Le thème de ce nouveau roman : une famille « lambda » composée de la grand-mère, la mère, les deux fils et des ami(e)s vont jouer à un jeu (qui existe) ou chacun doit deviner le caractère de l’autre. Il en découle des situations pénibles ou les secrets enfouis et les différents tempéraments vont ressortir
Plus j’avançais dans le livre, plus j’étais déçue. Je ne retrouvais pas son écriture légère et aigue. Peut-être est-ce dû à la construction du livre : il est divisé en trois parties :
- dans la première on retrouve sous forme de dialogue interne les « choses pensées » sous forme de « je », « moi »
- dans une deuxième partie plus vivante on retrouve « les choses dites ». Façon pièce de théâtre. Un texte essentiellement en « tu »,
- et enfin « les choses rapportées » sous forme narrative.
Il n’y a que dans la troisième partie que j’ai retrouvé l’écriture déliée d’Alice Ferney, ainsi qu’une finesse dans les portraits qui se dessinent.
Néanmoins, le livre se lit avec intérêt. Le style reste porté par la sensibilité et la subtilité.
Le thème de « l’enfer c’est les autres » est intéressant tant il est réel : « je m’inflige et subis la tyrannie du regard des autres : ils croient nous connaître, ils nous imposent ce qu’ils s’imaginent, ignorant résolument qu’ils ne sauraient tout découvrir ».
« Qui peut croire que les mot servent la vérité ? Qui sait ce qu’ils transforment vraiment en nous ? Quel est ce pouvoir qu’on leur prête »
Je regrette juste certaines longueurs et quelques passages trop pontifiants.
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