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Bonjour Oukami. Voici ma contribution. Une des leçons à apprendre, c'est que l'Homme (au sens générique, homme et femme) doit se défaire de ce qu'il n'est pas pour voir le cas échéant en lui-même, ce qu'il reste de lui. Il n'est pas question d'être quelque chose ou de créer quoique ce soit, mais de redevenir soi-même en allant vers ce qui existe de soi, et non le contraire.
Rien n'est dû à l'homme dans le chemin vers la connaissance de soi,
car si c'était le cas, comment ferait-il la différence entre ce qui est de lui (obtenue par la souffrance), et ce qui n'est pas de lui (gagnée sans cesse par « ce qui lui arrive ») ?
L'homme paie trop cher ce qui lui inutile, et au contraire sous estime
ce qui vaut un prix, car souvent il commence à chercher ailleurs ce
qu'il aura finalement du mal à trouver en lui-meme (« Pourquoi
vois-tu la paille qui est dans l'oeil de ton frère, et n'aperçois-tu
pas la poutre qui est dans ton œil ? Ou comment peux-tu dire à ton
frère : Laisse-moi ôter une paille de ton oeil, toi qui as une poutre
dans le tien ? ») ?
C'est bien normal, dans la masse/le nombre, il y a la facilité et de
tout, moins de peine il en faut pour y trouver n'importe quoi.
L'homme qui cherche sincèrement une aiguille dans une botte de foin
finira par la trouver, mais celui qui cherche cette même aiguille dans
un dé a coudre, mais qui ne s'y trouve pas, gaspille son temps..
J'ajouterai quelque chose, c'est que beaucoup essaie de mieux se connaître avec la conviction de chercher ce qui est. Or, ils feront un jour ou l'autre la correction, car celui qui cherche sincèrement trouve uniquement, pendant très longtemps, et ainsi se dépouille de, ce qui n'est pas de lui.
C'est un effet déstabilisateur qui peut freiner ou arrêter le désir de
chacun ; il est donc bon et indispensable à mon sens, de remettre en
cause maintes fois ses propres croyances ou illusions. ;) |