne peut se permettre d'attendre...
 
Ecrire un livre, c'est une histoire de talent... en aucun cas de motivation... et c'est un travail de vingtaines de mois...


Message édité par Sevoth666 le 23-02-2011 à 04:13:55
n°7964
monsieur-j​ackson
Profil : Novice
Posté le 23-02-2011 à 18:07:09  profilanswer
 

Oui, merci ^^. Je pense que j'ai du talent(je pense) car j'ai le don de faire rire sans le vouloir quand j'écris, et j'arrive à associer un caractere à chaque personnage : La solitude; Le simple d'ésprit...Et certains membres de ma famille on lù les 20 premieres pages et ils attendent la suite. Donc j'éspere que ca marchera et au pire, j'aurai essayer.

n°7967
poil2plume
Les scaroles s’envolent, le céleri reste
Profil : Habitué(e)
Posté le 27-02-2011 à 18:28:40  profilanswer
 

Si tu écris encore 15 autres années tous les jours en tâchant de varier le menu - qui a envie de manger un steak-frites tous les jours - tu devrais y arriver. Si tu n'y arrives pas, c'est que tu n'es pas fait pour ça. Imagine la danseuse classique : elle ne va certainement pas danser le Lac des Cygnes à 15 ans ! Elle va s'entraîner tous les jours, pendant des années, avant d'avoir le droit d'être un simple cadrille dans un ballet.
J'ai commencé à écrire à 14 ans et j'ai publié ma première nouvelle en revue à... 36 ans !!! J'ai pris mon temps, parce que je ne savais pas au juste comment faire. Il n'existe aucune école, aucun moyen de savoir si on a du talent ou pas. Et à ton âge, inutile de faire des projets. Si tes écrits font rire ton entourage, c'est bien. Mais un professionnel de l'éditions demandera d'autres qualités. Essaye surtout de te tester dans des genres différents. Un écrivain doit être capable de tout écrire.
Juste pour te donner une idée de la chose : j'ai écrit mon premier roman à 37 ans. Sans aide aucune, sans rien sinon mon envie de l'écrire. Je l'ai réécrit sept fois avant de l'envoyer à un éditeur. Qui l'a pris tout de suite. Tu dois apprendre à être ton propre censeur. Ne te fie pas à ton entourage. Ce sont des gens qui t'aiment et ils n'ont pas la distance nécessaire pour émettre un jugement sain et équilibré sur les qualités et les défaut de ton écriture.  
Commence par des textes courts, des nouvelles, c'est l'école idéale car elle oblige à resserrer l'intrigue et à aller vite. Lis tout ce qui te tombe sous la main, y compris des essais et des bios. Ce n'est pas pour copier les autres, mais c'est un exercice salutaire, comme les gammes d'un pianiste. Fais des fiches de lecture de tout ce que tu lis. Note les éditeurs,vois les catalogues, vois ce qu'ils publient. Ca t'évitera plus tard les piles de manuscrits refusés et les envois idiots à Gallimard et Co. Il y a en province des tas de maisons sérieuses, c'est là que j'ai commencé et prospéré.
Ne compare jamais ta vocation à celle d'un candidat à "La nouvelle star". Ici, il faut faire preuve de patience, de curiosité et d'humilité. Bon courage !

n°8003
xvictox
mexicoooooo.
Profil : Novice
Posté le 03-04-2011 à 01:33:19  profilanswer
 

poil2plume:
Vous êtes peu-être une écrivain, mais cela fait 3 ou 4 fois que je vois que vous dites à tous eux qui ont besoin d'aide qu'ils doivent attendre. Arrêtez de rabaisser tout le monde et laissez le monde faire ! Vous savez, il y a des maisons d'éditions juste pour les 18 ans et - donc s'il existe des éditions pour des jeunes écrivains, c'est que des personnes de 12,13,14 ou même 15 ans sont capables de faire que leur livre se publie ! (I)
Merci et  bonsoir !

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n°8009
DUDULETTE0​9
Profil : Novice
Posté le 04-04-2011 à 18:34:13  profilanswer
 

d'accord avec xvictox , si tu aimes écrire , vas-y , par ailleurs, on découvre des blogs de nouveaux auteurs bien sympa comme  
http://lesnouvellesdecharlie.over- [...] 45199.html
perso , je vais le suivre , il ou elle n'est peut être pas écrivain, mais c'est agréable à lire ;-)

n°8010
DUDULETTE0​9
Profil : Novice
Posté le 04-04-2011 à 18:37:42  profilanswer
 

et je vais rectifier un point important " pour écrire un livre , il faut avant tout être un passionné d'écriture, avoir de l'imagination ainsi qu'un style bien à soi " le reste s'apprend tranquillement , en étant soutenu , BRAVO d'avoir cette envie à 15 ans.

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n°8011
poil2plume
Les scaroles s’envolent, le céleri reste
Profil : Habitué(e)
Posté le 05-04-2011 à 15:44:35  profilanswer
 

Les livres pour la jeunesse sont rarement écrits par des jeunes. Renseignez-vous avant de donner de fausses illusions aux jeunes. Vous parlez d'être soutenu. Par qui ? La famille qui n'y connaît rien ? Les amis qui ne lisent pas ? Arrêtez de bourrer le crâne de cet ado de chimères. La vocation, s'il en a une, viendra toute seule. Si aucun éditeur ne veut de ses textes en dépit des encouragements de ses proches, il va faire quoi, le pauvre gosse ? Se suicider ? Il faut rester réaliste. Le monde de l'édition est de plus en plus dur car les lecteurs (pardon mais c'est vrai) sont de plus en plus cons !
Je recommande vivement à ce jeune de réfléchir, de prendre son temps. Il a le droit d'écrire à 15 ans, mais pas de se poser des questions sur l'édition, c'est absurde ! Cela viendra quand il sera prêt !  

