FUCK YOU !
ou solitude et autres atrocités.
Il prit une feuille et se mit à écrire, griffant avec violence le papier :
"Chère Nathalie P, que vote prodigieuse beauté fracassante, vos yeux immenses et puissants, votre corps fin, long et au cul légèrement dodus sachant se mouvoir avec grâce et souplesse, que votre bonne odeur envoutante de pain chaud et d'animal dépravé, que votre peau lisse et douce qu'un fin duvet blond recouvre, tel une pêche sucré revendiquant les triomphes solaires et lumineux des beaux étés, que votre jolie voix d'où les sons jaillissant ressemblent à des chants heureux et pétillants ou à des jolies mélodies d'oiseaux, sachent ceci, je vous hais, je vous hais au plus haut point, vous qui avez choisit le capitalisme, la normalité des ordinaires tyrans dociles et la très enrichissante vente d'arme de pointe, vous qui avez, copulé, aimé et fécondé, avec ce crétin de bon élève de l'atrocité élitiste des plus macabre et des moins sensibles.
Sachez que je hais votre luxe, votre villa immense et votre quotidien, que protègent avec violence vos esclaves armés dans une banlieue de riches cadres propres et éduqués et puritains et racistes, oh diable, diable madame, m'entendez vous, voilà ce qui m'anime, je vous hais.
Et vous chère Valentine T, tout pareil, je vous hais, vous, cette fois ci longue brune parfaite, au visage adolescent, intemporel et à la longue élégance féline.
Et vous, si bandante Noémie G, petit bijou parfait et mignon, dont les yeux hurlent le mépris, la rage, la haine et l'amour passionnel, et qui, sans le vouloir, exhibez avec la plus grande nostalgie ce si dramatique et évident pouvoir d'attraction, vous que j'aurais put prendre dans mes bras des milliards de fois en me sentant heureux et vivant, victorieux et libre.
Et vous aussi, Aurore, beauté douce et candide, vierge longue au corps ahurissant de perfection, je vous hais. Moi qui depuis la plus tendre adolescence ai sut comprendre avec certitude la beauté de l'affection, de l'amour, de la fidélité et de la nativité, bien avant les autres, moi, jeune homme et amoureux prodige, génie précoce, moi, qui ai sut m'élaborer et me développer pour le bien être du sexe opposé, moi qui chasse, traque et foudroie la misogynie et se damne, comme un vigile sacré héroïque, chaque soir, chaque jour, chaque seconde, afin d'avoir la certitude que les passantes et les danseuses ne seront pas ennuyé par les rustres balourds haïssables, qui à longueur de journée, traquent la belle en la fantasmant salope et pute et chienne, moi qui, ne danse pas dans les nuits festives afin d'écarter les monstres et les loups, moi qui, sécurise, anticipe et moi, qui met en péril mon corps destructible et fragile afin de braver les proxénètes et les violeurs, moi, qui voulait vous aimer, mesdames, moi, qui c'est asphyxié tant l'amour que je vous portais était immense et surhumain, moi, qui voulait que ma condition humaine soit avant tout, non pas celle du travailleur s'enrichissant sans scrupule ni sagesse, mais celle d'un amoureux total, d'un ami vaillant, d'un amant doux, inteligent et orgasmique, d'un père parfait, capable des le premier soir de vous prier afin de féconder avec moi, de créer la vie, moi, à présent, moi, oui c'est le même, je vous hais.
Quel sot, quel ignare, quelle petite bête stupide je suis. Et de vous entendre me dire : "Me marier avec toi ? Jamais !", un peut comme si c'était évidant, un peut comme si j'étais un monstre dégoutant, indigne et qu'il était logique de ne pas m'aimer. Oh je vous hais !
Vous qui pensez que mes baisés sont des immondices, que mes mains aimantes sont des salissure de poubelle, et que mon âme toute entière est une dégueulasserie macabre. Ah le sot, le sot ! Voyez, le pire est que je vous ai cru, votre inaffection a eut raison de moi, sombrant, d'échecs en échecs, d'adulations déçues en adulations déçues, de larmes en larmes, moi aussi, j'ai crut que j'étais un monstre, que j'étais indigne, que j'étais sale et repoussant, ah l'idiot, l'idiot, l'idiot ! Je vous ai crut, j'ai donné à votre mépris la force de la vérité et me regardant dans la glace, tristesse après tristesse, moi aussi, j'ai vus un monstre, une sale espèce animal inutile et diabolique, un laideron dégoutant à l'intellect puant. Sachez, que pour cela aussi, je vous hais, je hais votre beauté, je hais vos statuts de bourgeoises s'acoquinant aux vices destructeurs des élites, et de leurs riches brillants petits monstres, que vous sucez, charmez, reproduisez, d'enfants parfaits en enfants parfaits, dans vos temples individualistes et matérialistes, ah ! Je vous hais !".
Il signa, plaça la lettre dans une enveloppe qu'il timbra, inscrivit 4 noms différent et 4 adresses dessus. Puis il se mit à pleurer et se logeât une balle dans la tête. Quelques semaines plus tard, il se réveilla dans une chambre d'hôpital minuscule ou triomphaient les odeurs les plus chimiques et dégoutantes. Une infirmière magnifique entra et sans lui sourire lui injecta un puissant somnifère. En s'endormant il pût regarder les jolies et bruyant talons de la belle glisser sur la crasse et la poussière du sol, là ou vivent les microbes et les insectes. L'âme assommé, un fin fil d'air sortait de sa bouche et l'on pouvait entendre "quelle femme, quelle femme, quelle merveille......".
L'hôpital Bruck Chefield était de loin le plus minable de l'histoire humaine, notre héros, donc, ne fût pas dépaysé tant sa vie était faite de lieux ignobles et insignifiants. Tout était gris, presque sale, ça puait partout l'usine de citron chimique et tout les gens, patients malades, fracassés, sauveurs, personnel de garde, médecins, tous, avaient l'air triste et méchant. Il était minuit passé, la salle commune de divertissement était presque vide, presque, car notre héros, dans cette grande pièce bleue qu'une seule lampe violente illuminait, était là, assis devant une longue table blanche, sa main gauche était sur ses cheveux, qu'il tirait avec hystérie sans s'en rendre compte afin de créer dans son subconscient de la douleur et du mal être, et sa main droite elle, écrivait, encore, encore une lettre.
