| marionLes |
Bonjour,
J'ai découvert recemment un auteur polar, A. Blocier, dont le livre Rockquiem est publié à "Edition du bout de la rue".
J'ai écrit un article, en esperant qu'il vous donnera envie de découvrir ce livre et cet auteur.
Rockquiem, ce titre des plus évocateurs ne peut pas laisser votre réflexion inactive… Un mélange de Rock et de Requiem, prélude d’un voyage littéraire musical, dans lequel le flic Berling dit « Le Minotaure » y trouve son inspiration et les victimes y trouvent leur fin. Matériellement représentée par une clé de sol et une partition comme signature de meurtre, la musique berce ce polar. Une fois de mauvais augure, une fois couleur d’espoir, elle est représentative de chacun ; hymne de ralliement, mais aussi mélange de toutes origines à travers le groupe de rock « Babel One ». Nous côtoyons non pas seulement la musique en tant qu’art mais aussi l’environnement qui l’entoure. « Drogue, Sex et Rock’n Roll » se trouve être parfois la devise de certains « artistes » qui vivent dans un monde artificiel et prétendent ne pouvoir trouver l’inspiration autrement qu’avec ces trois mots d’ordre. Malheureusement la dérive peut survenir à tout moment même à ceux pour qui cet art se trouve être une raison de vivre et une lueur d’espoir pour s’exprimer et laisser exploser ses émotions. Les membres du groupe « Babel One » l’ont vécu à leur dépends… remporter un prix, côtoyer d’un peu plus près la notoriété, leur a fait croire que tout était possible et leur a fait connaître la fois de trop, la fois où l’on croit, comme d’habitude, maîtriser la situation… Ce soir-là, la situation leur échappa : ce fut la fin de leurs espoirs et de leur rêves. Malgré tous leurs efforts, la musique continua à les hanter des années et des années plus tard. Le passé les rattrapa et avec lui la mort. Pour Berling, reconnu pour ses qualités d’investigation, la musique classique est une source de motivation, de courage et de détermination. Animé par sa vengeance, la musique a valsé sa vie, depuis son premier amour, jusqu’à l’atteinte de son but final.
Ce « polar musical » nous place dans une situation d’auditeur, à l’écoute de mélodies des plus variées, en harmonie avec le rythme de l’enquête.
Berling, en chef d’orchestre nous mène à la baguette et nous tient en haleine jusqu’à la fin. Ici, au lieu d’adoucir les mœurs comme sa réputation le prétend, la musique réveille le passé et les cauchemars que l’on aurait voulu oublier à jamais.
La musique serait-elle la nouvelle clé du polar à succès ?
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