Pas d'angoisses, de toutes façons l'école plublique c'est fini dans pas longtemps. A 14 ans les enfants ne seront plus dégoutés du plaisir de lire par des professeurs indignes (méprisans, si j'ai bien compris : "vous devez lire corneille et si vous comprenez pas vous êtes des nuls, et la littérature moi le prof je sais ce que c'est" ), on ne leur demandera tout simplement plus de lire. Quand aux écoles privées, chères et tout et tout, les enfants pourront goûter au plaisir des classiques (parce qu'il existe) puisque leur milieu familial les y aura préparé depuis tout petit.
J'ai étudié Boris Vian à l'école, mais alors et encore aujourd'hui le seul Vian qui me plaise s'appelle Vernon Sullivan (celui là, chacun comprend qu'il ne soit pas au programme). Je me souviens aussi de Flaubert : "Madame Bovary", qui m'avait ennuyée et qui depuis est devenu un vrai roman de chevet pour moi. Alors, il me semble qu'à l'école c'est surtout un rapport (inévitable) à l'institution qui se joue. Le plaisir, c'est les amitiés qui s'y nouent et puis aussi, le plaisir un peu différé de l'effort... non ?