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vos vers préférés

 
n°1052
omphale
I'm oh! so quiet
Profil : Habitué(e)
Posté le 24-10-2006 à 05:11:56  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

bebert. a écrit :

Jusqu'à ce que je lise ce poême, j'avais une pêche d'enfer.
 
D'un coup, j'ai un coup de mou.
 
Est-ce normal, Docteur ?


 :lol:  
c'est l' "effet goethe"!  ;)


Message édité par omphale le 24-10-2006 à 05:12:43

---------------
Et tous, sans approcher, rôdant d'un air terrible,
Sur le rouet, où pend un fil souple et lié,
Fixent de loin dans l'ombre un oeil humilié

n°1053
bebert.
nihil
Profil : Légende
Posté le 24-10-2006 à 09:10:30  profilanswer
 

Le plus marrant, c'est que le jour même, il a fallu que je fasse réviser à ma fille un poême des contemplations.
 
C'était la journée.........

n°1054
Profil sup​primé
Posté le 24-10-2006 à 10:23:04  answer
 

Ma douce main de maitresse et d'amant
Passe et rit sur ta chère fraiche de fête
Rit et jouit de ton jouissement.
Pour la servir tu sais bien qu'elle est faite,
Et ton beau corps faut que je dévête
Pour l'enivrer sans fin d'un art nouveau
Toujours, dans la caresse toujours prête.
Je suis pareil à la grande Sappho.
 
...
Paul Verlaine

n°1055
bebert.
nihil
Profil : Légende
Posté le 24-10-2006 à 11:41:01  profilanswer
 

Orchideee,
 
Même en poêsie, vous êtes libertine !

n°1056
bebert.
nihil
Profil : Légende
Posté le 24-10-2006 à 11:51:01  profilanswer
 

Orchideee,
 
Même en poêsie, vous êtes libertine !

n°1057
Profil sup​primé
Posté le 24-10-2006 à 12:45:37  answer
 

La lune était sereine et jouait sur les flots.
La fenêtre est ouverte à la brise!
La sultane regarde, et la mer qui se brise,
Là-bas, d'un flot d'argent brode les noirs ilots.
 
...
Victor Hugo

n°1058
bebert.
nihil
Profil : Légende
Posté le 24-10-2006 à 15:05:33  profilanswer
 

C'est tiré des Orientales.
 
Ces vers là, je les ai déjà cités (sur le forum sexe, mais j'ai demandé pardon à Victor). Pis c'est triste comme vers


Message édité par bebert. le 24-10-2006 à 15:06:49
n°1059
invite_H n​ L
Invité
Posté le 25-10-2006 à 11:38:13  answer
 

C'est triste et c'est beau.

n°1060
bebert.
nihil
Profil : Légende
Posté le 25-10-2006 à 12:29:03  profilanswer
 

Mais politiquement incorrect en cette période trouble avec la Turquie

n°1061
Profil sup​primé
Posté le 25-10-2006 à 21:39:22  answer
 

Pfouuuuu et Stéphane Mallarmé est-il politiquement correct?
 
Parce que, d'un lit grand comme une sacristie,
Il voit sur la pendule un couple antique et fol
Et qu'il n'a pas sommeil et que sans modestie
Sa jambe sous le drap frôle une jambe au vol

n°1062
bebert.
nihil
Profil : Légende
Posté le 27-10-2006 à 12:39:32  profilanswer
 

Non,
 
"d'un lit grand comme une sacristie"
 
Blasphème.
 
Trouvez autre chose.

n°1063
omphale
I'm oh! so quiet
Profil : Habitué(e)
Posté le 27-10-2006 à 19:05:00  profilanswer
 


 
Le rouet d'Omphale (Recueil : Les contemplations; V.Hugo)
 
          Il est dans l'atrium, le beau rouet d'ivoire.
   La roue agile est blanche, et la quenouille est noire ;
         La quenouille est d'ébène incrusté de lapis.
              Il est dans l'atrium sur un riche tapis.
 
        Un ouvrier d'Egine a sculpté sur la plinthe
     Europe, dont un dieu n'écoute pas la plainte.
   Le taureau blanc l'emporte. Europe, sans espoir,
     Crie, et, baissant les yeux, s'épouvante de voir
    L'Océan monstrueux qui baise ses pieds roses.
 
      Des aiguilles, du fil, des boites demi-closes,
    Les laines de Milet, peintes de pourpre et d'or,
      Emplissent un panier près du rouet qui dort.
 
