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| Dernière réponse | ||
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| Discussion : Mais qui a écrit ces jolis vers ? | ||
| caracal64 |
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| Aperçu |
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| Vue Rapide de la discussion |
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| omphale | exact -si ce n'est qu'il s'agit de Théodore de Banville, et pas de Bainville ;) Rondeau : A Ismène Oui, pour le moins, laissez-moi, jeune Ismène, Pleurer tout bas ; si jamais, inhumaine, J'osais vous peindre avec de vrais accents Le feu caché qu'en mes veines je sens, Vous gémiriez, cruelle, de ma peine. Par ce récit, l'aventure est certaine, Je changerais en amour votre haine, Votre froideur en désirs bien pressants, Oui, pour le moins. Échevelée alors, ma blonde reine, Vos bras de lys me feraient une chaîne, Et les baisers des baisers renaissants M'enivreraient de leurs charmes puissants ; Vous veilleriez avec moi la nuit pleine, Oui, pour le moins. |
| invite_Puceronne | :hello: :hello: Ces vers sont de Théodore de Bainville dans Rondeau: A Ismène Merci pour ces beaux vers qui ramènent de jolis souvenirs à la surface ! |
| omphale |
vous êtes bien frileux dans vos propositions, je pensais trouver à mon retour bien plus de vers en ce lieu! pour qui aime chercher, en voici donc de nouveaux: Par ce récit, l'aventure est certaine, Je changerais en amour votre haine, Votre froideur en désirs bien pressants, Oui, pour le moins. ...et bonne année -oui, pour le moins! :) |
| j'ai copiez la poésie de " lilisette08"
Noël Coupez le gui coupez le houx Mariez leurs branches Coupez le gui coupez le houx C'est la noël ! Fleurissez vous ! Courez à la forêt prochaine . Courez à l'enclos des fermiers . Coupez le gui sur le grand chêne . Coupez le gui sur les pommiers. Chassez les grives et les merles . Chassez la mésange au dos bleu. Du gui dont les fruits sont des perles. Du houx dont les fruits sont du feu . Charles Fremine |
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moi je suis poète !!! :lol: :lol: même pa vrai !! |
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!!! :heink: |
| orchideee | C'est une vrai merveille merci je l'avais oublié |
| omphale | oui, c'est bien "Le vase brisé", de Sully Prudhomme !
Le vase où meurt cette verveine D'un coup d'éventail fut fêlé ; Le coup dut l'effleurer à peine, Aucun bruit ne l'a révélé. Mais la légère meurtrissure, Mordant le cristal chaque jour, D'une marche invisible et sûre En a fait lentement le tour. Son eau fraîche a fui goutte à goutte, Le suc des fleurs s'est épuisé ; Personne encore ne s'en doute, N'y touchez pas, il est brisé. Souvent aussi la main qu'on aime Effleurant le coeur, le meurtrit ; Puis le coeur se fend de lui-même, La fleur de son amour périt ; Toujours intact aux yeux du monde, Il sent croître et pleurer tout bas Sa blessure fine et profonde : Il est brisé, n'y touchez pas. |
| Sully Prudhomme, le vase brisé. ça commence par Le vase où meurt cette verveine d'un coup d'éventail fut fêlé..... |
| bebert. | ça me dit rien |
| omphale | puisque personne n'en a proposé d'autre, permettez que je soumette à nouveau!
Toujours intact aux yeux du monde, Il sent croître et pleurer tout bas Sa blessure fine et profonde : Il est brisé, n'y touchez pas. |
| omphale | baudelaire, c'était moi (enfin, façon de parler! ;) ):
A une mendiante rousse (Les fleurs du mal) Blanche fille aux cheveux roux, Dont la robe par ses trous Laisse voir la pauvreté Et la beauté, Pour moi, poète chétif, Ton jeune corps maladif, Plein de taches de rousseur, A sa douceur. Tu portes plus galamment Qu'une reine de roman Ses cothurnes de velours Tes sabots lourds. Au lieu d'un haillon trop court, Qu'un superbe habit de cour Traîne à plis bruyants et longs Sur tes talons ; En place de bas troués, Que pour les yeux des roués Sur ta jambe un poignard d'or Reluise encor ; Que des noeuds mal attachés Dévoilent pour nos péchés Tes deux beaux seins, radieux Comme des yeux ; Que pour te déshabiller Tes bras se fassent prier Et chassent à coups mutins Les doigts lutins, Perles de la plus belle eau, Sonnets de maître Belleau Par tes galants mis aux fers Sans cesse offerts, Valetaille de rimeurs Te dédiant leurs primeurs Et contemplant ton soulier Sous l'escalier, Maint page épris du hasard, Maint seigneur et maint Ronsard Épieraient pour le déduit Ton frais réduit ! Tu compterais dans tes lits Plus de baisers que de lis Et rangerais sous tes lois Plus d'un Valois ! - Cependant tu vas gueusant Quelque vieux débris gisant Au seuil de quelque Véfour De carrefour ; Tu vas lorgnant en dessous Des bijoux de vingt-neuf sous Dont je ne puis, oh ! pardon ! Te faire don. Va donc ! sans autre ornement, Parfum, perles, diamant, Que ta maigre nudité, Ô ma beauté ! au passage, ce poème a été mis en chanson de façon très réussie -à mon humble avis!- par un groupe français: La tordue |
| orchideee | Oui c'est le dernier couplet de "art poetique": de la musique avant toute chose, et pour cela prefere l'impair ... |
| bebert. | Ben, Omphale et Orchideee :hello: Je m'embrouille toujours avec Baudelaire et Verlaine. :pfff: Alors, je ne répond pas :non: Mais, je suis sur que c'est l'un des deux :jap: |
| orchideee | Que ton vers soit la bonne aventure
éparse au vent crispé du matin qui va fleurant la menthe et le thym ... Et tout le reste est littérature. |
| omphale | ah,victor...
one again! Tu portes plus galamment Qu'une reine de roman Ses cothurnes de velours Tes sabots lourds. |
| bebert. | Le orientales - V. H. |
| invite_Kyrillion | José Maria de Heredia, Les conquérants (mais c'est assez connu)
La lune était sereine et jouait sur les flots La fenêtre enfin libre est ouverte à la brise La sultane regarde et la mer qui se brise Là-bas d'un flot d'argent brode les noirs îlots |
| invite_Maria de Heredia | J'ai toujours déchiré en poésie de toute façon.
