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Discussion : Cela est-il sage ou fou ?
etienne45-75 en tout cas Enver hodja était lui plus du coté des fous...

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etienne45-75 en tout cas Enver hodja était lui plus du coté des fous...
@bstr@it

Citation :

Mais je dois t avouer que les girafes pleine de vent me font craquer


 
Oui les mannequins çà parle pas bcp, c'est un avantage.

poungui que vient elle faire au milieu ? ;)
Mais je dois t avouer que les girafes pleine de vent me font craquer :p
@bstr@it très jolie girafe :)
poungui tres jolies histoires :)
Sandra_

@bstr@it a écrit :

Faudrait-il aussi se demander, vaudrait-il mieux être sage ou fou?

 


Ou alors c'est le sage qui est peut-être fou ? et vice et versa
 
C'est Erasme dans (Eloge de la folie), qui disait "Plus on est fou, plus on est heureux."

@bstr@it Faudrait-il aussi se demander, vaudrait-il mieux être sage ou fou?
Ceux qui aiment bien peuvent cliquer sur l'icône de ma signature.
 
:jap:
CrimsonPermanent Ce bon vieux Nasr Eddin Hodja...  
J'aime beaucoup ces histoires le concernant :

Citation :


Les habitants d'Akshéhir ont besoin d'un sage pour leur apprendre le monde. Ils vont chercher Nasr Eddin et l'amènent en place publique.
« Que voulez-vous que je vous apprenne que vous ne savez pas ?  
- Tout !  
- Je n'ai rien à faire avec de tels ignorants. »  
Et Nasr Eddin s'en va. Les dignitaires réfléchissent et demandent au peuple de répondre sans froisser le grand sage. Ils vont rechercher Nasr Eddin, qui demande :
 
« Que voulez-vous que je vous apprenne que vous ne savez pas ?  
- Rien !  
- Alors si vous savez tout, je m'en vais. »  
Et Nasr Eddin s'en va, énervé. Les dignitaires réfléchissent de nouveau et demandent cette fois-ci au peuple un peu plus de compréhension avec une telle sagesse. Ils vont retrouver Nasr Eddin et le ramènent en ville.
 
« Que voulez-vous que je vous apprenne que vous ne savez pas ? »  
Une moitié crie :
 
« Rien ! »  
Et l'autre moitié :
 
« Tout ! »  
Alors Nasr Eddin excédé, dit :
 
« Hé bien, que ceux qui savent apprennent à ceux qui ne savent pas. »  


 

Citation :

Nasrudin entre chez le barbier. Celui-ci le rase d'une main maladroite avec un rasoir émoussé ; chaque fois qu'il le fait saigner, il met un coton sur la coupure pour arrêter le saignement. Au bout de quelques minutes, la moitié du visage de Nasrudin est couverte d'ouate.
       Le barbier s'apprête à raser l'autre joue, quand son client se voit soudain dans la glace et se lève d'un bond :
       « Merci, frère, ça suffit pour aujourd'hui ! J'ai décidé de faire pousser du coton d'un côté, et de l'orge de l'autre ! »


Citation :


Le roi, qui apprécie la compagnie de Nasrudin, l'invite à une chasse à l'ours. Les ours sont dangereux. Nasrudin est terrifié rien que d'y penser, mais ne peut se dérober.
       Quand il revient de la chasse, un villageois l'interroge :  
       « Alors, cette chasse à l'ours, comment ça s'est passé ?  
       - À merveille !
       - Combien d'ours avez-vous tués ?
       - Aucun.
       - Combien en avez-vous pourchassés ?
       - Aucun.
       - Combien en avez-vous vus ?
       - Aucun.
       - Ben alors, pourquoi dis-tu que ça s'est passé '' à merveille'' !?
       - Quand on chasse l'ours, aucun, c'est déjà trop ! »


 

Citation :


Le mulla sort de la mosquée après avoir dit ses prières. Un mendiant, assis dans la rue, lui demande l'aumône.
 
Nasrudin : Es-tu dépensier ?
     Le mendiant : Oui, Mulla.
     Nasrudin : Aimes-tu rester assis à ne rien faire d'autre que boire du café et fumer ?
     Le mendiant : Oui.
     Nasrudin : J'imagine que tu aimes aller chaque jour aux bains ?
     Le mendiant : Oui.  
     Nasrudin : ... Peut-être aimes-tu aussi t'amuser et boire avec tes amis ?
     Le mendiant : C'est vrai, j'aime tout ça !
     Nasrudin : Allons, allons !
     Et il donne une pièce d'or au mendiant.
 
Un second mendiant, installé à quelques mètres de là, a surpris la conversation. Quand Nasrudin arrive près de lui, il tend la main avec insistance.
 
