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Discussion : Antonin Artaud - expo à la BNF
invite_C fortassin Une publication intéressante :
 
Antonin Artaud. Evocations plastiques et picturales dans les écrits des années Vingt
 
de Giuliana Prucca  
________________________________________
Editore: Aracne Editrice
Isbn: 88-7999-417-4
http://nuke.aracneeditrice.it/Default.aspx?tabid=517
 
 
Ce livre nous invite à un parcours transversal dans l’œuvre figurative de certains artistes, afin de trouver une manière de visualiser l’écriture artaudienne et de spatialiser son esprit fluctuant et insaisissable. De Cimabue à Klee, de Paolo Uccello à Masson, de Giotto à Picasso, de Grünewald à Watteau, de Cranach à Schiele, de Rodin à Giacometti, il nous montre un exemple de cet espace unique et indifférencié pour la peinture et la littérature, de cette “circulation des arts” qu’Artaud a toujours poursuivie dans le but de parvenir à un langage qui soit expression intégrale et authentique de sa pensée inséparable de son corps. A partir de la parole véritablement plastique de l’écrivain, capable de faire surgir sur le papier un espace, une forme, un corps précisément, ce texte nous propose une lecture d’Artaud qui est en même temps une vision.
 
Spécialiste en littérature française moderne et contemporaine, Giuliana Prucca s’occupe notamment des rapports entre écriture et arts visuels. Après des études en langues et littératures étrangères à Turin et Chambéry, elle poursuit ses recherches à Paris en histoire et sémiologie du texte et de l’image.

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invite_C fortassin Une publication intéressante :
 
Antonin Artaud. Evocations plastiques et picturales dans les écrits des années Vingt
 
de Giuliana Prucca  
________________________________________
Editore: Aracne Editrice
Isbn: 88-7999-417-4
http://nuke.aracneeditrice.it/Default.aspx?tabid=517
 
 
Ce livre nous invite à un parcours transversal dans l’œuvre figurative de certains artistes, afin de trouver une manière de visualiser l’écriture artaudienne et de spatialiser son esprit fluctuant et insaisissable. De Cimabue à Klee, de Paolo Uccello à Masson, de Giotto à Picasso, de Grünewald à Watteau, de Cranach à Schiele, de Rodin à Giacometti, il nous montre un exemple de cet espace unique et indifférencié pour la peinture et la littérature, de cette “circulation des arts” qu’Artaud a toujours poursuivie dans le but de parvenir à un langage qui soit expression intégrale et authentique de sa pensée inséparable de son corps. A partir de la parole véritablement plastique de l’écrivain, capable de faire surgir sur le papier un espace, une forme, un corps précisément, ce texte nous propose une lecture d’Artaud qui est en même temps une vision.
 
Spécialiste en littérature française moderne et contemporaine, Giuliana Prucca s’occupe notamment des rapports entre écriture et arts visuels. Après des études en langues et littératures étrangères à Turin et Chambéry, elle poursuit ses recherches à Paris en histoire et sémiologie du texte et de l’image.
invite_Nelly Achlaw Artaud est beaucoup plus obscur qu'un "poète maudit", au point d'être unique à force de souffrance. Par ailleurs, ses dessins sont scandaleusement sous estimés ; certains sont des chefs d'oeuvre surréalistes.
 
Voici ce que j'écrivais dans mon blog à ce sujet  www.sombreval.com/nelly
 

Citation :

Ensuite, direction la BNF pour aller rendre visite à un artiste un peu plus maudit que Hergé, Antonin Artaud, sur lequel les récents disques de John Zorn ont attiré mon attention. Je n’ai pas pu m’empêcher de trouver quelques points communs entre Artaud et moi : nous sommes tous les deux marseillais, il est né un 4 septembre, je suis né un 5 ; et nous avons eu tous les deux des idées similaires sur le théâtre. (...)  
 
Mais trêve de modestie. L’exposition Artaud rassemble des autoportraits, des portraits, de ses étranges dessins surréalistes (dont les « hits » : le théâtre de la cruauté, la maladresse sexuelle de Dieu), quelques « sorts », des extraits de films (dont « la coquille et le clergyman »), des cahiers de Rodez et d’Ivry en pagaille, beaucoup de lettres, autour d’une galerie centrale qui retrace sa douloureuse vie. Naturellement, on n’a pas le temps de tout lire. Mais c’est assez pour se plonger dans l’univers étrange de cet artiste, à la fois poète, dramaturge, essayiste, dessinateur, cinéaste qui semble avoir passé sa vie à souffrir de la double postulation – et à souffrir tout court, au demeurant. Je tiens ses dessins pour l’égal des œuvres des plus grands surréalistes, Dali et Ernst notamment.
 
Il peut être intéressant, pour se familiariser avec le personnage, de lire le bon ouvrage qui lui est consacré dans la collection « Découvertes Gallimard » par Evelyne Grossmann. Les 26 volumes des œuvres complètes viendront plus tard. Je note avec intérêt que Paulhan s’est révélé pour Artaud un soutien de tous les instants, et que ce dernier a eu une liaison platonique avec Colette Thomas, la femme d’Henri, si je ne m’abuse.
 
Ah, Henri Thomas ! Encore un auteur qui mériterait d’être plus lu. Mais je digresse. Artaud pour 7 euros, en somme, cela vaut le coup. Ouvert même le dimanche.

invite_claude orengo Artaud était génial,   l'expo après une grande publicité sur France Culture, ( jour et nuit...) ne m'a pas fait déplacé... Lire son oeuvre, ok, mais entendre les pleurnichements après si lontemps, manque de pudeur.
Lui- même aurait désavoué l'idéologie ambiante de commémoration.
 
Pourquoi donc participer à cette fossilisation...?
 
Cordialement
claude Orengo
kazaar Je connais pas trop. Comme ça de loin, on dirait un de ces auteurs romantiques, tourmenté au possible, qui se soulagerait dans l'opium, les promenades sur les falaises d'Etretat et tout et tout ...
jypegue - Exposition à la BNF jusqu'au 4 février 2007 -
 

Citation :

L'œuvre d'Antonin Artaud (1896-1948) occupe une position originale dans la première moitié du XXe siècle, au croisement de la littérature, du dessin, du théâtre, du cinéma et de la radio. L'hommage qui lui est rendu est l'occasion pour la BnF de rassembler l'essentiel de sa production littéraire, graphique et enregistrée : textes et cahiers conservés au département des Manuscrits et dessins issus des collections publiques et privées restituent la cohérence d'une pensée à travers ses différents moyens d'expression. Ces œuvres retracent les lignes de force de son évolution depuis les débuts littéraires et théâtraux dans les années 1920 jusqu'aux ultimes témoignages de 1947 et 1948. En préambule du parcours, des autoportraits invitent au face à face avec les visages de l'homme.