| forum actualité | forum cinéma | forum musique | forum arts et scènes | forum livres |
| forum télé et séries | forum fun | forum foot | forum jeux vidéo | forum sexe |
| Dernière réponse | |
|---|---|
| Sujet : vos vers préférés | |
| Profil supprimé | merci m'sieur |
| Vue Rapide de la discussion |
|---|
| merci m'sieur |
| marmitte | Y'a castor astral pour ses poésies mais pas en bilingue.
Faudrait voir chez priceminister pour les bilingues |
|
| CrimsonPermanent | Je regarderai donc. |
| marmitte | Et bien crimson je te conseille sa poésie que je trouve encore plus bouleversante.
"Il pleut en amour" et son "journal japonais" petit journal poétique, d'une infinie beauté. Bouleversant de petits détails et de rien. Il se trouvait en bilingue et donc était meilleur puisque très facile aussi à lire en anglais. Un de mes livres de chevet. Beau à en chialer. Trouve toi ça, tu m'en diras des nouvelles après |
| CrimsonPermanent | Je ne connaissait que la "prose" de Brautigan (Un privé à Babylone, La pêche à la truite en Amérique, etc.) |
| marmitte | Un poète mal traduit souvent
(Je crois que celui là apparait dans le recueuil "Il pleut en amour" en français) "I go to bed in Los Angeles thinking about you. Pissing a few moments ago I looked down at my penis affectionately. Knowing it has been inside you twice today makes me feel beautiful. " Richard Brautigan. C'est un des rares poèmes qui me fait regretter de ne pas être une femme (ou homo peut être j'y avais pas pensé) |
| CrimsonPermanent |
|
| rianounette | A te voir marcher en cadence
Belle d'abandon On dirait un serpent qui danse Au bout d'un baton Le serpent qui danse, Baudelaire |
| prettygirl1092 | Ces sont mes vers préférés:
D'autres doux feux ravis encor par Prométhée Étincelle d'amour qui brillait dans leurs yeux Pour notre cher tourment nous l'avons emportée Clartés trop pures ou bijoux trop précieux. "Je contemple souvent le ciel de ma mémoire" de Marcel Proust |
| Lettre roumaine Je les vois qui se tiennent la main Leurs yeux se croisent pour un rien Et je sens, je devine ce qui les anime Ce sentiment ..Est-ce le hasard qui les unis ? Ou bien était-ce déjà écrit Que même sans chercher l'autre moitié Ils se trouveraient Comment font-ils pour être heureux ceux qui sont deux ? Mais pourquoi faut-il que je sois de ceux Qui ont l'amour trop difficile pour être 2 ? J'aurais essayé tant de fois De ressembler à tous ceux-là Je n'en garde que le goût trop amer D'un mystère et d'inachevé Dois-je me rendre à l'évidence Que je ne sais pas danser leur danse Ou tout bas me dire que je peux apprendre Certains de leurs pas ?.. je ne connais pas l'auteur, il est roumain! |
| Lol Ita |
Que n'ai-je un pinceau Qui puisse peindre les fleurs du prunier Avec leur parfum! |
| failorn | En voilà un que j'aime bien...
La jeune hôtesse Voulez-vous que je vous loge? Venez gentils voyageurs : Je puis vous dire sans éloge Que mon gîte est des meilleurs. Du plus exigeant je brave L'exament sans nul effroi : Du grenier jusqu'à la cave tout est bien garni chez moi. Qui veut une demeure La mienne a mille agrémens On peut trouver à toute heure Deux jolis appartements. Veut-on avoir de la marge? Veut-on un petit endroit? Au premier on est au large, Au second plus étroit. Pour contenter tout le monde On ne doit rien épargner; Aussi quand la foule abonde J'ai l'art de me retourner; En hôtesse hospitalière, L'on me voit assez souvent Me mettre sur le derrière Quand quelqu'un veut le devant. |
| invite_Rilke | Toute la vie on a mangé le pain d'urine/ et à chaque repas on a bu les insultes/ du vieux patron. Toute la vie on a plaidé/ pour un coin de soleil sous les crachats du sort.
