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Auteur Sujet :

Petits textes que vous aimez

n°4419
RevoPerso
Fais-le !
Profil : Novice
Posté le 23-12-2011 à 19:54:53  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Magnifique poème ! ...et je ne suis pas un grand fan de poésie. Mais là, les mots sont vraiment beaux.
 
(Je n'aime pas trop l'homme qui lit le poème. Qui est-ce ?)


---------------
Mes livres sur Amazon :  
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n°4420
CrimsonPer​manent
Misteur Flu
Profil : Légende
Posté le 25-12-2011 à 14:45:51  profilanswer
 

(Un certain Gilles-Claude Thériault. Beaucoup de poëmes lus par lui sur le tube)
 
Joyeux Noël à tous !


---------------
Stultorum Numerus Est Infinitus
n°4421
Aventador2
Conjuguez mon être à l'imparfait du subjectif...
Profil : Tête d'affiche
Posté le 27-12-2011 à 15:49:13  profilanswer
 

Un petit texte que je trouve très drôle dans sa mise en forme. Auteur-compositeur-interprète : Romain Didier. Titre : "c'est kiradon"
 
"Comm' tu comprères tout à l'envan
Et qu'ça m'embêtes
Dorénavère je vais tout fan
Sans queue ni tête
 
P't-être qu'en caché la véritan
Dans ses voyelles
Elle aura l'té de t'arrivan
A la cervelle
 
C'est kir à don, mais mon amaime je t'our (bis)
 
C'en est assu, j'en ai plein l'qué
De tes silences
Dois-je y trouvu comm' un débé
D'indifférence?
 
J'préfèr' pensal que t'as du mé
Ne t'en déplaise
A l'intégral les lois normées
D'la langue française
 
C'est kir à don, mais mon amaime je t'our (bis)
 
J'te fais la casse sans que tu m'fourres
La moindre avance
Mes mots d'amasse, j'me les ramour
A peine j'les lance
 
Mais tout amitte a ses limour
Et moi de même
Fais gaff' qu'un gitte je ne te cour
Même si tu m'aimes
 
C'est kir à don, mais mon amaime, je t'our..."


Message édité par Aventador2 le 27-12-2011 à 15:49:56

---------------
La vie est comme la fleur solitaire d'Atacama, folle et pleine de sagesse. Et mon coeur est comme les sommets andins, de neige et de feu, avec des coulées d'or sur ses blessures...
n°4422
Aventador2
Conjuguez mon être à l'imparfait du subjectif...
Profil : Tête d'affiche
Posté le 27-12-2011 à 16:02:50  profilanswer
 

Plus classique, du même auteur compositeur interprète. "Amoureux flou"
 
"Est-c' de vous voir croiser dans mes eaux conjugales
Sans même imaginer la folie d'une escale
Est-ce de vous savoir sur votre parallèle
Heureuse et sans espoir que nos droites se mêlent
 
Qui me rend fou, amoureux flou de vous (bis)
 
Est-ce de me séduire sans chercher à me plaire
De noter vos sourires et d'en faire la grammaire
Est-c' de n'avoir jamais fait de rêve adultère
Ni détourné le nez de vos promesses d'hier
 
Qui me rend fou, amoureux flou de vous (bis)
 
Est-c' de vous voir piquer des fards de demoiselle
De paraître étonnée qu'on puisse vous trouver belle
Est-ce d'imaginer des regrets éphémères
De sentir la rosée perler sous vos paupières
 
Qui me rend fou, amoureux flou de vous (bis)
 
Est-c' de vivre en exil sans quitter mes frontières
Grain de sel malhabile entr'eau douce et eau d'mer
D'êtr' entre tout et rien, entre l'aube et le jour
Entre nous aimer bien et nous aimer tout court
 
Qui me rend fou, amoureux flou de vous (bis)
 
Un jour, vous partirez, les amis se dispersent
Egrener les années que l'automne nous laisse
Est-c' de faire, c'est idiot, ce rêve que, Madame,
Quand vous lirez ces mots, vous verserez des larmes
 
Qui me rend fou, amoureux flou de vous (bis)."


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La vie est comme la fleur solitaire d'Atacama, folle et pleine de sagesse. Et mon coeur est comme les sommets andins, de neige et de feu, avec des coulées d'or sur ses blessures...
n°4423
onyxr38
CARPE DIEM
Profil : Idole
Posté le 27-12-2011 à 21:42:52  profilanswer
 

Aventador2 a écrit :

Plus classique, du même auteur compositeur interprète. "Amoureux flou"
 
Qui me rend fou, amoureux flou de vous (bis)."


 
Oh pinaise j'ai cru qu'il s'agissait d"une blague et que t'avais repris le titre de Chabat alias Gilles Gabriel que voilà :
 
http://www.youtube.com/watch?v=WBgnx4Go44M
 
Quel plagiat ! lol
 
 Je pars Crim ne me gronde pas...[:schildge]


Message édité par onyxr38 le 27-12-2011 à 21:43:48
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n°4424
CrimsonPer​manent
Misteur Flu
Profil : Légende
Posté le 27-12-2011 à 21:45:58  profilanswer
 

Mdr.
 
