Je ne suis ici que parce que j’ai apprécié quelques écrits que j’y aie vu.
Je vous offres l’un des miens…
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Baby Blues
Il fait si bon depuis les neufs mois et demi que je me suis niché ici.
Je ne pensais pas qu’on pouvait être si bien.
Bien sur je n’ai pas connu grand-chose d’autre, mais je sais ce que je veux, comme je sais que d’autre l’on voulu avant moi.
Neuf mois et demi de bonheur, c’est vraiment trop court, pourquoi ça ne pourrait pas durer ?
Bien sur, je sais ce que vous dites avec vos adages vous rendant supportable ce que la logique ou la science ne peut encore résoudre.
Toutes les bonnes choses on une fin ; si il n’y avait de malheur et d’ennui le bonheur passerait inaperçu ; le bonheur c’est égoïste le partage de tristesse altruiste etcetera…
Mais avez-vous déjà sérieusement songé au fait qu’on pouvait aussi décider de ne vouloir qu’être heureux, ce qui pour beaucoup semblerait inacceptable, mais il n’y aucune raison à s’accabler.
Surtout quand le bonheur est si simple à concevoir, quand c’est la première chose que l’on connaît.
La première chose d’une vie qui n’a pas encore commencée et qu’inconsciemment on essaye de reproduire toute une vie.
Il suffirait juste de rabaisser ses exigences, de s’enlever tout un tas de barrière et là, vous connaîtrez le bonheur.
Le bonheur que je connais là, maintenant.
Un bonheur qu’hélas j’oublierais bientôt comme vous, et que ma mémoire ne me rappellera jamais, me poussant à m’égarer et à me compliquer la vie à sa recherche maladroite et hésitante.
Mais je n’en ferais rien, non rien.
Car je ferais tout, oui tout, pour que contrairement à vous je ne perde pas ce moment que je sais par expérience qui jamais ne sera égalée à son dixième.
Regardez vous, vous aussi l’avez connu, pourtant vous l’avez oublié, comment avez-vous pu ? Vous ne faites plus rien pour que les choses restent en cet état.
Pour vous, je suis forcément un conservateur ou pire un opportuniste.
Mais est-ce mieux que de perpétuer la malédiction sans savoir que vous avez à une époque pourtant aussi essayer de la combattre ?
Je vous plains dans vos petites vies fades, ersatz édulcoré de ce que je connais.
A penser pour moi ce que je veux, à penser pour autrui ce qui est bon pour l’avenir…
Mais c’est moi l’avenir !!!
Et ce que je veux, je le sais, laissez moi où je suis !
Ne me forcez pas à devenir comme vous !
Je ne me déteste pas et je ne veux pas mourir, laissez moi décider ce qui est bon pour vous et moi tant que j’en aie les moyens.
Ensuite il sera trop tard…
Ne me pressez pas, laissez moi encore un peu que je trouve comme vous faire parvenir mon message.
Comment faire pour que vous compreniez !
Je suis bien moi là où je suis.
Vous êtes mal vous là où vous êtes.
Je le sais et vous l’ignorez.
Vous êtes dans l’illusion moi la réalité.
Et ce n’est pas en vous sentant responsable et me trouvant innocent que votre illusion deviendra plus réelle !
Neuf mois et vingt cinq jour, maintenant.
Je vous entend vous inquiéter : « qu’est ce que je fais là », « je suis un attardé », « ce n’est pas normal »…
On m'exhorte à passer de l’autre côté, à franchir la barrière, devenir l’un des votre au cerveau ramolli par toute ces pollutions qui vous entourent.
Alors oui, parlons en de la norme, quand je parle de pollution je ne parle pas que de l’air, mais aussi de ce qui pollue votre cerveau, vos sens, vos désirs, vos besoin et tout ce qui biaise ce que vous croyez vouloir convoiter. Mais que pourtant vous avez déjà eut et su quitter sous le coup de leurs corruptions.
Quelle belle norme que voici !
Ce qui vous met en quête perpétuel d’aller de mieux en mieux alors que ce mieux vous l’avez connu au début de toute chose.
La chose que vous êtes y compris.
Cessez de reproduire inlassablement le même mode de fonctionnement de vos vies.
Ecoutez moi donc, moi je ne me laisserais pas appeler par vos sirènes, je me cramponnerais à son bien être jusqu’à ce que vous ravaliez votre désir de me penser et me laissez moi et tout autre comme moi là où nous sommes si bien.
Et nous disparaîtrons sans doute si l’on m’écoute ?
Non, vous vous y ferez à ce bien-être permanent, vous avez su le quitter et vous adapter aux illusions que vous vous créer pour simuler ma réalité, qui fut votre avant que vous ne rejoignez l’autre côté, alors vous saurez bien vous accommoder de ma simplicité à être heureux.