Toute la vie, comme une bête, on a tondu/ son âme osseuse : et pas de laine sur le dos !/ Toute la vie on a lavé les chiens, la banque/ les orgueils en plastique. A 50 ans, fini : on sait que la raison est la pire salope. / On vole un revolver, on tire dans le tas : / fabricants, boulangers, infirmières, touristes,/ puis on abat aussi sa femme et ses enfants/ car si toute la vie on a rampé sous soi,/ par peur, on se choisit une mort collective. |
| bebert. | La Plaine
La plaine est morne et ses chaumes et granges Et ses fermes dont les pignons sont vermoulus, La plaine est morne et lasse et ne se défend plus, La plaine est morne et morte – et la ville la mange. Formidables et criminels, Les bras des machines diaboliques, Fauchant les blés évangéliques, Ont effrayé le vieux semeur mélancolique Dont le geste semblait d'accord avec le ciel. L'orde fumée et ses haillons de suie Ont traversé le vent et l'ont sali: Un soleil pauvre et avili S'est comme usé en de la pluie. Et maintenant, où s'étageaient les maisons claires Et les vergers et les arbres allumés d'or, On aperçoit, à l'infini, du sud au nord, La noire immensité des usines rectangulaires. Telle une bête énorme et taciturne Qui bourdonne derrière un mur, Le ronflement s'entend, rythmique et dur, Des chaudières et des meules nocturnes; Le sol vibre, comme s'il fermentait Le travail bout comme un forfait, L'égout charrie une fange velue Vers la rivière qu'il pollue; Un supplice d'arbres écorchés vifs Se tord, bras convulsifs, En façade, sur le bois proche; L'ortie épuise aux coeurs sablons et oche Et les fumiers, toujours plus hauts, de résidus: – Ciments huileux, platras pourris, moellons fendus – Au long de vieux fossés et de berges obscures Lèvent, le soir, leurs monuments de pourritures. Sous des hangars tonnants et lourds, Les nuits, les jours, Sans air et sans sommeil, Des gens peinent loin du soleil: Morceaux de vie en l'énorme engrenage, Morceaux de chair fixée, ingénieusement, Pièce par pièce, étage par étage, De l'un à l'autre bout du vaste tournoiement. Leurs yeux, ils sont les yeux de la machine, Leurs dos se ploient sous elle et leurs échines, Leurs doigts volontaires, qui se compliquent De mille doigts précis et métalliques, S'usent si fort en leur effort, Sur la matière carnassière, Qu'ils y laissent, à tout moment, Des empreintes de rage et des gouttes de sang. Dites! L'ancien labeur pacifique, dans l'août Des seigles mûrs et des avoines rousses, Avec les bras au clair, le front debout Dans l'or des blés qui se retrousse Vers l'horizon torride où le silence bout. Dites! Le repos tiède et les midis élus, Tressant de l'ombre pour les siestes. Sous les branches, dont les vents prestes Rythment, avec lenteur, les grands gestes feuillus, Dites, la plaine entière ainsi qu'un jardin gras, Toute folle d'oiseaux éparpillés dans la lumière, Qui la chantent, avec leurs voix plénières, Si près du ciel qu'on ne les entend pas. Mais aujourd'hui, la plaine? – elle est finie; La plaine est morne et ne se défend plus: Le flux des ruines et leurs reflux L'ont submergée, avec monotonie. On ne rencontre, au loin, qu'enclos rapiécés Et chemins noirs de houille et de scories Et squelettes de métairies Et trains coupant soudain des villages en deux. Les madones ont tu leurs voix d'oracle Au coin du bois, parmi les arbres; Et les vieux saints et leur socle de marbre Ont chu dans les fontaines à miracles. Et tout est là, comme des cercueils vides Et détraqués et dispersés par l'étendue, Et tout se plaint ainsi que les défunts perdus Qui sanglotent le soir dans la bruyère humide. Hélas! La plaine, hélas! Elle est finie! Et ses clochers sont morts et ses moulins perclus. La plaine, hélas! Elle a toussé son agonie Dans les derniers hoquets d'un angelus. Emile Verhaeren |
| invite_etce |
dans l'entre-deux-eaux du rêve une cage où flotte un peu de bleu fantôme c'est l'oiseau d'automne qui jeta une aile mouvante au vent qui dédora sa cage ancienne ne pesant déjà plus que son poids de fer blanc |
| invite_patate pile ak sauce brun | MESDAMES, MESSIEURS ET AUTRES CRÉATURES DE CETTE TERRE ET PEUT-ÊTRE DE D'AUTRES GALAXIES.... ME VOICI :sol: J'AI LU UN LIVRE DÉLICIEUX...DE RECETTE, HA! HA! JE BLAGUE, PETITE PLAISANTRIE SUBTILE ET COCASSE. BON, REVENONS A NOS MOUTONS, J'AI LU UN LIVRE DE POÉSIE INTITULER: PASSION MORPION, ET JE VAIS VOUS LIRE LE PASSAGE QUI SUIT: MORPIONS, MORPIONS ARRÊTER DE MALTRAITER MON DERRIÈRE AVEC TOUT CE QUE J'AI SOUFFERT HIER, RIEN NE M'ATTEIN GUÈRE C'EST TOUT, ET VOILÀ....VOUS AVEZ APPRÉCIER NON? J'AURAI AIMÉ VOUS EN LIRE PLUS, MAIS JE N'AI POINT DE VOIX POUR CONTINUER :hello: |
| omphale |
Le vierge, le vivace et le bel aujourd'hui (Stéphane Mallarmé ) Le vierge, le vivace et le bel aujourd'hui Va-t-il nous déchirer avec un coup d'aile ivre Ce lac dur oublié que hante sous le givre Le transparent glacier des vols qui n'ont pas fui ! Un cygne d'autrefois se souvient que c'est lui Magnifique mais qui sans espoir se délivre Pour n'avoir pas chanté la région où vivre Quand du stérile hiver a resplendi l'ennui. Tout son col secouera cette blanche agonie Par l'espace infligée à l'oiseau qui le nie, Mais non l'horrreur du sol où le plumage est pris. Fantôme qu'à ce lieu son pur éclat assigne, Il s'immobilise au songe froid de mépris Que vêt parmi l'exil inutile le Cygne. |
| math1022 | bonjour!!!