T'auras le droit à ta fessée, mon caillou callipyge (au moins, ton texte à toi est drôle, même si aussi inepte...) ;)
 
 

Spoiler :

Bon, et puis, "La vie commence à 40 ans"... Tu as encore tout l'avenir devant toi ! :D


Message édité par CrimsonPermanent le 27-12-2011 à 21:47:32

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Stultorum Numerus Est Infinitus
n°4425
onyxr38
CARPE DIEM
Profil : Idole
Posté le 27-12-2011 à 22:50:02  profilanswer
 

Bon je vois que tu as été clément, je me permets donc de poster un VRAI poëme histoire de me rattraper...
 
Le serpent qui danse
 
 Que j'aime voir, chère indolente,
 De ton corps si beau,
 Comme une étoffe vacillante,
 Miroiter la peau!
 
 Sur ta chevelure profonde
 Aux âcres parfums,
 Mer odorante et vagabonde
 Aux flots bleus et bruns,
 
 Comme un navire qui s'éveille
 Au vent du matin,
 Mon âme rêveuse appareille
 Pour un ciel lointain.
 
 Tes yeux où rien ne se révèle
 De doux ni d'amer,
 Sont deux bijoux froids où se mêlent
 L’or avec le fer.
 
 A te voir marcher en cadence,
 Belle d'abandon,
 On dirait un serpent qui danse
 Au bout d'un bâton.
 
 Sous le fardeau de ta paresse
 Ta tête d'enfant
 Se balance avec la mollesse  
D’un jeune éléphant,
 
 Et ton corps se penche et s'allonge
 Comme un fin vaisseau
 Qui roule bord sur bord et plonge
 Ses vergues dans l'eau.
 
 Comme un flot grossi par la fonte
 Des glaciers grondants,
 Quand l'eau de ta bouche remonte
 Au bord de tes dents,
 
 Je crois boire un vin de bohême,
 Amer et vainqueur,
 Un ciel liquide qui parsème
 D’étoiles mon coeur!
 
      Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal

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n°4426
Aventador2
Conjuguez mon être à l'imparfait du subjectif...
Profil : Tête d'affiche
Posté le 28-12-2011 à 12:46:39  profilanswer
 

Ma chère Sweetonyx, ce très beau poème a déjà été cité par Crim' dans le premier opus de notre cadavre. J'avais même mentionné le fait que François Feldman l'avait interprété sur un de ses albums...


---------------
La vie est comme la fleur solitaire d'Atacama, folle et pleine de sagesse. Et mon coeur est comme les sommets andins, de neige et de feu, avec des coulées d'or sur ses blessures...
n°4427
onyxr38
CARPE DIEM
Profil : Idole
Posté le 28-12-2011 à 13:10:23  profilanswer
 

ahhh...m'en rappelle plus...c'est que je me fais vieille qu'essetucroy ?! :D  
 
En revanche dans ce topic il est "inédit" ? donc pour ceux qui n'auraient pas eu la chance de nous lire, scéance rattrapage ! ;-p


Message édité par onyxr38 le 28-12-2011 à 13:10:59
n°4428
Aventador2
Conjuguez mon être à l'imparfait du subjectif...
Profil : Tête d'affiche
Posté le 28-12-2011 à 19:03:13  profilanswer
 

Un texte poignant de Camille, cette auteur-compositeur-interprète méconnue dont je vous ai déjà parlé (auteur de demi-lune, j'ai cru comprendre et choubidou, cités précédemment dans ce topic). Un texte qui parle de lui-même et se passe de tout commentaire. "Ils"
 
"Les heures passent et j'espère  
 Un moment pour souffler,  
 Un instant, une trève,  
 Un temps pour étouffer  
 Toutes ces pensées qui gênent,  
 Cette rancoeur, cette peine;  
 Ils m'ont fait si mal...  
   
 J'ai passé toute la nuit  
 A bouffer, à vomir;  
 J'ai pleuré, j'ai écrit  
 Cette chanson pour leur dire  
 Ce qui ne s'efface pas,  
 Ce qu'on lit sur mes bras,  
 Ils m'ont fait si mal...  
   
 Les maux ne peuvent s'écrire,  
 L'encre ne sait pas souffrir,  
 Les mots ne peuvent tout dire  
 Comme ça, comme ça...  
   
 Mon Dieu, qu'est-ce que j'ai fait,  
 Mon Dieu, qu'est-ce que j'ai dit?  
 C'est moi qu'on a blessée  
 Et c'est moi qu'on punit;  
 Un rasoir, un couteau,  
 Et je suis mon bourreau,  
 Je me suis fait mal...  
   
 J'ai pas trouvé les mots,  
 Mais seulement les lames;  
 J'ai marqué sur ma peau  
 C'qu'ils ont fait à mon âme;  
 Et en quelques années,  
 Ils ont bien oublié  
 Qu'ils m'ont fait si mal...  
   
