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Contre-culture : faut-il devenir conformiste ?

 

 

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Auteur
 Discussion :

Contre-culture : faut-il devenir conformiste ?

 
n°26
DAN.
Profil : Novice
Posté le 05-04-2006 à 10:54:37  profilanswer
 

En prolongement de notre dossier sur la contre-culture(d'après l'excellent révolte consommée de Joseph Heath et Andrew Potter) je pose la question : faut il s'habiller tous pareils comme dans Star Trek pour pouvoir discuter sereinement de notre avenir collectif ? Et si l'anticonformisme revendiqué de Fight Club ou American beauty n'était ni plus ni moins  qu'une énième publicité ?
Et le retour de l'uniforme à l'école ce serait pas la bonne solution pour arrêter la course débile (et parfois sanguinaire)au cool ? Le conformisme est il LA solution?


Message édité par DAN. le 05-04-2006 à 11:54:18
n°28
invite_dat​cha.
Invité
Posté le 05-04-2006 à 11:04:52  answer
 

En ce moment circule à la tv une pub où des slogans du genre "signe particulier", "différent" singulier", défilent sur l'air "i'm not like everybody else". C'est une pub pour IBM. Cool...

n°29
Profil sup​primé
Posté le 05-04-2006 à 11:43:04  answer
 

Hey!
J'avais posté une réponse, là!
Où c'est qu'elle est?

n°30
Profil sup​primé
Posté le 05-04-2006 à 11:53:52  answer
 

Enfin, ce que je voulais dire, c'est que tout ça c'est cyclique.
 
La "contre-culture" est vouée à être aspirée, récupérée, digérée et recrachée par le courant dominant, et à devenir elle-même simplement "culturelle". Du coup, elle est remplacée par d'autres mouvements contre-culturels, et c'est la chenille qui redémarre.
 
Pour qu'il y ait contre-culture, il faut d'abord qu'il y ait culture.
Et c'est là-dessus que se base le cycle: la culture domine, puis de ce fait elle est rejetée par des mouvements qui se veulent contre-culturels, qui eux-mêmes sont aspirés plus tard.
La culture conformiste reprend ses droits, avant d'être à nouveau kickée, et ainsi de suite.
 
Donc se saper de manière conformiste, au bout d'un moment ça pourrait bien devenir contre-culturel, ou tout du moins "para-culturel".
De même que maintenant se récupérer des accessoires pseudo-punk c'est du bon gros conformisme trendy qui se la raconte.
 
Par contre, le retour de l'uniforme, je vois pas trop le rapport avec la dictature du cool. C'est pas la répression vestimentaire qui règlera la question de l'évidence sociale du besoin à être cool.
 
Et pour ce qui est d'avoir des discussions sereines, c'est plus une question d'ouverture et de subjectivisme écrasant. Tant que les arguments contraires seront perçus par les forces en présence comme des dévalorisations ou des attaques personnelles on n'est pas sortis de l'auberge.
Et avec l'anonymat des lieux de discussion sur internet je vois pas les choses s'arranger de si tôt.

n°31
davia.
Profil : Novice
Posté le 05-04-2006 à 12:24:18  profilanswer
 

Hum. Ce sujet mérite réflexion... Permettez-moi donc d'y réfléchir.

n°32
DAN.
Profil : Novice
Posté le 05-04-2006 à 12:31:32  profilanswer
 

la répression vestimentaire peut-être pas même si franchement à l'école on a moins à craindre de ce genre de répression que du marketing sauvage et de la concurrence débile que les ados se livrent sur les fringues.
quand la quête sociale du cool diminue, le conformisme gagne fatalement du terrain : dans les années 50, les hommes avaient trois ou quatre chemises différentes parce que ces dernière ne véhiculaient rien de particulier. tout le monde était habillé pareil et les industriels du textile ont vécu comme une bénédiction l'anticonformisme hippie quia permis de faire de la chemise un vecteur d'identité sociale. Plus personne ne voulait s'habiller pareil. la quête sociale du cool pouvait commencer. Treente ans plus tard, banana republic (la fringue alternative) entrait en bourse

n°33
Profil sup​primé
Posté le 05-04-2006 à 12:36:55  answer
 

L'uniforme ne changerait rien au final, la compétition se reporterait sur autre chose. Faudrait alors que tout le monde ait le même portable, etc.
 