"Cher Banquier, la chose serait longue à vous expliquer mais avec vous, qui avez été le seul correspondant ayant daigné m'écrire, j'irais vite et cela sera pour moi simple de vous répondre, comme une routine légère et sans douleur.
Écrire des menaces financières à un homme qui vient de survivre à son suicide doit être pour vous un acte anodin, néanmoins, ce qui est impensable, moralement parlant j'entends, vous l'avez fait, vous êtes de cette espèce. Voilà ce que je vous dis, pour rapidement donner le ton : "Dans des partouzes de notaires gras, votre grand mère à dut tellement bouffer de sperme qu'elle à réussit a féconder votre mère en lui chiant dans la chatte et celle ci, c'est précipité afin de vous accoucher par l'anus, vous chier sur le monde afin de polluer l'existence des cousins du singe que nous somme".
Voyez comme tout est rapide, voyez comme tout est fluide. Vous me haïssiez comme un fonctionnaire, voilà que la salive de l'animal féroce que vous êtes dégouline dans votre bouche et réveille votre voracité. Vous qui certainement n'aimez plus depuis longtemps, enfin, pouvez me haïr en me marginalisant, je donne à votre carence affective et à votre violence quotidienne toute sa raison d'être. Je vous voit sourire de me voir si grossier et donc si faible, mais attendez les choses arrivent, la tendance va s'inverser.
Étant chétif, très peu sportif et totalement lâche, il me serait difficile de vous menacer physiquement, mais je vais quand même le faire afin que vous puissiez confier mes beaux écrit à la police : "Gros porc puant de banquier sans scrupule, je vais te travailler la tronche à coup de barre à mine jusqu'à ce que ta putain de cervelle malade devienne de la bouillie gluante".
Voyons, synthétisons, mon coté obscène est exposé, je suis à vos yeux un malade mental, ma violence illégale aussi, je suis la proie de la justice qui vous épaulera, que reste t'il ? Ah ! L'argent, l'argent bien sur. Il semblerai, passons en effet au mathématique, que votre arnaqueuse de banque fondé sur l'enculade du client ne soit pas satisfaite et souhaite faire de moi le dindon lambda, docile, soumis et arnaqué. Je vous dois 170 000 dollars.
Et bien sachez que non, je ne vous les donnerai pas et je ferais mieux, j'irais dégrader vos locaux avec de la peinture indélébile et des liquides puants afin que votre banque, porte plainte, que son assurance rembourse, que votre taux d'assuré augmente et qu'en somme tout le système, incivilité après incivilité, soit légèrement érodé et qui sait, osons la folie des prières, que le système pourris tout entier que vous représentez s'écroule et fasse de vous un futur clochard. A ce stade de la correspondance, et connaissant votre voyeurisme je sais que vous continuez à lire ces lignes, vous vous croyez, j'en ai même la certitude, victorieux, fort et puissant. Drame des drames, ciel s'effondrant sur votre petite tête de sous merde, le choc arrive, la tendance va s'inverser, êtes vous prêt ? (Êtes vous prêt, que c'est drôle d'écrire cela à un banquier.)
Allons y alors. Votre épouse, Georgina Bugos-bridant (je vois qu'elle à eut la lucidité de garder une partie de son nom de jeune fille), a couché avec 4 afro-américains fort bien membré, dans une partouse minable d'un hôtel minable de Californie, accompagné de Leila Grupfer, le 12 novembre 2004, de 01h41 à 07h48, soit presque 8 heures de relation adultérine absolument sportive et perverse. Afin de prouver mes dires, je vous joins des photos couleurs, qualité standard, imprimé cette après midi par mes soins afin que vous puissiez contempler avec dégout comment votre jolie et pure femme vous a cocufié, notez, sur un des clichés ou elle suce deux bites, on voit votre alliance sur sa main experte.
Si j'ai mis les photos dans une enveloppe, c'est pour que vous lisiez ma lettre avant de recevoir le choc photographique, que c'est bon, d'avoir la primeur de vous blesser et de perturber définitivement votre existence de bourreau morne. Oh beaux instants, je vois déjà votre âme douter, vos mains tremblantes. Et, n'étant pas un salaud, j'ai également écrit une lettre à votre épouse afin qu'elle soit avertie et puisse fuir votre hypothétique vengeance. Quand vous lirez ces lignes au travail, depuis le siège confortable de votre bureau de merde, elle, elle lira ceci à son travail : "Votre mari sait pour la partouze avec la dream dick team de 2004".
Comment ai je eut les photos ? C'est là une excellente question. Rassurez vous, ce n'est qu'un début, j'ai d'autres traumatismes pour vous.
Je sais aussi que vous impressionnez certains de vos clients pigeons qui, même harcelé par votre escroquerie, vous pondent en esclave docile des formules de politesse pompeuses, moi non."
Il glissa dans une enveloppe 12 photos pornographiques ou l'épouse du banquier, en effet, se donnait corps et âme. Et dans une enveloppe plus grande, il ajouta sa lettre et l'enveloppe des photos. Puis, sans joie, il lécha lentement la colle de l'enveloppe, referma celle ci, écrivit dessus l'adresse, mis un timbre et lança comme un basketteur agile le tout dans le panier "courrier à poster", ou déjà, attendait la lettre destiné à l'épouse du banquier.
Puis, il se leva, respira fortement et se mis a courir de toute ses forces en direction de la fenêtre, il plongea dans le verre tranchant la tête en avant, et chuta dans le vide pendant 3 étages.
C'est la même odeur, la même lumière artificielle, qui assaillirent le crâne supra meurtri de notre héros, quelques jours plus tard, se réveillant, lentement, émergeant progressivement du coma comme une petite bulle lâché par une algue étrange des grands fonds marins.
"Je ne souffre pas" pensa t'il, contemplant la perfusion planté dans son bras. Il se sentait respirer, c'était différent, quelques choses, voir tout les os, devaient être cassés, momifié, il évaluait son nouveau corps. Une machine faisait un léger bip à chacun des battements de son cœur, il aimait le son, mais l'odeur, diable, encore cette odeur de citron ! Pour quelqu'un qui venait de se tirer une balle dans la tête et qui avait fait une chute de plusieurs étages pour venir se briser sur le sol, il se sentait bien et, ironique, cela le faisait rire, même, il se sentait heureux. Tout allait pour le mieux, mais ce sentiment, non neutre, est toujours gâché tôt ou tard, ainsi, en voyant sur la table de chevet un pot de fleur, avec un rosier en fleur vivant dedans, il paniqua.
