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| Discussion : vos vers préférés | |
| merci m'sieur | |
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| Vue Rapide de la discussion |
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| omphale |
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| bebert. | Jusqu'à ce que je lise ce poême, j'avais une pêche d'enfer.
D'un coup, j'ai un coup de mou. Est-ce normal, Docteur ? |
| omphale | Der Erlkönig (Le Roi des Aulnes)
Wer reitet so spät durch Nacht und Wind ? Es ist der Vater mit seinem Kind ; Er hat den Knaben wohl in dem Arm, Er faßt ihn sicher, er hält ihn warm. Mein Sohn, was birgst du so bang dein Gesicht ?- Siehst Vater, du den Erlkönig nicht ? Den Erlenkönig mit Kron und Schweif ?- Mein Sohn, es ist ein Nebelstreif. - "Du liebes Kind, komm, geh mit mir ! Gar schöne Spiele spiel ich mit dir ; Manch bunte Blumen sind an dem Strand, Meine Mutter hat manch gülden Gewand." Mein Vater, mein Vater, und hörest du nicht, Was Erlenkönig mir leise verspricht ?- Sei ruhig, bleibe ruhig, mein Kind ! In dürren Blättern säuselt der Wind.- "Willst, feiner Knabe, du mit mir gehn ? Meine Töchter sollen dich warten schon ; Meine Töchter führen den nächtlichen Reihn Und wiegen und tanzen und singen dich ein." Mein Vater, mein Vater, und siehst du nicht dort Erlkönigs Töchter am düstern Ort ?- Mein Sohn, mein Sohn, ich seh es genau : Es scheinen die alten Weiden so grau.- "Ich liebe dich, mich reizt deine schöne Gestalt ; Und bist du nicht willig, so brauch ich Gewalt." Mein Vater, mein Vater, jetzt faßt er mich an ! Erlkönig hat mir ein Leids getan ! Dem Vater grauset's, er reitet geschwind, Er hält in den Armen das ächzende Kind, Erreicht den Hof mit Mühe und Not ; In seinen Armen das Kind war tot. Goethe |
| bebert. | Dans la Haute-Rue à Cologne
Elle allait et venait le soir Offerte à tous en tout mignonne Puis buvait lasse des trottoirs Très tard dans les brasseries borgnes Elle se mettait sur la paille Pour un maquereau roux et rose C'était un juif il sentait l'ail Et l'avait venant de Formose Tirée d'un bordel de Changaï Je connais des gens de toutes sortes Ils n'égalent pas leurs destins Indécis comme feuilles mortes Leurs yeux sont des feux mal éteints Leurs coeurs bougent comme leurs portes APOLLINAIRE |
| Sandra_ | Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville; Quelle est cette langueur Qui pénètre mon coeur? O bruit doux de la pluie Par terre et sur les toits! Pour un coeur qui s'ennuie O le chant de la pluie! Il pleure sans raison Dans ce coeur qui s'écoeur. Quoi! nulle trahison?... Ce deuil est sans raison. C'est bien la pire peine De ne savoir pourquoi Sans amour et sans haine Mon coeur a tant de peine! Arthur Rimbaud j'aime Rimbaud pour l'authenticité de ces sentiments. |
| omphale | Rien n'est jamais acquis à l'homme Ni sa force
Ni sa faiblesse ni son coeur Et quand il croit Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix Et quand il croit serrer son bonheur il le broie Sa vie est un étrange et douloureux divorce Il n'y a pas d'amour heureux Sa vie Elle ressemble à ces soldats sans armes Qu'on avait habillés pour un autre destin A quoi peut leur servir de se lever matin Eux qu'on retrouve au soir désoeuvrés incertains Dites ces mots Ma vie Et retenez vos larmes Il n'y a pas d'amour heureux Mon bel amour mon cher amour ma déchirure Je te porte dans moi comme un oiseau blessé Et ceux-là sans savoir nous regardent passer Répétant après moi les mots que j'ai tressés Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent Il n'y a pas d'amour heureux Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l'unisson Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare Il n'y a pas d'amour heureux Il n'y a pas d'amour qui ne soit à douleur Il n'y a pas d'amour dont on ne soit meurtri Il n'y a pas d'amour dont on ne soit flétri Et pas plus que de toi l'amour de la patrie Il n'y a pas d'amour qui ne vive de pleurs Il n'y a pas d'amour heureux Mais c'est notre amour à tous les deux c'est un poème d'Aragon j'ai mis en gras l'image qui me touche le plus |