n°8021
Aventador7​3
Conjuguez mon être à l'imparfait du subjectif...
Profil : Idole
Posté le 12-04-2011 à 11:12:57  profilanswer
 

Slt. Je pense que le plus dur n'est pas d'écrire. Si on aime ça, si on sait où on va, ça vient tout seul. Certains chapitres viennent naturellement, d'autres ont plus de mal à sortir, ne correspondent pas à ce que l'ont veut dire. Pas grave, on le retravaille, on le recommence. Après, je pense que chaque écrivain en herbe a un genre de prédilection. J'ai commencé par des textes courts, des poèmes, puis des nouvelles. Mes plus récentes nouvelles font 100 pages. Mais c'est quelque chose que j'ai mis du temps à maîtriser, une histoire qui tienne sur la longueur. Il faut ménager ses effets, ses rebondissements. Mais le plus dur à écrire, c'est la fin. Il ne faut surtout pas la rater.  
Ca c'était le côté écriture pure. Le plus gros souci reste la publication. J'ai tenté à plusieurs reprises de me faire publier même par des éditeurs locaux. Sans succès, c'est un monde dans lequel il est difficile d'entrer sans appui ou parrainage. Voilà. N'abandonne pas, ne serait-ce que pour ton plaisir personnel d'écriture et pour le partage avec quelques privilégiés

n°8023
poil2plume
Les scaroles s’envolent, le céleri reste
Profil : Habitué(e)
Posté le 12-04-2011 à 14:26:34  profilanswer
 

Aventador73, ce que tu dis sur ta façon d'écrire est exact. On réécrit, on relit, on change peut-être le début, ce qui conditionne souvent la fin. Quand tu me reproches de tellement insister sur l'édition, c'est que j'y ai travaillé. Et il vaut mieux parfois pour un jeune auteur de ne pas savoir comment cela se passe vraiment, sinon il n'écrit plus une ligne ! Qu'il soit découragé à 15 ans, ben oui, ça arrive. Ca arrive aussi chez les jeunes sportifs, les jeunes artistes de tous bords. Cela fait partie du processus de maturation.
Refuser la critique, ou du moins la réalité d'un monde, c'est refuser de progresser.
Non, il est inutile d'avoir un parrain pour entrer dans une maison d'édition. Tout dépend de la maison, de ce qu'elle recherche. En ce moment, les maisons sont inondées de récits à la sauce Harry Potter. Trop de jeunes semblent écrire la même chose et les éditeurs ne trouvent pas d'auteurs vraiment originaux, un comble n'est-ce pas ?
Mets-toi à la place de l'éditeur : va-t-il publier cinquante fois un récit de gosse aux pouvoirs paranormaux ? Autant se tirer une balle dans le pied. La littérature, la vraie, consiste à innover et ce dans un style qui est propre à l'auteur. On peut écrire une histoire d'amour archi-banale, elle ne le sera jamais si le style et l'approche sont vraiment étonnants.
Si un jour tu tombes sur un éditeur sympa, demande-lui ce qui ne va pas dans tes textes. Il te le dira, mais accepteras-tu la critique ? That is the question...  

n°8024
Aventador7​3
Conjuguez mon être à l'imparfait du subjectif...
Profil : Idole
Posté le 12-04-2011 à 15:13:24  profilanswer
 

Poil2plume, je n'ai jamais critiqué ce que tu disais sur l'édition. Je souhaitais juste éviter au jeune homme de se bercer d'illusion car il est très dur d'être publié. Evidemment que l'entourage proche trouvera son texte bien, sincérement ou hypocritement. La difficulté est de sortir du lot. Et là c'est plus épineux. Franchement, je ne sais pas si ce que j'écris est bien ou pas. Je fais des tentatives, je m'aventure dans des genres en essayant un angle d'attaque original. Je me nourris aussi de mes lectures, et ça tu l'as dit, c'est très important pour pouvoir piquer quelques idées de formes ou de transition... Pas pour copier, mais pour s'inspirer de ce qui ne vient pas forcément naturellement. Par exemple, dans ma dernière nouvelle, j'utilise beaucoup de flashbacks, il fallait qu'ils soient clairs, lisibles, transparents pour le lecteur. Ils devaient servir l'histoire, s'y intégrer parfaitement jusqu'à en être indissociable. Mes lectures m'ont aidé à dépasser cette difficulté.  
Voilà poil2plume, je voulais juste encourager ce jeune homme à écrire, même s'il n'est jamais publié. Je n'avais nullement attaqué tes dires. CQFD

n°8025
poil2plume
Les scaroles s’envolent, le céleri reste
Profil : Habitué(e)
Posté le 12-04-2011 à 16:14:20  profilanswer
 