       Cependant, odieux, effroyables, énormes,
   Dans le fond du palais, vingt fantômes difformes,
Vingt monstres tout sanglants, qu'on ne voit qu'à demi,
         Errent en foule autour du rouet endormi :
        Le lion néméen, l'hydre affreuse de Lerne,
        Cacus, le noir brigand de la noire caverne,
         Le triple Géryon, et les typhons des eaux
 Qui le soir à grand bruit soufflent dans les roseaux ;
 De la massue au front tous ont l'empreinte horrible,
   Et tous, sans approcher, rôdant d'un air terrible,
         Sur le rouet, où pend un fil souple et lié,
       Fixent de loin dans l'ombre un oeil humilié.

 
 
(je ne pouvais pas ne pas le citer!!)


---------------
Et tous, sans approcher, rôdant d'un air terrible,
Sur le rouet, où pend un fil souple et lié,
Fixent de loin dans l'ombre un oeil humilié

n°1068
math1022
la poésie
Profil : Novice
Posté le 30-10-2006 à 14:58:57  profilanswer
 

bonjour!!!
 
j'ai vraiment besoin de votre aide sur une dissertation que j'ai a rendre!!!
 
la problématique est: la poésie moderne s'écrit en haine du monde
 
j'ai comme texte: -Le spleen de paris "Epilogue" Baudelaire
                         
                         -Illuminations "Ville" Rimbaud  
 
                         -Alcools "Zone" Apollinaire
 
si vous pouviez me donner quelque conseil car c'est ma 1ere dissertation et je sais vraiment pas comme m'y prendre...

n°1069
omphale
I'm oh! so quiet
Profil : Habitué(e)
Posté le 01-11-2006 à 18:16:12  profilanswer
 


Le vierge, le vivace et le bel aujourd'hui (Stéphane Mallarmé )
 
Le vierge, le vivace et le bel aujourd'hui
Va-t-il nous déchirer avec un coup d'aile ivre
Ce lac dur oublié que hante sous le givre
Le transparent glacier des vols qui n'ont pas fui !
 
Un cygne d'autrefois se souvient que c'est lui
Magnifique mais qui sans espoir se délivre
Pour n'avoir pas chanté la région où vivre
Quand du stérile hiver a resplendi l'ennui.
 
Tout son col secouera cette blanche agonie
Par l'espace infligée à l'oiseau qui le nie,
Mais non l'horrreur du sol où le plumage est pris.
 
Fantôme qu'à ce lieu son pur éclat assigne,
Il s'immobilise au songe froid de mépris
Que vêt parmi l'exil inutile le Cygne.

n°1078
invite_pat​ate pile a​k sauce br​un
Invité
Posté le 12-11-2006 à 08:07:46  answer
 

MESDAMES, MESSIEURS ET AUTRES CRÉATURES DE CETTE TERRE ET PEUT-ÊTRE DE D'AUTRES GALAXIES.... ME VOICI  :sol:  
 
J'AI LU UN LIVRE DÉLICIEUX...DE RECETTE, HA! HA! JE BLAGUE, PETITE PLAISANTRIE SUBTILE ET COCASSE.
 
BON, REVENONS A NOS MOUTONS, J'AI LU UN LIVRE DE POÉSIE INTITULER: PASSION MORPION, ET JE VAIS VOUS LIRE LE PASSAGE QUI SUIT:
 
MORPIONS, MORPIONS ARRÊTER DE MALTRAITER MON DERRIÈRE
AVEC TOUT CE QUE J'AI SOUFFERT HIER, RIEN NE M'ATTEIN GUÈRE
 
C'EST TOUT, ET VOILÀ....VOUS AVEZ APPRÉCIER NON? J'AURAI AIMÉ VOUS EN LIRE PLUS, MAIS JE N'AI POINT DE VOIX POUR CONTINUER  :hello:  

n°1081
invite_etc​e
Invité
Posté le 16-11-2006 à 09:57:51  answer
 


dans l'entre-deux-eaux du rêve
une cage où flotte un peu de bleu fantôme
c'est l'oiseau d'automne qui jeta une aile mouvante
au vent qui dédora sa cage ancienne  
ne pesant déjà plus
que son poids de fer blanc

n°1082
bebert.
nihil
Profil : Légende
Posté le 17-11-2006 à 09:39:52  profilanswer
 

La Plaine
 
La plaine est morne et ses chaumes et granges  
Et ses fermes dont les pignons sont vermoulus,  
La plaine est morne et lasse et ne se défend plus,  
La plaine est morne et morte – et la ville la mange.  
 
