drenka a écrit :
J'ai été obligée de lire Houellebecq PARCE QUE c'est comme ça, PARCE QUE Houellebecq, ça m'a rappelé quand Jurassik Park et les Visiteurs sont sortis, et qu'on pouvait plus se promener tranquillement sans qu'on te demande "T'AS ETE VOIR JURASSIK PARK ET LES VISITEURS???" et PARCE QUE là c'était genre "HAN mais t'as pas lu Houellebecq MAIS MA PAUVRE". Et je m'insurge: Je revendique le droit de pas aimer Houellebecq (J'ai donc abandonné le droit de pas LIRE Houellebecq, c'est pas possible). SI. Déjà le premier Houellebecq dont on avait fait tout un camembert, "Les particules élémentaires", j'avais trouvé ça rigolu comment les intellectuels de gauche avaient décrêté qu'il FALLAIT l'avoir lu sous peine d'exclusion du cercle des intellectuels de gauche. J'en avais déduit que l'intellectuel de gauche était sexuellement frustré et qu'il disait ça pour permettre à ses potes intellectuels de gauche de lire des trucs pornos sans passer pour des gros pervers de gauche. En même temps, c'est vrai que pour une fois, il y avait un scénar dans le bouquin porno. Même que dans les dix dernières pages, Houellebecq qui était déjà un pote de Raël, parlait déjà un peu de clonage à la Huxley, déclanchant une avalanche de "WAOOU qu'est-ce qu'il est intelligent même qu'il parle du clonage dis donc". Le deuxième Houellebecq dont on a parlé, "Plateforme", était un peu plus soft. Le héros baisait pas mal, racontais un peu les exploits de ses clients touristes sexuels, disait que les femmes idéales sont les asiatiques parce qu'elles ont compris ce qui plait aux hommes: Oui, c'est simple enfin quand même, il faut, en plus bien évidemment d'être jeune, voire prépubère, et belle, faire semblant de les aimer, de leur être fidèle et dévouée jusqu'à la mort et de les vénérer. Et pas faire comme nous autres, les occidentales, qui n'arrêtent pas de revendiquer des droits de femmes comme des hystériques. MAIS le problème, c'est que le héros était amoureux, au sens de Houellebecq. Du coup, affublé d'une hystérique, il baisait moins, et surtout moins fort que celui de "Particules élémentaires". Et oui. Sinon l'hystérique, elle l'aurait largé parce que c'est le propre des hystériques d'être égoistes et de ficeler la quéquette de l'Homme comme un saucisson. Bref, l'intellectuel de gauche, déçu, avait dit que Houellebecq avait un peu pris la grosse tête, qu'il avait perdu son côté provocateur. En plus, il parlait même plus du clônage. OUUUUUUH. Dans la possibilité d'une île, Houellebecq a compris la leçon: il alterne un chapitre de [censure] (au début, il parle quand même un peu d'amour mais heureusement, après, la jeune et belle Ester fait son apparition, et elle, elle aime pas. Elle fait que baiser très fort et très bien et tout le temps et avec tout le monde, pile comme l'intellectuel de gauche voulait. Meme qu'elle met des minijupes et pas de culotte comme une vraie femme (le bonheur des hommes est si simple. D'ailleurs, Houellebecq a trouvé encore mieux que les femmes asiatiques, plus fidèles, dévoués et dépendants: les chiens), avec un chapitre pseudo scientifique. Ah on voit qu'il a bien révisé son "science et vie" sur le cerveau dis donc. Oh mon Dieu comme ça lui permet de sortir des jolis mots auxquels personne ne comprend rien. Oh mon Dieu dit l'intellectuels de gauche, avec tous ces mots scientifiques, cette fois on peut dire sans doute aucun que c'est l'auteur du siècle (Et là je conseille aux intellectuels de gauche: Si vous voulez du scientifique qui vous fait poser des question parce que c'est trop bien raconté avec des histoires et des mots scientifiques autour, c'est Werber qu'il faut lire, pas Houellebecq. Oui mais dans Werber, y a pas de [censure] en même temps). Et même qu'à un moment, il sort une pure théorie scientifique: Hypothèse A: la psychanalyse, elle prétend te soigner en te faisant te rappeler des souvenirs pas bien Hypothèse B: Les souvenirs pas bien, quand on s'en rappelle, beh on les oublie pas (et là je te fais une explication avec le courant qui passe au même endroit dans les neurones et tout, ça fait super hype et top crédible) Conclusion: La psychanalyse, c'est nul, ça t'empêche d'oublier tranquillement tes souvenirs pas bien, et par le fait, tu peux pas aller mieux du coup. Oh là là mais quand je pense que sans Michel et Raêl, on continuerait bêtement à se faire psychanalyser alors que c'est nul. Merci les gars. Et alors là dessus Houellebecq, il ajoute deux ingrédients qui font de lui un goncourable (pas de chance que t'ais vendu autant de livres, sinon t'aurais pu l'avoir Michel. La prochaine fois, faut faire un tirage limité, sinon ça veut dire que même les pas intellectuels de droite, ils te lisent, et ça, c'est pas bon pour le Goncourt...): 1. Le poême en page 433 (qui a d'ailleurs été souligné par Beigbeder dans lire). Oh mon Dieu ce qu'il écrit bien ce Michel. En même temps quand on veut lire de la poésie, on achète des recueils de poésie, mais bon, c'est comme Picasso, il est plus crédible maintenant qu'on sait qu'il sait AUSSI peindre des trucs NORMAUX. 2. Le désespoir, style, Je vais me foutre en l'air tellement que je suis malheureux. Et là Houellebecq, ils vous a bien eus. Sans même s'en cacher, puisqu'il a dit a Ardisson "Je suis trop intelligent pour être heureux" (émission tout le Monde en parle, 10/09/2005), il vous fait croire des trucs à l'envers. En l'occurrence, Hypothèse A: Tous les imbéciles sont heureux Hypothèse B: Houellebecq est trop malheureux Conclusions: Houellebecq est génial. De même: Hypothèse A: Tous les écrivains géniaux sont tristes et désespérés Hypothèse B: Houellebecq est triste est désespéré Conclusion: Houellebecq est un écrivain génial. CQFD.
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