Mea culpa Aventador73, la remarque cinglante venait en fait de XVictox qui, n'ayant jamais rien publié nulle part, ne se gêne pas pour balancer des trucs complètement faux. Il suffit de consulter les catalogues pour la jeunesse, quasiment tous les livres sont écrits par des adultes. C'est ça qui m'avait horrifiée.
Ta démarche, par contre, est au moins lucide. Je sais, ce n'est pas drôle et ça l'est de moins en moins. Sais-tu comment fait un éditeur pour sélectionner les manuscrits ? Ce n'est pas de la blague, j'ai bossé dans ce service. Alors, sur la montagne de textes qui arrive tous les mois, il faut d'abord regarder la présentation, la lisibilité du texte - si possible Arial ou Times interligne 1,5 minimum. Si le manuscrit est plein de taches, de ratures et de crottes de nez (j'en ai vues!) il est aussitôt mis de côté avec une lettre type pour l'auteur. Pourquoi s'embêter avec des gens qui ne savent même pas présenter un texte ? Si le texte est correctement présenté, on lit la première page. Là encore, il faut être à la fois accrocheur, un peu mystérieux et parfois drôle (pourquoi pas ?)sinon le lecteur n'ira jamais à la page deux...
Si les trois premières pages semblent intéressantes, le manuscrit sort du dépôt, on lui met un numéro et on l'expédie au premier étage, en comité de lecture. Là, on épluche tout : le style, le genre, l'originalité, l'orthographe, le fond et la forme. Après quoi l'éditeur convoque les lecteurs et demande leur avis. Nous avons rédigé une fiche de lecture d'environ deux pages tapées serré avec des extraits de l'oeuvre et la liste des personnages principaux. Après quoi, on débat. Sur mille manuscrits, si tout va bien, l'éditeur en publie... dix. Honnêtement, en trois ans de comité de lecture, je ne suis jamais tombée sur un texte de génie inconnu, JAMAIS ! La plupart des écrits souffraient de la même chose : trop de descriptions, pas de personnages saillants, trop d'analyses, des lourdeurs, pas d'action, pas de décors, pas d'ambiance. Même Marc Lévy fait mieux, c'est dire...
Reste un troisième cas de figure, rare mais bien présent : celui de l'auteur qui a du talent mais dont le livre comporte des maladresses. Dans ce cas de figure, on fait un rapport à l'auteur en lui conseillant certains changements. Tu vas hurler, mais 90% des auteurs concernés refusent ces changements, alors qu'ils sont à deux doigts d'être publiés. Ils se considèrent comme des génies et sont scandalisés à l'idée de devoir retravailler leur chef-d'oeuvre. Que veux-tu faire de gens comme ça ? Ils ne publieront jamais et iront dire partout que les éditeurs sont des salauds et des cons.  

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n°8026
Aventador7​3
Conjuguez mon être à l'imparfait du subjectif...
Profil : Idole
Posté le 12-04-2011 à 17:11:21  profilanswer
 

Il est normal qu'un éditeur fasse le tri. C'est un professionnel. Il a lu des tonnes d'ouvrages plus ou moins bien ficelés, repère tout de suite si l'histoire, le style accroche ou pas, si c'est cohérent. Car il ne faut pas oublier qu'en le publiant, l'éditeur cautionne et met sa notoriété au service d'un jeune auteur (dans ce cas encore inconnu). C'est un risque. C'est comme un impresario qui mise sur un comédien en herbe qui n'a jamais fait ses preuves.
L'apprentI-écrivain, derrière son clavier, n'a pas de recul. Il écrit avant tout pour se faire plaisir. C'est quelque chose d'égoïste. Presqu'un exutoire. Quand je relis mes premiers textes, je trouve ça finalement nul, je pense (et j'espère) avoir progressé depuis. A force d'écrire, de mûrir aussi. On ne naît pas écrivain. On le devient.
Dans ma dernière nouvelle, j'essaie d'être accrocheur tout de suite, de titiller la curiosité, de susciter l'intérêt du lecteur. Et puis j'essaie de mettre beaucoup de rythme, de dialogues parfois percutants, de camper psychologiquement des personnages, de contextualiser les scènes suivant les lieux et les époques tout en restant très fluide dans la narration. Je souffle le chaud et le froid, passant de l'humour décapant au drame ou à l'angoisse. Un travail de longue haleine presque terminé.
Poil2plume, je n'ai sans doute pas ton expérience, l'écriture n'est qu'un hobby, un à-côté, en aucun cas mon métier. En tout cas c'est sympa de discuter avec quelqu'un qui a la tête sur les épaules. A plus...

n°8028
poil2plume
Les scaroles s’envolent, le céleri reste
Profil : Habitué(e)
Posté le 12-04-2011 à 20:45:28  profilanswer
 

C'est bien que tu aies le recul nécessaire pour apprécier tes textes de manière objective. C'est à ce moment-là que le "métier" rentre. Mais il existe un autre stade, encore plus jouissif (à mon sens), c'est quand tu peux écrire sans trop de mal sur n'importe quel sujet. Quand un éditeur te téléphone pour te demander d'écrire un ouvrage sur mesure, tu commences à comprendre à la fois où tu en es et où tu peux aller. Il arrivera un moment où tu ne seras plus obligé de polir et de réécrire indéfiniment. Il arrivera un moment où ton histoire te jaillira toute prête et où tu prendras vraiment ton pied à l'écrire en ajustant automatiquement les dialogues, la longueur des phrases, le rythme. Un peu comme un pianiste professionnel qui n'a plus besoin d'étudier longuement une partition de Bach pour la jouer à la perfection.
Quand tu seras à ce stade, n'importe quel éditeur aura envie de faire un bout de chemin avec toi.  
Ce stade est superbe et angoissant à la fois. On se maîtrise, on maîtrise son art mais on se trouve confronté à de nouveaux obstacles : il arrive un moment où la machine s'use, où l'on ne peut plus écrire une virgule sans avoir le dégoût de l'écriture. C'est normal, comme dans toute passion. On connaît le creux de la vague (je suis en plein dedans, après huit publications et deux traductions, l'overdose !) et parfois on se dit qu'on n'arrivera jamais à rien. Lis des bios de grands écrivains, c'est franchement instructif, tu y verras des choses que tu as sans doute vécues aussi. J'ai lu ça à 16 ans. Il n'y avait pas Internet, pas de proches pour me conseiller. Personne. Mais on avance quand même.
Merci pour tes commentaires, c'est très intéressant !  

n°8029
Aventador7​3
Conjuguez mon être à l'imparfait du subjectif...
Profil : Idole
Posté le 13-04-2011 à 08:23:43  profilanswer
 