Nasrudin : Es-tu dépensier ?
     Le mendiant : Non. Mulla.  
     Nasrudin : Aimes-tu rester assis à ne rien faire d'autre que boire du café et fumer ?
     Le mendiant : Non.
     Nasrudin : J'imagine que tu aimes aller chaque jour aux bains ?
     Le mendiant : Non.
     Nasrudin : ... Peut-être aimes-tu t'amuser et boire avec tes amis ?
     Le mendiant : Non, tout ce que je veux, c'est mener une vie de prière et d'austérité.
     Le Mulla lui met une piécette dans la main.
     « Mais pourquoi, pleurniche le mendiant, me donnes-tu à moi, homme économe et pieux, un malheureux sou, alors que tu as donné une pièce d'or à cet individu dépensier ?
     - Ah ! s'exclame Nasrudin, c'est qu'il a de grands besoins, lui.
     « Toi, tu n'as que de petits besoins. »


Citation :


Londres, British Museum. Un groupe de touristes, conduit par un guide, visite le département des antiquités égyptiennes.
       « Ce sarcophage a cinq mille ans », explique le guide.
       Un personnage portant barbe et turban (on aura reconnu Mulla Nasrudin) se détache du groupe :  
       « Faux : ce sarcophage a cinq mille trois ans. »
       Les touristes sont impressionnés, le guide n'est pas content.
       Le groupe passe dans une autre salle.
       « Ce vase, dit le guide, a deux mille cinq cents ans.  
       - Deux mille cinq cent trois, corrige Nasrudin.  
       - Mais enfin, comment pouvez-vous assigner une date aussi précise à des objets anciens ? Peu m'importe que vous veniez de l'Orient ! Personne au monde ne peut connaître l'âge exact de ces pièces !
       - C'est simple ! La dernière fois que je suis venu ici (c'était il y a trois ans), vous avez dit que le vase avait deux mille cinq cents ans. »
 
Morale : Il est plus tard que vous ne pensez.  

Invite_ Lo trovo piuttosto impressionante. Lavoro grande fatto..) http://www.sanzkdni59.org/cannavaro
Invite_ Nice site. Thanks. http://www.*****/google
J'ai trouvé cette histoire sur le net :
 
http://famille.pyrat.net/Cela-est-il-sage-ou-fou.html
 
À sa manière abrupte et bondissante mais aussi de façon très subtile, Nasrudin enseigne une philosophie de la vie quotidienne, imprégnée d'un sens aigu de la réalité et d'une connaissance profonde de la nature humaine. Ses histoires, contées depuis des siècles du Maroc à la Chine, de l'Asie centrale au Proche-Orient, ont plusieurs niveaux de sens. Les soufis les utilisent comme des exercices permettant d'accéder à une sagesse supérieure. On peut aussi, tout simplement, les savourer. Elles procurent à ceux qui les goûtent un plaisir incomparable et durable.
 
Un lien sur ce personnage :
 
http://1001nights.free.fr/article.php3?id_article=582
platon121 Ce qui est intéressant c'est l'absence de commentaires à ce récit, tellement il laisse sans voix dans son évidente clarté.
D'où est-il extrait?
Nasrudin Hodja avait travaillé tout le jour aux champs. Il était fatigué, affamé, et ses vêtements étaient couverts de boue et de poussière. Il rentrait au village en traînant les pieds lorsqu'il se souvint qu'il était invité le soir même à dîner.  
 
Au lieu de faire un détour pour rentrer chez lui se laver et mettre des habits neufs, il décida de se rendre directement à la réception. Il attendit longtemps avant que le portier ne le fasse entrer. À l'intérieur de la maison, personne ne fit attention à lui. Assis dans un coin vêtu de ses vêtements de travail, il attendait que quelqu'un l'accueille et lui serve les mets délicieux qu'on apportait sur des plateaux aux autres invités. Il avait de plus en plus faim, mais personne ne semblait se préoccuper de lui apporter à manger.
 
Hodja se leva et partit. Il rentra chez lui, prit un bain, peigna sa barbe, revêtit ses plus beaux habits et repartit sans se presser vers la maison où avait lieu le dîner.  
 
Le portier l'accueillit avec beaucoup d'égards et le conduisit directement à la place d'honneur et l'hôtesse accourut lui souhaiter la bienvenue. Les serveurs se mirent à lui apporter des plats parfumés et délicieux : poulet rôti, riz pilaf, toutes sortes de salades et de délicieux baklavas.
Hodja prit une poignée de riz et la mit dans sa poche. Puis, il coinça une cuisse de poulet dans sa babouche. « Mangez, mes habits, mangez ! », s'écria-t-il, tandis que les invités l'observaient, médusés. Il mit ensuite de la salade sous son tarbouche, glissa un morceau de pain dans sa manche et frotta sa tunique avec des baklavas.
 
« Hodja! Que faites-vous? », s'écria l'hôtesse.
 
« Eh bien!, répondit-il, - et cela est-il sage ou fou ? - je suis venu tout à l'heure vêtu de mes vêtements de travail poussiéreux, personne n'a fait attention à moi ni ne m'a servi. Maintenant que je suis bien habillé, on m'apporte à manger. J'en conclus que la nourriture est pour les habits que je porte et pas pour moi. »
 
Et il continua à faire manger ses habits.

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