 Les poings serrés, on avance,  
 On pleure, on rit, on danse;  
 On chante sa dernière chance  
 Comme ça, comme ça...  
   
 Peu à peu les souv'nirs  
 Deviennent bien moins précis,  
 Et on se voit mourir  
 Sans avoir réussi  
 A dire la vérité,  
 Ce qui peut expliquer  
 Ce qui fait si mal...  
   
 Je vois le temps passer,  
 Je me mens, je me tais,  
 Je m'en veux de n'jamais  
 Trouver les mots parfaits;  
 La douleur qui s'installe  
 Cherche toujours un coupable  
 Qui a fait trop mal...  
   
 Les maux ne peuvent s'écrire,  
 L'encre ne sait pas souffrir,  
 Les mots ne peuvent tout dire  
 Comme ça, comme ça, comme ça...  
   
 Encore une nuit blessée  
 Pour étouffer ce cri,  
 Et les yeux moins fermés  
 Que mes plaies endormies;  
 Dois-je me laisser aller  
 Et partir en secret,  
 La vie m'a fait mal...  
   
 Il faut tenir le coup  
 Même si on croit mourir;  
 Avancer jusqu'au bout  
 Et surtout se tenir  
 A cet instinct de vie,  
 Lui qui toujours nous suit,  
 Quitte à se faire mal...  
   
 Les poings serrés, on avance,  
 On pleure, on rit, on danse,  
 On chante sa dernière chance,  
 Comme ça, comme ça, comme ça..."


Message édité par Aventador2 le 28-12-2011 à 19:06:52

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La vie est comme la fleur solitaire d'Atacama, folle et pleine de sagesse. Et mon coeur est comme les sommets andins, de neige et de feu, avec des coulées d'or sur ses blessures...
n°4429
onyxr38
CARPE DIEM
Profil : Idole
Posté le 28-12-2011 à 19:05:37  profilanswer
 

Tu sais que je t'adore Aventouille, mais Camille c'est juste pas possible : je la supporte pas...c'est physique, c'est épidermique et tout plein de choses qui finissent en "ique"...;-)
 
 
 
P.S : Par contre tu n'as pas posté son texte...pas que je suis en demande, mais je suis tolérante, hein ?! ;-p

Message cité 1 fois
Message édité par onyxr38 le 28-12-2011 à 19:06:32
n°4430
Aventador2
Conjuguez mon être à l'imparfait du subjectif...
Profil : Tête d'affiche
Posté le 28-12-2011 à 19:07:46  profilanswer
 

Ca y est, c'est posté.


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La vie est comme la fleur solitaire d'Atacama, folle et pleine de sagesse. Et mon coeur est comme les sommets andins, de neige et de feu, avec des coulées d'or sur ses blessures...
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n°4431
Aventador2
Conjuguez mon être à l'imparfait du subjectif...
Profil : Tête d'affiche
Posté le 28-12-2011 à 20:08:59  profilanswer
 

onyxr38 a écrit :

Tu sais que je t'adore Aventouille, mais Camille c'est juste pas possible : je la supporte pas...c'est physique, c'est épidermique et tout plein de choses qui finissent en "ique"...;-)
 
 


Et pourtant, tu avais apparemment apprécié demi-lune, de cette même demoiselle, si j'en crois ton commentaire de l'époque...


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La vie est comme la fleur solitaire d'Atacama, folle et pleine de sagesse. Et mon coeur est comme les sommets andins, de neige et de feu, avec des coulées d'or sur ses blessures...
n°4432
onyxr38
CARPE DIEM
Profil : Idole
Posté le 29-12-2011 à 09:24:38  profilanswer
 

J'allais justement poster en disant qu'à lire je trouve ça plutôt pas mal, c'est dès qu'elle prend le micro que je zappe...

n°4433
limelights
Rire humanum est
Profil : Légende
Posté le 29-12-2011 à 13:11:07  profilanswer
 

je trouve que ce topic perd en qualité...
 
je m offusque...
 
et d un revers de...
 


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l humour est la politesse du désespoir
n°4434
onyxr38
CARPE DIEM
Profil : Idole
Posté le 29-12-2011 à 14:51:45  profilanswer
 

limelights a écrit :

je trouve que ce topic perd en qualité...
 
je m offusque...
 
et d un revers de...
 


