PremiereTV-replay
Facebook
Vous avez aimé !
Twitter
Newsletters
Nos applis
Nos magazines
OK
forum actualité forum cinéma forum musique forum arts et scènes forum livres
forum télé et séries forum fun forum foot forum jeux vidéo forum sexe
 


Dernière réponse
Sujet : vos vers préférés
Profil supprimé merci m'sieur

Votre réponse
Nom d'utilisateur    Pour poster, vous devez être membre de Club Fluctuat.... si ce n'est pas le cas, cliquez ici !
Le ton de votre message                        
                       
Votre réponse


 
Options

 
Vous avez perdu votre mot de passe ?


Vue Rapide de la discussion
merci m'sieur
marmitte Y'a castor astral pour ses poésies mais pas en bilingue.
Faudrait voir chez priceminister pour les bilingues

marmitte a écrit :

Et bien crimson je te conseille sa poésie que je trouve encore plus bouleversante.
"Il pleut en amour"
et son "journal japonais" petit journal poétique, d'une infinie beauté. Bouleversant de petits détails et de rien.
Il se trouvait en bilingue et donc était meilleur puisque très facile aussi à lire en anglais. Un de mes livres de chevet. Beau à en chialer.
Trouve toi ça, tu m'en diras des nouvelles après


tu connais l'editeur?

CrimsonPermanent Je regarderai donc.
marmitte Et bien crimson je te conseille sa poésie que je trouve encore plus bouleversante.
"Il pleut en amour"
et son "journal japonais" petit journal poétique, d'une infinie beauté. Bouleversant de petits détails et de rien.
Il se trouvait en bilingue et donc était meilleur puisque très facile aussi à lire en anglais. Un de mes livres de chevet. Beau à en chialer.
Trouve toi ça, tu m'en diras des nouvelles après
CrimsonPermanent Je ne connaissait que la "prose" de Brautigan (Un privé à Babylone, La pêche à la truite en Amérique, etc.)
marmitte Un poète mal traduit souvent
(Je crois que celui là apparait dans le recueuil "Il pleut en amour" en français)
 
"I go to bed in Los Angeles thinking
about you.
 
Pissing a few moments ago
I looked down at my penis
affectionately.
 
Knowing it has been inside
you twice today makes me
feel beautiful. "
 
Richard Brautigan.
C'est un des rares poèmes qui me fait regretter de ne pas être une femme (ou homo peut être j'y avais pas pensé)
CrimsonPermanent

invite_jeev a écrit :

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.
 
Car elle me comprend, et mon coeur transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.
 
Est-elle brune, blonde ou rousse ? Je l'ignore.
Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore,
Comme ceux des aimés que la vie exila.
 
Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.
 
Paul Verlaine


Egalement...  
Avec Réversibilité, de Baudelaire (très bien mis en musique par JLMurat) :
 
Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse,
La honte, les remords, les sanglots, les ennuis,
Et les vagues terreurs de ces affreuses nuits
Qui compriment le cœur comme un papier qu'on froisse?
Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse?
 
Ange plein de bonté, connaissez-vous la haine,
Les poings crispés dans l'ombre et les larmes de fiel,
Quand la Vengeance bat son infernal rappel,
Et de nos facultés se fait le capitaine?
Ange plein de bonté, connaissez-vous la haine?
 
Ange plein de santé, connaissez-vous les Fièvres,
Qui, le long des grands murs de l'hospice blafard,
Comme des exilés, s'en vont d'un pied traînard,
Cherchant le soleil rare et remuant les lèvres?
Ange plein de santé, connaissez-vous les Fièvres?
 
Ange plein de beauté, connaissez-vous les rides,
Et la peur de vieillir, et ce hideux tourment
De lire la secrète horreur du dévouement
Dans les yeux où longtemps burent nos yeux avides?
Ange plein de beauté, connaissez-vous les rides?
 
Ange plein de bonheur, de joie et de lumières,
David mourant aurait demandé la santé
Aux émanations de ton corps enchanté;
Mais de toi je n'implore, ange, que tes prières,
Ange plein de bonheur, de joie et de lumières!

rianounette A te voir marcher en cadence
Belle d'abandon
On dirait un serpent qui danse
Au bout d'un baton
 
Le serpent qui danse, Baudelaire
prettygirl1092 Ces sont mes vers préférés:
 
D'autres doux feux ravis encor par Prométhée  
Étincelle d'amour qui brillait dans leurs yeux  
Pour notre cher tourment nous l'avons emportée  
Clartés trop pures ou bijoux trop précieux.
 