Et pour ton second paragraphe, merci d'apporter des exemples concrets à mes phrases non argumentées  ;)

n°34
sigismund.
Posté le 05-04-2006 à 13:43:09  profilanswer
 

Tout est dit dans La société du spectacle (ouaaaaaaiiiip je suis le premier à en parler !!! ) Ca me fait rire quand je vais à des petits concerts de rock alternatif : il n'y a que des trentenaires, tous profs ou dans le médical, avec un t-shirt des Ramones flambant neuf, et surtout des converses -les vraies bien sur, pas des imitations- noires -les blanches sont pour les coiffeuses-...
 
Mais comme disait Debord, le Spectacle se met lui-même en scène, dans une répetition infinie : d'ou le Spectacle de la contestation.


Message édité par sigismund. le 05-04-2006 à 13:44:11
n°35
Profil sup​primé
Posté le 05-04-2006 à 14:39:57  answer
 

Si tu relis mon premier post, tu verras qu'en substance c'est la Société du Spectacle que je balance.
J'avais juste pas trop envie de mettre la référence, parce que si ya un ouvrage galvaudé par les effets de ce qu'il décrit c'est bien celui-là.
La Société du Spectacle dénaturé par la sociétéduspectacle, paradoxe évident qui démontre que l'ami Guy était dans le vrai.

n°36
GATSBY.
Posté le 05-04-2006 à 14:41:35  profilanswer
 

Debord fait justement partie des penseurs (un peu rapidement) expédié par heath et potter dans leur livre : en parlant de la déréalisation d'un capitalisme qui devient image à force d'accumulation, en créant des concepts théoriques forts mais inconsistant dans des applications concrètes, il serait selon eux, un exemple frappant de la parano antisystème

n°37
Profil sup​primé
Posté le 05-04-2006 à 14:51:01  answer
 

La parano antisystème.
 
Elle est bien celle-là, faudra que je la ressorte, en pack "concepts bidons pour une soumission plus facile à vivre", avec la fin de l'Histoire et deux ou trois autres trucs du même calibre.

n°38
invite_fan​ny.
Invité
Posté le 05-04-2006 à 15:29:58  answer
 

Mais c'est quoi l'idée ? que maudire le système en entier c'est comme ne rien maudire du tout ? Soyez pas trop intellos je perds de plus en plus le fil

n°39
Birdreamer
Profil : Novice
Posté le 05-04-2006 à 16:02:31  profilanswer
 

Peut être que la solution est de faire ce que bon nous semble. Si je veux m'acheter des Docs et bien je le fais. De même que si je veux m'habiller toujours de noir ou de blanc neutre et bien je m'exécute. Proner le conformisme pour lutter contre le "conformisme" d'une certaine contre culture c'est conformiser une autre contre culture.Si M.x aime disons les chemises avec de grosses fleurs dessus, mais qu'il est conscient que c'est un code vestimentaire pour nos chers pseudo hippies et qu'il refuse de se faire confondre avec ce "groupe" à la pensée unique, doit il pour autant frustrer son désir, par souci du regard d'autrui?
Je crois que la contre culture reste pertinente lorsqu'elle appartient encore à l'avant garde, lors de son émergence, mais comme le dit Anybodykillah, elle est vite rattapée et devient conformisée au sein d'une culture qui est autre que celle du citoyen-moyen.