 
Ben faut poster Lime, faut poster...

n°4436
Aventador2
Conjuguez mon être à l'imparfait du subjectif...
Profil : Tête d'affiche
Posté le 30-12-2011 à 13:41:55  profilanswer
 

Allez, je vais tenter de relever le niveau. Et le premier qui dit qu'c'est nul, j'lui fais la gueule jusqu'en 2012. Non mais!
"Mademoiselle que je ne connais pas,
On me dit que vous vous appelez Camille.
On me dit que vous êtes anglaise. J'espère que vous parlez ma langue. Je comprends mal la vôtre. De toute façon, nous ne parlerons peut-être pas. Depuis que je vous ai rencontrée, j'ai tout le temps envie de vous écrire, de vous parler de moi, de réserver à ces lettres des secrets que je ne vous révèlerai pas.
Par exemple ceci, Mademoiselle que je ne connais pas. Je vous aime. Je ne suis pas sûr que vous soyez une fille pour moi, mais je vous veux. Pour moi tout seul. Vous appartenez à vos courtisans, et pourtant ils ne me valent pas. Ils n'ont pas mon exigence, mon goût de l'absolu. Ils sont impurs, Camille. Ils savent peut-être mieux parler que moi, mais, regardez-les, ils n'ont rien à dire. Leur sang est déjà tout vicié. Le mien n'est pas assez rouge, mais il est clair, je vous le jure. Je suis prêt à vous le donner.
Trouvez ça mièvre si vous voulez. Je suis tout juste un peu plus jeune que vous. Et je vous aime.
Je vous embrasse très fort"
Lettre écrite par Tristan, quinze ans, à celle qu'il désigne comme étant la femme de sa vie, mais qu'il ne lui adressa jamais. Extrait des enfants de l'aube, Patrick Poivre d'Arvor.


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La vie est comme la fleur solitaire d'Atacama, folle et pleine de sagesse. Et mon coeur est comme les sommets andins, de neige et de feu, avec des coulées d'or sur ses blessures...
n°4437
Aventador2
Conjuguez mon être à l'imparfait du subjectif...
Profil : Tête d'affiche
Posté le 31-12-2011 à 11:31:53  profilanswer
 

Même roman, même auteur, quelques pages plus loin.
"(...) au crépuscule, je n'avais pas de petites ambitions. J'aurais provoqué la terre entière et j'affrontais avec orgueil les exubérances amoureuses de mademoiselle Camille.
Exubérante, Camille, mais aussi experte. Sa connaissance des choses intimes de l'amour me troublait souvent. Elle me comblait aussi. La sensualité de sa passion avait quelque chose de très sauvage et se pimentait de provocation. Elle recherchait délibérément les situations délicates ou même scabreuses. Elle aimait à me gêner et n'hésitait pas, par exemple, à me faire l'amour dans le réduit réservé aux gens de ménage et à leurs ustensiles. Elle affectionnait le plein jour, les pas qui résonnent dans les couloirs et la porte qui à tout moment peut s'ouvrir. Elle avait besoin de risques et ses transports étaient à la mesure de ceux qu'elle courait."
 
Plus avant encore dans le récit, une autre lettre de Tristan à Camille.
"Il pleut des gouttes d'acide dans mes boyaux. Vénéneuse Camille, tu m'avais laissé ton poison. Tes petites boules de mercure sont partout. Je ne pourrai plus jamais m'en laver. Elles roulent et s'enroulent, font des enfants, des milliers d'enfants quand on veut les saisir. Elles se glissent dans mon corps fendillé. Elles s'immiscent et dégoulinent. Elles occupent le terrain. Elles m'étouffent.
Des machines de torture broient mes côtes. De gigantesques presses se referment, millimètre par millimètre. J'ai du mal à respirer. Je te veux, je t'aime, j'ai peur et je te hais. Tu me fais un mal de chien. Je ne savais pas que c'était ça, la jalousie."


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La vie est comme la fleur solitaire d'Atacama, folle et pleine de sagesse. Et mon coeur est comme les sommets andins, de neige et de feu, avec des coulées d'or sur ses blessures...
n°4438
CrimsonPer​manent
Misteur Flu
Profil : Légende
Posté le 31-12-2011 à 17:17:37  profilanswer
 


    De la bouse dans la tête
    j’éclate je hais le ciel
    qui suis-je à cracher les nues
    il est amer d’être immense
    mes yeux sont des cochons gras
    mon coeur est de l’encre noire
    mon sexe est un soleil mort
    les étoiles tombées dans une fosse sans fond
    je pleure et ma langue coule
    il importe peu que l’immensité soit ronde
    et roule dans un panier à son
    j’aime la mort et la convie
    dans la boucherie de Saint-Père.

 

 

 

   Noire mort tu es mon pain
    je te mange dans le coeur
    l’épouvante est ma douceur
    la folie est dans ma main.

 

   

 

   [...]

 


     

 

   Mes sanglots sur tes genoux
    j’ébranlerai la nuit

 


     

 

Georges Bataille, L’Archangélique


Message édité par CrimsonPermanent le 31-12-2011 à 17:18:17

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Stultorum Numerus Est Infinitus
n°4441
caroljoyce
Sous les ifs noirs qui les abritent, les hiboux se
Profil : Idole
Posté le 01-01-2012 à 15:47:12  profilanswer
 

Extrait des Cahiers du musée Jules-Verne, n°10, Nantes, 1990.
Souvenirs d'enfance et de jeunesse.
 
"Je suis né à Nantes, où mon enfance, s'est tout entière écoulée.  
 
Fils d'un père à demi-parisien et d'une mère tout à fait bretonne, j'ai vécu dans le mouvement maritime d'une grande ville de commerce, point de départ et d'arrivée de nombreux voyages au long cours.  
 