"Je contemple souvent le ciel de ma mémoire" de Marcel Proust
Lettre roumaine  
 
   
 
Je les vois qui se tiennent la main
Leurs yeux se croisent pour un rien
Et je sens, je devine ce qui les anime
Ce sentiment  
 
..Est-ce le hasard qui les unis ?
Ou bien était-ce déjà écrit
Que même sans chercher l'autre moitié
Ils se trouveraient  
 
Comment font-ils pour être heureux ceux qui sont deux ?
Mais pourquoi faut-il que je sois de ceux  
Qui ont l'amour trop difficile pour être 2 ?  
 
J'aurais essayé tant de fois
De ressembler à tous ceux-là
Je n'en garde que le goût trop amer
D'un mystère et d'inachevé  
 
Dois-je me rendre à l'évidence
Que je ne sais pas danser leur danse
Ou tout bas me dire que je peux apprendre
Certains de leurs pas ?..  
 
je ne connais pas l'auteur, il est roumain!
Lol Ita
 
Que n'ai-je un pinceau
Qui puisse peindre les fleurs du prunier
Avec leur parfum!
 
 
failorn En voilà un que j'aime bien...
 
 
La jeune hôtesse
 
Voulez-vous que je vous loge?
Venez gentils voyageurs :
Je puis vous dire sans éloge
Que mon gîte est des meilleurs.
Du plus exigeant je brave
L'exament sans nul effroi :
Du grenier jusqu'à la cave tout est bien garni chez moi.
 
Qui veut une demeure
La mienne a mille agrémens
On peut trouver à toute heure
Deux jolis appartements.
Veut-on avoir de la marge?
Veut-on un petit endroit?
Au premier on est au large,
Au second plus étroit.
 
Pour contenter tout le monde
On ne doit rien épargner;
Aussi quand la foule abonde
J'ai l'art de me retourner;
En hôtesse hospitalière,
L'on me voit assez souvent
Me mettre sur le derrière
Quand quelqu'un veut le devant.
invite_Rilke Toute la vie on a mangé le pain d'urine/ et à chaque repas on a bu les insultes/ du vieux patron. Toute la vie on a plaidé/ pour un coin de soleil sous les crachats du sort.
Toute la vie, comme une bête, on a tondu/ son âme osseuse : et pas de laine sur le dos !/ Toute la vie on a lavé les chiens, la banque/ les orgueils en plastique. A 50 ans, fini :
on sait que la raison est la pire salope. / On vole un revolver, on tire dans le tas : / fabricants, boulangers, infirmières, touristes,/
puis on abat aussi sa femme et ses enfants/ car si toute la vie on a rampé sous soi,/ par peur, on se choisit une mort collective.
bebert. La Plaine
 
La plaine est morne et ses chaumes et granges  
Et ses fermes dont les pignons sont vermoulus,  
La plaine est morne et lasse et ne se défend plus,  
La plaine est morne et morte – et la ville la mange.  
 
Formidables et criminels,  
Les bras des machines diaboliques,  
Fauchant les blés évangéliques,  
Ont effrayé le vieux semeur mélancolique  
Dont le geste semblait d'accord avec le ciel.  
 
L'orde fumée et ses haillons de suie  
Ont traversé le vent et l'ont sali:  
Un soleil pauvre et avili  
S'est comme usé en de la pluie.  
 
Et maintenant, où s'étageaient les maisons claires  
Et les vergers et les arbres allumés d'or,  
On aperçoit, à l'infini, du sud au nord,  
La noire immensité des usines rectangulaires.  
 
Telle une bête énorme et taciturne  
Qui bourdonne derrière un mur,  
Le ronflement s'entend, rythmique et dur,  
Des chaudières et des meules nocturnes;  
Le sol vibre, comme s'il fermentait  
Le travail bout comme un forfait,  
L'égout charrie une fange velue  
Vers la rivière qu'il pollue;  
Un supplice d'arbres écorchés vifs  
Se tord, bras convulsifs,  
En façade, sur le bois proche;  
L'ortie épuise aux coeurs sablons et oche  
Et les fumiers, toujours plus hauts, de résidus:  
– Ciments huileux, platras pourris, moellons fendus –  
Au long de vieux fossés et de berges obscures  
Lèvent, le soir, leurs monuments de pourritures.  
 