n°40
invite_Eve​nthia
Invité
Posté le 05-04-2006 à 16:31:24  answer
 

on a pas envie de telle ou telle fringue comme ça ex-nihilo, il ya un milieu, une influence des medias de la mode, quasiment personne ne va s'habiller comme ça juste guidé par un pur plaisir, ça relève du fantasme : regardez votre garde robe elle a évolué , pourquoi vous êtes vous mis à aimer les pompes de skater ou n'importe quoi d'autre comme ça d'un coup. la plupart e vos fréquentations sont habillés peu ou prou comme vous. l'autre jour je me suis fait traiter de bureaucrate par des punks à clébards parce que je portais une chemise blance et un futal pas trop mal coupé. eux se distinguait par leur nippes et se disait qu'ils étaient plus anticonformistes que moi et donc plus dangereux pour le système

n°41
Fulmit
Profil : Novice
Posté le 05-04-2006 à 16:39:18  profilanswer
 

Il y a un truc que je ne pige pas bien, là. La contre-culture, c'est du commerce de détail de prêt-à-porter ?

n°42
Profil sup​primé
Posté le 05-04-2006 à 16:41:44  answer
 

La contre-culture c'est souvent un pack de situation personnelle à l'extérieur du système.
 
Un truc de wannabe rebelles, en tout cas pour ceux qui se ruent dans les mouvances que des gens bien plus balaises qu'eux viennent de créer.

n°43
sigismund.
Posté le 05-04-2006 à 17:45:02  profilanswer
 

c'est vrai qu'il n'y a pas plus spectaculaire qu'un situationniste...et je n'adhère qu'à l'analyse de Debord : mais dès que ce grincheux dit "ilfauyaka", je ne le suis plus du tout. A lire à ce propos : "Contre Debord" le pamphlet de Frederic Schiffter.

n°44
Profil sup​primé
Posté le 05-04-2006 à 18:12:45  answer
 

Si t'as des scrupules à invoquer les situs sur ce genre de question, Deleuze a dit des trucs qui s'en rapprochent dans L'Anti-Oedipe, quand il parle de ce système en expansion qui intègre les éléments divergents par rapport à la ligne droite principale, car il est par nature fait de tendances schizoïdes, donc divergentes et en réagencement permanent.
 
Et en plus Deleuze est moins fashion que les situs, et si on te traite pas de gros relou quand tu en parles, tu passes éventuellement pour quelqu'un d'intelligent.

n°45
Wendigo.
Posté le 06-04-2006 à 00:58:53  profilanswer
 

Les pseudo contre-cultures ne font qu'illustrer la dynamique du capitalisme. Il s'agit en effet de phases, de cycles d'obsolescence apparente des produits culturels. Mais derrière, le système ne change pas, le moteur reste le même. Il s'agit d'un mode de production (capitalisme salarial) qui, qu'on le veuille ou non, instille ses standards au niveau de la superstructure (lois, culture, idéologie, media...).
Le phénomène de la contre-culture (même si ses instigateurs sont très souvent de bonne foi à l'origine) lui permet:
1 - de donner la double illusion de la contestation et d'un champ ouvert,
2 - de le regénérer en lui offrant de la matière réutilisable (symboles, images, attitudes, pratiques, figures emblématiques...) pour la prochaine vague culturelle dominante.
La nature "schizoïde" (avec tout le respect dû au terme et à ceux qu'il dénomme) tient en ce qu'il se trouve toujours à devoir faire face à son contraire en et hors lui.
Prenons un exemple très très très grossier: le mouvement hippie du "flower power" basé sur le rejet des valeurs qui avaient fait les 50's américaines (virilité, société de production de masse, rigorisme moral) a clamé haut et fort le consumérisme hédoniste, l'ouverture morale et sexuelle etc. avant de céder la place à la fin des 70's au punk nihiliste. Ces deux dernières étapes ont visé une subversion des normes précédemment en place.
Bien entendu, ces différentes tendances ne se sont pas chassées stricto sensu, elles se sont opposées, se sont plus ou moins fécondées réciproquement, superposées avant de former un ensemble synthétique, coopté par le système de production (phénomène de la récupération), prêt à intégrer la vague contre-culturelle suivante.