Poil2plume, tu es une professionnelle de l'écriture, pas moi. Un simple amateur qui n'a jamais publié quoi que ce soit. Mais ce n'est pas grave, l'écriture reste pour moi un plaisir. Si tu lisais mes écrits, tu les trouverais peut-être déplorables lol. Plus sérieusement, il me paraît très difficile de vivre de son art (que ce soit l'écriture, la peinture ou le dessin, la musique ou la chanson) sans avoir de formation à la base. Les émissions de télé-réalité font croire aux jeunes qu'il suffit d'être filmé dix semaines dans un loft pour devenir riche et célèbre. Je le sais, je travaillais dans un lycée professionnel lors de la diffusion du premier Loft Story. Cette émission exerçait une vraie fascination sur les ados. Mais tout est scénarisé, tout est faux. Sans talent particulier, il n'y a aucune raison pour qu'on vous érige en people VIP. A moins d'être une riche héritière écervelée dont les frasques sont le fond de commerce des tabloïds... Les excéptions existent mais elles sont rares.
Pour moi, l'écriture reste un hobby, rien de plus. Un plaisir égoïste qui grandirait sans doute si j'étais publié. Mais ce n'est pas une obsession pour moi...


Message édité par Aventador73 le 23-08-2011 à 12:56:05
n°8030
poil2plume
Les scaroles s’envolent, le céleri reste
Profil : Habitué(e)
Posté le 13-04-2011 à 13:35:14  profilanswer
 

Il est vrai que notre société du "tout, tout de suite" ne contribue pas à donner envie de prendre son temps pour faire quelque chose, pour se donner la peine d'aller au bout de ce que l'on fait. Le système Star Academy fait beaucoup de mal aux jeunes en leur donnant l'illusion qu'ils peuvent tout faire et ce très vite. Et même s'ils sont sélectionnés, que deviendront-ils après, vu qu'ils n'ont aucun talent spécifique ? On les aura détruits pour une émission débile.  
Maintenant, tu as parfaitement le droit de considérer l'écriture comme un hobbie. C'est tout à ton honneur, et au moins tu as la possiblité de prendre la juste mesure de tes écrits.
Tu auras remarqué que monsieur-Jackson, l'auteur du fil, ne réagit absolument pas à cette discussion. Soit il est trop jeune pour comprendre la portée de ce qui se dit ici, soit il s'en fiche, auquel cas il ne fera jamais un bon écrivain. Un écrivain est un être curieux, qui s'intéresse à beaucoup de choses, qui se construit un univers et aime observer les gens. C'est fou le nombre d'aspirants écrivains qui ne lisent rien, qui ne s'intéressent à rien. Là, je me demande : ils écrivent quoi, au juste ?
Alors continue comme tu le fais. Il arrivera bien un jour où une porte s'ouvrira et te permettra d'envisager l'écriture comme une passion et plus qu'un passe-temps !  

n°8031
Aventador7​3
Conjuguez mon être à l'imparfait du subjectif...
Profil : Idole
Posté le 13-04-2011 à 14:48:11  profilanswer
 

Merci de tes encouragements. C'est sympa. Je n'ai pas envie de me prendre la tête et de me bercer d'illusions. Contrairement à ma fille de 5 ans, j'ai passé l'âge de croire au Père Noël. Elle ne sait pas encore lire, mais s'est toujours beaucoup intéresée aux bouquins. Elle me voit souvent plongé dans des ouvrages et elle me demande "quand je serai grande, tu me prêteras tes livres?". C'est pareil pour les DVD. "Papa ne peut pas me les prêter, il y a toujours plein de méchants dedans!" Je fais très attention à ce que je lui autorise à regarder. Ce n'est pas de la censure, c'est de la protection de l'enfance, et en ce sens je trouve le CSA très léger. Bref, je crois que la curiosité intellectuelle, le goût de la littérature, du cinéma ou de la musique n'est pas quelque chose d'inné. Ca relève de l'éducation. Et la génération "jeux vidéos et internet" n'est pas vraiment avantagée dans ce domaine. Les fantasmes des ados sont alimentées par les télés-réalités, les fabriques à stars d'un jour. Pas besoin de se cultiver. Ca sert à rien pour passer à l'écran! Et comme dans le cadre scolaire, on impose la lecture d'ouvrages qui n'intéressent pas forcément les jeunes, ils se dégoûtent très vite de cet enrichissement. Quand je travaillais dans une bibliothèque scolaire, j'étais super content d'avoir bien conseillé un ado, a priori pas très disposé à lire, et qui revenait le sourire aux lèvres en me demandant si je pouvais lui dénicher le même genre de bouquin. Il n'y a que comme ça qu'on peut amener un réfractaire à la lecture à se mettre à lire, en lui proposant ce qu'il peut aimer.  
Apparemment, monsieur Jackson, à qui je souhaitait rendre service et répondre, ne s'intéresse pas à la discussion qu'il a lui-même lancé parce qu'il appartient à cette génération d'ados qui croient qu'en claquant des doigts, ils deviendront célèbres. Pourtant, l'humilité est la plus grande des qualité en tant qu'artiste.
Voilà Poil2plume, j'ai fait de grandes digressions aujourd'hui, j'espère que tu ne m'en tiendra pas rigueur. A plus...

n°8032
Aventador7​3
Conjuguez mon être à l'imparfait du subjectif...
Profil : Idole
Posté le 13-04-2011 à 14:51:53  profilanswer
 

oups, que de fautes d'orthographes à la fin de ma prose, je ne me suis pas relu. Mille excuses Poil2plume....

n°8034
poil2plume
Les scaroles s’envolent, le céleri reste
Profil : Habitué(e)
Posté le 14-04-2011 à 10:21:29  profilanswer
 