C'était certain, quelqu'un l'aimait, quelqu'un qui avait posé ces fleurs, là, merveilleuses, pour lui et cela lui fracassait la tête de gène, de doute, de mal être, de honte. Qui pouvait bien l'aimer, qui osait faire cela ?
Soudain il sentit une douleur immense au niveau du dos. Des drogues, vite des drogues, et puis non, attendre, gouter le mal, il le méritait après tout et puis cette douleur le désangoissait, ainsi il se concentra sur la sensation, sur le gout de cette blessure nouvelle, son fracas. Il se mit à réfléchir, que pouvait il faire ? S'il essayait de bouger un doigt de pied, la douleur centrale explosait de violence, pareil pour les mains, la nuque, la tête, tout était bloqué, seul ses yeux pouvait bouger, alors il paniqua pensant aux nouvelles applications informatique offerte aux grands paralysés, qui se font des milkshakes à lamangue et aux fraises juste en bougeant les yeux, ou jouaient à Pacman en clignant des paupières. Pour s'amuser il regarda dans tout les sens, "je danse, je danse", pensa t'il, pour se faire rire, "houlala, quel ballet, que d'efforts, je suis épuisé". Conscient qu'une chorégraphie oculaire ne comblerai pas de joie sa nouvelle vie, il décida de tenter quelque chose, comment avait il put ne pas y songer ? "Y'a quelqu'un ?" dit il, d'une petite voix douce et faiblarde. Diable, ou mon dieu, il parlait ! Il pouvait parler. Parce qu'il aimait rire il se mis a faire une blague, sa première blague de survivant : "amenez l'orchestre, nous commencerons par West Side Story !" C'est alors qu'une voix autre que la sienne jaillit, une voix de femme, autoritaire mais mélodieuse : "Alors monsieur, on sort du coma ? Félicitation. Restez calme. Mon nom est Isis Bunker, je suis infirmière, ne parlez pas pour l'instant et reposez vous. Vous êtes à l'hôpital Bruck Chefield et vous êtes sortit du coma hier, nous somme le Dimanche 10 Décembre 2002 et c'est la nuit. Vous sentez peut être une douleur, si elle est insoutenable, dites le. SI elle est tolérable, tolérez là, car la dose maximale d'antidouleur est atteinte pour l'instant. A présent, si vous sentez que vous êtes suffisamment fort pour parler, allez y." Parce qu'il avait oublié la douleur et ressentait un drame plus violent, une timidité et une impuissance absolue, il se tut, quelque instant, puis osa enfin dire : "Je vous remercie de prendre soin de moi." Cette fois ci parler l'avait épuisé, vraiment il était sans force. Il entendait l'infirmière lui répondre, mais mots après mots, la fatigue l'enlaçait en posant sur son âme une épaisse couverture sombre. Sans comprendre la réponse, il replongeait progressivement dans un profond sommeil sentant du même coup les douleurs s'estomper.
La nouvelle voix était belle, c'était celle d'un jeune homme :
- Moi je vous le dis, c'est pas aimer qui compte dans votre cas, c'est baiser, putain de merde, wake up, wake up man ! Écoutez on est là depuis combien de temps ensemble, 3 mois ? Et vous qui ne pouvez plus parler, qui communiquez juste avec vos 5 doigts, le pouce pour oui, le petit doigt pour non, putain de merde. De toute façon je le sais, ce putain de médecin à la con nous a mis ensemble pour deux raisons, je suis dingue, ce qui vous dynamise, et vous êtes un putain de muet tout sage, ce qui m'assagit, l'autre avec qui ils m'avaient mit avant il a voulus me frapper, là avec vous tout bloqué de partout, y'a pas moyen. Écoutez, positivez, vous pouvez lui glisser la langue dans la chatte, elle peut frotter son corps tout le long du votre et vous engluer de cyprin, vous pouvez la doigter, vous pouvez lui mettre votre pieds, et je parlais là que de la chatte, imaginez, vous pouvez faire les mêmes choses dans son cul, putain c'est pas beau ça ? Ah, vous levez le pouce, ça fait plaiz.... Parce que c'est drôle ou bandant ? Drôle ? Drôle ok. Tenez, on est pote non ? Par exemple quand ils ont amenez la lettre que vous avez écrite le jour ou vous vous êtes tiré la balle dans la tête, qui l'a réécrite 4 fois pour les 4 connasses ? Moi. Et quand les 4 connasses sont venue vous voir pour faire mine de prendre des nouvelles de votre santé, qui les a traité de grosse pouffiasse de merde ? Moi. Qui a frappé la tronche de merde d'un de leur mari ? Moi. Et quand le Banquier dont la femme était folle du cul est venue pour vous menacer, qui l'a frappé ? Moi. Je suis votre putain d'ange gardien, je vous le dis ! C'est simple, ils foutent un suicidaire dépressif et un suicidaire surexcité dans chaque chambre, c'est la thérapie de ce docteur à la con, il est pas con en fait ce type. Écoutez, la prochaine fois qu'elle vient et que vous recommencez votre manège tout douçâtre du, je te pose une question en bonne infirmière bandante mais dans une ambiance de film catho, et vous vous bougez vos doigts à la con pour répondre, et bien là, là, pour la faire rire, vous lui dites de venir en bougeant le doigt du centre, j'oublie le nom de ce putain de doigt tout le temps, regardez vous faite comme ça, comme ci votre doigt était une bite, vous lui faite, viens, viens, viens, viens que je te baise, et bien je vais vous dire, ça va la faire marrer. Bon le doigt ne sera pas dans la foune, mais quand même, elle rira et qui sait, si elle est bourré un jour, parce que ces putains d'infirmiers adorent la biture, et bien elle viendra se coller la foune a votre doigt, c'est certain. Tenez, moi, on peut pas dire, non franchement, avouez, je baise à couilles rabattues, putain levez votre pousse pour dire oui, bien, non mais parce qu'il est 14h00 et j'ai baisé déjà 2 fois quand même et deux gonzes différentes, et bien écoutez moi, si vous faite ce que je vous dis, alors vous serrez un homme heureux. Tiens je me demande pourquoi vous parlez plus, il parait que vous vous êtes réveillé en sortant du coma et que vous avez parlé, et là, plus rien. Putain, putain j'ai une idée, je vais faire croire à l'infirmière que vous parlez plus a cause d'elle, non, c'est merdique, putain je parle aujourd'hui, l'autre dans l'ancienne chambre je l'ai saoulé comme personne, plus je lui parlais plus il devenait dingue, et moi, au lieu de lui dire que j'adorais voir sa tronche devenir grimaçante de dinguitude, plus je lui parlais de tout et de