n°46
sigismund.
Posté le 06-04-2006 à 01:12:28  profilanswer
 

Dans le livre qui a lancé le terme de bobos, dont j'ai oublié le titre et l'auteur, on y expliquait que les bobos justement étaient nés quand les bourgeois se sont aperçus que le mode de vie beatnik était quand même plus confortable à vivre que la traditionnelle vie en bonne moralité.

n°47
GATSBY.
Posté le 06-04-2006 à 10:58:38  profilanswer
 

je crois que type s'appelle david brooks, le livre c'est "bobos" me smeble t-il. Wendigo to analys est édifiante (et très heath/potter si je ne m'abuse
même s'il n'y a pas de cooptation par le système de production mais généralisation du cool : parce qu'il n'y a rien de profondément subversif au niveau des structures dans le punk les hippies ou ce que tu voudras, les façons d'être qu'ils proposent peuvent se diffuser facilement  
le système de production répond à une demande et la publicité suit pour permettre aux boites concernées de s'imposer sur un marché qui devient florissant.

n°48
Profil sup​primé
Posté le 06-04-2006 à 12:00:53  answer
 

Puisqu'on en est à faire un peu du name-dropping d'auteurs savants ou pseudo-savants, Greil Marcus et son Lipstick Traces ne seraient pas d'accord avec ton idée de la non-subversion des structures par le punk, Gatsby.

n°49
invite_bas​tr@it
Invité
Posté le 06-04-2006 à 12:01:02  answer
 

Il reste aussi à définir ce qui appartient à la culture ou, plus précisément, ce qu'est la culture. Je relève deux types de culture : la culture artistique (le "grand Art" ) et la culture populaire. Où se situe la contre culture? Et bien je pense qu'elle situe entre les deux mais à différents endroits.  
La culture populaire était symbole d'avant garde en art dans les années 60, et je pense qu'il y a des artistes comme Andy WARHOL ou encore Yoko ONO qui ont adopté des positions étranges mais très intéressantes et qui sont en étroite relation avec la problème soulevé dans ce forum (faut-il devenir conformiste?). c'est à dire qu'ils (Warhol et Ono) avaient un pied dans les mass medias et un dans l'art expérimental et surtout à partir des années 70 avec l'émergeance de groupe  artistique comme fluxus où l'on developpait une nouvelle forme de contre-culture digne de DADA dans les années 20, dont on a eu récemment l'exposition à Beaubourg.
Je pense être assez d'accord ce qui a été mentionné, et en particulier Guy Debord et sa "société du spectacle", mais je pense qu'aujourd'hui au delà des modes vestimentaires, comportementales et autre se développent de nouvelles identités et de nouveaux genres d'humains, je pense et vous l'aurez compris la transsexualité, l'intersexe, les queers, les butchs,... qui sont, malheureusement encore, de véritables marginaux de la société (malgré eux) et donc s'inscrivent en totale contre-culture, car en effet les artistes de ces milieux developpent un e culture qu'on peut defénir à contre courant (je renvoie à la lecture de "queer zone2, sexpolitique" de Marie Hélène BOURCIER)
Je suis assez d'accord avec la théorie de la boucle developpé par AnyBodyKillah, je ne le répéterais pas. Je voulais juste ajouter à celà qu'il arrive que le rouage se bloque ; que certains artistes qui commençaient à être récupéré par les mass media, s'en soient rendu compte à temps pour inverser la tendance, je pense par exemple à Metalovoice qui l'explique sans doute mieux que moi, dans une interview qui leur a été donné dans un autre site.  
Donc je crois qu'il y a, chez de nombreux chercheurs, une véritable conscience et une véritable obsession d'innovation. Et l'innovation, je pense, s'inscrit forcément au départ dans une contre-culture.  
Donc en conclusion, la contre-culture pour moi, est une culture en recherche qui ne s'inscrit ni dans la culture de masse (populaire), ni la culture élitiste (le "Grand art" ) mais qui doit en (é)puiser les ressources et l'alimentation et l'additionner à l'imagination et le potentiel créatif jusqu'à alors rejeter par les conventions (et il y en a tjs) pour pouvoir developper un nouvelle embryon culturel, un nouvel extra-terrestre!