Non, non, on peut faire une faute ici et là. Mais l'on voit bien que par ailleurs tu maîtrises très bien la langue.
En ce qui concerne l'ouverture des jeunes à la culture, il y a du boulot ! Chez moi, il n'y avait pas de livres, ma mère ne s'intéressait pas à la littérature ou la musique. J'ai lu très jeune énormément de choses très différentes parce que cela fait partie de mon caractère. C'est évidemment une bonne chose d'encourager les jeunes à lire, mais il y aura toujours une minorité qui sera spontanément attirée par différentes formes artistiques et d'autres qui se contenteront de glaner de la culture sur Internet ou via les jeux video. Tu peux être un père soucieux du bagage culturel de ta fille. Elle accrochera sans doute, ou peut-être pas. J'ai connu des parents hyper cultivés, un régal de curiosité, d'humour, qui organisaient des choses vraiment superbes pour leurs enfants et leurs copains. Pourtant, ça a "gavé" les gosses, ça ne les intéressait tout bonnement pas ! C'est scandaleux quand on y pense, mais c'est comme ça.
Je me souviens d'un petit garçon d'environ huit ans à la FNAC, intrigué par le rayon "Classiques" et qui m'observait à chercher un CD bien précis (de la musique sacrée). Il demande à sa mère s'il peut regarder et cette dernière lui répond, méprisante : "Non, c'est de la merde !" J'avais juste envie de pleurer, car le gamin semblait ouvert et désireux de savoir ce qui se passe dans l'univers de la musique classique.
Mais ta fille ne connaîtra jamais une réponse aussi odieuse de ta part et elle aura certainement la chance d'entrer en contact avec les arts qui, à mon sens, ouvrent le coeur et l'esprit et permettent de relativiser par rapport à la dureté de nos temps.  

n°8035
Aventador7​3
Conjuguez mon être à l'imparfait du subjectif...
Profil : Idole
Posté le 14-04-2011 à 11:29:52  profilanswer
 

Salut Poil2plume. Je voulais savoir quel type d'ouvrages tu avais publié, sur quel sujet.  
Par ailleurs, j'ai lu ce que tu avais écris sur la vie de l'écrivain, une peinture très noire qui en dégoûtera plus d'un. C'est du vécu, je le sais. Ca découragera plus d'un écrivain en herbe, en tout cas ceux qui rêvent de strass et de paillettes. Tu as parfois la plume acide, mais c'est pour ramener les gens sur terre. En ce sens, tu n'es pas toujours comprise. Il faut que quelqu'un leur ouvre les yeux, même si ça fait mal. Ce n'est pas rendre service aux gens que de leur dire "oui, c'est génial ce que tu fait, tu es le nouveau Guillaume Musso. Tu vas devenir riche et célèbre en écrivant ton bouquin". C'est ce qu'ils veulent entendre, ce n'est pas la réalité. Ca n'arrivera pas, ou à très peu d'entre eux. Comme tu le disais, vivre de l'écriture, c'est quelque chose de très aléatoire. Il y a peu de personnes prêtes à prendre ce risque. Moi par exemple, je ne lâcherai jamais tout pour ça. Et pourtant j'aime écrire, peut-être même plus que bien des apprenti-écrivains de ce site.
Voilà pour ma petite prose du jour. Bonne journée à toi.

n°8036
poil2plume
Les scaroles s’envolent, le céleri reste
Profil : Habitué(e)
Posté le 15-04-2011 à 18:31:01  profilanswer
 

Aventador 73 (tu es savoyard ?) : puisque tu aimes les nouvelles, vois sur Amazon, le titre Qui rira le dernier, publié en 2007. L'éditeur solde actuellement le recueil à 70%, je crois. Tu l'auras donc pour presque rien. C'est là encore une peinture très noire de notre société, mais sur le mode humoristique, via cinq situations cocasses où les rêves de ces gens se brisent sur le mur de la réalité.
J'ai toujours été très lucide dans ce que je fais. Et si je peux gagner ma vie à peu près correctement aujourd'hui, c'est aussi grâce au para-littéraire, où je fais pas mal de choses qui n'ont rien de vraiment exaltant. Mais c'est le prix à payer.
Sinon, tu peux aussi voir Femmes d'Alsace, une bio commandée par un éditeur en 2009 (20 portraits de femmes remarquables), qui s'est d'ailleurs super bien vendue mais l'éditeur a "oublié" de me payer une partie de mes droits, alors qu'il a réimprimé le livre. Voilà la réalité de l'édition. Et tu peux oublier les paillettes !
J'aime assez varier le menu. J'ai écrit un roman historique, des romans de terroir (avec humour, quand même !) un feuilleton paru dans un journal, des ouvrages collectifs sur un thème central, des polars et là, je suis sur le point de publier des pastiches holmésiens. Je suis fan de Sherlock Holmes et il a le vent en poupe en ce moment, à cause du tournage de Guy Ritchie dont une partie a été filmée à Strasbourg, ma ville natale. L'éditeur (le quatrième de ma carrière !) se tâte pour voir comment il va mettre ça en valeur.
Je ne peux pas me plaindre des ventes ni des éditeurs (sauf celui qui a du mal à me payer) mais j'ai l'impression de ne pas progresser d'un centimètre. Mon lectorat est toujours le même, assez fidèle et plutôt sympa, mais certains jours, je n'ai plus envie, même si je continue à avoir des tas d'idées. C'est sans doute normal. Le plus triste, c'est que je n'ai plus aucun enthousiasme quand je signe un nouveau contrat d'édition. La première fois est toujours la plus exaltante, et ce sentiment ne revient plus ensuite. Parce qu'après, on sait.
Tu as donc lu le texte que j'ai écrit sur un autre fil. Oui, c'était un jour de grosse déprime. Ca me rendait malade de lire ces messages naïfs de jeunes auteurs à des kilomètres de la dure réalité. Ce que je raconte sur les salons m'est arrivé, au début. Après, ça va un peu mieux car on est connu, du moins localement.
Tu as bien raison de ne pas tout lâcher pour l'écriture. Les temps sont difficiles, mieux vaut considérer tes écrits comme un hobbie. Après, tu verras bien. Et puis, contrairement à moi, tu es parent, une noble tâche qui exige un peu de stabilité. Je n'ai jamais voulu d'enfant, c'est un choix que je ne regrette pas. Même si je n'empêche personne d'en avoir.
Voili pour ma chronique du jour. Bonne soirée à toi !

