La bulle est confortable, elle évite les mots
Les mensonges à tiroirs, les oublis, dire trop.
Et puis elle est étanche, indolore, ignorée
Aux gestes et aux absences. Faire le mort. Enterrer.
La bulle est citadelle, vue imprenable, murs insensés
A l'abri ni sommeil et rester sourd, paroles jetées.
Livide, hésitante, elle est aussi ballon crevé
Chimère transparente... ferme les yeux, évaporée.
La bulle est mandibule, une tenaille mâchoire clouée
Elle va elle déambule, triste miroir toujours violé.
Perdue ruelles sombres, entre ces murs tourne le zoo
Fidèle comme l'ombre, lame plantée dans mon cerveau.
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Plus ne m'est rien...