Je revois cette Loire, dont une lieue de ponts relie les bras multiples, ses quais encombrés de cargaisons, sous l'ombrage de grands ormes, et que la double voie du chemin de fer, les lignes du tramway ne sillonnaient pas encore. Des navires sont à quai sur deux ou trois rangs ; d'autres remontent ou descendent le fleuve.
 
Pas de bateaux à vapeur, à cette époque, ou du moins très peu ; mais de ces voiliers dont les Américains ont si heureusement conservé et perfectionné le type avec leurs clippers et leurs trois-mâts goélettes. En ce temps-là, nous n'avions que les lourds bâtiments à voile de la marine marchande.  
Mais que de souvenirs ils me rappellent ! En imagination, je grimpais à leurs haubans, je me hissais à leurs hunes, je me cramponnais à la pomme de leurs mâts ! Mon plus grand désir eût été de franchir la planche tremblotante qui les rattachait au quai pour mettre le pied sur leur pont !  
 
Mais avec ma timidité d'enfant, je n'osais ! Timide ? Oui, je l'étais, et pourtant, j'avais déjà vu faire une révolution, renverser un régime, fonder une royauté nouvelle, et bien que je n'eusse que 2 ans alors, j'entends encore les coups de fusil de 1830 dans les rues de Nantes où, comme à Paris, la population se battit contre les troupes royales."

n°4446
Aventador2
Conjuguez mon être à l'imparfait du subjectif...
Profil : Tête d'affiche
Posté le 05-01-2012 à 13:57:11  profilanswer
 

N'en déplaise à certains (parce que c'est quand même plus facile à trouver sur internet), je reviens à la chanson. Pour beaucoup, Hygiaphone, argent trop cher ou la Bombe humaine, c'est la quintessence du groupe Téléphone. Pour ma part, en dehors de l'incontournable autre monde, j'ai un gros faible pour Cendrillon, le conte de fée prit à contre pied. On part du happy-end à la Disney et on glisse doucement dans une réalité plus dure et cruelle.
 
"Cendrillon pour ses vingt ans
Est la plus jolie des enfants
Son bel amant, le prince charmant
La prend sur son cheval blanc
Elle oublie le temps
Dans ce palais d'argent
Pour ne pas voir qu'un nouveau jour se lève
Elle ferme les yeux et dans ses rêves
Elle part, jolie petite histoire  
Elle part, jolie petite histoire
 
Cendrillon pour ses trente ans
Est la plus triste des mamans
Le prince charmant a foutu l'camp
Avec la belle au bois dormant
Elle a vu cent chevaux blancs
Loin d'elle emmener ses enfants
Elle commence à boire
A traîner dans les bars
Emmitouflée dans son cafard
Maintenant elle fait le trottoir
Elle part, jolie petite histoire  
Elle part, jolie petite histoire
 
Dix ans de cette vie ont suffi
A la changer en junkie
Et dans un sommeil infini
Cendrillon voit finir sa vie
Les lumières dansent
Dans l'ambulance
Mais elle tue sa dernière chance
Tout ça n'a plus d'importance
Elle part
Fin de l'histoire
 
Notre père, qui est si vieux
As-tu vraiment fait de ton mieux ?
Car sur terre et dans les cieux
Tes anges n'aiment pas devenir vieux."


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La vie est comme la fleur solitaire d'Atacama, folle et pleine de sagesse. Et mon coeur est comme les sommets andins, de neige et de feu, avec des coulées d'or sur ses blessures...
n°4452
CrimsonPer​manent
Misteur Flu
Profil : Légende
Posté le 06-01-2012 à 23:04:00  profilanswer
 

Ah, Téléphone, première période... (soupir).
 
 
Ma chouette amie, c'est marrant, je pensais que ce type de texte plaisait plus aux garçons ;)


---------------
Stultorum Numerus Est Infinitus
n°4454
Kylie Rave​ra
Mène une vie parallèle sur kylieravera.fr
Profil : Wannabe
Posté le 07-01-2012 à 16:28:33  profilanswer
 

C'est pas du Rimbaud, mais bon...  :lol:  
 
Niquons la planète - HK et les Saltimbanks
 
 
Devant mon poste de télé
J'les vois m' raconter des salades
Y disent que la terre est en danger
Y disent qu'la planète est malade
Y font flipper ces écolos,à nous dire Qu'on va tous crever
Faudrait qu'on roule tous à vélo et Pourquoi pas voter Bové?
Moi j'préfère rouler en Hummer
Manger des sandwichs OGM
Clim à fond,trois cent à l'heure
Totale,GPS,GSM
Vu qu'on doit tous y passer
Alors allons-y tous en même temps
Faisons pas les choses à moitié
Profitons-en
 
REFRAIN:
Niquons la planète,
Niquons la planète,
Niquons la planète,
Niquons la planète,
 