 

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n°50
@bstr@it
Porte-parole des molécules
Profil : Tête d'affiche
Posté le 06-04-2006 à 12:04:14  profilanswer
 

et mon pseudo c pas bastrait, c'est @bstr@it!

 

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n°51
Profil sup​primé
Posté le 06-04-2006 à 12:20:04  answer
 

Je suis globalement d'accord avec toi, même si il faut nuancer quant à la culture populaire: il existe des artistes qui ont créé de nouvelles formes ou proposé des choses innovantes et sérieusement costaudes sans sortir de la culture populaire.
Je pense par exemple aux auteurs de polar qui, sans s'inscrire dans ce que tu appelles le "Grand Art" (et un certain snobisme qui va avec) ont su donner un sacré coup de boost à une littérature populaire, en en faisant quelque chose d'esthétiquement travaillé, au sens riche et subtil, mais sans aucune prétention pédante.
Oui, je pense à des gens comme James Ellroy.

n°52
@bstr@it
Porte-parole des molécules
Profil : Tête d'affiche
Posté le 06-04-2006 à 12:47:19  profilanswer
 

oui oui tout à fait AnyBodyKillah, ce n'est pas ce que j'ai voulu dire, au contraire. Je pense que les oeuvres les plus intéressantes sont des oeuvres "populaires"et surtout aujourd'hui effectivement avec un snobisme de plus en plus pesant en art comme tu le dis (sans vouloir noircir l'Art qui n'est pour rien dans tout cela, c'est la faute du capitalisme), je suis tout à fait d'accord avec toi.
Le "Grand art" c'est l'extrème convention!!!!!!! (merci france musique hein?) Faut-il devenir conventionnel? peut être le synome de Faut-il faire du "Grand art"?  
Méfions nous tout de même d'une image trop négative de l'art car il y a des artistes renommées qui produisent tout de même un art hors norme, je pense à Stelarc par exemple.
En effet une oeuvre doit être créé en fonction de son rapport avec le public, et les artistes snobs ne prennent pas en compte le spectateur et donc n'arrive qu'à produire une oeuvre culturel et stérile. A quoi çà sert de refaire du Marcel Duchamps par exemple?  c'est sur çà impressionne et c'est efficace mais bon... çà serait du ready made!!!
L'écrivain noue un rapport très intime et très subtile avec son lecteur en effet, c'est pour çà que le livre contrairement ce qu'on a pu penser dans le passé, subsistera car c'est un médium et un cyber-médium intemporelle, universelle et inégalable. Le roman c'est extraordianire!!!
Non non donc je prend position là dessus, puisque cela m'est indirectement demandé, la contre-culture EST aussi présente, efficace, intéressante et pertinente dans les oeuvres dite populaire que dans l'art. Le "grand art" étant une moquerie pour dénigner le "grande art" des pseudo-élites certe lettrés mais toujours très conventionnels!!!

 

http://forum2.fluctuat.net/mesimages/1175/%5CdbImages%5C8640_3.jpg

n°53
Profil sup​primé
Posté le 06-04-2006 à 12:51:42  answer
 

J'avais compris ton point de vue, je voulais juste y apporter une petite précision.
 
Même si c'est vrai que quelque part je préfère le mec qui va poser ses petits Space Invaders un peu partout à celui qui court les FIAC et FRAC avant de se retrouver à la FNAC.

n°54
@bstr@it
Porte-parole des molécules
Profil : Tête d'affiche
Posté le 06-04-2006 à 13:01:52  profilanswer
 

ouai c'est vrai, c'est cool, c'qu'il fait lui, mais tiens d'ailleurs en parlant du Space invaders, lui aussi tu pense pas qu'il commence à devenir conformiste maintenant??? Il est très connu maintenant et bon... est ce que c'est pas (sans provocation) une vision sophistiqué moins politique et plus conceptuelle du graff des années 70 et qui se poursuit aujourd'hui et qui reste malgré encore hors norme, même si lui affirme ne trouver aucun lien avec les graffeurs (ce qui d'ailleurs un peu ambigue comme affirmation...)?
Une proposition qui m'a paru très intéressant c'est celle d'Hakim Bey et son fameux "terrorisme poétique"!!!