| milishka | Fantaisie
Il est un air pour qui je donnerais Tout Rossini, tout Mozart et tout Weber1, Un air très vieux, languissant et funèbre, Qui pour moi seul a des charmes secrets. Or, chaque fois que je viens à l'entendre, De deux cents ans mon âme rajeunit : C'est sous Louis treize ; et je crois voir s'étendre Un coteau vert, que le couchant jaunit, Puis un château de brique à coins de pierre, Aux vitraux teints de rougeâtres couleurs, Ceint de grands parcs, avec une rivière Baignant ses pieds, qui coule entre des fleurs ; Puis une dame, à sa haute fenêtre, Blonde aux yeux noirs, en ses habits anciens, Que, dans une autre existence peut-être, J'ai déjà vue... - et dont je me souviens ! |
| invite_jeev | Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime, Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend. Car elle me comprend, et mon coeur transparent Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême, Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant. Est-elle brune, blonde ou rousse ? Je l'ignore. Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore, Comme ceux des aimés que la vie exila. Son regard est pareil au regard des statues, Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a L'inflexion des voix chères qui se sont tues. Paul Verlaine LOL |
| Iaha | Pour ma part, mes vers préférés viennent le plus souvent de Musset! Malgrè le fait que tout le monde le cathégorise Romantique, et ou j'suis pas d'accord, mais alors pas du tout! (meme si au fond c'est vrai, le mot romantique j'aime po!)
"Il faut vivre mal pour écrire bien" |
| AntiSlam | Sans "Nous"
http://la.langue.de.statue.neuf.fr/sans_nous.wma Nous étions au silence, son frôlement léger… Rien qu'une ombre entre nous… Je déposais sur toi ; tu t'en souviens peut-être, aux gestes vaporeux, mes mains pleines de nuit… Et tout ça se passait, tout en haut dans ma tête… "Seulement dans ma tête"… Juste de quoi te retenir un peu, d'un impossible "Nous", avec les magnificences de tes idéogrammes… Ta faculté d'écrire, après mes points-virgules, l'eau de tous tes baisers, à l'encre souveraine, tant ruisselante encore, au-delà de ta voix. J'avais "je ne sais plus !" juste toi d'incroyable, des mots simples d’errance, au centre d'une fièvre, que tu savais pas. Un rêve dessiné, depuis des millénaires, la mer sans la mer, l'absence confinée dans le tendre des choses. J'aurais aimé t'écrire, la dureté des pierres, une barque orpheline en dérive des mots. Ce feu mouillé d'un autre, cet autre qui fut moi, au temps de l'imparfait, poursuivant son fantôme… d'allégorie d'aimer. Et peut-être, qui sait… Un chant de tes "je t'aime", un chant de toi sans toi… "Sans nous" |
| daria. | mes vers préférés en anglais ils sont dans macbeth je dirais
et en français, peut être dans cyrano de bergerac, ou chez ronsard. je suis une fille trop originale en fait. |
| @bstr@it | on a dit que çà devait pas forcément être des vers en fait, je sais le titre du topic est trompeur, mais la poésie en prose est parfois tellement puissante, que nous avons pas pu nous empêcher de déborder les exigeances et les limites du titre et le topic s'est changé en : "vos poèmes préférés".