I have a dream,j'ai fait un rêve
D'une guerre mondiale nucléaire
Où les enfants d'Adam et Ève
S'entretueraient comme des frères
I have a dream,oui j'ai rêvé
D'un tsunami,tremblement de terre
Qui détruirait l'humanité
Nous enverrait tous en enfer
Faisons péter la couche d'ozone
Rasons tout,faisons place nette
Ne laissons surtout pas à nos mômes le Plaisir de payer nos dettes
I have a dream,je vous le dis
I have a dream,alléluia  
Et quand viendra ce jour bénit
Prions pour voir ça
 
REFRAIN
 
Et tant qu'à faire,faisons le bien  
Faisons pas les choses à moitié
Vu qu'toute façon on va tous crever
Un seul objectif en tête
Niquons la planète
 
Faisons l'amour à la terre
Des tonnes de pétrole dans la mer
Du co2 dans l'atmosphère
Et du phosphore dans nos rivières
Dela dioxine dans nos desserts  
Des piscines en plein désert
Cinquante degrés en plein hiver
Et tant pis pour l'ours polaire
Un ours... à quoi ça sert!!!???
 
REFRAIN
 
Et tant qu'à faire,faisons le bien
Faisons pas les choses à moitié
Vu qu'toute façon on va tous crever
Un seul objectif en tête
Niquons la planète
 
 
 


---------------
"La tentation de la pseudo-réciproque": une série de 7 romans comiques, policiers, initiatiques, d'espionnage, politiques, d'amour, d'horreur. Tout ça à la fois. Tome 1 disponible gratos en échange d'une adresse mail - la vôtre de préférence.
n°4456
Aventador2
Conjuguez mon être à l'imparfait du subjectif...
Profil : Tête d'affiche
Posté le 08-01-2012 à 14:20:44  profilanswer
 

Kylie Ravera a écrit :

C'est pas du Rimbaud, mais bon...  :lol:  
 
 
Et tant pis pour l'ours polaire
Un ours... à quoi ça sert!!!???
 
 
 
 
 


 
Faut demander à Sevoth, lui il sait...


---------------
La vie est comme la fleur solitaire d'Atacama, folle et pleine de sagesse. Et mon coeur est comme les sommets andins, de neige et de feu, avec des coulées d'or sur ses blessures...
n°4463
limelights
Rire humanum est
Profil : Légende
Posté le 09-01-2012 à 20:46:04  profilanswer
 

le premier qui touche a un ours polaire.....


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l humour est la politesse du désespoir
n°4464
CrimsonPer​manent
Misteur Flu
Profil : Légende
Posté le 09-01-2012 à 20:49:09  profilanswer
 

limelights a écrit :

le premier qui touche a un ours polaire.....


Oui, ce serait le Pompon...
 
http://fdrouin.free.fr/photos/uncategorized/ours_pompon.jpg


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Stultorum Numerus Est Infinitus
n°4465
limelights
Rire humanum est
Profil : Légende
Posté le 09-01-2012 à 20:56:12  profilanswer
 

je crains d etre impoli et de dire que je preferes mes poteaux de la banquise!
un ours dans un musée!quelle herésie!!!!
 
et pourquoi pas empailler l inuite,pendant qu on y est?
 
spoiler : je sais, c est n importe quoi et ça veut rien dire....


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l humour est la politesse du désespoir
n°4466
CrimsonPer​manent
Misteur Flu
Profil : Légende
Posté le 09-01-2012 à 20:59:46  profilanswer
 

Mdr. T'inquiète, celui-ci a 90 balais... ;)
 
Et aucune raison de t'empailler.


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Stultorum Numerus Est Infinitus
n°4467
limelights
Rire humanum est
Profil : Légende
Posté le 09-01-2012 à 21:09:33  profilanswer
 

spoiler: enfoiré!


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l humour est la politesse du désespoir
n°4468
limelights
Rire humanum est
Profil : Légende
Posté le 09-01-2012 à 21:10:29  profilanswer
 

dsl,mal lu!
 
j étais en mode chambrage...


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l humour est la politesse du désespoir
n°4469
limelights
Rire humanum est
Profil : Légende
Posté le 09-01-2012 à 21:19:24  profilanswer
 

désolé de ce flood ici.
 
y a des passages "" c est beau une ville,la nuit "" de bohringer.


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l humour est la politesse du désespoir
n°4470
CrimsonPer​manent
Misteur Flu
Profil : Légende
Posté le 09-01-2012 à 21:21:22  profilanswer
 

limelights a écrit :

désolé de ce flood ici.
 
y a des passages "" c est beau une ville,la nuit "" de bohringer.


J'avais plutôt aimé la première fois que je l'ai lu.
Beaucoup moins quand je l'ai relu.
Sans doute une question de moment...


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Stultorum Numerus Est Infinitus
n°4471
limelights
Rire humanum est
Profil : Légende
Posté le 09-01-2012 à 21:27:01  profilanswer
 

ça a sans doute vieilli


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l humour est la politesse du désespoir
n°4472
CrimsonPer​manent
Misteur Flu
Profil : Légende
Posté le 09-01-2012 à 21:29:31  profilanswer
 

Ou moi, j'ai vieilli. Je n'exclue pas. ;)


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Stultorum Numerus Est Infinitus
n°4481
Aventador2
Conjuguez mon être à l'imparfait du subjectif...
Profil : Tête d'affiche
Posté le 13-01-2012 à 13:48:54  profilanswer
 

Un peu de nostalgie. Hier encore, Charles Aznavour.
 