Formidables et criminels,  
Les bras des machines diaboliques,  
Fauchant les blés évangéliques,  
Ont effrayé le vieux semeur mélancolique  
Dont le geste semblait d'accord avec le ciel.  
 
L'orde fumée et ses haillons de suie  
Ont traversé le vent et l'ont sali:  
Un soleil pauvre et avili  
S'est comme usé en de la pluie.  
 
Et maintenant, où s'étageaient les maisons claires  
Et les vergers et les arbres allumés d'or,  
On aperçoit, à l'infini, du sud au nord,  
La noire immensité des usines rectangulaires.  
 
Telle une bête énorme et taciturne  
Qui bourdonne derrière un mur,  
Le ronflement s'entend, rythmique et dur,  
Des chaudières et des meules nocturnes;  
Le sol vibre, comme s'il fermentait  
Le travail bout comme un forfait,  
L'égout charrie une fange velue  
Vers la rivière qu'il pollue;  
Un supplice d'arbres écorchés vifs  
Se tord, bras convulsifs,  
En façade, sur le bois proche;  
L'ortie épuise aux coeurs sablons et oche  
Et les fumiers, toujours plus hauts, de résidus:  
– Ciments huileux, platras pourris, moellons fendus –  
Au long de vieux fossés et de berges obscures  
Lèvent, le soir, leurs monuments de pourritures.  
 
Sous des hangars tonnants et lourds,  
Les nuits, les jours,  
Sans air et sans sommeil,  
Des gens peinent loin du soleil:  
Morceaux de vie en l'énorme engrenage,  
Morceaux de chair fixée, ingénieusement,  
Pièce par pièce, étage par étage,  
De l'un à l'autre bout du vaste tournoiement.  
Leurs yeux, ils sont les yeux de la machine,  
Leurs dos se ploient sous elle et leurs échines,  
Leurs doigts volontaires, qui se compliquent  
De mille doigts précis et métalliques,  
S'usent si fort en leur effort,  
Sur la matière carnassière,  
Qu'ils y laissent, à tout moment,  
Des empreintes de rage et des gouttes de sang.  
 
Dites! L'ancien labeur pacifique, dans l'août  
Des seigles mûrs et des avoines rousses,  
Avec les bras au clair, le front debout  
Dans l'or des blés qui se retrousse  
Vers l'horizon torride où le silence bout.  
 
Dites! Le repos tiède et les midis élus,  
Tressant de l'ombre pour les siestes.  
Sous les branches, dont les vents prestes  
Rythment, avec lenteur, les grands gestes feuillus,  
Dites, la plaine entière ainsi qu'un jardin gras,  
Toute folle d'oiseaux éparpillés dans la lumière,  
Qui la chantent, avec leurs voix plénières,  
Si près du ciel qu'on ne les entend pas.  
 
Mais aujourd'hui, la plaine? – elle est finie;  
La plaine est morne et ne se défend plus:  
Le flux des ruines et leurs reflux  
L'ont submergée, avec monotonie.  
 
On ne rencontre, au loin, qu'enclos rapiécés  
Et chemins noirs de houille et de scories  
Et squelettes de métairies  
Et trains coupant soudain des villages en deux.  
 
Les madones ont tu leurs voix d'oracle  
Au coin du bois, parmi les arbres;  
Et les vieux saints et leur socle de marbre  
Ont chu dans les fontaines à miracles.  
 
Et tout est là, comme des cercueils vides  
Et détraqués et dispersés par l'étendue,  
Et tout se plaint ainsi que les défunts perdus  
Qui sanglotent le soir dans la bruyère humide.  
 
Hélas! La plaine, hélas! Elle est finie!  
Et ses clochers sont morts et ses moulins perclus.  
La plaine, hélas! Elle a toussé son agonie  
Dans les derniers hoquets d'un angelus.  
 