rien, n'empêche, cette putain de droite que je lui ai mis dans la tronche, moi je suis comme ça, un putain de pacifiste qui devient barbare des que l'autre fait le premier geste violent, c'est mesquin, j'avoue, c'est mesquin. C'est mesquin ? Le petit doigt, non, c'est pas mesquin, à merde alors, si vous pouviez parler je serais pourquoi. Le médecin à dit que vous allez pouvoir écrire dans quelques semaines n'empêche, putain, un truc me passe par la tête, imaginez le truc de ouf, le médecin vous apporte une feuille, prend sa petite voix de faux cul tout doux et vous dit, allé, essayons d'écrire, et la vous écrivez direct : "tuez mon voisin s'il vous plait". A putain je me marre, non, non, c'est certain on est pote. On est pote ? Yes, le pouce. N'empêche vous êtes un putain de génie il parait. Y'a quelques semaines , pendant que je sautais Cyntia dans le cagibis, l'infirmière anale vous savez, ben j'ai entendu le docteur Ducon, je sais plus son nom à la con, dire que les flics étaient venus pour vous, après tout vous arrêtez pas d'essayer de vous tuer, c'est normale qu'il fasse une enquête, ben le flic a dit que votre dossier était un des plus gros de tout le commissariat, il parait que vous faite trembler les hautes sphères politiques, que les grandes sociétés secrètes qui dirigent le monde flippent grave de vous et vous respecte comme le loup blanc, il parait que vous avez mis en échec les plus grands intellectuels de notre temps, vous êtes calé sur tout, connue dans l'ombre et intouchable, c'est les mot du flic, putain de merde, dire que je deal les excédants de GENORIAN 124 avec vous, c'est un putain d'honneur vous savez, bon vous faite ça pour me faire plaisir, j'ai vraiment besoin de thune vous savez, moi je suis pauvre comme tout, j'ai rien, j'adore ici d'ailleurs, nourris, logé, putain de merde, c'est comme les psys, s'ils vous guérissent ils perdent leurs honoraires, merde alors, eux aussi payent à la caisse des super marchés, du coup, j'en suis certain, ils prennent le temps, ou pas d'ailleurs, juste ils regardent le chèque et tout d'un coup, non, ils n'ont pas de subconscient, ils n'ont pas de faim, putain je suis certain que si l'on a un psy qui pour baiser paye des putes, alors on est jamais soigné, mais bon, je les aime bien, sauf que c'est les seuls dingues qui trouvent tout le monde dingue sauf eux même, les bâtards quand même, moi je vais vous dire, on deal encore quelques mois, vous avez juste à lever votre pouce quand elle vous demande si vous avez mal, on se shoot toutes les nuits a l'opium comme on le fait déjà en kifant les étoiles, et des que vous réussissez vraiment à écrire, je vous kidnappe, putain j'ai une idée, je vais vous faire lécher une chatte des ce soir, OK ? Quoi ? Vous êtes pas d'accord ? Allez merde, c'est un cadeau que je vous fait ! Pourquoi vous voulez pas ? Je vous jure, tenez la grosse du 4eme, c'est la plus soumise de toute, une putain de poupée mollassonne, on croit baiser un bout de mou et au bout de 23 minutes elle devient dingue et se fist le cul comme une diablesse, je vous jure, c'est top. Ne le dites pas, mais je crois que je vais baiser la nouvelle du 3eme, la folle anorexique, le seul truc c'est que je réussisse a ne pas me faire voir par ce petit pédé d'infirmier qui fout la merde, je vous jure, c'est mon Minotaure ce casse couille, ce petit fils de pute de merde a réussit à me surprendre une seulle fois et le voilà qui me traque jour et nuit, putain, si j'étais pédé, je ne le baiserai pas, juste pour me venger, tenez on fait un jeu, vous voulez ? Chouette. Alors, je vous dit des prénoms et si vous levez le pouce pour dire oui, je vais les sauter. OK ? Non ? Pas ce jeu ? Merde j'ai envie d'aller baiser moi. C'est pourquoi ? Parce que c'est un jeu à la con ? Non ? Alors parce que vous voulez encore que je vous parle ? Non ? Ben merde alors, c'est pourquoi ? Ah je vous jure j'ai hâte que vous puissiez écrire et puis merde pourquoi vous parlez plus, vous aviez parlé en sortant du coma il y à 3 mois. N'empêche vous me donnez une idée, mais une putain de bonne idée de génie, vous allez peut être rire. Quand je reviendrai dans cet Hôpital, et je sais que je vais revenir, et bien je ferais comme vous, je ne parlerai pas, ils tenteront de communiquer avec moi et là, surprise des surprises, je ne bougerai que ma queue, putain d'idée brillante, vous m'imaginez en train de communiquer juste avec ma queue. C'est drôle ou vulgaire ? Drôle ? Cool, vous me rassurez. Au fait c'est vrais que vous avez joué un rôle important dans les dernières élections présidentiels ? oui ? Putain la classe, c'est le type du 4 eme, le vieux vous savez, il m'a dit que vous aviez fait gagné votre ennemi parce que les candidats de votre camps ne vous plaisez pas, que vous avez, je cite, préféré assainir de l'intérieur afin d'exiger le meilleur plutôt que de diaboliser puérilement l'adversaire, le type m'a dit que vous avez inventé l'antipartisantisme basic, c'est fort putain de merde, il parait aussi que vous avez connue tout les grands artistes de ma génération, qu'ils ne sont pas encore connue mais qu'un a un, ils apparaissent et sont adulé, c'est vrais ? Putain c'est vrais. Je connais un type qui joue du biniou, je vous le présenterai, on sait jamais. Il parait que vous avez réussit en 1 nuit à faire s'effondrer l'intégralité du système financier en boursicotant depuis internet, c'est vrais ? Putain de merde, vous êtes un génie ! Il parait aussi que le plus grand attenta de notre histoire à été perpétré a cause de vous, c'est vrais ? Putain de merde, ça des que vous serez écrire vous m'expliquerez pourquoi et comment. Tenez j'ai une blague, si vous êtes capable de tout ça, alors pourquoi putain de merde est ce que vous ne réussissez pas à faire disparaitre cette putain d'odeur de citron à la con ! Yes ! Vous avez levé le pousse avant que je vous demande si c'est drôle. Vous êtes content qu'on se connaisse hein ? Moi je suis fier, j'aurais plein de putain d'anecdote à raconter à mes futurs voisins de chambre, je vais les saouler, mais un truc de psychopathe, je vais leur violer la tête 24 heures sur 24 avec mon flow ragamufin jusqu'à ce qu'ils pètent les plombs sévère, tenez, des qu'on