Voilà! :-) |
| invite_shmoutte | C'est pas vraiment des vers ? |
| @bstr@it | Georges Bataille, "L'anus solaire" (à lire en entier)
"Désastres, les révolutions et les volcans ne font pas l'amour avec les astres. Les déflagrations érotiques révolutionnaires et volcaniques sont en antagonisme avec 1e ciel. De même que les amours violents, ils se produisent en rupture de ban avec la fécondité. A la fécondité céleste s'opposent les désastres terrestres, image de l'amour terrestre sans condition, érection sans issue et sans règle, scandale et terreur. C'est ainsi que l'amour s'écrie dans ma propre gorge : je suis le Jésuve, immonde parodie du soleil torride et aveuglant. Je désire être égorgé en violant la fille à qui j'aurai pu dire : tu es la nuit. Le Soleil aime exclusivement la Nuit et dirige vers la terre sa violence lumineuse, verge ignoble, mais il se trouve dans l'incapacité d'atteindre le regard au la nuit bien que les étendues terrestres nocturnes se dirigent continuellement vers l'immondice du rayon solaire. L'anneau solaire est l'anus intact de son corps à dix-huit ans auquel rien d'aussi aveuglant ne peut être comparé à l'exception du soleil, bien que l'anus soit la nuit." |
| invite_Saint mc loud | t'es sûr pour highlander ? |
| zazar. | S'il n'en reste qu'un tu seras celui-là
tu nous manques, c'est dit voilà ! |
| bebert. | "J'accepte l'âpre exil, n'eût-il ni fin ni terme,
Sans chercher à savoir et sans considérer Si quelqu'un a plié qu'on aurait cru plus ferme Et si plusieurs s'en vont qui devraient demeurer. Si l'on n'est plus que mille, eh bien ! j'en suis ! Si même Ils ne sont plus que cent, je brave encore Scylla ; S'il en demeure dix, je serai le dixième ; Et s'il n'en reste qu'un, je serai celui-là !" Monsieur Victor HUGO. Tout ça pour dire que "et s'il n'en reste qu'un, je serai celui-là" n'est pas une citation de Christian Vaneste (député UMP homophobe) ni de Chrsitophe Lambert (dans highlander) |
| @bstr@it | Dans nos villes, on s'invente des poses pathétiques,
dans des carrés de verdures aux arbustes symétriques, et on se croise, sans se voir, pendant que d'autres boient pour croire en se disant "Défonce du soir, espoir" La désespérance noircit le regard de fille au mascarat Trop marqué, parqué dans leur survet' de marque On empoisonne nos fleuve avec autant de scrupules Qu'un temps de coeur qui dégaze dans le crépuscule Alors j'm'aère par la fenêtre Mais je vois le béton, J'crois que j'suis sur la liste bannie des urbanistes butés... James Delleck, Aère |
| bebert. | I hope, it is no crime
to laugh at all things. For I wish to know What, after all, are all things but a show. C'est plus classe que : on peut rire de tout, mais pas avec n'importe qui. C'est de Byron, au fait. |
| @bstr@it | J'aimerais partagé avec des vrais amateurs de poésies ce texte un peu long, mais que je n'ai pas réussi à amputer, le corps du texte était trop fort. Je ne suis pas grand lecteur de poésie, mais un jour, je suis tombé sur cet auteur qui m'a bouleversé, et que je n'arrive plus à oublier. Je parle d'Antonin Artaud, l'auteur du "Le théatre et son double", j'avais plutôt commencer à le lire avec "Pour en finir avec le jugement de Dieu", qui est émission radiophonique censurée à l'époque, dont sont tiré les quelques mots que j'ai choisi de partager avec vous. J'aimerais qu'on ne s'arrête pas à une lecture peut être trop révisionniste en jugeant ce texte trop vulgaire (çà serait triste). Arteau est LE poète du corps, mais du corps organique, le corps viscérale, celui que l'on a pas voulu voir et connaître, celui que l'on trouve sale, le corps qui coule, qui perd sa substance, son sang, son sperme, sa merde, sa salive, ses larmes, son pus,... Le corps qui s'exprime... Je m'arrête pour commencer à recopier ce texte dont je parle. La recherche de la fécalité (Pour en finir avec le jugement de Dieu). Là où çà sent la merde çà sent l'être L'homme aurait très bien pu ne pa chier, ne pas ouvrir la poche anale, mais il a choisi de chier comme il aurait choisi de vivre au lieu de consentir à vivre mort. C'est que pour ne pas faire caca, il lui aurait fallu consentir à ne pas être, mais il n'a pas pu se résoudre à perdre l'être, c'est-à-dire à mourir vivant. Il y a dans l'être quelque chose de particulièrement tentant pour l'homme et ce quelque chose