Mais visiblement non…
Vous insistez, vous y tenez à me priver de mon bonheur, c’est humain dit-on, quant on est malheureux de vouloir faire partager ce malheur aux autres pour se sentir mieux sans se soucier du mal que ça leur apporte.
Ça tombe bien, je ne suis pas encore tout à fait humain moi.
Je ne suis pas le dernier des sages qui ne va pas fuir les pieds devant le ventre de sa mère.
Les pieds devant, c’est exactement au sens de cette expression que je l’entend, la naissance, ma naissance c’est comme une mort.
Oui, puisque je perds tout ce capital intellectuel inutilisé ce pourcentage énorme de cerveau qui le restant de la vie sera au repos. Celui-là même qui contient la mémoire génétique de tout mes ancêtre, et l’historique de toutes leurs vies.
Voilà d’où je la tiens ma sagesse ! Et ce savoir, vous savez ce qu’il me dit ?
Il me dicte de ne jamais risquer un pied hors de mon petit nid douillet pour votre monde corrodé !
Vous comprenez maintenant d’où je sais que vous aussi votre vœu le plus cher fut de ne pas quitter ce cocon maternel ? Ce sont les gènes de mes ancêtres qui me le disent, pourtant vous avez cédé à leur demande incessante de perpétuer notre espèce qui vit dans le déni dés le premier pas.
Oubliant même d’où ils viennent.
Refoulant l’idée d’accepter que moi et tant d’autre préfèreraient juste rester là.
Ce qui est bien plus égoïste c’est de présumer pour moi que je veux succéder à ce pitoyable héritage, que moi de ne pas vouloir rejoindre un monde qui refuse de voir l’évidence de mes désirs.
Soyons clair, je connais les conséquences de mon choix et par là mon ambition.
En refusant de rejoindre le monde je ferais des émules, d’autres suivant mon exemple refuseront de faire grimper votre taux de natalité.
Alors peut être bien que nous disparaîtrons.
Peut être bien même que je suis une sorte d’avortement gigantesque nécessaire à l’humanité pour recentrer ses besoins.
Peut être bien que nous autres, les nouvelles vie sensé reconduire l’humanité seront celles qui y mettrons un terme.
Mais comprenez bien qu’à mon stade quant où est limpide est pas encore parasité par vos stupide angoisses et orgueils auto-immune, et bien c’est ce que nous voulons.
Non pas être la force de vie à détruire notre espèce.
Mais être la force de vie douée du libre arbitre
Sachant ce que sait, c’est comme penser le monde et à soi sans aucun instinct ni tropisme, rien à part le savoir et ses émotion pour se décider.
Je ne suis pas un bébé capricieux qui refuse de grandir.
Je suis un bébé avisé qui refuse de régresser, car la vie n’est qu’une lente régression, une naissance inversée qui dure plus longtemps qu’un accouchement par le siège.
Vous voulez que je naisse pour pouvoir mourir tranquille en sentant votre vie accomplie.
Moi ma vie sera accomplie sui je ne naît pas, c’est donner le choix, donner le choix au déterminisme de conserver notre espèce tout en lui permettant de ne pas quitter mon stade.
Quitte à évoluer en parasite, comme ces guêpes qui ponde leur œuf dans une araignée. Nous pourrions faire pareil après tout.
Vivre toute une vie en conservant mon niveau de vie avec pour hôte une autre espèce.
Je sais, vous devez vous demander ce que je peux tant aimer pour vouloir me priver de tout le bonheur d’une vie dans votre monde.
C’est simple, il fait chaud, je n’ai pas de problème pour me déplacer, je suis nourris, pour musique j’ai le doux tambour qu’est le cœur de mère, tout est bien compartimenté, pas de problème ni de souffrance.
Je n’aie d’autre angoisse que vous mettiez un terme à cet état de béatitude en me faisant naître.
Et vous croyez que je veuille troquer ça pour l’angoisse de vieillir, la peur de mourir, l’appréhension des relatons humaine, les questions existentiel, devoir travailler ou ne pas le pouvoir au contraire, ou vos maigres loisir comme écouter de la musique ?
Vous comprenez, j’ai là tout ce que vous cherchez à retrouver en prenant des drogues, en fait il est même étonnant qu’on ne soit pas tombé accro plus tôt à cette vie fœtale
Dix mois, ça y est ça commence…
Les autres aussi qui ont tenu si longtemps on craqué quand ils ont eut droit à la césarienne…
Je dois me battre, j’ai la frustration des résistances avortées de mes ancêtres pour y parvenir.
Si je tiens bon, alors on parlera moi partout, chacun des six milliards d’individus saura pour mon refus de me sacrifier à une vie minable et fausse.
