ça peut durer longtemps, si tu me lis toujours avec autant de "précision" ...
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Je t'invite à relire mon message, particulièrement lorsque je dis "En ce qui concerne les livres introduisants à l'éco et disponibles dans nos vertes contrées, ils sont en générals le fait de Keynesiens ou néo-Keynesien. Et ça, c'est pas plus neutre."
Je ne comprends pas du tout en quoi cela revient à dire que les libéraux ne sont pas partiaux, bien au contraire. Je précise que les keynesiens ne sont pas plus neutre qu'eux. Je veux bien être cohérent, mais j'aimerais aussi être lu précisément.
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En ce qui concerne la neutralité, donc, il faudrait penser à revenir à l'ordre chronologique : j'ai d'abord répondu à un post qui signalait des ouvrages d'initiation à l'économie. Initiation, introduction, cela suppose soit un auteur qui fait le tour des positions théoriques en présence, soit plusieurs ouvrages d'obédience différente.
Ce n'était pas le cas de ce post ; comme je l'ai déjà dit, pour Maris (tu fais une fixette sur lui ou quoi?), dans le titre même on est prévenu qe l'auteur ne fait pas mine d'être neutre, le livre se pose en même en ANTImanuel.
Je signalais donc que ce post orientait (sans le dire ouvertement, contrairement par exemple à celui indiquant ton grand pote Maris), menait à des orientations théoriques partisanes sans l'afficher clairement (et en prétendant être une "initiation", etc.).
Ensuite tu as répondu à mon post, en présupposant que mon intevention était orientée (idée que je répondais à celui-ci par "anti-libéralisme" en quelque sorte) ; d'où ma réplique sur la (non) "neutralité". Puisque tu aimes citer je te rappelle que j'ai écrit : "contrairement à toi qui semble considérer les Keynésiens partiaux mais etc.". J'aimerais aussi être lu avec précision
C'est ce que tu semblais considérer, si ce n'est pas le cas dont acte. Mais c'était difficile d'imaginer le contraire ...
Or comme je viens encore (!!!) de le re-"préciser", je signalais seulement le coté faussement "neutre" des lectures suggérées ; mon propos n'était pas d'étiqueter un "libéral" (?), mais un donneur de conseil qui n'affichait pas la couleur.
Par ailleurs, ce n'est pas bien de raconter n'importe quoi sur le Keynésianisme qui règnerait (ou alors tu es un fantôme des années 60???) ; par exemple, les manuels d'éco des PUF (c'est pas une maison d'édition universitaire importante, où viennent faire leurs achats les étudiants??) "Microéconomie" et "Macroéconomie" sont écrits par des ultra-libéraux; celui de Macroéconomie, sans doute par ironie (!!) a été rédigé par Pacal Salin (à côté de qui Reagan est un dangereux étatiste), qui est par ailleurs président du Jury d'agrégation d'économie. Tu veux me faire croire que les Keynésiens contrôlent l'université, les médias et les maisons d'éditions, c'est ça ??
Pour le reste nous semblons d'accord sur le fait qu'il n'y a pas de neutralité du discours économique. C'est mon point essentiel, mais bon, pour la forme, je vais prolonger, histoire de ne pas être accusé d'escamoter la controverse (??).
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je n'ai pas utilisé ton vocabulaire très guerre froide (exemples : ou "idéologie politique" ou "crasse" ).
Il n'y a plus que Francis Fukuyama pour croire que l'idéologie est morte avec la fin de la guerre froide
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Quelle erreur d'appréciation ; je n'ai jamais dit ou pensé que l'idéologie était morte avec la guerre froide (pour ta gouverne, il y a eu des théoriciens plus intéressants qui ont soutenu cette thèse, -bien avant Fukuyama qui est un auteur de seconde zone- comme David Bell, dans "Les Contradictions du Capitalisme" ) ; je citais "idéologie politique" encore une fois seulement parce que tu ne l'associais qu'à Maris (dont je le répète, je n'ai rien à faire) supposé "moins neutre" et "moins solide économiquement", si tu avait écrit la même chose (par exemple) de Mises (idéologie politique), je n'aurais pas souligné cette expression, qui, reconnais-le, dans le contexte avait valeur polémique et dépréciative. Mais surtout, je retenais l'expression "crasse", dont tu auras du mal à me faire croire que tu l'as écrite sans mépris ni parti pris idéologique ...
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2a> je n'ai pas vocation à à répondre à "tous" les posts
C'est évident. Je me pose quand même la question suivante: il suffit -et c'est valable sur l'ensemble des sites généralistes- qu'un intervenant suggère un livre "libéral" pour que l'on s'empresse d'en contester l'"objectivité". Ce n'est que très rarement le cas pour les livres d'éco à la sauce alter.
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Bon, si as lu "avec précision" comme tu le recommandes aux autres, j'ai déjà répondu, que ce n'était pas le côté "libéral" qui a causé mon intervention, mais la présentation de titres libéraux comme étant des "initiations" non marquées politiquement.
Quant aux "livres d'eco à la sauce alter", c'est visiblement plus ton centre d'intérêt (même négatif) que moi, qui ait autre chose à lire et à discuter. Chacun ses centres d'intérêt.