"Hier encore
J'avais vingt ans
Je caressais le temps
Et jouais de la vie
Comme on joue de l'amour
Et je vivais la nuit
Sans compter sur mes jours
Qui fuyaient dans le temps
 
J'ai fait tant de projets
Qui sont restés en l'air
J'ai fondé tant d'espoirs
Qui se sont envolés
Que je reste perdu
Ne sachant où aller
Les yeux cherchant le ciel
Mais le cœur mis en terre
 
Hier encore
J'avais vingt ans
Je gaspillais le temps
En croyant l'arrêter
Et pour le retenir
Même le devancer
Je n'ai fait que courir
Et me suis essoufflé
 
Ignorant le passé
Conjuguant au futur
Je précédais de moi
Toute conversation
Et donnais mon avis
Que je voulais le bon
Pour critiquer le monde
Avec désinvolture
 
Hier encore
J'avais vingt ans
Mais j'ai perdu mon temps
A faire des folies
Qui ne me laissent au fond
Rien de vraiment précis
Que quelques rides au front
Et la peur de l'ennui
 
Car mes amours sont mortes
Avant que d'exister
Mes amis sont partis
Et ne reviendront pas
Par ma faute j'ai fait
Le vide autour de moi
Et j'ai gâché ma vie
Et mes jeunes années
 
Du meilleur et du pire
En jetant le meilleur
J'ai figé mes sourires
Et j'ai glacé mes pleurs
Où sont-ils à présent
A présent mes vingt ans?"


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La vie est comme la fleur solitaire d'Atacama, folle et pleine de sagesse. Et mon coeur est comme les sommets andins, de neige et de feu, avec des coulées d'or sur ses blessures...
n°4482
limelights
Rire humanum est
Profil : Légende
Posté le 13-01-2012 à 18:53:38  profilanswer
 

je peux pas sacquer Aznavour...
il m arien fait,
mais je peux pas le sacquer!
 
ça n engage que moi!


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l humour est la politesse du désespoir
n°4483
Aventador2
Conjuguez mon être à l'imparfait du subjectif...
Profil : Tête d'affiche
Posté le 13-01-2012 à 22:40:19  profilanswer
 

Perso, il y a beaucoup de ses chansons que je n'aime pas. Mais celle-ci et "comme ils disent, oui".


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La vie est comme la fleur solitaire d'Atacama, folle et pleine de sagesse. Et mon coeur est comme les sommets andins, de neige et de feu, avec des coulées d'or sur ses blessures...
n°4582
Aventador2
Conjuguez mon être à l'imparfait du subjectif...
Profil : Tête d'affiche
Posté le 05-03-2012 à 10:50:34  profilanswer
 

Pour faire revivre ce topic qui se meurt, et en hommage à ma muse Vanessa, voici le texte de "La Seine" (auteur-compositeur : M), extrait de la BO du film d'animation (superbe d'ailleurs) "un monstre à Paris". Le clip a été primé aux Victoires de la musique (info diffusée à mon intention par Chauder et Sweet O, délicate attention...). Duo Lucille (Vanessa Paradis) et Francoeur (le monstre de Paris, vocalement interprété par M).http://images.flu.fr/photo/0237931023/cinema/monstre-paris-seine-15293684b4.jpg
 
"Elle sort de son lit
tellement sur d'elle
la seine, la seine, la seine
tellement jolie elle m'ensorcelle
la seine, la seine, la seine
extralucide la lune est sur
la seine, la seine, la seine
tu n'es pas saoul
paris est sous
la seine, la seine, la seine
 
(refrain)
je ne sais, ne sais, ne sais pas pourquoi
on s'aime comme ça, la seine et moi
je ne sais, ne sais, ne sais pas pourquoi
on s'aime comme ça la seine et moi
 
extra lucille quand tu es sur
la seine, la seine, la seine
extravagante quand l'ange est sur
la seine, la seine, la seine
 
(refrain)
je ne sais, ne sais, ne sais pas pourquoi
on s'aime comme ça, la seine et moi
je ne sais, ne sais, ne sais pas pourquoi
on s'aime comme ça la seine et moi
 
sur le pont des arts
mon coeur vacille
entre deux eaux
l'air est si bon
 
cet air si pur
je le respire
nos reflets perchés
sur ce pont
 
(refrain)
je ne sais, ne sais, ne sais pas pourquoi
on s'aime comme ça, la seine et moi
je ne sais, ne sais, ne sais pas pourquoi
on s'aime comme ça la seine et moi"


Message édité par Aventador2 le 05-03-2012 à 11:21:51

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La vie est comme la fleur solitaire d'Atacama, folle et pleine de sagesse. Et mon coeur est comme les sommets andins, de neige et de feu, avec des coulées d'or sur ses blessures...
n°4588
Aventador2
Conjuguez mon être à l'imparfait du subjectif...
Profil : Tête d'affiche
Posté le 08-03-2012 à 12:18:04  profilanswer
 

Pour la journée de la femme, j'aurais pu mettre un texte en rapport, genre "femmes je vous aime", mais bon, je n'aime pas vraiment Julien Clerc. J'ai choisi un texte que j'aime beaucoup, écrit par cet amoureux des femmes qu'était le grand Serge. J'ai en tête une interprétation de Jane Birkin, mais il l'a peut-être interprété lui aussi, peut-être même auparavant. Peu importe, "ces petits riens" sont déjà beaucoup.
 