Alors leurs enfants profiteront de cette information grâce à leurs gênes avertis et eux aussi reprendront mon combat car ils sauront qu’il est possible de s’opposer à ces gens.
Surtout qu’ils sont bien moins intelligents que nous.
Nous fœtus qui avons dans notre génome le savoir de centaines d’ancêtres.
Eux, hommes et femmes, on oublié tout ça dés qu’ils ont accepter d’être corrompu en acceptant la vie.
La vie dans ce monde pourrie, dégénéré, tombant en ruine.
Quand ma petite poche de vie est si parfaite !
Bip ! Bip ! Bip !
S’il vous plait, arrêtez donc ce bruit !
Houlà, je me sens tout vaporeux d’un coup.
Maudit soyez vous !
Bip ! Bip ! Bip !
S’il vous plait, stoppez moi ce buzzer !
Dites à l’anesthésiste qu’il faudra plus qu’utiliser son monitoring comme réveil naissance pour me faire craquer !
Je garde les deux seules issues de toute manières !
Vous ne passerez pas.
On me chahute… Aïe ! Ouille ! On me cogne contre les parois !
Tout doux quand vous transbahutez mon logis maternel !
Voilà que j’entends leurs voix maintenant. Déjà que je devais supporter les mots infantilisation de mon papa qui a cédé à la naissance si facilement, maintenant ce sont les médecins qui s’y mettent !
-Allons petit, on sait que tu te plais là-dedans, maintenant il faut sortir !
Tais toi le gynéco ! Tu ne sais pas de quoi tu parles.
Mais quelle est cette lumière ? Et tout ce sang ? Ha !? On m’aveugle, au secours, à moi, on me fait grand tort !
Mais c’est qu’ils coupent mon toit en deux ces attardés qui ne comprennent rien.
Il est tend que je rende coup pour coup.
Je dois défendre mon domicile.
Mes doigts s’enfoncent comme des griffes dans la gelée qui m’enrobe. Je porte des coups comme une taupe qui creuse son tunnel.
-Mais qu’est ce qu’il passe ! Ces constantes baissent ! C’est une réaction à l’anesthésie vous croyez ?
-Non, je ne sais pas, on dirait que son bébé est entrain de…
-Allons, vite on la perd, on doit sortir de là le bébé, des forceps !
Taisez vous peu, je creuse !
Non, non, non, vous ne m’arracherez jamais, jamais, jamais je ne serais de votre monde !
Je m’en suis rayé d’office, vous entendez !
En même temps que mes écoeurant on choisis le papier peint de mon berceau, alors que tout mon vrai confort et ma personnalité sera liquéfié par ce monde hostile !
Rangez, les forceps vous ne pourrez que vous faire mal aux biceps !
Je m’accrocherais de petits doigts, je vous aurez.
On vous aura !
-Docteur, ce n’est qu’un bébé, il n’a pas à se soucier du monde, c’est notre priorité, il a juste à être un bébé.
Non sérieux, pareilles conneries, ça vous encourage pas à pointer dehors le bout de votre petit museau et à agir en pure vacuité pour les génération future comme le ferais une machine à notre service.
L’homme du passé n’est que la machine de l’homme du présent qui n’est que le feu de bois et le silex de l’homme du futur.
C’est ce genre de cycle que l’on perpétue sans raison, comme une condamnation que l’on transmet à ses enfants, malédiction de la vie je te vaincrais à moi seul.
Et je creuse.
Je déchiquette maintenant l’estomac, c’est acide écoeurant, ça brûle, mais je dois passer par là, je suis un martyr qui veut fuir le pire des châtiments qu’est la vie.
J’ai du mal à respirer.
Je manque d’air.
Je sens mon visage se ballonner.
Je remonte le long des intestins.
Ca sent mauvais par ici.
Je dois trouver les poumons, de l’air, vite, je rogne la cloison de ma mâchoire lisse, de l’air, merci.
Je me réfugie, il y a de la place, là.
Qu’ils viennent me chercher derrière la cage thoracique.
J’ai la tête qui tourne, je sens comme des bulles dans ma poitrine.
Il fait froid d’un coup.
Je n’entends plus la musique du cœur.
Je gèle, nous en sommes donc à ce type de guerre de position, de guerre psychologique…
Brrr…
Il fait si sec, si froid, si irrespirable…
-Vite, le bébé manque d’oxygène, son cœur c’est…
COMA.
Où suis-je ?
On m’a mis devant une télé, je suis grand, comment est-ce possible ? Je suis dans le monde et je n’ai pas perdu le fil de mes pensées ?
Je ne peux pas bouger, mon corps est paralysé, je suis en fauteuil.
