Voilà,
Je vais vous raconter l'histoire d'un petit éditeur à compte d'éditeur qui a trouvé un livre merveilleux à éditer : il le publie à 3000 exemplaires. Ce livre est une véritable merveille, fabuleux, une oeuvre parfaite.
Pour la première fois, ce petit éditeur se dit, pourquoi un prix pour ce livre, il achète le guide des concours littéraires puis téléphone à divers secrétariats pour avoir les adresses des jurés et envoie en tout près de 200 livres à gauche à droite quand on veut bien lui donner les adresses, sinon, parfois il a affaire à des personnes qui l'insulte au téléphone, lui raccroche au nez parce que vous comprenez un petit éditeur avec le livre d'un inconnu, ça s'insulte, ça n'est rien, on s'en fout que lui ait pris des risques pour un livre, un livre génial, il n'a qu'à crever et laisser les autres inonder le marché avec leur merde... avec un peu de chance, le livre n'arrivera pas jusqu'en rayon et le plancher de cet éditeur s'écroulera sous les 3000 invendus.
Un recueil de nouvelles, dont certaines nouvelles ont remporté des prix mais des prix où le fonctionnement garantissait l'anonymat, dès que les dites nouvelles sont présentées de façon non anonyme alors là, on peut se brosser.
Pour le petit éditeur, un prix serait merveilleux, permettrait à une oeuvre qui en vaut vraiment la peine d'être reconnue.
Comment se fait-il que tout ces prix ne sont donnés qu'aux mêmes ? Parce qu'il n'y a que Goncourt et co qui publient de bons auteurs ? Comment voulez vous que des petites maisons d'édition voient le jour, comment voulez vous que de nouveaux auteurs soient publiés si finalement tout le système est de l'arnaque. Pourquoi pensez vous que si peu de nouveaux auteurs sont publiés, pourquoi toujours des journalistes ou des fils de ? Pourquoi tant de personnes rament avec leurs manuscrits ?
Les libraires qui ne prennent pas les livres des petites boites, les émissions qui font toujours passer les mêmes, les prix qui sont attribués ou plutôt distribués entre les mêmes.
Moi je sais qu'il existe une oeuvre géniale, merveilleuse, qui vaut le coup d'être lue et il y a un risque pour que personne ne la connaisse. Je suis dégoutée. Dégoutée.
Bien sûr, je ne dirai pas le nom de l'oeuvre en question car qui sait, peut être qu'elle a une chance de remporter un prix quelque part, si quelqu'un est honnête. mais de toute façon, les jurés ne lisent pas tous les livres reçus, ils lisent les Gallimard et co, pas les autres.
Voilà la vérité, et les idiots du temps présent achètent uniquement les Gallimards et compagnie en croyant que c'est de la vraie littérature alors que c'est du fast food et des arrangement entre amis. Je ne dis pas qu'ils ne publient pas de temps en temps de grandes oeuvres mais, une grande oeuvre a peu de chance dans une petite boîte, c'est ça la réalité dégueulasse de l'affaire. Car tout ça c'est une question de business !
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Je ne suis pas une Femme, je suis une Déesse