est justement LE CACA. (ici rugissement)* Pour exister il siffit de se laisser aller à être, mais pour vivre il faut être quelqu'un, il faut avoir un os, ne pas avoir peur de montrer l'os, et de perdre la viande en passant L'homme a toujours mieux aimer la viande que la terre des os C'est qu'il n'y avait que de la terre et du bois d'os, et il lui a fallu gagner sa viande, il n'y avait que du fer et du feu et pas de merde, et l'homme a eu peur de perdre la merde et, pour cela, sacrifié le sang. Pour avoir de la merde, c'est-à-dire de la viande, là où il n'y avait que du sang et de la ferraille d'ossements et où il n'y avait pas à gagner d'être mais où il n'y avait qu'à perdre la vie. o reche modo to edire di za tau dari do padera coco Là, l'homme s'est retiré et il a fui. Alors les bêtes l'ont mangé. Ce ne fut pas un viol, il s'est prêté à l'obscène repas. Il y a trouvé du goût, il a appris lui-même à faire la bête et à manger le rat délicatement. Et d'où vient cette abjection de la saleté? De ce que le monde n'est pas encore constitué, ou de ce que l'homme n'a qu'une petite idée du monde et qu'il veut éternellement la garder? Cela vient de ce que l'homme, un beau jour, a arrêté l'idée du monde. Deux routes s'offraient à lui : celle de l'infini dehors, celle de l'infini dedans. Et il a choisi l'infime dedans. Là où il n'y a qu'à presser le rat, la langue, l'anus ou le gland Et dieu, dieu lui-même a pressé le mouvement, Dieu est-il un être? s'il en est un c'est de la merde s'il n'en est pas un il n'est pas. Or il n'est pas, mais comme le vide qui avance avec toutes les formes dont la représentation la plus parfaite est la marche d'un groupe incalculable de morpions. "Vous êtes fou, monsieur Artaud, et la messe?" Je renie le baptême et la messe. Il n'y a pas d'acte humain qui, sur le plan érotique interne, soit plus pernicieux que la descente du soi-disant Jésus-christ sur les autels. On ne me croira pas et je vois d'ici les haussement d'épaule du public mais le nommé christ n'est autre que celui qui en face du morpion dieu a consenti à vivre sans corps, alors qu'une armée d'hommes descendue d'une croix, où dieu croyait l'avoir depuis longtemps clouée, s'est révolté, et, bardée de fer, de sang, de feu, et d'ossements, avance, invectivant l'Invisisble afin d'y finir le JUGEMENT DE DIEU. Antonin Artaud, Pour en finir avec le jugement de Dieu, Ed. Poésie/Gallimard * je vous rappelle qu'il s'agit à la base d'un enregistrement radiophonique, je vous conseille vivement son écoute, c'est réellement impressionnant... |
| invite_Johnnie English | Le poete anglais, Percy Bysshe Shelley, s'adresse aux citoyens opprimes:
Rise like lions after slumber In unvanquishable number Shake your chains to earth like dew Which in sleep had fallen on you Ye are many ! They are few ! THE MASQUE OF ANARCHY Shelley ( 1820, a peu pres...) |
| bebert. | Le palais de Gormaz, comte et gobernador
est en deuil; pour jamais dort couché sous la pierre l'hidalgo dont le sang a rougi la rapière de Rodrigue appelé le Cid Campeador Le soir tombe. Invoquant les deux saints Paul et Pierre Chimène, en voile noirs, s'accoude au mirador et ses yeux dont les pleurs ont brûlé la paupière regardent, sans rien voir, mourir le soleil d'or ... Mais un éclair, soudain, fulgure en sa prunelle : sur la plaza Rodrigue est debout devant elle ! Impassible et hautain, drapé dans sa capa, le héros meurtrier à pas lents se promène : "Dieu !" soupire à part soi la plaintive Chimène, "qu'il est joli garçon l'assassin de Papa !" Georges Fourest. |
| zazar. | Pauvres troubadours, qui tachez de chantez l'amour sans détour, n'en dessinant que le contour pour des sourds, ces quelques mots sont pour vous, comme un morceau de bravoure. Les rimes en "our" , au rythme du tambour dans un parcours qui s'en entoure, c'est vrai, c'est toujours un peu lourd. Mais pour faire court, sans attendre ni secours, ni retour, je ne crains pas d'ici faire un four. Sans balayer la cours, en chantant simplement quelques chansons d'amours... Dommage ce n'est pas une chanson d'Aznavour ! Humour |
| davidkoresh | Merci didier, ça fait plaisir. Tiens prends mon coeur et ma sensibilité et jette les par terre.
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| Le grand manitou. | ... blessent mon coeur d'une langueur monotone.