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3> Merci pour ta contribution objective et posée, exemplaire d'une attitude "libérale".
C'est triste de tomber dans l'ad hominem. Je n'ai jamais prétendu intervenir de façon objective - mais bien de souligner ce qui me semble être une vérité: au niveau crédibilité scientifique, il y a une différence de taille entre Mises et Bernard Maris. Par contre, tu prouves bien ainsi ce que tu penses du libéralisme. CQFD.
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Là c'est la palme du ridicule et de l'incompréhension.
-Tout d'abord, "ad hominem", tu es certain? Tu ne confonds pas avec Eminem? L'expression "tomber dans l'ad hominem" ; on ne parle que "d'argument ad hominem", et en français contemporain, l'expression "attaque ad hominem" commence à être employée aussi. Mais même si tu avais voulu l'employer dans ce sens récent et non encore stabilisé, sache qu'on parle d'attaque ad hominem pour une parole qui s'attaque à la personne (ad hominem = contre l'homme) dans son intégrité physique (exemple : moquer son apparence physique) ou morale (exemple : diffamer en accusant de corruption, etc.). Dans le meilleur des cas, j'aurais pu procéder à une attaque "ad pseudonymem" (sic!), vu que je ne connais de toi que ton pseudo et une partie de ton idéologie politique. Comme tu dis, "c'est triste"
-Tu ne trouves pas alambiqué le côté : je ne prétends pas intervenir de façon objective mais je souligne ce qui me semble être une vérité etc. De deux choses l'une : ou bien tu ne prétends pas à l'objectivité et alors, ne parle pas ensuite de "crédibilité scientifique" et ce qui te "semble" être une "vérité" , parce que si tu n'interviens pas objectivement, ce qui, subjectivement TE SEMBLE objectif ou scientifique, se réduit à ta subjectivité. Tout le monde peut dire ou écrire "personnellement, je trouve ça scientifique", mais le "scientifique" est de trop, si c'est subjectif ... Ou bien tu revendiques vraiment un objectivité scientifique, et on revient au débat sur la neutralité et l'idéologie. Ton pote Maris aussi, il a son idée sur ce qui est le plus "crédible scientifiquement", mais ce qui semble une "vérité" à l'individu Bernard Maris, hein! ...
- le "Par contre, tu prouves bien ainsi ce que tu penses du libéralisme. CQFD." est tout simplement mythique, et je ne te remercierai jamais assez de ce moment comique; tu aurais lu mon premier post avec la précision que tu revendiques, tu aurais vu ou au moins pu te douter que ma position concernant "le libéralisme" est bien plus posée et contrastée (je n'ose dire "moins idéologique" ) que la tienne. Ne serait-ce que parce que je distingue le libéralisme culturel ou moral, du libéralisme économique, lequel peut être distingué du libéralisme politique.
Tu serais bien avisé de relire tes Classiques.Parmi les premiers libéraux, par exemple Smith, la position sur l'Etat n'est pas la même que celle de Bastiat ou des libertariens contemporains par exemple. Un adepte de la soi-disant économie pure comme Walras a fondé le marginalisme et inspiré des libéraux très anti-étatistes, mais a publié une étude valorisant le caractère public de certains biens, sans parler de Mill qui a associé des thèses très libérales au niveau des moeurs et des politiques, avec une forme d'économie mixte ; à l'inverse, des économistes libéraux n'ont pas hésité à conseiller des dictateurs en Amérique Latine ou ailleurs (bravo les Chicago Boys ..
) ; ceux qui se déclarent aujoud'hui "libéraux" et semblent certains d'avoir une Table des Lois (du Marché, de la vie économique, de la vie tout court??), dès qu'on réfléchit peu, font doucement rire. Et en fonction de ce que tu appelleras libéralisme (ta "vérité"...), je pourrais, ou non, m'opposer. Non, non, tu as décidément tout faux, contrairement à ce que tu crois avoir démontré ("CQFD",
).
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Enfin, oublions cette querelle de clocher: quelle livre recommanderais-tu donc?
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C'est dommage de terminer un post en oubliant le début de la conversation ...
; ne considérant pas que l'économie soit un discours scientifique, je ne recommanderais aucun livre pouvant se présenter comme une "introduction" prétendument neutre; à la limite, une histoire des idées...
Cela étant, plutôt que de faire de mine de proposer une "introduction", si tu voulais seulement savoir si j'ai fait de l'éco (autrement qu'à "la sauce alter" ), je pourrais parler de Stiglitz (De Boeck université en a traduit, mais certains textes sont encore accessibles en anglais ; les essais plus récents sont d'un autre registre), les petits fascicules de Bernard Guerrien pour les débutants n'étaient pas mal de mémoire (mais ça fait un moment) ; pour les points de vue stimulants, Paul Krugman, pour qui j'ai un faible. Et quelques ouvrages originaux comme celui de Piero Sraffa ("Productions of commodities by means of commodities" !!!), ou plus classiques et plan-plans comme ceux de Robert Solow.
Un ouvrage intéresant de Arjo Klamer "Entretiens avec des économistes américains", qui pose bien le problème des présupposés de tout discours économique.
etc. etc.
Bref, en ce qui concerne l'économie, j'ai eu ma part, merci.
Adieu