Bonjour Didier,
Merci pour votre réponse.
En effet j'ai beaucoup apprécié ce passage.
Ce qu'il faut savoir sur l'Ethique de Baruch Spinoza, C'est que c'est une recherche du bonheur individuel et collectif. Elle pose comme premier principe que la liberté réside dans la connaissance de la nature, dont Dieu est l'ordonnateur.
Pour Spinoza, le désir est l'essence de l'homme;
Le principal moteur de l'homme, c'est le désir. Mais la plupart des hommes sont ignorants des mécanismes qui les gouvernent parce qu'ils sont soumis à la nature. Ils vivent donc passivement, impuissants face à des forces et à des passions dont ils ne connaisssent pas la cause. Pour agir librement, il importe donc de suivre sa raison plutôt que ses passions. La raison nous permet de comprendre les mécanisme du monde; ainsi que le voulait Descartes, mais pour accorder nos désirs à l'ordre des choses et ainsi atteindre le bonheur.
L'existence de lois naturelles ne contredit pas notre liberté.
Il est évident que la vie humaine est soumise à certaines contraintes (tout homme est soumis à la loi de la chute des corps). Ces contraintes déterminent le cadre de notre liberté. Pour Spinoza, agir librement c'est connaître la nécessité qui nous régit, penser en accord avec la nature des choses, et non selon notre imagination.
C'est parce que je veux, par ignorance, m'opposer à l'ordre des choses que je me prive de vivre librement.
La liberté vraie conduit à connaître la béatitude.
Pour Spinoza, le bonheur suprême consiste à connaître Dieu, c'est-à-dire aussi les lois de la nature, éternelles et immuables. Une fois qu'il y est parvenu en se débarrrassant des illusions de la passion, de l'imagination, Le philosophe accède à la béatitude, connaissance vraie de l'ordre des choses.
Spinoza a eu le mérite d'avoir mis en lumière l'idée selon laquelle la libération progressive de l'homme se fait à partir d'une connaissance rationnelle sans cesse plus grande de la nature, de l'homme, de la société. Ayant vécu dans un siècle de dogmatisme religieux, Il a voulu libérer l'humanité du joug des dogmes et des croyances. C'est la raison pour laquelle il a été condamné pour athéisme. A la notion de Providence divine, il substitue la notion de nécéssité accessible à la raison. Cependant, il ne suffit pas d'établir que le remède au malheur réside dans la connaissance rationnelle de l'ordre nécessaire des choses. Il faut encore utiliser cette dernière pour transformer le monde et permettre à l'humanité de se réaliser.
"L'homme libre ne pense à rien moins qu'à la mort, et sa sagesse est une méditation, non de la mort, mais de la vie." Baruch Spinoza.
j'espère avoir éclairé votre lanterne, ça reste un livre puissant pour moi.
Cordialement, Delphine.