n°8038
Aventador7​3
Conjuguez mon être à l'imparfait du subjectif...
Profil : Idole
Posté le 18-04-2011 à 12:28:34  profilanswer
 

Poil2plume, merci pour ta réponse. Tu es effectivement très éclectique et je ne pense pas pouvoir l'être autant que toi. Je bute sur la fin de ma nouvelle parce que j'ai beaucoup de mal à écrire des scènes d'actions. Pourtant, l'idée de ma prochaine nouvelle est un thriller, un vrai. Un nouveau genre pour moi. Je vais donc devoir apprendre à maîtriser les scènes d'actions... Je ne suis qu'un pauvre petit écrivain amateur...
Pour en revenir à ta carrière d'auteur, je trouve dommage que tu aies perdu l'enthousiasme alors qu'apparemment tu débordes d'idées... Cela dit, dans toute profession, il y a des passages à vide. On a même parfois l'impression de se battre contre des moulins à vent. Alors je te souhaite bon courage.
Pour répondre à ta question, oui je suis savoyard. 73 c'est aussi mon année de naissance. Pourquoi Aventador? Parce que c'est le nom de la nouvelle Lamborghini et que je suis passionné d'automobiles. Parce que je ne pourrai sans doute jamais me l'offrir. Et même si je pouvais, mes obligations familiales m'en empêcheraient. Mais avoue que C4 Picasso, c'est moins vendeur non?
En tout cas, ma fille est ce que j'ai de plus précieux au monde, et si je devais malgré mon gabarit de miroir de courtoisie devenir déménageur pour subvenir à nos besoins, je le ferais.
Voilà, c'est un peu décousu, un peu en vrac, mais comme j'aime bien converser avec toi, j'espère que tu me pardonneras...

n°8039
poil2plume
Les scaroles s’envolent, le céleri reste
Profil : Habitué(e)
Posté le 18-04-2011 à 14:08:44  profilanswer
 

Mais tu as de l'humour, cher Aventador (je ne savais pas pour la bagnole, mon frère aurait su, lui !), j'adore l'expression "gabarit de miroir de courtoisie", pas mal ! Effectivement, une C4 Picasso, ça jette moins, mais qu'importe. Ta vie ne se résume pas à un modèle de voiture, même si c'est l'ambition de pas mal de gens... Bon, ne t'en fais pas pour mon passage à vide. Ce serait quand même bien que l'éditeur régional confirme la sortie de mes petites sherlockeries, je les trouve trop mimi et tellement dans le ton anglais à la fois drôle et un brin maniéré. Oui, j'aime beaucoup l'anglais, je le pratique assez bien pour avoir vécu à Londres pendant une année. J'y ai bossé, ce n'était pas un séjour linguistique et c'est à mon sens le meilleur moyen de maîtriser rapidement une langue. Pendant un an, je n'ai pas prononcé un mot de français, une expérience formidable que je souhaite à tous les ados qui râlent et se font chier. Là, il s'agit de se jeter dans le bain tout de suite.
Ce n'est pas une honte d'être déménageur. C'est même assez viril, je trouve. En tous cas moins niais que certains postes où les mecs ne glandent rien et embêtent tout le monde. J'ai été serveuse en Suisse après avoir quitté la fac. C'était très intéressant car ça ouvre l'esprit et permet de communiquer. Quand on est jeune, on devrait voyager, je le dis et le répète à tous les jeunes que je connais. Mais ils ne veulent pas. Ca les ennuie, ils préfèrent le confort pépère chez papa-maman alors qu'ils ont souvent l'âge de voler de leurs propres ailes. Si tu peux, fais-le avec ta fille, elle ne te remercieras jamais assez. Tu me fais penser à mon frère, qui adore sa fille comme toi mais qui sait aussi rester ferme quand il le faut. Elle a aujourd'hui vingt ans, elle est super bien élevé et drôle à la fois. Pour le moment, elle est élève infirmière et aimerait aller encore en fac pour se spécialiser. Cet automne, elle fera un stage d'un an dans un hôpital anglais, c'est génial, non ? Il faut avouer qu'elle habite à Zurich, et là-bas, tous les jeunes maîtrisent une langue étrangère. Au ciné, les films sont tous en VO et ma nièce n'a que des DVD anglais et américains. C'est la coutume et je trouve ça formidable !
Dans le fond, cette interruption temporaire dans mes écrits est une bonne chose. Je prends un peu de temps pour faire autre chose, après avoir eu le nez dans le guidon quasiment non stop toutes ces années. Je n'ai pas de soucis financiers, pas de traites à payer, alors je n'ai pas à me plaindre.
Dommage que nous soyons français. Les Anglais et les Américains qui commencent à publier ont tout de suite un agent et s'ils écrivent un best-seller, l'éditeur leur offre une Porsche. Certes, ce n'est pas la voiture de tes rêves, mais ça jette quand même pas mal, non ? Sauf pour moi. Je déteste les bagnoles. Du moins j'admire les modèles mais n'en désire aucun. Je suis assez sensible à l'esthétique anglaise de la jaguar, mais je n'ai pas d'éditeur anglais, what a shame !!!
C'est un vrai plaisir de converser avec toi. Ce n'est ni décousu ni ennuyeux. ALors, raconte ce que tu veux, c'est toujours intéressant !        

