CrimsonPermanent Misteur Flu Profil : Légende | Ce bon vieux Nasr Eddin Hodja... J'aime beaucoup ces histoires le concernant :
Citation :
Les habitants d'Akshéhir ont besoin d'un sage pour leur apprendre le monde. Ils vont chercher Nasr Eddin et l'amènent en place publique.
« Que voulez-vous que je vous apprenne que vous ne savez pas ? - Tout ! - Je n'ai rien à faire avec de tels ignorants. » Et Nasr Eddin s'en va. Les dignitaires réfléchissent et demandent au peuple de répondre sans froisser le grand sage. Ils vont rechercher Nasr Eddin, qui demande :
« Que voulez-vous que je vous apprenne que vous ne savez pas ? - Rien ! - Alors si vous savez tout, je m'en vais. » Et Nasr Eddin s'en va, énervé. Les dignitaires réfléchissent de nouveau et demandent cette fois-ci au peuple un peu plus de compréhension avec une telle sagesse. Ils vont retrouver Nasr Eddin et le ramènent en ville.
« Que voulez-vous que je vous apprenne que vous ne savez pas ? » Une moitié crie :
« Rien ! » Et l'autre moitié :
« Tout ! » Alors Nasr Eddin excédé, dit :
« Hé bien, que ceux qui savent apprennent à ceux qui ne savent pas. »
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Citation :
Nasrudin entre chez le barbier. Celui-ci le rase d'une main maladroite avec un rasoir émoussé ; chaque fois qu'il le fait saigner, il met un coton sur la coupure pour arrêter le saignement. Au bout de quelques minutes, la moitié du visage de Nasrudin est couverte d'ouate.
Le barbier s'apprête à raser l'autre joue, quand son client se voit soudain dans la glace et se lève d'un bond :
« Merci, frère, ça suffit pour aujourd'hui ! J'ai décidé de faire pousser du coton d'un côté, et de l'orge de l'autre ! »
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Citation :
Le roi, qui apprécie la compagnie de Nasrudin, l'invite à une chasse à l'ours. Les ours sont dangereux. Nasrudin est terrifié rien que d'y penser, mais ne peut se dérober.
Quand il revient de la chasse, un villageois l'interroge : « Alors, cette chasse à l'ours, comment ça s'est passé ? - À merveille !
- Combien d'ours avez-vous tués ?
- Aucun.
- Combien en avez-vous pourchassés ?
- Aucun.
- Combien en avez-vous vus ?
- Aucun.
- Ben alors, pourquoi dis-tu que ça s'est passé '' à merveille'' !?
- Quand on chasse l'ours, aucun, c'est déjà trop ! »
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Citation :
Le mulla sort de la mosquée après avoir dit ses prières. Un mendiant, assis dans la rue, lui demande l'aumône.
Nasrudin : Es-tu dépensier ?
Le mendiant : Oui, Mulla.
Nasrudin : Aimes-tu rester assis à ne rien faire d'autre que boire du café et fumer ?
Le mendiant : Oui.
Nasrudin : J'imagine que tu aimes aller chaque jour aux bains ?
Le mendiant : Oui. Nasrudin : ... Peut-être aimes-tu aussi t'amuser et boire avec tes amis ?
Le mendiant : C'est vrai, j'aime tout ça !
Nasrudin : Allons, allons !
Et il donne une pièce d'or au mendiant.
Un second mendiant, installé à quelques mètres de là, a surpris la conversation. Quand Nasrudin arrive près de lui, il tend la main avec insistance.
Nasrudin : Es-tu dépensier ?
Le mendiant : Non. Mulla. Nasrudin : Aimes-tu rester assis à ne rien faire d'autre que boire du café et fumer ?
Le mendiant : Non.
Nasrudin : J'imagine que tu aimes aller chaque jour aux bains ?
Le mendiant : Non.
Nasrudin : ... Peut-être aimes-tu t'amuser et boire avec tes amis ?
Le mendiant : Non, tout ce que je veux, c'est mener une vie de prière et d'austérité.
Le Mulla lui met une piécette dans la main.
« Mais pourquoi, pleurniche le mendiant, me donnes-tu à moi, homme économe et pieux, un malheureux sou, alors que tu as donné une pièce d'or à cet individu dépensier ?
- Ah ! s'exclame Nasrudin, c'est qu'il a de grands besoins, lui.
« Toi, tu n'as que de petits besoins. »
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Citation :
Londres, British Museum. Un groupe de touristes, conduit par un guide, visite le département des antiquités égyptiennes.
« Ce sarcophage a cinq mille ans », explique le guide.
Un personnage portant barbe et turban (on aura reconnu Mulla Nasrudin) se détache du groupe : « Faux : ce sarcophage a cinq mille trois ans. »
Les touristes sont impressionnés, le guide n'est pas content.
Le groupe passe dans une autre salle.
« Ce vase, dit le guide, a deux mille cinq cents ans. - Deux mille cinq cent trois, corrige Nasrudin. - Mais enfin, comment pouvez-vous assigner une date aussi précise à des objets anciens ? Peu m'importe que vous veniez de l'Orient ! Personne au monde ne peut connaître l'âge exact de ces pièces !
- C'est simple ! La dernière fois que je suis venu ici (c'était il y a trois ans), vous avez dit que le vase avait deux mille cinq cents ans. »
Morale : Il est plus tard que vous ne pensez.
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Message édité par CrimsonPermanent le 13-06-2007 à 02:29:33 ---------------
Stultorum Numerus Est Infinitus
L'inspiration, ce n'est peut-être que la joie d'écrire : elle ne la précède pas.
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