Sous des hangars tonnants et lourds,  
Les nuits, les jours,  
Sans air et sans sommeil,  
Des gens peinent loin du soleil:  
Morceaux de vie en l'énorme engrenage,  
Morceaux de chair fixée, ingénieusement,  
Pièce par pièce, étage par étage,  
De l'un à l'autre bout du vaste tournoiement.  
Leurs yeux, ils sont les yeux de la machine,  
Leurs dos se ploient sous elle et leurs échines,  
Leurs doigts volontaires, qui se compliquent  
De mille doigts précis et métalliques,  
S'usent si fort en leur effort,  
Sur la matière carnassière,  
Qu'ils y laissent, à tout moment,  
Des empreintes de rage et des gouttes de sang.  
 
Dites! L'ancien labeur pacifique, dans l'août  
Des seigles mûrs et des avoines rousses,  
Avec les bras au clair, le front debout  
Dans l'or des blés qui se retrousse  
Vers l'horizon torride où le silence bout.  
 
Dites! Le repos tiède et les midis élus,  
Tressant de l'ombre pour les siestes.  
Sous les branches, dont les vents prestes  
Rythment, avec lenteur, les grands gestes feuillus,  
Dites, la plaine entière ainsi qu'un jardin gras,  
Toute folle d'oiseaux éparpillés dans la lumière,  
Qui la chantent, avec leurs voix plénières,  
Si près du ciel qu'on ne les entend pas.  
 
Mais aujourd'hui, la plaine? – elle est finie;  
La plaine est morne et ne se défend plus:  
Le flux des ruines et leurs reflux  
L'ont submergée, avec monotonie.  
 
On ne rencontre, au loin, qu'enclos rapiécés  
Et chemins noirs de houille et de scories  
Et squelettes de métairies  
Et trains coupant soudain des villages en deux.  
 
Les madones ont tu leurs voix d'oracle  
Au coin du bois, parmi les arbres;  
Et les vieux saints et leur socle de marbre  
Ont chu dans les fontaines à miracles.  
 
Et tout est là, comme des cercueils vides  
Et détraqués et dispersés par l'étendue,  
Et tout se plaint ainsi que les défunts perdus  
Qui sanglotent le soir dans la bruyère humide.  
 
Hélas! La plaine, hélas! Elle est finie!  
Et ses clochers sont morts et ses moulins perclus.  
La plaine, hélas! Elle a toussé son agonie  
Dans les derniers hoquets d'un angelus.  
 
 
Emile Verhaeren
invite_etce
dans l'entre-deux-eaux du rêve
une cage où flotte un peu de bleu fantôme
c'est l'oiseau d'automne qui jeta une aile mouvante
au vent qui dédora sa cage ancienne  
ne pesant déjà plus
que son poids de fer blanc
invite_patate pile ak sauce brun MESDAMES, MESSIEURS ET AUTRES CRÉATURES DE CETTE TERRE ET PEUT-ÊTRE DE D'AUTRES GALAXIES.... ME VOICI  :sol:  
 
J'AI LU UN LIVRE DÉLICIEUX...DE RECETTE, HA! HA! JE BLAGUE, PETITE PLAISANTRIE SUBTILE ET COCASSE.
 
BON, REVENONS A NOS MOUTONS, J'AI LU UN LIVRE DE POÉSIE INTITULER: PASSION MORPION, ET JE VAIS VOUS LIRE LE PASSAGE QUI SUIT:
 
MORPIONS, MORPIONS ARRÊTER DE MALTRAITER MON DERRIÈRE
AVEC TOUT CE QUE J'AI SOUFFERT HIER, RIEN NE M'ATTEIN GUÈRE
 
C'EST TOUT, ET VOILÀ....VOUS AVEZ APPRÉCIER NON? J'AURAI AIMÉ VOUS EN LIRE PLUS, MAIS JE N'AI POINT DE VOIX POUR CONTINUER  :hello:  
omphale
Le vierge, le vivace et le bel aujourd'hui (Stéphane Mallarmé )
 
Le vierge, le vivace et le bel aujourd'hui
Va-t-il nous déchirer avec un coup d'aile ivre
Ce lac dur oublié que hante sous le givre
Le transparent glacier des vols qui n'ont pas fui !
 
Un cygne d'autrefois se souvient que c'est lui
Magnifique mais qui sans espoir se délivre
Pour n'avoir pas chanté la région où vivre
Quand du stérile hiver a resplendi l'ennui.
 
Tout son col secouera cette blanche agonie
Par l'espace infligée à l'oiseau qui le nie,
Mais non l'horrreur du sol où le plumage est pris.
 