 
Emile Verhaeren


Message édité par bebert. le 17-11-2006 à 09:41:06
n°1086
invite_Ril​ke
Invité
Posté le 30-11-2006 à 17:58:28  answer
 

Toute la vie on a mangé le pain d'urine/ et à chaque repas on a bu les insultes/ du vieux patron. Toute la vie on a plaidé/ pour un coin de soleil sous les crachats du sort.
Toute la vie, comme une bête, on a tondu/ son âme osseuse : et pas de laine sur le dos !/ Toute la vie on a lavé les chiens, la banque/ les orgueils en plastique. A 50 ans, fini :
on sait que la raison est la pire salope. / On vole un revolver, on tire dans le tas : / fabricants, boulangers, infirmières, touristes,/
puis on abat aussi sa femme et ses enfants/ car si toute la vie on a rampé sous soi,/ par peur, on se choisit une mort collective.

n°1109
failorn
...
Profil : Légende
Posté le 14-12-2006 à 16:21:28  profilanswer
 

En voilà un que j'aime bien...
 
 
La jeune hôtesse
 
Voulez-vous que je vous loge?
Venez gentils voyageurs :
Je puis vous dire sans éloge
Que mon gîte est des meilleurs.
Du plus exigeant je brave
L'exament sans nul effroi :
Du grenier jusqu'à la cave tout est bien garni chez moi.
 
Qui veut une demeure
La mienne a mille agrémens
On peut trouver à toute heure
Deux jolis appartements.
Veut-on avoir de la marge?
Veut-on un petit endroit?
Au premier on est au large,
Au second plus étroit.
 
Pour contenter tout le monde
On ne doit rien épargner;
Aussi quand la foule abonde
J'ai l'art de me retourner;
En hôtesse hospitalière,
L'on me voit assez souvent
Me mettre sur le derrière
Quand quelqu'un veut le devant.

n°1163
Lol Ita
Un hippocampe est un papillon
Profil : Novice
Posté le 28-01-2007 à 11:09:22  profilanswer
 


 
Que n'ai-je un pinceau
Qui puisse peindre les fleurs du prunier
Avec leur parfum!
 
 


---------------
S'il faut changer le monde ,
Changeons le maintenant
Tant qu'il est encore temps!!!  
VOTEZ Lol Ita!!

n°1191
Profil sup​primé
Posté le 01-03-2007 à 19:09:13  answer
 

Lettre roumaine  
 
   
 
Je les vois qui se tiennent la main
Leurs yeux se croisent pour un rien
Et je sens, je devine ce qui les anime
Ce sentiment  
 
..Est-ce le hasard qui les unis ?
Ou bien était-ce déjà écrit
Que même sans chercher l'autre moitié
Ils se trouveraient  
 
Comment font-ils pour être heureux ceux qui sont deux ?
Mais pourquoi faut-il que je sois de ceux  
Qui ont l'amour trop difficile pour être 2 ?  
 
J'aurais essayé tant de fois
De ressembler à tous ceux-là
Je n'en garde que le goût trop amer
D'un mystère et d'inachevé  
 
Dois-je me rendre à l'évidence
Que je ne sais pas danser leur danse
Ou tout bas me dire que je peux apprendre
Certains de leurs pas ?..  
 
je ne connais pas l'auteur, il est roumain!

n°1208
prettygirl​1092
Rire pour vivre
Profil : Novice
Posté le 20-03-2007 à 15:07:24  profilanswer
 

Ces sont mes vers préférés:
 
D'autres doux feux ravis encor par Prométhée  
Étincelle d'amour qui brillait dans leurs yeux  
Pour notre cher tourment nous l'avons emportée  
Clartés trop pures ou bijoux trop précieux.
 
"Je contemple souvent le ciel de ma mémoire" de Marcel Proust


---------------
Patience et longueur de temps font plus que force ni que la rage
n°1219
rianounett​e
Profil : Novice
Posté le 20-05-2007 à 21:42:09  profilanswer
 

A te voir marcher en cadence
Belle d'abandon
On dirait un serpent qui danse
Au bout d'un baton
 
Le serpent qui danse, Baudelaire

n°1220
CrimsonPer​manent
Misteur Flu
Profil : Légende
Posté le 20-05-2007 à 22:38:02  profilanswer
 

invite_jeev a écrit :

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.
 
Car elle me comprend, et mon coeur transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.
 
Est-elle brune, blonde ou rousse ? Je l'ignore.
Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore,
Comme ceux des aimés que la vie exila.
 
Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.
 
Paul Verlaine


Egalement...  
Avec Réversibilité, de Baudelaire (très bien mis en musique par JLMurat) :
 
Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse,
La honte, les remords, les sanglots, les ennuis,
Et les vagues terreurs de ces affreuses nuits
Qui compriment le cœur comme un papier qu'on froisse?
Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse?
 