est tout les deux apte à quitter ce putain de citronnier, je vous emmènerai voir mes potes punk, on crachera sur les gens depuis le pont, c'est top je vous jure, bon je vais baiser, je reviens, 10 ou 30 minutes, tenez, vous pariez que j'arrive à baiser une femme inconnue parmi les visiteuses du jour ? Oh putain je sais, le catho du 2eme à sa fille, une bombasse frigide de 20 ans qui vient le voir aujourd'hui, elle a dit qu'elle amènerai une copine, vous pariez que je la saute ? Non ? Vous aimez pas les paris comme ça j'ai remarqué. Quand vous serez écrire vous me direz pourquoi. Bon ben je vais quand même aller me la sauter, je vous jure, si elles sont toutes les deux là, je les saute une après l'autre, tiens je vais même essayé de piquer une blouse de médecin, ça va les faire triper, docteur teub ! Bon, je vais baiser, je reviens dans une petite heure, retournez a votre silence de merde et faite vous chier, comme ça vous serrez heureux quand je reviendrai, mais vous me connaissez, quand j'ai jouit, je suis silencieux pendant quelques heures, c'est parce que j'analyse mes erreurs et mes victoires. Bon, j'y vais, j'arrive hein, à toute.
Sachez le, notre héros adorait son nouvel ami, et pour tout dire, il avait hâte de pouvoir écrire, il prendrait alors le stylo et écrirait : "pouvez vous me fournir une arme à feu et me laisser seul avec mon voisin de chambre". Pour le faire rire. Et il savait qu'il rirait. Notre héros se souvenait de leur rencontre, le jeune homme avait sauté sur le lit, puis avait regardé notre héros de long en large puis avait dit : "T'est prêt la momie ? C'est partit....." et il avait fait un monologue de 7 heures, sans aucune pose. Au bout de 10 minutes, notre héros l'adorait, au bout d'une heure, notre héros s'adorait lui même. Il se souvenait aussi de la réaction de son jeune ami, recopiant à la main et en s'appliquant le plus possible ce qu'il appelait les 4 lettres aux 4 femmes. A chaque rature il recommençait toute la lettre. Et puis aussi, la fois ou le banquier, furieux et détruit, était venu, brandissant la lettre et les photos qui le précipitèrent dans son déclin définitif. En fait, notre héros ne pouvant plus parler, ces lettres étaient sa seul narration, et son ami les adorait, il s'était même agenouillé devant certaines insultes. Pendant plusieurs semaines le jeune homme lisait à voix haute ces lettres, posant des questions sur chaque mot, des questions aussi bien littéraires que sociologiques, et notre héros, qui ne pouvait que répondre oui en levant le pouce et non en levant le petit doigt, était impressionné par l'intelligence du jeune homme, mais surtout par sa curiosité et sa capacité a résoudre les choses. Notre héros l'aimait aussi pour sa violence légitime, celui ci était un vrais pacifiste, un non violent, mais quand la violence l'attaquait il était capable de sortir victorieux, haut la main, avec souplesse et puissance, au point qu'en réalité, il ne se battait pas, il dansait, et en vrais, il riait en donnant les coups, sans vouloir faire mal, juste pour vaincre et calmer l'adversaire. Il y avait eut 7 bagarres en tout et notre héros fut surpris, après chacune d'entre elle, d'entendre le jeune homme pleurer silencieusement pendant la nuit. En réalité, le jeune homme pleurait souvent, c'est a dire une fois par semaine, surtout les Lundis et notre héros ne savait pas pourquoi. Il se souvenait aussi, du premier monologue du jeune homme, celui ci lui disait toute les 30 minutes "bon, je ne vais pas baiser, c'est par politesse, on se connait à peine, je ne vais pas vous abandonner comme ça, mais mes couilles gonflent je vous assure." Et puis à la fin du monologue il lui avait dit : "Bon, je n'y tient plus, mon record est de huit heures sans baiser, inutile de le battre, je fonce plonger ma queue dans une merveille". Pendant les premières semaines, notre héros pensait qu'il avait à faire à un mythomane, qu'il était impossible de faire l'amour autant de fois qu'il le disait et puis un jours, le jeune homme lui avait dit : "mais merde alors, vous n'avez pas vu de cul depuis des semaines, vous voulez que je baise dans la chambre, comme un porno en 3d ?". Notre héros avait alors levé le pouce pour dire oui, mais en réalité, c'était juste pour savoir si c'était vrais, plus que par voyeurisme. Le jeune homme avait alors fait l'amour avec 18 femmes en 1 journée. En entrant dans la chambre avec ses conquêtes il leur disait en désignant notre héros : "c'est un ami, il est sourd muet aveugle, c'est une momie sans sens, il a juste l'odorat le pauvre" et il leur faisait l'amour. C'était incroyable, magnifique, miraculeux, à chaque fois, comment faisait il, les femme avaient un orgasme au bout de deux minutes, toutes, à chaque fois, et il continuait, il continuait et les femmes étaient biens et heureuses. C'était romantique, doux, poli, amoureux, tendre, brulant, envoutant, un miracle ! Ce jour là notre héros vit le jeune homme et la vie toute entière d'un œil différent, c'était donc possible de faire en une journée l'amour à plisieurs femmes inconnues. Chaque jour, le jeune homme lui racontait ses conquêtes, surtout le soir, lorsque tout deux prenaient de l'opium en contemplant les étoiles et le calme de la nuit. Le jeune homme, un fois toutes les deux semaines, recevait la visite d'une amie, avec qui évidement il faisait l'amour, mais aussi avec qui il échangeait des médicaments contre des drogues, cocaïne, LSD, Opium liquide, Opium en boule, LSD liquide, Buvard, Marijuana, hachich, Pollen, Afghan, Ketama, Skunk..... Notre héros avait accepté la combine qui consistait à dire, ce qui était totalement faux, qu'il avait encore terriblement mal à la colonne vertébrale, ainsi, il recevait des pilules de GENORIAN 124, qui semble t'il valaient au marché noir une véritable fortune et étaient très recherché par les toxicomanes, au point que les deux hommes, grâces à leur combine avaient économisé 10 000 dollars et avait un stock impressionnant de drogues diverses. Les semaines passaient, les journées étaient drôles, les nuits étaient planantes, et notre héros bougeait de mieux en mieux sa main et son bras. C'est au bout de 45 minutes que le jeune homme réapparut dans la chambre.