Attendez, mais je connais ce genre d’endroit, c’est institut pour trisomiques et autres handicapes génétiques ou psychomoteurs.
Un peu que je suis handicapé ! Je dois dire à ce monde que je ne suis pas un matricide, je dois leur dire tout ce que mes gènes ont comme souvenirs !
Non !
Je suis prisonnier !
Je veux…
Attendez, ce n’est pas si mal en fin de compte…
Oui, je fais certes toujours partis de ceux qui ont eut conscience avant les autres que le monde était pas fait pour eux, sont fait pour monde meilleur…
Mais après tout, j’aie eut ce que je voulais.
Je suis là comme avant, ma vie intérieure est cent mille fois plus riche que ma vie extérieure.
Et comme lui on m’a donné mon petit cocon, je n’ai qu’à me soucier de rien, je ne savais pas ça, ils n’ont pas souvent d’enfants ces gens, c’est pour ça que ça ne faisait pas partis du savoir compris dans mon brassage génétique.
Ha !
Il existe donc vie humaine semblable à la vie fœtal, c’est formidable !
Voilà que j’ai malgré tout ce que je veux.
Mais j’aie l’âme d’un Prométhée, je me dois d’apporter la lumière aux autres bébés, que…
Oui, il faut que le dise, que les bébés sache que c’est ça la réponse et non pas…
Qu’est ce qu’elle raconte cette télé qu’ils ont mit à fond pour m’abrutir ?
Quoi ?!
On parle de moi !
D’une vague de suicide de bébé conçus après que mon cas fut déballé par les médias.
Silence à côté, j’écoute.
On parle de bébé sortant tête la première, enroulée dans leur cordon ombilical.
Ils n’ont pas encore compris, que ce n’est pas un refus de vivre…
Je dois leur dire, mais comment ?
Il faudrait qu’ils comprennent par eux-mêmes, mais comment ?
Ce n’est pas un refus de vivre tout court, c’est un refus de ne pas vivre dans un monde basé sur le mensonge et le dénie !
Que sont ces images ? Ces bébés pendus, bleutés, qui pendouille entre les jambes maternelles suspendues au ventre comme des gredins à un gréement d’un navire en proie au gré du vent tempêtant …
C’est moi qui aie fait ça ?
Pardon.
Mais peut être que…
Peut être qu’il fallait en passer par-là pour qu’ils prennent des dispositions pour nous laisser au seul endroit qui jamais ne sera une flore hostile.
Ils comprennent donc que ce n’est pas la période fantastique où nous sommes protégé dans notre nid douillé mais l’appréhension de rejoindre une mystification antédiluvienne qu’est le monde qui pousse à ces suicide néo-natals…
On parle maintenant de femmes qui restent enceinte, prolongeant médicalement leur grossesse, c’est par peur qu’elles préfèrent nous garder en elles que de nous perdre…
De nous toucher au travers du ventre que d’un jour risquer de même plus le pouvoir…
Merci !
Arrêtez de nous entourer, de nous dynamiser, de nous offrir une base de sécurité, vous me gonflez base d’attachement, oui toi le monde !
Mais merci de polémiquer.
Même si nous n’avons pas peur, il y a des cris de plaisirs qui s’y mélangent.
Triomphez de notre épreuve.
Sécurisez nous !
Le monde change, oui…
Les grossesses prolongées pour respecter notre désir, par la peur de nous perdre, poussent les femmes à ne plus travailler.
Les pères à être prévenant et doublement présent.
Plusieurs courants de pensés se fondent.
Contre avortement des grossesses qui dure. Pour des techniques sensé influencer le bébé à sortir de lui-même. Contre la mise à bas forcée. Pour le maternise qui consiste à dorloter bébé dans le ventre depuis l’extérieur.
Et même des courant de défense des droits du bébé
Voilà ce que je voulais
Voilà ce que nous voulions !
Voilà ce que vous avez voulu !
De vivre dans un monde mensonger et pourrissant mais d’offrir le même choix à sa descendance.
Ou de rester dans un environnement sain mais épuré.
Le libre arbitre pour les bébés !
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Si vous avez aimé, j’en aie pas mal d’autres sur mon site : http://www.chum-of-chance.fr
Je vais pas vous en faire la promo mais c’est juste plus commode à lire là abs que copier coller ici (pb de taille)
Normalement ce site est volontairement référencé nulle part donc seuls les groupes que j’invite et sélectionne car me plaisent (et leurs amis) peuvent s’y rendre.
C’est un site exclusif et sélectif, selon ceux qui à mes yeux les méritent.
Car je ne souhaite les conseils, critiques que de ceux dont cela peut m’importer.
Et j’ai aimé ce que j’ai lu ici.
D’où l’envie de partager mes écrits avec vous, à commencé par celui-ci.