Tu as raison: c'est méprisable... Je vais remettre ma démission lundi! Je dirai que c'est à cause d'Emile Zola... Tiens, y'a un compteur de messages sur Fluctuat: viendrai plus non plus, c'es trop méprisable. Et des livres, j'en ai acheté 13 cette semaine, méprisable aussi. Tu as raison: tout ce qui s'aditionne en contre-partie de quelque chose, c'est lamentable: autant d'argent par page, autant d'argent à l'heure, de livres par semaine, de mails par jours, de mots par heures... méprisable, oui. Donc, me voilà bien de mauvaise humeur de devoir toujours défendre ce qui mérite de l'être, selon moi bien sûr; je ne peux rien faire contre des arguments qui calculent. Victor Hugo, Zola et les autres, je ne peux pas les défendre ici, en parlant tout bas et pourtant, j'en aurais des mots à dire, que tu pourrais compter, pour essayer de te montrer à quel point ce qu'ils ont écrit peut être troublant. Car c'est bien de ça qu'il s'agit quand on lit: on aime être troublé. Non? Tu tombes bien mal, là, on dirait, parce que, tu vois, troubler avec mes mots, comme Zola, comme Hugo, je ne suis jamais arrivée. Je ne réussirai donc pas à te faire sourciller... Toi, tu ne l'es pas dis-tu... C'est bien. Vraiment. Mais tu vois, parfois, on n'a pas le choix: on doit compter (je ne vais pas te faire un cours sur l'histoire de la littérature, sur le mécénat...) Ce n'est pas pour ça qu'on devient méprisable. La littérature du XIXe, on dirait, n'est pas ta tasse de thé... ou partiellement. C'est bien aussi que tu aies un avis (j'aime les gens qui en ont) mais, stp, je sais que tu peux donner une meilleure image de tes opinions qu'en avançant de tels arguments. Je ne sais pas pourquoi je te dis tout ça... J'aimerais tant que d'autres partagent mon trouble quand je lis certains auteurs, sans se demander dans quelles circonstances cela a été écrit... Prendre un roman indépendamment de son auteur, j'aime bien faire ça aussi.
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Je ne fais jamais que passer, jamais bien longtemps.