C'est juste pour dire que je débarque. |
| Faf. | C'est plutot :
Zéro tracas Zéro blabla MMA |
| benez. | MMA
Zéro tracas Zéro blabla. |
| invite_Didier. | quelle merde !!! |
| davidkoresh | ou d'éric Houser... |
| davidkoresh | Non...
tu peux pas dire ça... C'est Nef de Cole Swensen... Je l'ai juste posté trés tard. Je vais quand même l'éditer... Mais la prose poétique, c'est pas n'importe quoi quand même... Je rajouterai même un texte d'éric Suchère tout à l'heure... |
| invite_edgar de l'est | c'est surtout n'importe quoi en effet mais c'est distrayant |
| davidkoresh | c'est plus de l'écriture trippée en fait... |
| davidkoresh | Le paysage n'est que lumière. Du blanc qui se soulève de derrière comme un pendule va finir par hypnotiser. Pour suggérer, le long de. Rive d'un lac bordant le virasage. Il n'y avait personne. ça tourne et l'un après l'un. C'est la répétition qui le rend concret. Qui le fait tomber. Le corps humin est aveugle à la fine perception des yeux. Le ciel mouvant s'élargit dedans. C'est cet écart par lequel en tournant ton coup d'oeil saisit. Cinq millions d'arbres. Nous sommes à peine vivants. |
| Faf. | "Je crois boire un vin de Bohême,
Amer et vainqueur, Un ciel liquide qui parsème, D'étoiles mon coeur" Baudelaire, "Le serpent qui danse" |
| ca marche aussi quand c'est pas en vers? Lisez plutôt ce qui suit en porse minérale :
La fin des siècles verra encore debout sur les ruines des temps, vos chiffres cabalistiques, vos équations laconiques et vos lignes sculpturales siéger à la droite vengeresse du Tout-Puissant, tandis que les étoiles s'enfonceront, avec désespoir, comme des trombes, dans l'éternité d'une nuit horrible et universelle, et que l'humanit grimaçante, songera à faire ses comptes avec le jugement dernier. alors amis de la prosodie c'est qui? |
| barbabe | Mon (mes) deux vers préféré(s) :
Et toujours, maternelle endormeuse des râles, Même quand elle ment, cette voix ! Matinal Syncopes, rejets, cris, chuchotements, quelle "tuerie". Je vous laisse retrouver de quel poème de Verlaine il s'agit.... |
| davia. | Toi la seule et j'entends les herbes de ton rire
Toi c'est la tête qui t'enlève Et du haut des dangers de mort Sur les globes brouillés de pluie des vallées Sous la lumière lourde sous le ciel de terre Tu enfantes la chute. Les oiseaux ne sont plus un abri suffisant Ni la paresse ni la fatigue Le souvenir des bois et des ruisseaux fragiles Au matin des caprices Au matin des caresses visibles Au grand matin de l'absence la chute. Les barques de tes yeux s'égarent Dans la dentelle des disparitions Le gouffre est dévoilé aux autres de l'éteindre Les ombres que tu crées n'ont pas droit à la nuit. C'était Paul Eluard. |
| davia. | Changer la vie !
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| invite_the last poet | A l'angle de la FNAC bouillonnait une foule
Très dense et très cruelle. Un gros chien mastiquait le corps d'un pigeon blanc. Plus loin, dans la ruelle, Une vieille clocharde toute ramassée en boule Recevait sans mot dire le crachat des enfants. et c'est qui? C'est houellebecq, poète torturé avant d'être romancier plus angoissant encore |
| easywriter | en partenariat avec le ministère de l'Education nationale et le cercle des poètes disparates du 20 ème arrondissement je lance un grand concours de sélection des meilleurs vers. voici un de mes préférés : la grande amour que vous m'aviez donné, le vent des jours a rompu ses rayons/où fut la flamme, où fut la destinée/où par la main sérrée nous nous tenions/mais le futur dont vous attendez vivre est moins présent que le bien disparu/toute vendange à la fin qu'il vous livre/vous la boirez sans pouvoir être qu'ivre/du vin perdu. c'est signé Catherine Pozzi et j'ai réussi à séduire une fille avec ça comme quoi la poésie ça sert. Vous n'en connaissez pas, inventez : on ne voit de poésie nulle part si on en porte pas en soi (Kierkegaard) allez go! |
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