Mon Dieu ! Et après ça, faut encore garder son calme ! J'admire l'ironie fine d'Onyx et les réponses humoristiques d'Avent. Côté littérature, je ne rigole pas, même si j'aime bien les cadavres exquis pour ma détente. Mais la miss, là, ça ne passe pas du tout ! Cette génération est-elle donc aussi conne que ça ?
Bon sang, on ne se lève pas un beau matin en se disant : "tiens, je vais écrire un bouquin". Ecrire est la vocation d'une vie, elle a mûri très tôt au contact des grands auteurs et des magnifiques lectures de l'enfance puis de l'adolescence. On se tâte pendant des années, on essaye, on jette, on recommence. C'est une aventure qui demande du souffle, de la patience et... un peu de talent. Je ne me suis jamais posé la question du sujet, mais celle de l'angle d'approche, à mon sens capitale.
J'ai été contactée tout récemment par un prof de lycée, charmé par mes pastiches. Il voudrait que je vienne rencontrer ses élèves pour causer Sherlock et littérature. Je suis hyper flattée et contente. Avec moi, les jeunes vont se régaler mais peut-être aussi perdre leurs illusions d'écriture. Même si c'est une fabuleuse aventure, il ne faut pas oublier les à-côtés, la peur de ne pas vendre, de ne plus avoir la force de continuer.
Je hais furieusement ces gens qui prennent une vocation pour un aimable divertissement façon partie de ping-pong. Je respecte la beauté d'une voix, sachant quel travail il y a derrière, je respecte un talent quel qu'il soit car je sais ce que la personne a dû fournir dans les coulisses. Je n'ai rien contre mes coéquipiers de cadavres exquis car ils ne se prennent pas au sérieux et produisent néanmoins des textes drôles et pleins d'idées !