- Trois. J'en ai sauté Trois. Les deux cathos, à tour de rôle, sublime et supra bonne, et la femme de ménage, la grosse de 60 ans avec une tronche improbable, vous savez celle qui veut toujours me pisser dans la bouche, elle m'a bloqué dans le couloir et m'a demandé de l'enculer. Au fait, je vous ai déjà parlé de mon pote qui avait trouvé un oiseau par terre avec une aile cassé, ben croyez moi ou pas, bien sur il l'a sauvé, mais quand l'oiseau a réussit à voler a nouveau, ben c'était magnifique, mon pote se baladait en ville et quand il sifflait, l'oiseau, qui le suivait dans les airs, venait se poser sur son épaule, mon pote m'a même donné, un des fils du fils du fils du fils de son oiseau. Tiens ça me fait penser à une belle histoire, vous vous souvenez du magnifique été 98 ou tout le monde fondait de chaud comme pas possible, et bien un jour une copine lesbienne alter mondialiste punk m'a fait un super cadeau, on était en train de sniffer de la cole et soudain ........
Isis Bunker adorait son appartement, vaste, tout était beau, elle y tenait, après avoir vécus avec les plus grands looseurs crasseux et immatures de la planète, elle avait enfin son appartement à elle, à elle seule et c'était la première fois de sa vie. Elle avait même dépensé tout l'argent qu'elle avait économisé pendant 8 années pour s'acheter un dessin D'Egon Schieles, un vrais, ce n'était pas son favoris mais diable elle l'adorait. Devant elle une grande table et sur cette table, une vingtaine de papiers, ses cours et ses exercices, il lui restait un module spécifique à valider et elle serait médecin, oh, un Schieles par mur se disait elle souvent. Elle était major de sa promotion et le module restant était simple, la bioéthique. Son professeur lui avait recommandé un texte, un texte qui remettait tout en question et le hasard fut que ce texte avait été écris par notre héros dans sa jeunesse, ainsi, elle s'amusa en prenant la feuille imprimé, que pouvait bien dire son patient, lui qui à présent ne pouvait plus que bouger la main pour communiquer, elle commença à lire, concentré et curieuse :
"De la bioéthique.
Ou pourquoi il est impossible pour moi d'intégrer la bioéthique de demain avec celle d'aujourd'hui.
Ou pourquoi sans impératif on peut être farfelu.
Les avancés scientifiques de notre siècle sont époustouflantes, au point que l'humain, au fil des connaissances, commence à posséder les pouvoirs de dieu, que l'on nomme aussi "Le grand architecte de l'univers". Or, si demain les humains possèderont les pouvoirs de dieu, possèdent t'ils aujourd'hui sa sagesse. Il semblerait que les académies de médecine, soumise avec justesse au serment d'Hippocrate, sont déjà doté d'éthique, mais l'histoire ancienne et actuelle montre que des gouvernements sont capables de guider la science avec d'autres idéologies. C'est pourquoi il est important d'élaborer un texte universelle définissant la bioéthique, celle ci attaché au bien, au juste, portant avec force, beauté et sagesse la vie. L'élaboration d'un tel texte sera une lumière de plus pouvant influencer les divers gouvernements et l'humanité future, tel une grande œuvre de référence, faite, bien pensé, finie mais évolutive.
La bioéthique actuelle se base sur l'immédiat et le court terme, presque dans l'urgence (compte tenue des différences idéologiques des nations et des découvertes spectaculaire et insongé des sciences) et imposant aux scientifiques, à l'aide d'outils juridiques et intellectuel, une retenue, une réflexion. Il est en effet bon, car on parle ici de la vie, sublime et sublimé, de définir le bien avant de créer le bien, en aucun cas, la science ne peut créer des êtres humains brouillons et expérimentaux. Parce que toute forme de vie est digne, elle doit être élaboré digne, et, soit dit en passant, aimé.
Ceux qui sont anté-apocalyptique, les non prédicateurs de mort, pensent que la vie mène à la vie et souhaitent que celle ci soit éternelle, acharné inéluctablement, à vivre.
Œuvrer pour que la descendance des 7 milliards d'humains actuellement vivant côtoie l'éternité et peuple l'infinité est un des plus grand défis qui soit, en somme, que l'univers infinie s'affole, l'infime être humain, a des aspirations à la hauteur de l'immensité et du magnifique de son environnement.
Or des théories scientifiques importantes soutiennent que dans quelques millions d'années, j'aurais souhaité dire milliards, la planète terre connaitra une grande période de froid. On le sait également, la duré de vie du soleil est limité, a l'échelle de mon existence elle semble infinie, mais à l'échelle de mes espérances, elle est limité.
Parce qu'à très long terme, je parle ici d'infinité, je refuse la fatalité, celle là même qui à fait disparaitre les dinosaures de l'aire préhistorique, j'opte pour l'obstination, l'astuce, l'intelligence, la ténacité et l'espoir. Un grand philosophe allemand, Nietzsche, a écris ceci : "Il y eut une fois dans un recoin éloigné de l'univers un astre scintillant sur lequel les animaux intelligents inventèrent la connaissance. Ce fut la minute la plus orgueilleuse de l'histoire universelle. Une seul minute en effet, puis l'astre se figeât dans la glace et les animaux intelligents durent mourir."
Ainsi, privé des ressources essentielles tel que le soleil, l'humanité future doit elle s'en remettre à l'astronautique ou à la modification de l'humain, ou les deux.
Enfin, "réveillez moi quand l'étoile du soir tel un joyaux ornera le calme saint du ciel", je suis dans le sujet, dans l'argumentaire, au cœur même de la réflexion qui me pousse à écrire ce texte. A très long terme, jusqu'où peut aller la science afin d'assurer la survie de l'humanité ?