 

http://forum2.fluctuat.net/mesimages/1175/%5CdbImages%5C8640_4.jpg

n°55
Profil sup​primé
Posté le 06-04-2006 à 14:41:34  answer
 

Space Invaders, c'est le même problème que Sheppard Fairey, celui qui a crée Obey Giant.
Au départ, en l'occurence dans les 80's, c'était vriament intéressant. Bien théorisé, free style, tout bien. Mais maintenant, les discours à la "je fais des expos qui me paient les affiches que je colle dans la rue" et l'aspect commercial underground (on l'a même retrouvé sur des canettes de Mountain Dew et dans des jeux vidéo), pour moi ça passe moins bien.
 
C'est vrai qu'Hakim Bey a des propositions intéressantes, même si bien souvent entre l'exposition de ses idées et l'application que les divers mouvements en font il y a un bon fossé.
Voir les manifestations qui se sont revendiquées de la TAZ...

n°56
edgar.
Posté le 06-04-2006 à 18:21:59  profilanswer
 

Faut-il être anti-conformiste pour ne pas être conforme à l'anti-conformisme conformel ?
 
(...)
 
On se mord un peu la queue là non ? J'ai l'impression que le même argument pourrait-être rétorqué à Joseph Heath et Andrew Potter. Et qu'on pourrait comme ça tourner en rond bien longtemps, comme ça tourner en rond bien longtemps, comme ça tourner en rond bien longtemps, comme ça tourner en rond bien longtemps, comme ça tourner en rond bien longtemps, ...
 
Bon faut que je relise quand même tout ça, j'ai peut-être zappé un épisode.

n°57
@bstr@it
Porte-parole des molécules
Profil : Tête d'affiche
Posté le 06-04-2006 à 18:35:19  profilanswer
 

AnyBodyKillah : t'en a quelques unes à citer des manifestations TAZ???Ca serait cool.
Moi j'en connais pas, mais je serais très intéressé si tu pouvais me donner des adresses où je puisse en trouver. Merci. Sinon j'ai rien à redire sur ce que tu as dit.
 

n°58
Profil sup​primé
Posté le 06-04-2006 à 18:39:26  answer
 

Ouaip: pas mal de free parties avec des sound systems qui disaient vouloir se dégager des pratiques foutoir qui régnaient à ce moment-là; des squatts comme la défunte Ekluserie de Rennes, dont tu pourras sûrement retrouver des traces sur le net; et les AG de mouvements autogestionnaires comme Chiche à Paris (je sais plus si c'est vraiment le nom du truc, j'essaierai de retrouver ça pour demain).
 
Bien souvent, entre la théorie, qui suppose de la réflexion et un minimum de rigueur dans l'autogestion de la zone, et les pratiques effectives, on se trouvait avec une bien mauvaise copie.

n°59
@bstr@it
Porte-parole des molécules
Profil : Tête d'affiche
Posté le 06-04-2006 à 23:23:57  profilanswer
 

OK, merci beaucoup pour tes apports précieux!  
Je n'ai pas encore lu en entier TAZ d'Hakim Bey car j'ai plusieurs truc à lire mais je finirais très bientôt!

 

