"Fahrenheit, le jeu déception de l'année" on pourrait résumer l'aventure avec cet intitulé lapidaire. Car ceux qui l'attendaient ce jeu étaient impatients, échauffés par les promesses d'un monde nouveau, d'une révolution, de la naissance d'un nouvel art, d'un nouvel âge de l'humanité, ah, ah, ah...
Et puis non.
C'est sûr qu'il y a du bon dans ce jeu, le plus réussi étant le rythme, très bien géré, quasi-filmique donc linéaire tout en laissant des plages de "l'air de rien", de période d'activité semblant inutile. Sauf que le scénario, après un super démarrage, se révèle vite aussi mauvais qu'un film de Luc Besson (fait de ci de ça, un peu de thriller, un peu de psycho-horror, de Matrix, etc.). Et puis l'animation des personnages pendant les phases non assistés par motion capture laisse à désirer, et le gameplay à coup de "quick time events" est parfois pénible.
Malgré tout je crois que ça fait date. Ca reste scotchant (quel rythme!), j'attends impatiemment les premiers "fahrenheit like" avec de vrais scénario (parce que c'est quand même ça qui foire le plus il faut bien l'avouer). Je ne sais pas trop si le jeu a marché commercialement parlant, mais j'imagine que David Cage a pris une douche froide... comme tous milliers de joueurs qu'il a sans doute déçu. Un peu de modestie ne fera pas de mal au bonhomme (qui est cela dit quelqu'un de passionannt dès qu'il se met à parler de son boulot et moins de lui même)