n°8040
poil2plume
Les scaroles s’envolent, le céleri reste
Profil : Habitué(e)
Posté le 18-04-2011 à 14:26:12  profilanswer
 

Mmm, Aventador 73, rebelote. Si tu veux vraiment bavarder tranquillement, rends-toi sur ma boîte mail pseudo : poil2plume@orange.fr. Après tout, les autres se fichent éperdument de nos petits romans, n'est-ce pas ? Tu pourras me laisser ton adresse et je te filerai des bidules et peut-être aussi des tuyaux pour éditeurs...
@plus !

n°8049
Sevoth666
" Quelquefois je me demande ce que nous sommes en
Profil : Habitué(e)
Posté le 21-04-2011 à 14:01:47  profilanswer
 

dommage... vous me passionniez!

n°8050
Aventador7​3
Conjuguez mon être à l'imparfait du subjectif...
Profil : Idole
Posté le 21-04-2011 à 15:06:10  profilanswer
 

Ca en fait au moins un... Mais je doute que la teneur de notre conversation en intéresse beaucoup plus...

n°8058
poil2plume
Les scaroles s’envolent, le céleri reste
Profil : Habitué(e)
Posté le 24-04-2011 à 11:22:27  profilanswer
 

Oui, c'est dommage. Quand j'ai commencé à écrire, Internet n'existait pas. J'aurais adoré correspondre avec un écrivain professionnel, mais il faut croire que le jeune monsieur-jackson attendait plutôt un manuel type "devenez un auteur de best-seller en dix leçons". A ce compte-là, nous sommes tous des Mozart, des Einstein et des Rembrandt...
Je suppose que dans l'intervalle, l'auteur en herbe a préféré postuler pour la Nouvelle Star. On se fait moins chier, c'est sûr !

n°8063
Aventador7​3
Conjuguez mon être à l'imparfait du subjectif...
Profil : Idole
Posté le 26-04-2011 à 10:12:40  profilanswer
 

Christine, tu devrais te lancer dans la télé-réalité, monter un jury pour sélectionner le meilleur jeune auteur en herbe, genre "à la recherche du nouveau King (Stephen évidemment)". La littérature n'a certes jamais été très télégénique, mais avec quelques personnalités au verbe affirmé comme le tien, sûr que ça aurait du chien...

n°8065
poil2plume
Les scaroles s’envolent, le céleri reste
Profil : Habitué(e)
Posté le 26-04-2011 à 18:30:20  profilanswer
 

C'est gentil de ta part, mais honnêtement, cela n'intéresserait personne. Et je te dis pas pour le recrutement ! L'horreur ! Entre ceux qui ne maîtrisent rien, ni l'orthographe ni la syntaxe ni même le style et ceux qui font dans la poésie cul cul la praline, bonjour les dégâts !
Des personnalités comme la mienne ne passent pas à la télé. Trop dérangeantes, pas assez lisses, pas assez conformistes. Laisse béton, mais l'idée est marrante...

n°8067
Aventador7​3
Conjuguez mon être à l'imparfait du subjectif...
Profil : Idole
Posté le 27-04-2011 à 08:26:07  profilanswer
 

C'était une boutade, tu l'auras compris. La littérature et la télé n'ont jamais fait bon ménage. Mais bon, j'avais trouvé l'idée plutôt amusante... C'est sûr, le casting aurait été un vrai casse-tête; cela dit, tu n'aurais sans doute pas manqué de postulants. Certains sont prêts à tout pour être édité...

n°8105
jugurtha66
Profil : Novice
Posté le 12-05-2011 à 19:42:09  profilanswer
 

Dommage de nous quitter en si bon chemin, car vos échanges ne sont pas sans intérêt.

n°8107
poil2plume
Les scaroles s’envolent, le céleri reste
Profil : Habitué(e)
Posté le 18-05-2011 à 13:07:52  profilanswer
 

quand on voit la réaction zéro de l'auteur du post, y a de quoi se décourager. Pour ma part, je ne donnerai plus de conseils, à l'avenir. A quoi bon ? Ces jeunes ont une vision toute "star academy" de l'édition, eh bien, je leur souhaite bonne chance et de belles larmes quand ils sortiront enfin de leurs rêveries postmodernes.

n°8115
LineLys
Profil : Novice
Posté le 24-05-2011 à 17:38:05  profilanswer
 

poil2plume a écrit :

quand on voit la réaction zéro de l'auteur du post, y a de quoi se décourager. Pour ma part, je ne donnerai plus de conseils, à l'avenir. A quoi bon ? Ces jeunes ont une vision toute "star academy" de l'édition, eh bien, je leur souhaite bonne chance et de belles larmes quand ils sortiront enfin de leurs rêveries postmodernes.


 
Y a de quoi finir comme Martin Eden quand on te lit toi.
 
Certes c'est difficile d'écrire mais ça doit rester avant tout une passion et non pas une corvée.  
Au lieu de lui briser son projet, tu devrais l'encourager et arrêter de sortir tes arguments de "Monsieur je sais tout".
 
Bien sûr qu'il faut de l'entrainement et du talent mais il y a une grande part de motivation également.
Et perso quand je lis des auteurs comme Levy qui a déjà pondu 12 livres, je ne vois pas ou est le talent la dedans. Comme quoi tout le monde peut sortir un bouquin de nos jours.
 
Si il ne répond plus c'est peut être parce qu'il en a marre de ce genre de critiques.
 