Fantôme qu'à ce lieu son pur éclat assigne,
Il s'immobilise au songe froid de mépris
Que vêt parmi l'exil inutile le Cygne.
math1022 bonjour!!!
 
j'ai vraiment besoin de votre aide sur une dissertation que j'ai a rendre!!!
 
la problématique est: la poésie moderne s'écrit en haine du monde
 
j'ai comme texte: -Le spleen de paris "Epilogue" Baudelaire
                         
                         -Illuminations "Ville" Rimbaud  
 
                         -Alcools "Zone" Apollinaire
 
si vous pouviez me donner quelque conseil car c'est ma 1ere dissertation et je sais vraiment pas comme m'y prendre...
omphale
 
Le rouet d'Omphale (Recueil : Les contemplations; V.Hugo)
 
          Il est dans l'atrium, le beau rouet d'ivoire.
   La roue agile est blanche, et la quenouille est noire ;
         La quenouille est d'ébène incrusté de lapis.
              Il est dans l'atrium sur un riche tapis.
 
        Un ouvrier d'Egine a sculpté sur la plinthe
     Europe, dont un dieu n'écoute pas la plainte.
   Le taureau blanc l'emporte. Europe, sans espoir,
     Crie, et, baissant les yeux, s'épouvante de voir
    L'Océan monstrueux qui baise ses pieds roses.
 
      Des aiguilles, du fil, des boites demi-closes,
    Les laines de Milet, peintes de pourpre et d'or,
      Emplissent un panier près du rouet qui dort.
 
       Cependant, odieux, effroyables, énormes,
   Dans le fond du palais, vingt fantômes difformes,
Vingt monstres tout sanglants, qu'on ne voit qu'à demi,
         Errent en foule autour du rouet endormi :
        Le lion néméen, l'hydre affreuse de Lerne,
        Cacus, le noir brigand de la noire caverne,
         Le triple Géryon, et les typhons des eaux
 Qui le soir à grand bruit soufflent dans les roseaux ;
 De la massue au front tous ont l'empreinte horrible,
   Et tous, sans approcher, rôdant d'un air terrible,
         Sur le rouet, où pend un fil souple et lié,
       Fixent de loin dans l'ombre un oeil humilié.

 
 
(je ne pouvais pas ne pas le citer!!)
bebert. Non,
 
"d'un lit grand comme une sacristie"
 
Blasphème.
 
Trouvez autre chose.
Pfouuuuu et Stéphane Mallarmé est-il politiquement correct?
 
Parce que, d'un lit grand comme une sacristie,
Il voit sur la pendule un couple antique et fol
Et qu'il n'a pas sommeil et que sans modestie
Sa jambe sous le drap frôle une jambe au vol
bebert. Mais politiquement incorrect en cette période trouble avec la Turquie
invite_H n L C'est triste et c'est beau.
bebert. C'est tiré des Orientales.
 
Ces vers là, je les ai déjà cités (sur le forum sexe, mais j'ai demandé pardon à Victor). Pis c'est triste comme vers
La lune était sereine et jouait sur les flots.
La fenêtre est ouverte à la brise!
La sultane regarde, et la mer qui se brise,
Là-bas, d'un flot d'argent brode les noirs ilots.
 
...
Victor Hugo
bebert. Orchideee,
 
Même en poêsie, vous êtes libertine !
bebert. Orchideee,
 
Même en poêsie, vous êtes libertine !
Ma douce main de maitresse et d'amant
Passe et rit sur ta chère fraiche de fête
Rit et jouit de ton jouissement.
Pour la servir tu sais bien qu'elle est faite,
Et ton beau corps faut que je dévête
Pour l'enivrer sans fin d'un art nouveau
Toujours, dans la caresse toujours prête.
Je suis pareil à la grande Sappho.
 
...
Paul Verlaine
bebert. Le plus marrant, c'est que le jour même, il a fallu que je fasse réviser à ma fille un poême des contemplations.
 
C'était la journée.........
omphale

bebert. a écrit :

Jusqu'à ce que je lise ce poême, j'avais une pêche d'enfer.
 
D'un coup, j'ai un coup de mou.
 
Est-ce normal, Docteur ?


 :lol:  
c'est l' "effet goethe"!  ;)

News Société
Lego au service de la dépénalisation
Il s’agit d’une insta...
Boxie, le robot documentariste
Inspiré de projets ro...
Le tank le plus cool au monde
A défaut de tirer des...
A la une rap gay Rap et homosexualité : le début du coming out ?

"J'ai toujours vu l'interdiction du mariage gay comme quelque chose de passéiste. Ce que les gens font chez eux, c’est leur affaire privée, ils ch...

.
Toutes les rubriques