http://forum2.fluctuat.net/mesimages/1175/018.jpg

n°60
Profil sup​primé
Posté le 08-04-2006 à 01:03:16  answer
 

Finalement tout ce qui se dit ici c'est que le temps passe... L'idéologie A accouche d'une contre-idéologie B parce qu'elle a besoin d'un interlocuteur pour évoluer, les deux se parlent et s'engueulent jusqu'à se ressembler au point d'être confondables comme les membres d'un vieux couple, on les appelle alors toutes les deux C, et C génère un D pour évoluer...
Ca c'est pour l'horizontalité.
Quant à la verticalité, c'est moins simple. Le mec qui affirme que ses expos c'est pour payer son affichage urbain à l'arrache est bien sûr un faux-cul. Aimer le pognon n'est pas une honte (l'amour de l'argent? Conformisme ou anticonformisme?). Il faut bien quelques personnes éduquées pour recevoir dignement le message des élites artistiques, les mecs balèzes tellement avant-gardistes qu'il faut bac+12 pour les comprendre. Le mec pas éduqué qui passe devant une "affiche d'artiste" il s'arrête même pas. L'art est majoritairement pondu par des mecs qui ont autre chose à faire de leurs journées que chercher à bouffer. Et il est reçu correctement par des mecs qui n'ont pas autre chose à foutre que gamberger. L'art populaire est un mythe, ou alors le peuple c'est des bobos enguenillés qui jouent aux pauvres parce que c'est cool (justement). La masse n'est capable de recevoir Mondrian qu'avec 70 ans de retard quand il s'est transformé en meubles Ikea. Et c'est pareil pour tout. Les artistes se branlent des histoires de culture et de contre culture. Ils sont ailleurs. Oh certes ils ne sont plus maudits dans leurs coins à se couper des oreilles, ils ont des besoins, en reconnaissance et en pognon. Mais les jugements moraux que portent trois connards sur la légitimité de tel ou tel de leurs choix alors là... Et ils ne s'adressent sûrement pas au peuple. Le peuple est bien trop con pour les comprendre.

n°61
nobody.
Posté le 08-04-2006 à 12:12:07  profilanswer
 

Il y a vraiment un boulot destructif, négatif, à accomplir. Casser. Détruire. Plus de hype, plus d'artistes, de designers, plus de DJ'S, plus de concept-stores, plus de magazines, plus de radios, plus de TV, plus de pétasses, plus de dandies, plus d'art, plus de politiques, plus de bobos, plus de crevards, plus de pubs, plus d'écrivains, plus de cinéma, plus de porno, plus de logos, plus de no logo, plus même à la fin de Casseurs, ni d'Internet, assez de toutes ces conneries. Plus rien. NADA.
 
src= un trou noir
http://perso.wanadoo.fr/troudair/b [...] ierry.html

n°62
Profil sup​primé
Posté le 08-04-2006 à 16:33:24  answer
 

Et à part ça, nobody?
Pour la nécessité d'une négativité destructrice (quasi) généralisée je suis d'accord.
What next?
 
Tupapau, j'ai du mal à savoir que penser de ton espèce d'aristocratisme old-school nihiliste.
En arrêtant là les mots compliqués, je comprends pas ce que tu veux dire par "l'art populaire c'est un mythe".
A te lire, je crois comprendre que l'art n'est qu'une affaire de "communauté qui sont" et qui tirent leur existence et leur vitalité du simple fait d'exister et de fonctionner en vase clos. Par conséquent, la production artistique qui en découle n'est qu'onanisme à usage de groupe restreint et partageant un système de codes leur permettant d'apprécier la production, et d'être les seuls à pouvoir le faire.
Si tu penses que c'ets valable pour toute production artistique, et si tu repasses dans le coin, j'aimerais bien que tu développes.
 
En ce qui me concerne, ce que je viens de décrire reflète bien l'art dès qu'il fait partie d'un "milieu" (le fameux milieu littéraire, ou artistique, ou rock, ou autre merde).
Par contre, ce n'est pas un schéma universel et inévitable à mon sens.
 
 
Mais après, j'ai peut-être pas compris ce que tu veux dire.

n°63
raspoutine​.
Posté le 08-04-2006 à 20:25:48  profilanswer
 

Citation :

Et ils ne s'adressent sûrement pas au peuple. Le peuple est bien trop con pour les comprendre.


 
Ouais moi aussi j'aimerais savoir si c'est du free-style en style indirect libre pour exposer le point de vue supposé des "artistes" (au fait, kézako?) ou ton opinion personnelle.
 