Ange plein de bonté, connaissez-vous la haine,
Les poings crispés dans l'ombre et les larmes de fiel,
Quand la Vengeance bat son infernal rappel,
Et de nos facultés se fait le capitaine?
Ange plein de bonté, connaissez-vous la haine?
 
Ange plein de santé, connaissez-vous les Fièvres,
Qui, le long des grands murs de l'hospice blafard,
Comme des exilés, s'en vont d'un pied traînard,
Cherchant le soleil rare et remuant les lèvres?
Ange plein de santé, connaissez-vous les Fièvres?
 
Ange plein de beauté, connaissez-vous les rides,
Et la peur de vieillir, et ce hideux tourment
De lire la secrète horreur du dévouement
Dans les yeux où longtemps burent nos yeux avides?
Ange plein de beauté, connaissez-vous les rides?
 
Ange plein de bonheur, de joie et de lumières,
David mourant aurait demandé la santé
Aux émanations de ton corps enchanté;
Mais de toi je n'implore, ange, que tes prières,
Ange plein de bonheur, de joie et de lumières!


---------------
Stultorum Numerus Est Infinitus
 
L'inspiration, ce n'est peut-être que la joie d'écrire : elle ne la précède pas.
n°1224
marmitte
membre pro-éminent de flu
Profil : Légende
Posté le 27-05-2007 à 00:42:09  profilanswer
 

Un poète mal traduit souvent
(Je crois que celui là apparait dans le recueuil "Il pleut en amour" en français)
 
"I go to bed in Los Angeles thinking
about you.
 
Pissing a few moments ago
I looked down at my penis
affectionately.
 
Knowing it has been inside
you twice today makes me
feel beautiful. "
 
Richard Brautigan.
C'est un des rares poèmes qui me fait regretter de ne pas être une femme (ou homo peut être j'y avais pas pensé)


---------------
"L'obligation de produire aliène la passion de créer" un belge
n°1225
CrimsonPer​manent
Misteur Flu
Profil : Légende
Posté le 27-05-2007 à 01:12:35  profilanswer
 

Je ne connaissait que la "prose" de Brautigan (Un privé à Babylone, La pêche à la truite en Amérique, etc.)


---------------
Stultorum Numerus Est Infinitus
 
L'inspiration, ce n'est peut-être que la joie d'écrire : elle ne la précède pas.
n°1226
marmitte
membre pro-éminent de flu
Profil : Légende
Posté le 27-05-2007 à 01:20:34  profilanswer
 

Et bien crimson je te conseille sa poésie que je trouve encore plus bouleversante.
"Il pleut en amour"
et son "journal japonais" petit journal poétique, d'une infinie beauté. Bouleversant de petits détails et de rien.
Il se trouvait en bilingue et donc était meilleur puisque très facile aussi à lire en anglais. Un de mes livres de chevet. Beau à en chialer.
Trouve toi ça, tu m'en diras des nouvelles après


---------------
"L'obligation de produire aliène la passion de créer" un belge
n°1227
CrimsonPer​manent
Misteur Flu
Profil : Légende
Posté le 27-05-2007 à 01:24:35  profilanswer
 

Je regarderai donc.


---------------
Stultorum Numerus Est Infinitus
 
L'inspiration, ce n'est peut-être que la joie d'écrire : elle ne la précède pas.
n°1232
Profil sup​primé
Posté le 01-06-2007 à 13:51:56  answer
 

marmitte a écrit :

Et bien crimson je te conseille sa poésie que je trouve encore plus bouleversante.
"Il pleut en amour"
et son "journal japonais" petit journal poétique, d'une infinie beauté. Bouleversant de petits détails et de rien.
Il se trouvait en bilingue et donc était meilleur puisque très facile aussi à lire en anglais. Un de mes livres de chevet. Beau à en chialer.
Trouve toi ça, tu m'en diras des nouvelles après


tu connais l'editeur?

n°1234
marmitte
membre pro-éminent de flu
Profil : Légende
Posté le 01-06-2007 à 14:58:07  profilanswer
 

Y'a castor astral pour ses poésies mais pas en bilingue.
Faudrait voir chez priceminister pour les bilingues


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"L'obligation de produire aliène la passion de créer" un belge
n°1235
Profil sup​primé
Posté le 01-06-2007 à 15:06:38  answer
 

merci m'sieur

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