j'ai vraiment besoin de votre aide sur une dissertation que j'ai a rendre!!! la problématique est: la poésie moderne s'écrit en haine du monde j'ai comme texte: -Le spleen de paris "Epilogue" Baudelaire -Illuminations "Ville" Rimbaud -Alcools "Zone" Apollinaire si vous pouviez me donner quelque conseil car c'est ma 1ere dissertation et je sais vraiment pas comme m'y prendre... |
| omphale |
Le rouet d'Omphale (Recueil : Les contemplations; V.Hugo) Il est dans l'atrium, le beau rouet d'ivoire. La roue agile est blanche, et la quenouille est noire ; La quenouille est d'ébène incrusté de lapis. Il est dans l'atrium sur un riche tapis. Un ouvrier d'Egine a sculpté sur la plinthe Europe, dont un dieu n'écoute pas la plainte. Le taureau blanc l'emporte. Europe, sans espoir, Crie, et, baissant les yeux, s'épouvante de voir L'Océan monstrueux qui baise ses pieds roses. Des aiguilles, du fil, des boites demi-closes, Les laines de Milet, peintes de pourpre et d'or, Emplissent un panier près du rouet qui dort. Cependant, odieux, effroyables, énormes, Dans le fond du palais, vingt fantômes difformes, Vingt monstres tout sanglants, qu'on ne voit qu'à demi, Errent en foule autour du rouet endormi : Le lion néméen, l'hydre affreuse de Lerne, Cacus, le noir brigand de la noire caverne, Le triple Géryon, et les typhons des eaux Qui le soir à grand bruit soufflent dans les roseaux ; De la massue au front tous ont l'empreinte horrible, Et tous, sans approcher, rôdant d'un air terrible, Sur le rouet, où pend un fil souple et lié, Fixent de loin dans l'ombre un oeil humilié. (je ne pouvais pas ne pas le citer!!) |
| bebert. | Non,
"d'un lit grand comme une sacristie" Blasphème. Trouvez autre chose. |
| Pfouuuuu et Stéphane Mallarmé est-il politiquement correct?
Parce que, d'un lit grand comme une sacristie, Il voit sur la pendule un couple antique et fol Et qu'il n'a pas sommeil et que sans modestie Sa jambe sous le drap frôle une jambe au vol |
| bebert. | Mais politiquement incorrect en cette période trouble avec la Turquie |
| invite_H n L | C'est triste et c'est beau. |
| bebert. | C'est tiré des Orientales.
Ces vers là, je les ai déjà cités (sur le forum sexe, mais j'ai demandé pardon à Victor). Pis c'est triste comme vers |
| La lune était sereine et jouait sur les flots.
La fenêtre est ouverte à la brise! La sultane regarde, et la mer qui se brise, Là-bas, d'un flot d'argent brode les noirs ilots. ... Victor Hugo |
| bebert. | Orchideee,
Même en poêsie, vous êtes libertine ! |
| bebert. | Orchideee,
Même en poêsie, vous êtes libertine ! |
| Ma douce main de maitresse et d'amant
Passe et rit sur ta chère fraiche de fête Rit et jouit de ton jouissement. Pour la servir tu sais bien qu'elle est faite, Et ton beau corps faut que je dévête Pour l'enivrer sans fin d'un art nouveau Toujours, dans la caresse toujours prête. Je suis pareil à la grande Sappho. ... Paul Verlaine |
| bebert. | Le plus marrant, c'est que le jour même, il a fallu que je fasse réviser à ma fille un poême des contemplations.
C'était la journée......... |
| omphale |
|
Rap et homosexualité : le début du coming out ?
"J'ai toujours vu l'interdiction du mariage gay comme quelque chose de passéiste. Ce que les gens font chez eux, c’est leur affaire privée, ils ch...