Pour répondre à l'auteur du post: continues à écrire par plaisir et entraine toi, relis toi souvent et développe tes idées. N'oublie pas également de faire une structure car un roman c'est très long et tu peux t'y perdre facilement. Bon courage.

n°8117
Sevoth666
" Quelquefois je me demande ce que nous sommes en
Profil : Habitué(e)
Posté le 26-05-2011 à 13:03:48  profilanswer
 

poil2plume a écrit :

quand on voit la réaction zéro de l'auteur du post, y a de quoi se décourager. Pour ma part, je ne donnerai plus de conseils, à l'avenir. A quoi bon ? Ces jeunes ont une vision toute "star academy" de l'édition, eh bien, je leur souhaite bonne chance et de belles larmes quand ils sortiront enfin de leurs rêveries postmodernes.


 
Il a été banni... avec ses goûts de chiottes sur le cinéma et son agressivité (en effet, tout le monde ne pense pas qu'harry potter 3 est le meilleur film de l'histoire) il a foutu le bordel de notre côté et on l'a viré (avec effacement des postes en prime)

n°8118
jugurtha66
Profil : Novice
Posté le 26-05-2011 à 15:49:37  profilanswer
 

A mon avis, ce n'est qu'à la suite d'un long apprentissage qu'il est possible de devenir écrivain, comme on devient plombier, mécanicien ou ingénieur même si les prédispositions innées y sont pour quelque chose. En d'autres termes, on ne devient pas écrivain parce qu'on le décide car cela suppose beaucoup de sacrifices. Donc, à ma connaissance, poil2plume n'a rien dit qui soit de nature à décourager le gars dans son entreprise d'écriture. Je dirais même qu'elle a plutôt essayé de lui faire prendre conscience des difficultés pouvant surgir au cours de son expérience littéraire. Et pour cela, la plupart d'entre vous devrait la remercier, au lieu de lui tomber dessus.
 
Amicalement.  

n°8119
jugurtha66
Profil : Novice
Posté le 26-05-2011 à 16:04:42  profilanswer
 

Lire "devraient" car je tiens malgré tout à corriger ma coquille. lol

n°8142
LineLys
Profil : Novice
Posté le 07-06-2011 à 16:08:48  profilanswer
 

jugurtha66 a écrit :

A mon avis, ce n'est qu'à la suite d'un long apprentissage qu'il est possible de devenir écrivain, comme on devient plombier, mécanicien ou ingénieur même si les prédispositions innées y sont pour quelque chose. En d'autres termes, on ne devient pas écrivain parce qu'on le décide car cela suppose beaucoup de sacrifices. Donc, à ma connaissance, poil2plume n'a rien dit qui soit de nature à décourager le gars dans son entreprise d'écriture. Je dirais même qu'elle a plutôt essayé de lui faire prendre conscience des difficultés pouvant surgir au cours de son expérience littéraire. Et pour cela, la plupart d'entre vous devrait la remercier, au lieu de lui tomber dessus.
 
Amicalement.  


 
On peut montrer à quelqu'un différentes difficultés mais l'encourager.
La je ne vois pas trop comment il l'encourage, au contraire.
 

n°8244
poil2plume
Les scaroles s’envolent, le céleri reste
Profil : Habitué(e)
Posté le 19-06-2011 à 14:20:33  profilanswer
 

Linelys, as-tu déjà publié ? As-tu déjà discuté avec un éditeur des problèmes qu'il rencontre quand il ne trouve que rarement de vrais écrivains, je veux dire quelqu'un qui a réellement la vocation d'écrire et pour qui c'est la lumière de son univers ? Non, n'est-ce pas ? En quoi ton jugement de valeur tout à fait arbitraire va-t-il aider ce pauvre garçon ? Un écrivain, un vrai, ne demande pas l'approbation du monde pour écrire. Il écrit, point barre. Après, l'alchimie entre ses idées et celles du lectorat se fait, ou non.
Encourager un auteur en herbe ? Mais oui, pourquoi pas ? Mais il faut croire que ce que j'ai dit ne l'a pas vraiment motivé. Peut-être que ses motivations ne sont pas vraiment sincères. Des tas d'ados rêvent de carrières diverses. Cela ne veut pas dire qu'ils y réussiront.
Tu préfères peut-être mentir à ce garçon et lui dire qu'il est bourré de talent ? Le laisser le plus longtemps possible dans ses illusions ? Tu ne lui rends pas service. J'ai eu des maîtres inflexibles, mais je leur suis reconnaissante : aujourd'hui, j'ai un style qui m'est propre, un imaginaire qui m'appartient. J'aurais tellement eu envie de faire comprendre à ce jeune à quel point il est magnifique d'arriver un jour à une telle maîtrise que cela devient presque miraculeux de voir émerger une histoire. Peine perdue...
Au fait, je suis une femmme...  

n°8247
poil2plume
Les scaroles s’envolent, le céleri reste
Profil : Habitué(e)
Posté le 19-06-2011 à 15:04:02  profilanswer
 

Ah autre chose, LineLys, quand tu me reproches de considérer l'écriture comme une corvée, tu es un peu naïve, là. Imagine un gamin qui apprend à jouer du piano. S'il commence à six ans, il a des chances d'être un futur pro à... 15 ans. Et encore, après des heures et des heures quotidiennes de pratique du clavier.
Eh bien, l'écrivain c'est pareil. Au début, oui, c'est une corvée. J'ai écrit et réécrit certains textes jusqu'à 15 fois au début, pour que ça "coule" pour donner l'impression de la facilité. Après, ça va plus vite, normal. Parce qu'on a un certain entraînement.
Je décourage M. Jackson ? Ah parce que toi, tu l'encourages ? En disant plus ou moins ce que j'ai déjà dit ? Je n'aime de toute façon pas ces gens qui n'ont jamais écrit une ligne et qui se permettent de me juger. Commence donc par t'immerger dans ce monde, et tu m'en diras des nouvelles.  

n°8249
jugurtha66
Profil : Novice
Posté le 19-06-2011 à 18:00:50  profilanswer
 


Je suis d'avis que, sans être une corvée, l'écriture est une entreprise ardue.

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