La faim
La fumée claire des encens
Voile nos regards transparents
De la pièce aux pierres froides
Nous voyons les gens qui boivent
Leur avenir est un souffle étouffé
Bruit s’annulant dans une gorgée
Gerbant, désirs, gerbant, désirs
Erotisme de la viande qui vire
De là-haut je bois tes cils
Et la bouilloire est tranquille
J’avais seulement envie d’écrire
Mais tu m’as fait penser au pire
D’un doigt tu ciblais la Loire
Et la nuit laissait place au soir
Je renies encore cent frissons
Nos éphémères touchers sans son
Si je ne veux pas écouter Chopin
Pour m’assurer que ton cœur ne s’éteint
Nous en sommes à la fin de rien
Mais c’est la fin, mes seins, tes mains
Je respire moins fort que ton silence
Mon sang laisse une saveur rance
J’aimerais cette heure sans un sanglot
Pouvoir m’éteindre sous ta peau
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Je suis le fantôme de l'OPA.