Je viens de fourbir mon jeu de frappes en cas de mauvaise réponse, tu réponds quand ça te chante.

n°64
@bstr@it
Porte-parole des molécules
Profil : Tête d'affiche
Posté le 08-04-2006 à 20:33:41  profilanswer
 

Je suis d'accord avec AnybodyKillah, ce qui décrit Tupapau c'est comme disait (critiquait) je crois Diego RIVERA, le surréaliste, "l'art pour l'art",  l'art élitiste, accessible qu'à une infime partie de "bourgeois" ayant eut la chance d'avoir un accès "privilégié" à la CULTURE.  
Et ce n'est absolument pas le but des artistes que de restreindre son public ainsi, au contraire je crois qu'après un certain Marcel DUCHAMPS (père fondateur de l'art contemporain) qui affirmait "c'est le spectateur qui fait l'oeuvre", on ne peut pas dire, je pense, que l'artiste s'en fout de la réception de son oeuvre par le public, je crois aussi que s'ils s'en foutaient il n'y aurait autant d'artistes qui, depuis les années 70, travaillent dans la rue!!! Et même parfois parmi les artistes qui restent en musée, il y en a beaucoup qui voudraient exposés en rue, mais leur travail ne s'y prête pas!!!
Ensuite selon Tupapau les artistes se foutent de produire à contre-culture, il y a amalgamme je crois. Ils s'en foutent DE DIRE (se vanter) qu'ils produisent à contre-culture. Le travail de l'artiste, c'est la recherche, et donc le progrès. Alors un moment donné pour l'artiste chercheur, digne de ce nom, il est important pour l'évolution de son travail, qu'il se positionne à contre-culture et il en est conscient, c'est la théorie du triangle développé dans "De la spiritualité dans l'art et la peinture en particulier" de Kandinsky. Donc non c'est faux de dire que l'artiste s'en fout d'être à contre-culture ou non car c'est ce qui nourrit son travail.
Par contre c'est vrai qu'il est au dessus de tous les blablas...
 Ensuite dire que l'art ne sert qu'à faire réfléchir les gens qui n'ont d'autre à foutre, çà revient à dire qu'il faut retirer l'art, la musique et la philosophie des écoles et la mondialisation (du système américain) égalitaire de l'éducation, moi, je suis pas trop pour, car cela signifie la fin de la conscience sociale et politique du peuple et bon là c'est sur, plus personne ne réfléchira.  
L'art a une fonction sociale, politique, économique et scientifique. Après si réfléchir pour certains, c'est pour des gens qui n'ont rien d'autre à foutre, pardon mais bon...  Beaucoup de découvertes scientifiques sont à attribuer à des découvertes faites en arts. Et je tiens à dire que si parfois l'art dérange le pouvoir, c'est pas pour rien! A méditer!  
Mais c'est vrai qu'il subsiste des problèmes de réception chez le public, non initié à l'art, mais à qui la faute??? Ben peut etre à cause de ceux qui croient et répendent l'idée qu'il faut bac+12 pour comprendre la subtilité de l'artiste. NON, l'art peut être compris par tous. Il y a des cartels dans les musées pour aider à la lecture d'une oeuvre d'art.
Après pour ce qui a été dit Tupapau sur l'inexistence de l'art populaire, je crois qu'il oublie le pop art des années 60 je crois!
Voilà je pense que j'ai tout dit.
AnyBodyKillah j'attends toujours tes infos sur les interventions TAZ, lol!
Longue vie à l'art! Longue vie au peuple!

n°65
@bstr@it
Porte-parole des molécules
Profil : Tête d'affiche
Posté le 08-04-2006 à 20:39:14  profilanswer
 

dsl mé dans l'empressement j'ai oublié des mots j'espere que tout le monde me comprendra qd même! lol!

n°66
Profil sup​primé
Posté le 09-04-2006 à 18:37:18  answer
 

Ne basons rien sur les dires ineptes des surréalistes, par pitié! On sait bien que depuis Dada il y a eu aucun courant valable, nada. Tout est soumis au marché après eux.

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