Si l'on accepte les excellentes théories de Darwin, on peut voir que l'ancêtre de l'être humain d'aujourd'hui était un homo-sapiens très proche du singe. Le très lointain ancêtre de l'humain était différent de la forme humaine d'aujourd'hui. En remontant plus loin dans le temps, nous n'étions semble t'il que des entités pluricellulaire minimaliste et microscopique, sorte de protéine baignant dans l'eau des océans.
Or, lorsque je me regarde dans un miroir, suis je triste de ne plus être microscopique, suis je triste de ne plus avoir sur le visage et tout le corps des poils et de la fourrure, suis je triste de ne plus avoir de queue ? (Je parle de celle que possède encore les chats et les chiens, et cette parenthèse est un trait d'humour très masculin, mais je ne rayerai pas cette phrase malgré sa puérilité).
Ainsi, l'être humain de demain, ou plutôt la forme de vie que sera notre descendance lointaine, sera telle, oh grand miracle (ou outrage pour certain), capable de survivre sans s'alimenter d'animaux et de végétaux, notre descendance possèdera telle des ailes capables de la porter dans l'espace vide et infinie, quand les conditions climatiques seront insoutenable notre descendance sera telle capable de survivre sans planète et sans soleil, tel des anges pensant et doué d'affection, flottant dans l'espace vide du cosmos. Nos estomacs et autres appareilles digestifs seront ils remplacé par des nouveaux organes, capable de régénérer les cellules, les neurones, sorte de mini usine interne ingénieuse, allant jusqu'à offrir les avantages et pouvoirs (ou outrage pour certain) de la vie éternelle des individus.
Ainsi, pourquoi aimons nous tant notre forme actuelle, la croyant parfaite, sublime et finie (définitive), quand on sait que nous somme l'évolution d'une forme tout à fait différente.
Par amour peut être, pour nos grands parents, nos parents, nos frères, nos amoureuses, que nous trouvons jolis, aimables et aimés, magnifiques et miraculeux.
Un ami a moi (qui soit dit en passant commence le travail à midi malgré le fait qu'il soit travailleur) m'a dit un jour : "Il faut savoir abandonner nos vices pour ériger le temples de nos vertus", de même, faut il abandonner nos faillibilités humaines afin d'ériger le temple hypothétique d'une infaillibilité quasi déique.
Ici une première questions importantes, voir capitale, se pose.
L'évolution humaine décrite par les théories de l'évolution de Darwin étaient jusqu'alors passive, fruit de la nature (notons au passage, qu'en terme d'activité cérébrale, le "conscient" perçut n'est pas le "subconscient" au potentiel encore inexploré et hypothétiquement beaucoup plus développé), ainsi l'humanité va telle pouvoir évoluer activement ?
La question est la suivante : L'ingéniosité, l'intelligence, les connaissances, scientifiques, que nous somme sur le point de comprendre et d'apprivoiser, sont elles anormales, profanes, tel la boite de pandore ouverte par un inconscient, ou encore le professeur Frankenstein, ou, sont elle le fruit immédiat de la nature (ou de dieu qui créa l'homme a son image et donc plein de puissance, ou du grand architecte de l'univers). Le scientifique capable de créer la vie éternelle pour chacun (c'est un exemple), est il un monstre hors nature, ou son intelligence est elle le fruit saint de cette nature ? En somme, la nature nous a fait astucieux, allant jusqu'au génie, avons nous le droit d'utiliser cette astuce ? Est ce s'éloigner de la vie et de la nature, ou est ce justement la servir ? La nature est miraculeuse et merveilleuse, l'homme est issu de cette nature, a t'il le droit, ou le devoir, d'être miraculeux et merveilleux ?
Certes, d'un fruit qu'on laisse pourrir à terre peut encore naitre un arbre et de cet arbre des milliers de fruits. Mais l'humanité a également sut créer l'agriculture, elle a sut optimiser le fruit, utilisant chaque graine et faire des forets.
Non, je ne souhaite pas mourir, même de vieillesse, je ne souhaite pas disparaitre dans ce que l'on nomme la belle mort, dans mon sommeil comme un vieillard souriant, rêveur et sage, enveloppé dans l'étoffe de jolies draps doux d'un blanc immaculé.
Non, je ne souhaite pas connaitre la faim. Je ne souhaite pas être obligé de m'alimenter pour survivre. Allant même jusqu'à préférer, le sage songe et la méditation, au profond sommeil reconstituant.
Non je ne souhaite pas sombrer dans le grand minuit de ma vie.
Pourquoi ?
Parce que je vous aime tant, vous mes semblables, mes frères, que je souhaite vous voir et fêter éternellement avec vous la vie et que je souhaite que vous aussi, soyez éternel, en évolution permanente, d'embellissement en embellissement et ce, jusqu'à ce que la mort n'ai pas de royaume.
Oui, je parle bel et bien du surhumain qui selon moi n'est pas inhumain, et, et ce sans complexe, s'inspire du cosmos infinie et de toutes ses beautés, afin, par mimétisme de refuser les fatalités humaines d'hier et d'aujourd'hui et d'accepter le sublime de la prometteuse vie.
Les taoïstes diront que le grand vide du cosmos est tout puissant, moi je pense que le grand vide est un hôte et que c'est nous, porteur de la vie, qui somme, sinon tout puissant, sublimissime et que nous méritons, nous et notre descendance, de peupler éternellement l'infinité. 7 milliards d'humains, c'est beaucoup pour notre jolie planète compte tenue de notre faible développement écologique et de notre voracité. Par le biais de l'astronautique 7, 10, 200, 1 000 milliards d'humains, c'est un début si en plus grâce à la génétique ils sont, chacun d'eux, éternels, alors oui, encore une fois, que l'univers infinie ait la grâce de sa fonction.
Si l'on se promène au cap de Browntown Lakewood il y a une chapèle dans laquelle on peut lire "Ego sum via, véritas, et vita". En cherchant la traduction, j'avais trouvé "je suis le chemin (la voie), la vérité et la vie". Et en continuant mes recherches j'ai trouvé une autre traduction plus complète : "et la vie qui sans fin dure".
Oui la nativité est fabuleuse, elle est, sinon garante d'éternité, garante de continuation, de survie de l'espèce humaine. Mais demain, peut être et ce grâce à la science, la nativité n'aura plus ce monopole.