"Mieux vaut n'penser à rien
Que n'pas penser du tout
Rien c'est déjà
Rien c'est déjà beaucoup
On se souvient de rien
Et puisqu'on oublie tout
Rien c'est bien mieux
Rien c'est bien mieux que tout
 
Mieux vaut n'penser à rien
Que de penser à vous
Ça n'me vaut rien
Ça n'me vaut rien du tout
Comme si de rien
N'était je pense à tous
Ces petits riens
Qui me venaient de vous
 
Si c'était trois fois rien
Trois fois rien entre nous
Evidemment
Ca ne fait pas beaucoup
Ce sont ces petits riens
Que j'ai mis bout à bout
Ces petits riens
Qui me venaient de vous
 
Mieux vaut pleurer de rien
Que de rire de tout
Pleurer pour un rien
C'est déjà beaucoup
Mais vous vous n'avez rien
Dans le coeur et j'avoue
Je vous envie
Je vous en veux beaucoup
 
Ce sont ces petits riens
Qui me venaient de vous
Les voulez-vous ?
Tenez ! Que voulez-vous ?
Moi je ne veux pour rien
Au monde plus rien de vous
Pour être à vous
Faut être à moitié fou." Gainsbourg.
 
(t'as vu, Crim', j'me donne du mal pour faire vivre ton topic, c'est pas rien!)


Message édité par Aventador2 le 08-03-2012 à 12:19:48

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La vie est comme la fleur solitaire d'Atacama, folle et pleine de sagesse. Et mon coeur est comme les sommets andins, de neige et de feu, avec des coulées d'or sur ses blessures...
n°4590
limelights
Rire humanum est
Profil : Légende
Posté le 08-03-2012 à 18:09:01  profilanswer
 

ma contrib a moi:
 
A la tienne ETIENNE
A la tienne,mon vieux!
Sans ces bon dieux de  femmes,
Nous serions tous fréres!
 
(j ai bac+12 philo)


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l humour est la politesse du désespoir
n°4591
Kylie Rave​ra
Mène une vie parallèle sur kylieravera.fr
Profil : Wannabe
Posté le 10-03-2012 à 15:05:10  profilanswer
 

Un poème qui me file les poils, comme dirait un juré de la Nouvelle Star / X Factor / The Voice / etc.  
 
 
Elle serait là, si lourde
Avec son ventre de fer
Et ses volants de laiton
Ses tubes d'eau et de fièvre
Elle courrait sur ses rails
Comme la mort à la guerre
Comme l'ombre dans les yeux
Il y a tant de travail
Tant et tant de coups de lime
Tant de peine et de douleurs
Tant de colère et d'ardeur
Et il y a tant d'années
Tant de visions entassées
De volonté ramassée
De blessures et d'orgueils
Métal arraché au sol
Martyrisé par la flamme
Plié, tourmenté, crevé
Tordu en forme de rêve
Il y a la sueur des âges
Enfermée dans cette cage
Dix et cent mille ans d'attente
Et de gaucherie vaincue
S'il restait
Un oiseau
Et une locomotive
Et moi seul dans le désert
Avec l'oiseau et le chose
Et si l'on disait choisis
Que ferais-je, que ferais-je
Il aurait un bec menu
Comme il sied aux conirostres
Deux boutons brillants aux yeux
Un petit ventre dodu
Je le tiendrais dans ma main
Et son coeur battrait si vite...
Tout autour, la fin du monde
En deux cent douze épisodes
Il aurait des plumes grises
Un peu de rouille au bréchet
Et ses fines pattes séches
Aiguilles gainées de peau
Allons, que garderez vous
Car il faut que tout périsse
Mais pour vos loyaux services
On vous laisse conserver
Un unique échantillon
Comotive ou zoizillon
Tout reprendre à son début
Tous ces lourds secrets perdus
Toute science abattue
Si je laisse la machine
Mais ses plumes sont si fines
Et son coeur battrait si vite
Que je garderais l'oiseau.
 
Elle serait là, si lourde, B. Vian
 


---------------
"La tentation de la pseudo-réciproque": une série de 7 romans comiques, policiers, initiatiques, d'espionnage, politiques, d'amour, d'horreur. Tout ça à la fois. Tome 1 disponible gratos en échange d'une adresse mail - la vôtre de préférence.
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