Je m'aime. |
| daria. | voui |
| invite_Maria de Heredia | C'est moi! |
| daria. | "Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal,
Fatigués de porter leurs misères hautaines, De Palos de Moguer, routiers et capitaines Partaient, ivres d'un rêve héroïque et brutal." je vous laisse trouver la suite l'auteur a fait d'autres chouettes pouésies si vous êtes motivés |
| invite_Didier. | LE 6 JUIN 1936, Thomas stearn eliot était à la librairie " shakespeare and compagnie " au 12 rue de l'odéon, il y a lu " the wast land " et des fragments des " quatre quatuors " - pour les amateurs de poésie, il est préférable de ne pas imaginer la scène, cela devait être magnifique.
didier, |
| invite_Didier. | avez vous déjà lu cummings, et williams carlos williams? |
| Birdreamer | vu le style ça ne peut être que du XVIème siècle, Du Bellay ou Ronsard, pour les plus connus.
Bon disons Les regrets de Du Bellay :heink: |
| Faf. | Et alors, le petit jeu des vers !
Je n'escris point d'amour, n'estant point amoureux, Je n'escris de beauté, n'ayant belle maistresse, Je n'escris de douceur, n'esprouvant que rudesse, Je n'escris de plaisir, me trouvant douloureux ; Je veux l'auteur et le titre du recueil ! Un beau ptit site d'ailleurs : http://poesie.webnet.fr/ |
| zazar. | Super merci du tuyau! |
| Birdreamer | Je l'ai retrouvé!
C'est dans la collection Points (édition du Seuil) Poèmes d'Eliot + notes, parfois de l'auteur lui même. |
| Birdreamer | Eliot est un grand, un génie, sa verve est folle, bref si tu veux une édition (incapable de remettre la main sur le livre, donc je ne sais pas l'édition) a sorti un recueil d'Eliot en bilingue, avec Waste Land et tous les autres poèmes, un petit bijou sorti à l'occasion du printemps des poètes.
A posséder. |
| zazar. | Chut! :ange: J'essaie de pas mourir idiote alors je cherche... et je te remercie de m'avoir permis de découvrir le reste du poème :jap: Que ceux qui veulent connaître la suite fassent comme moi! ;) Par contre pour Adieu je ne me souvenais plus du titre alors comme j'ai le recueil dans ma bibliothèque j'ai cherché... |
| Birdreamer | bien joué, mais tu connais la date de tête où ... :D |
| zazar. | "The waster land" ou "La terre vaine" de T S Eliot 1922 |
| Birdreamer | Eluard!
la courbe de tes yeux :) Plus dur: April is the cruellest month, Avril est le plus cruel des mois, il engendre Lilacs out the dead land, mixing Des lilas qui jaillissent de la terre morte, il mêle Memory and desire, stirring Souvenance et désir, il réveille Dull roots with spring rain. Par ses pluies de printemps les racines inertes. |
| zazar. | Et c'est reparti!
La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur, Un rond de danse et de douceur, Auréole du temps, berceau nocturne et sûr, Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu. |
| zazar. | C'est Arthur Rimbaud, le poème s'appelle "ADIEU" il est extrait D'une saison en enfer! |
| Birdreamer | Aller on continue à jouer!
L'automne déjà!_Mais pourquoi regretter un éternel soleil, si nous sommes engagés à la découverte de la clarté divine,_loin des gens qui meurent sur les saisons. Alors? |
| Faf. | PS : Vous avez oublié le titre, et il me semble que c'est "La Beauté" |
| Faf. | Enfin ! Quelqu'un répond ! Bonjour, chère Clarita, si vous remarquez bien, il y a eu presque une semaine avant que quelqu'un ne trouve la réponse, qui était pourtant facile. Mais je vous félicite quand même. Avez-vous des vers à proposer ? |
| Clarita. | Les Fleurs du mal
Je suis belle, ô mortels ! comme un rêve de pierre, Et mon sein, où chacun s’est meurtri tour à tour, Est fait pour inspirer au poète un amour Eternel et muet ainsi que la matière. Je trône dans l’azur comme un sphinx incompris ; J’unis un coeur de neige à la blancheur des cygnes ; Je hais le mouvement qui déplace les lignes, Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris. Les poètes, devant mes grandes attitudes, Que j’ai l’air d’emprunter aux plus fiers monuments, Consumeront leurs jours en d’austères études ; Car j’ai pour fasciner ces dociles amants, De purs miroirs qui font toutes choses plus belles : Mes yeux, mes larges yeux aux clartés éternelles ! Par Charles Baudelaire :jap: |
| Faf. | Je commence par un facile :
Je suis belle, ô mortels! comme un rêve de pierre, Et mon sein, où chacun s'est meurtri tour à tour, Est fait pour inspirer au poète un amour Éternel et muet ainsi que la matière. Je veux le titre et l'auteur ! |
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