La bioéthique d'aujourd'hui a des grandes vertus, primordiale, que je défend et que j'admire, car elle dit : "Non, nous ne créerons pas des monstres, chaque forme de vie, car la vie est notre idéal, sera élaboré dans la dignité. Non, nous n'arrivons pas encore a définir l'homme parfait et donc, non, nous ne créerons pas d'homme parfait. Oui, l'humain est capable d'aimer l'oiseau qui n'a qu'une aile et d'y voir un trèfle à quatre feuilles illuminant une journée. Attaché à la compassion et refusant le mirage dangereux de la perfection (subjective comme la beauté), dans un élan de perfectionnement sage."
Et c'est cette humanité qui disparaitra, cette belle digne humanité irréprochable, respectueuse, sage et prudente, qui un jour transformera la chaleur en énergie et survivra au réchauffement climatique, ouf sauvé, les belles seront belles, puis qui transformera le froid en énergie et survivra aux prochaines grandes aires glaciaires, ouf sauvé, les beaux seront beaux, puis, qui verra son soleil, le grand Zeus adulé d'hier, s'éteindre, épuisé et fier de son parcours. J'espère alors que l'humanité, forte, sage et belle, sera nocturne et capable de danser la samba le ventre vide, car à très long terme, l'espèce humaine est condamné si son ingéniosité n'est pas à la hauteur des drames cosmiques qui l'attendent.
Faut il vivre aujourd'hui pleinement car il n'y aura peut être pas de demain ? Ou faut il lutter, réfléchir, inventer, construire, pleinement aujourd'hui pour avoir la certitude d'un demain ?
Alors oui, parfois, il faut, dans une logique de thèse et d'antithèse, en pleine connaissance des échéances, prendre le parti, non pas du savant fou, mais du singe condamné, de l'animal damné, s'extirpant avec astuce et coute que coute du drame lointain qui l'attend, prêt a sacrifier sa forme pour sauvegarder son âme. Qu'ils soient ronds, gros, petits, maigres, faiblards, vaillants, blafards, grands, poilues, imberbes, géants, les humains sont beaux parce qu'ils sont doué d'affection et d'amour, mais surtout, parce qu'ils portent en eux cette chose fabuleuse et pleine de promesse, la vie.
Ainsi. Qu'est ce que l'humain ? Qu'est ce que la vie ?
Et ici, mes réflexions ,ne seront plus idéales et poétiques ou digne d'un roman de science fiction. Bien heureux celui qui dit qu'il n'a jamais tué et tel Léon Trulin, ce jeune héros précoce qui force le respect et qui disait avant d'être fusillé : "a mes amis, à mes ennemies, je vous pardonne", j'avance ma poitrine digne et mon cœur pur, je lève ma main gauche et je fais avec mes doigts le V de la victoire. Bien heureux celui qui dit que son père n'a jamais tué, et sans douter, mon bras ne faiblit pas et mon cœur reste battant. Bien heureux celui qui dit que son grand père n'a jamais tué, et déjà, mes deux bras sont ballant et je perd mon souffle, de mes yeux des larmes coulent, et passant devant le monument aux morts des guerres d'hier, placé judicieusement entre le square ou la vie triomphe et l'église (dogmatique) de Browntown Lakewood, je me dis qu'il est autant nécessaire de pleurer mon Grand père révolutionnaire que mon grand père républicain, car, et j'en suis la preuve, ils étaient frères. Et d'ancêtre en ancêtre, de guerre en guerre, Napoléons, 14-18, la guerre de cent ans, les croisades, Alexandre Legrand, finalement, car cela serait miraculeux, chacun de nous est la descendance lointaine d'un assassin et d'un assassiné.
Je parle de cela, car la vie est la possibilité d'un amour. Enlevez la vie et l'amour n'existera plus. Je ne suis pas comme ces rois (je suis trop démocrate peut être) qui préféraient sacrifier leurs descendances pour vivre coute que coute dans la dignité. La vie sans amour est possible et préserver cette vie, même indigne, c'est préserver le sol fécond de l'amour, de la sagesse et de l'intelligence.
La bioéthique doit elle préserver coute que coute la vie ?
La bioéthique doit elle préserver coute que coute la vie digne ?
Le nivèlement par le bas n'existe pas, et heureusement la vie et l'amour semblent soudé et ce pour longtemps. Je parle ici de l'amour élaboré qui nous, ne soyons pas trop modeste car victorieux, magnifie.
La bioéthique d'aujourd'hui n'a pas a trancher sur ces sujets, la mort par la vieillesse est accepté, comme un sort inéluctable, les drames cosmiques naturels sont lointains et l'apocalypse est l'échéance, comme la triste conclusion d'un roman magnifique devant être fini.
Et pendant ce temps, la science commence a évoluer plus vite que nos rêves, notre imagination, nos espérances et nos revendications. On identifie dans l'adn ce qui nous fait vieillir, on lit les chromosomes, on réussit à régénérer des cellules, des neurones. Demain, un scientifique tout embêté nous dira : "ça y est, j'ai réussit à faire une souris immortelle, qui n'a pas besoin, de s'alimenter, ni de respirer, pour survivre, qui s'auto régénère et qui ne vieillit pas." Et d'autres scientifiques diront : "ça y est, nous avons réussit a optimiser le cerveau de cette souris qui à présent parle couramment l'anglais, le Russe et le Français, et qui est capable de mémoriser toute l'encyclopédie." Puis un autre groupe de scientifique dira : "ça y est, nous avons greffé a cette souris des ailes immenses, a présent elle est capable de planer éternellement dans l'espace infinie du cosmos". Mais la souris restera là, avec nous. Au bout de quelque siècles à la question : tu a quel age ? Cette souris répondra : "je n'ai pas d'age".
Et puis un jours, on apprendra que cette souris immortelle est mourante. Étonné, on ira lui demander pourquoi et d'une voix faible et douce elle répondra : "J'ai lu, dans un de vos livres humains cette phrases : "un être vous manque et tout est dépeuplé." Ainsi je meurs de tristesse, car il m'est trop difficile, génération après génération, de tous vous voir mourir, car je vous aime tant."
Isis Bunker posa la feuille, se mit a réfléchir en regardant le plafond et en claquant son pied gauche en rythme, elle pris un bout de papier, un stylo, puis furieuse, se mit à écrire comme une forcenée.
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